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Publié le 16 Août 2017

 

Anata no tonari dareka ga iru

 

Diffusé en 2003

Sur Fuji TV

10 épisodes

Ecrit par Sakamoto Yuji

Réalisé par Hayashi Toru

 

Avec :

Natsukawa Yui >>> Matsumoto Azusa

Santamaria Yusuke >>> Matsumoto Otaro

Yamada Natsumi >>> Matsumoto Suzu

Kaji Meiko >>> Matsumoto Shimako

Kitamura Kazuki >>> Sawamura Kazuma /Shunsuke

Etc

 

Dontesque ?

La famille Matsumoto emménage dans une nouvelle maison, au cœur d’un quartier aux voisins étranges. La mère de famille, Azusa, commence à voir des apparitions effrayantes dans la maison, mais son entourage semble persuadé que c'est dû au stress. Les choses prennent un tour plus angoissant encore quand elle découvre que le voisin d’à côté est le sosie parfait de l’homme avec qui elle a trompé son mari cinq ans auparavant… et qui était censé être mort, mais qui l'est peut-être du coup drôlement moins. Ou qui l'est quand même, ce qui ne rend pas la chose moins flippante. En fait.

 

Fiches Ecrans d'Asie: ICI

 

~oOo~

Finalement, les dramas qui tapent vraiment dans l’horreur, ben, y en a pas tant que cela. J’en connais certains, mais pas beaucoup, et dans le tas il n’y en a pas énormément de très bons non plus. J’étais donc curieuse de voir ce que donnerait celui-ci, forcément, parce qu’il est en plus écrit par Sakamoto Yuji, dont je n’ai pas vu la moitié des dramas mais qui m’a vraiment convaincue avec Soredemo Ikite Yuku et Saikou no Rikon (regardez-les... vraiment). Quant au thème "crush" de cette semaine, eh bien, pour ma part j’ai un faible pour Yusuke Santamaria depuis Binbo Danshi. De l’horreur, Yusuke Santamaria et Sakamoto Yuji, tout semblait réuni pour que ce drama et moi soyons aussi destinés sous les étoiles qu'un couple de Kdrama. Au final, je suis laissée un peu à mi-chemin. En finissant le drama, j’étais un peu agacée, mais il y avait quand même beaucoup de choses que j’appréciais à propos de la série, et quelques heures plus tard, en y réfléchissant, je me suis rendue compte que le positif l’emportait décidément sur le négatif, malgré une certaine frustration. On va démêler ensemble, si vous voulez bien (sinon, vous avez le droit de regarder juste les images)~

Bien sûr, comme c’est le cas dans tout récit d’horreur (ou en tout cas quasiment), les fantômes, les monstres, parlent d’autre chose, de peurs plus réelles (et le drama le fait de façon très explicite ici), mais pour commencer par parler de l’horreur fantastique, je dois dire que j’ai trouvé que le drama gérait plutôt bien. Bon, je vais être honnête : je n’ai pas eu peur du tout, et je ne pense pas qu’il y avait de quoi avoir vraiment peur. Au début, cela m’a même inquiétée, parce que je pensais que le drama voulait réellement raconter une histoire de maison hantée, et qu’il avait un rythme vraiment rapide, ne perdant pas de temps à nous montrer ses esprits, de face et entièrement, si bien que je me demandais ce qu’il allait nous raconter sur ses épisodes restants et s’il allait réussir à instaurer un peu de tension. Mais les fantômes ne sont véritablement que le point de départ (un propos rassurant, n'est-il pas ?), et le drama construit rapidement un mystère que j’ai trouvé intriguant, qui m’a tenue en haleine, surprise une ou deux fois, le tout dans une ambiance tendue, parce que le monde entier autour de notre héroïne ne semble pas « normal ». La maison qui devrait être un refuge devient effrayante chaque fois qu’elle se retrouve toute seule dedans (et parfois même quand elle n’est pas seule) et son nouveau voisinage est régi par des règles strictes et étranges, ainsi que peuplé par des voisins tout aussi bizarres, au point où on finit par se demander ce qui de l’intérieur ou de l’extérieur est le plus déstabilisant (ok, c'est quand même l'intérieur). Parfois le drama semble d’ailleurs manquer de subtilité, forçant le trait sur les voisins notamment, mais c’est quelque chose que j’ai aisément pardonné à cause du point de vue emprunté qui est largement celui d’Azusa, notre héroïne. On passe aussi des scènes en compagnie d’autres personnages, mais elle est notre protagoniste, c’est elle qu’on suit.

C’est d’ailleurs très bien exprimé par l’opening du drama, que j’ai particulièrement aimé. Déjà parce que j’aime la chanson et que cet opening a un feeling old-school (le drama date de 2003, et forcément ça se voit, à cause de la technologie utilisée par les personnages par exemple… mais aussi l’apparition d’un téton féminin, d’ailleurs), mais aussi parce qu’une bonne partie de cet opening (son fil rouge, en fait) est consacrée à la lente progression de l’héroïne à travers la maison tandis qu’elle va dans sa chambre se mettre du rouge à lèvres (pour se sentir séduisante, se sentir femme, comme on ne verra dans le drama), que quelque chose semble l’observer et que le monde entier autour d’elle semble chanceler, se transformer, ne restant jamais stable. Et ça, ça reflète vraiment tout le drama.

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En effet, nous avons dans Anata no tonari…, une Azusa qui est profondément déstabilisée (en même temps, oui, une maison hantée, ça a tendance à faire ça), et dont la perception de la réalité est remise en question tout le temps. Elle est isolée, et perd petit à petit tous ses alliés. Elle est quelqu'un qui, aux yeux des autres, a perdu son statut de femme, son statut de personne, lorsqu’elle est devenue une épouse. Elle a une petite fille qu’elle adore, et un mari qui l’aime et la traite avec affection, lui ramenant notamment tous les jours un petit cadeau de l’épicerie à laquelle il passe après le travail, mais malgré tout, tout n’est pas rose : il ne la connait plus vraiment, il ne se demande pas ce qu’elle fait la journée quand il n’est pas là, il n’a aucune idée d’à quoi elle passe son temps une fois qu’il a quitté la maison, semblant se figurer juste vaguement qu’elle fait la cuisine, le ménage et puis c’est tout (et à moins qu'elle soit vraiment super lente, niveau durée, ça marche juste pas, tss). Et puis Azusa doit supporter, avec un soutien très modéré (et de plus en plus inexistant) de son mari, une belle-mère qui a son mot à dire sur tout ce qu’elle fait, la remet en question sans arrêt, la rabaissant et la faisant se sentir incapable de s’occuper de sa famille (oubliez les fantômes, la belle-mère suffirait à rendre dingue n'importe qui). Azusa n’est plus traitée comme une personne, mais comme quelqu’un qui s’occupe de la maison et de la famille, et qui en plus ne le fait pas assez bien. Femme au foyer « réduite », rabaissée, sans personne pour l’écouter, j’ai aimé la façon dont le drama nous parlait de son isolement. Et donc, c’est vrai que le voisinage parait parfois excessivement étrange, dans un drama surnaturel où on finit par se demander un peu où est le « naturel » au juste, mais ça fonctionne très bien parce que la série, encore une fois, parle de l’isolation d’Azusa qui, non seulement est « déconsidérée » chez elle, mais se retrouve en plus dans un nouveau quartier où tout le monde semble attendre quelque chose d’elle et où, là encore, elle se sent étrangère, pas à sa place. C’est difficile de s’adapter à une nouvelle vie, et le drama se sert de l’exagération pour souligner le malaise d’Azusa qui ne fait qu’empirer.  J’ai vraiment aimé la façon dont le drama nous plongeait dans sa paranoïa grandissante (et pas nécessairement injustifiée, btw).

Mon seul petit regret, c’est que tout l’aspect « aide psychologique » ait été un peu… traité avec le dos de la cuillère ? En fait je ne sais pas trop. Il y a un psychologue dans le drama, et il m’a paru assez minable comme docteur, mais je n’arrive pas à savoir si le drama voulait que je le prenne au sérieux ou si le personnage était minable exprès parce que c’était juste une manière de nous montrer que même de ce côté-là, Azusa n’a pas vraiment de recours. Si le drama voulait que je prenne le personnage au sérieux, c’était foiré, mais sinon, pari réussi, et le personnage principal ne m’en a semblé que plus en détresse. Cela dit, ce psychologue lui donne quand même au moins un conseil utile.

Ce qu’il lui dit, en gros, c’est que si on ne fait pas face à ses problèmes, si on retourne à sa vie de tous les jours en tâchant de les ignorer, de les refouler, il y a forcément un moment où ils ressortent. Et généralement pas de façon plaisante. C'est exactement ce que le drama s’attache à démontrer, avec une Azusa enlisée dans un traumatisme qu’elle n’a pas du tout géré, et a tâché d’enfouir le plus profondément possible : son infidélité, et la façon dont elle s’est terminée. J’aime d’ailleurs énormément la référence (du moins je pense que c’en est une) à Hotel California du groupe Eagles. En effet, les personnages emménagent non loin d’un hôtel s’appelant comme ça (et dans lequel se déroulent quelques scènes clés du drama), et si on regarde la chanson d’Eagles, bien qu’elle n’ait pas été écrite avec l’histoire d’Anata no tonari... en tête (incroyable, je sais), c’est l’histoire d’un personnage qui erre sur une longue route déserte, tout seul (ce qu’on peut rapprocher du sentiment d’Azusa d’avoir été dépossédée de sa vie, et d’avoir été délaissée dans son mariage juste avant qu’elle ne trompe son mari), puis qui tombe sur un endroit qui a l’air paradisiaque (l’infidélité) et est attiré à l’intérieur par l’équivalent d’une sirène (ici l’amant), tout cela pour se rendre compte que l’hôtel n’est en vérité qu’un enfer dont il s’est rendu prisonnier lui-même, et dont il peut rendre sa chambre, mais dont il ne peut jamais sortir. De la même façon qu’Azusa a mis fin à son infidélité, mais n’a pas pu réellement la mettre derrière elle ce qui (entre autres choses, hein) empoisonne sa vie actuelle, son mariage, et revient la hanter de façon plus « directe » à présent. Ca aussi, c’est un aspect du drama que j’ai aimé, cette façon qu’il a d’utiliser son revenant pour parler des problèmes enfouis qui peuvent fragiliser et briser une personne, un couple, une famille. Comme je vous le disais, l’horreur parle rarement uniquement des monstres eux-mêmes, et si parfois ils n’illustrent que vaguement une peur, ici le sujet du drama est très clair.

Mon souci principal, en fait, a été que j’ai souvent été frustrée par les personnages. Bon, je peux supporter d’être frustrée par des personnages, surtout dans ce type de drama qui se base sur l’idée que l’être humain est imparfait et fait des erreurs, et je veux bien être enragée même. Ce qui a clairement été le cas ici, parce que j’ai eu envie de tuer la belle-mère plus d’une fois, et parce que l’hypocrisie du mari m’insupportait, par exemple. Non parce que lui non plus, il n’a pas été vraiment fidèle… mais ça, bizarrement, il avait l’air de l’oublier souvent. Et ça, ça m’agaçait, mais ça me dérangeait pas vraiment (je veux dire, ça me le rendait antipathique, mais un drama a le droit d’avoir des personnages antipathiques, c’est pas une faute d’écriture). Ce qui m’a plus dérangée c’est que le drama semblait l’oublier parfois aussi. Idem pour la belle-mère. J’ai eu un sentiment de non-résolution pour certaines choses, de non-satisfaction parce que le personnage principal ne se mettait pas en colère contre ce qui moi me révoltait, et que personne n’avait l’air de s’en révolter, même pas le drama. Et je ne force pas une série à juger ses personnages, ça peut être au contraire très/plus intéressant qu’elle s’en garde, mais en l’occurrence il y avait quand même un point de vue clair, des personnages qu’on était censés jugés sévèrement, d’autres pas, et je n’ai pas été ravie du tout que certains personnages se retrouvent dans la catégorie « allez, un sourire et on laisse couler », parce que ça semblait juste trop facile. C’est cette frustration qui a fait que sur la fin, j’étais agacée et c’est sur ce sentiment que vous m’auriez trouvée si vous m’aviez interrogée lorsque j’ai terminé le drama.

Mais ce n’est plus sur ce sentiment que je suis à présent. Une fois passé cet agacement, je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses dans Anata no tonari ni, dareka ga iru, que j’ai aimées, et qu’elles l’emportent finalement largement sur le négatif. Parfois, la réalisation parait un petit peu grossière, et je n’ai pas tremblé (du tout) de peur devant le drama, mais le mystère proposé est prenant, le suspense a été au rendez-vous pour moi, et les frissons, le surnaturel, servent à décrire de façon que j’ai trouvée intéressante la perte de pied d’une femme qui a été réduite à son statut de « au foyer », n’a personne vers qui se tourner parce qu’on ne l’écoute pas, et est constamment jugée à l’extérieur et l’intérieur du foyer. Le drama parle également plus généralement de famille et du temps qui passe, bien que je n’entre pas dans les détails parce qu’il me faudrait spoiler et que je n’aime pas ça, et il a ses maladresses (en particulier sur le thème de la famille, à mes yeux), mais j’ai malgré tout apprécié les thèmes dont il voulait parler, et l’approche choisie. Oh et j'aime beaucoup le titre ! "Anata no tonari, dareka ga iru": "il y a quelqu'un à côté de toi/tes côtés", ce qui dans le contexte du drama peut-être très menaçant, car le "quelqu"un" peut être un fantôme, mais c'est aussi un rappel que si la famille arrive à se ressouder, alors notre héroïne aura du soutien à ses côtés. Bref, le drama m’a fait l’effet d’être original à Dramaland, le casting était solide, et somme toute, malgré mes moments de frustration, je vous encourage à y jeter un œil !

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