[Femme au foyer sous contrat] Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu 逃げるは恥だが役に立つ

Publié le 22 Août 2017

Diffusé en 2016

Sur TBS

11 épisodes

Réalisé par Kaneko Fuminori

Ecrit par Nogi Akiko

D’après le manga d’Umino Tsunami

 

Avec :

Aragaki Yui >>> Moriyama Mikuri

Hoshino Gen >>> Tsuzaki Hiramasa

Ishida Yuriko >>> Tsuchiya Yuri

Otani Ryohei >>> Kazami Ryota

Fuji Takashi >>> Hino Hidetoshi

Furuta Arata >>> Numata Yoristuna

 

Dontesque ?

Mikuri est intelligente, éduquée et débrouillarde, mais n’a pas l’impression d’arriver à quoi que ce soit. Elle finit par se retrouver à faire le ménage chez Hiramasa, un jeune homme célibataire mal à l’aise avec les gens. De fil en aiguille elle finit par lui faire une proposition inattendue : l’épouser, et devenir une femme au foyer, sous contrat, et payée. Tout aussi étonnamment, il accepte.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

.oOo.

Je n’avais pas spécialement prévu de regarder ce Jdrama, mais les gens autour de moi avaient l’air de beaucoup apprécier, j’avais eu des échos positifs, et j’étais d’humeur à regarder plein de Jdramas à cette époque, alors je m’étais lancée… et j’ai beaucoup accroché ! Bien joué, les gens ! J’ai donc enchainé rapidement le début, et après j’ai dû attendre tristement que les épisodes sortent avec tout le monde, comme une simple mortelle, ce qui a été frustrant… mais je n’ai pas regretté. Non seulement ça, mais comme j’ai développé des crushs plus ou moins avancés sur quatre personnages/acteurs, je me suis dit que ça ferait un bon sujet pour aujourd’hui (à la base, j’étais censée parler de Watashi kekkon dekinai janakute, shinain desu, mais le drama m’ayant moyennement plu, j’ai préféré échangé les articles… au moins, c’est cool, on reste dans le titre à rallonge, et vous savez à quel point j’adore ça… wouhou =_=).  Ma seule petite ombre au tableau, c’est que les derniers épisodes sont tombés pendant la période de Noël, ce qui veut dire que les sous-titres ont mis plus de temps à sortir (logique, les fansubbers ont une vie et tout, et les fêtes sont souvent occupées), et qu’étant moi-même occupée, je n’ai pas pu regarder les derniers épisodes tout de suite, si bien que j’ai fait une pause entre l’épisode 9 et les 10-11. En conséquence, j’étais un peu moins émotionnellement à fond dans la conclusion que je l’aurais été si j’avais enchainé les épisodes d’un trait. Mais sinon, j’ai vraiment aimé regarder Nigeru… (oui faut pas déconner, je vais pas écrire tout le titre à chaque fois).

 

Cette série utilise une « trope »  que de base j’aime beaucoup : celle du contrat de faux-mariage. C’est-à-dire qu’on a deux personnages qui décident de faire semblant d’être mariés aux yeux des autres, et signent un contrat établissant les règles de leur relation. C’est une « trope » qui peut être utilisée pour le meilleur et pour le pire. J’ai tendance à aimer les occasions de qui pro quo comiques, et les complications sentimentales qui vont avec (le contrat est optionnel d’ailleurs, le simple arrangement me suffit), mais si on a des dramas comme That Fool ou Prime Minister and I qui l’utilisent bien (Prime Minister and I a des soucis, mais la « trope » y est quand même bien utilisée, à mes yeux), on a aussi des dramas tels que Full House ou Big qui font plus ou moins n’importe quoi avec. En fait, le souci de cette « trope », je pense, c’est que la fausse relation maintient les deux personnages ensemble et peut devenir une prison si l’un des personnages (ou les deux) est abusif/malmène l’autre, comme c’est le cas dans Full House, ou  Big (même si j’aime bien Full House en vrai). Ce qui donne un drama plus ou moins « malaisant » selon le degré d’abus, les intentions du drama, et le point de vue emprunté.

 

Dans une romcom qui cherche clairement à rendre ses personnages sympathiques, et dont le but est de former un OTP qu’on est censés soutenir, sans parler même d’affection, la question du respect de base entre les deux personnages est donc importante. Et en l’occurrence, on a deux personnages qui ont un respect général des autres, et un respect mutuel plus développé encore, parce qu’ils apprécient chacun la valeur de l’autre. A vrai dire, ils apprécient même plus la valeur de l’autre que la leur, parce qu’ils ont tous les deux des soucis d’estime de soi. Lui a clairement un complexe d’infériorité, et une timidité exacerbée, particulièrement quand on commence à parler romance, tandis qu’elle souffre de ne pas avoir suffisamment été appréciée par son entourage, principalement professionnel (elle a le sentiment que toutes ses études n’ont servi à rien, notamment). Ils ont tous les deux soif de reconnaissance, ils ont envie « d’être choisis », comme elle dit, « parce que tout le monde a envie de se sentir utile à quelque chose/quelqu’un ». Ils trouvent chez l’autre l’appréciation dont ils avaient besoin, et ça, ça commence avant toute idée de romance. Le drama n’a pas de moment de malaise par rapport à leur relation, et en fait Nigeru est sans doute l’un des dramas que j’ai vus qui utilise le mieux la « trope » de base, parce qu’il ne s’en sert pas que pour rapprocher ses personnages et créer des opportunités comiques, mais parce qu’il s’en sert également comme d’un moyen pour parler des relations en général.

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Mikuri et Tsuzaki (je sais que j’en appelle un par son prénom et l’autre par son nom de famille, mais ce sont les noms qu’on entend le plus dans le drama, je suis conditionnée) parlent énormément de leur relation. Par ça, je n’entends pas qu’ils ont le même souci que dans Itoshi Kimi E où les leads parlaient plus de leur couple qu’ils n’étaient dedans, mais que les deux leads de Nigeru… font très souvent le point sur où ils en sont, ce qui fonctionne, ce qui pourrait aller mieux, etc. Parce qu’ils ont un contrat sur papier, ils sont souvent amenés à y envisager des amendements, et si le drama (et leur relation) n’est en rien dépourvu de spontanéité, d’émotions, d’hésitations et une part d’incertitude sans doute propre à toutes les relations, les personnages communiquent énormément. Même une fois leurs sentiments confirmés, même quand ils sont véritablement un couple, ils ne se débarrassent pas de l’idée de système, « l’amour » n’en effaçant pas le besoin à leurs yeux. Ils continuent de s’imposer des règles, afin que chacun ait ses responsabilités, que chacun soit traité de façon juste. Bien sûr, les choses sont réarrangées au fur et à mesure, mais j’ai aimé la façon dont l’idée de contrat était utilisée pour tout mettre sur la table : plutôt que d’y aller à l’instinct pour la répartition des tâches, les leads mettent tout noir sur blanc. Bien entendu, c’est fait de façon un peu exagérée, un peu décalée, parce que c’est une comédie et que le trait est volontairement grossi, mais c’est une façon aussi de parler de qui attend quoi de l’autre dans ce couple, et de ce que l’autre en pense, etc. Et encore une fois, malgré toutes les règles, et la gêne de certains moments (principalement parce que Tsuzaki est tout maladroit et pas habitué à être intime avec les gens), les deux personnages n’ont rien de robotique du tout.

 

Pour revenir sur ce que je disais du décalage du drama, il baigne dans une fantaisie douce très agréable, et d’un point de vue purement « forme », il est déjà amusant, frais et assez adorable. L’ending, en particulier, avec tout son casting qui danse sur une chorégraphie mignonne à souhait, est entraînant et très représentatif de l’ambiance de la série. L’héroïne ayant tendance à commenter sa vie dans des parodies de programmes télés japonais, le drama a une ambiance généralement légère, colorée et dynamique, et bref c’était juste plaisant à regarder, à la fois fun et un peu apaisant. Mais bien entendu, ça n’aurait pas fait le drama, et donc le point « vendeur » pour moi, au-delà de ce dont j’ai déjà parlé jusque-là, a été que j’ai vraiment apprécié tous les personnages. Pas juste les leads.  Même si surtout les leads. Surtout Mikuri, d’ailleurs.

 

Ah, comme il me paraît loin le temps où j’avais quelque chose contre Aragaki Yui… maintenant, je pense que je pourrais m’aventurer dans un drama juste pour elle. Après Zenkai Girl, Soratobu Kouhoushitsu, et surtout Okitegami Kyoko no Biboroku et Nigeru (incidemment, les trois derniers ont été écrits par la même scénariste), j’ai une sorte de crush sur la demoiselle, et dans ce drama le personnage m’a beaucoup plu. Une partie de moi ne pouvait s’empêcher de s’identifier à sa soif de reconnaissance, mais finalement ce qui m’a le plus plu chez ce personnage, c’est qu’elle ne se laisse pas exploiter, que ce soit au travail ou en amour. C’est particulièrement vrai, et évident dans les deux derniers épisodes parce qu’elle le dit littéralement (le moment où elle dit « c’est de l’exploitation, et il n’en est pas question » à une troupe de commerçants voulant utiliser ses dons en marketing gratuitement, parce que ce sera « enrichissant pour elle » = ), mais dès le début du drama, elle se dit « prétentieuse » parce qu’elle ose certaines propositions et demandes. Mais la vérité est que ce qu’elle appelle de la prétention n’est rien d’autre qu’un refus de se vendre en dessous de sa valeur. En clair, la perception de cette « prétention » n’est qu’un signe de faible estime de soi : elle pense se vendre au dessus de sa valeur, alors qu’en vérité, elle a le « bon prix ».

 

Quant à Tsuzaki, interprété par Hoshino Gen (tout à fait adorable, lui aussi), il est tout aussi peu sûr de lui, ce qui créé d’ailleurs pas mal de soucis dans leur relation à certains moments, car il a du mal à croire à ce qui arrive, du mal à s’exprimer… il est tel le lapin en panique, le cœur battant à cent à l’heure, face à une Mikuri qui ne demande qu’à le prendre dans ses bras. Et elle y arrive, petit à petit. Car autre chose, en plus de la communication constante entre les leads, que j’ai appréciée : ils y vont étape par étape. Cela commence par l’instauration d’un jour où ils se prennent dans les bras l’un de l’autre, et ils avancent doucement, jusqu’à ce que chacun soit à l’aise. Ils vont à leur rythme quoi. Vraiment, j’ai craqué pour ces deux-là, et y a-t-il plus adorable que de les voir se dire « bonne journée » puis s’effondrer chacun d’un côté de la porte en s’écriant « rah il/elle est trop mignon/ne ». Ils fangirl/boyisent trop l’un sur l’autre, haha.

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Puis, comme je le disais, les autres personnages m’ont plu également. J’ai été ravie de retrouver Otani Ryohei (parce que ça m’a refait penser au drama Soulmate dans lequel il a un petit rôle…*nostalgie*) dans le rôle du Don Juan qui, bien entendu, se révèle être plus que ça, et j’ai eu surtout un gros faible pour Yuri, la tante de notre héroïne, qui vit la tête haute pour inspirer les générations futures, et refuse de faire des compromis sur une affiche de publicité quand ses supérieurs veulent transformer un message de « se maquiller pour soi » en « se maquiller pour correspondre aux critères populaires ». Au passage, le drama parle d’ailleurs beaucoup de femmes. Enfin, pas seulement, car à travers son héros il est aussi question de l’idée de virilité, mais il se penche beaucoup sur les femmes et les différentes attentes qui pèsent sur elles : on a Yuri cinquantenaire qu’on juge sur sa réussite et son célibat, Mikuri qui propose un contrat basé sur tout le boulot non-reconnu des femmes au foyer, Yassan (la meilleure amie de Mikuri) qui a quitté son mari infidèle et à qui on a répondu « oh, c’était juste pour une infidélité ? » (en mode « mais c’est normal pour un homme ! T’es pas raisonnable »), la mère et la belle-sœur de Mikuri qui essaient de faire participer leurs maris aux tâches ménagères, etc. Le drama ne traite pas tout à fond, et il y a des maladresses ici et là (notamment Kazami sortant qu’une femme devrait agir en fonction de son âge… c’est censé le rendre sympathique, parce qu’il veut en fait dire qu’une femme ne devrait pas avoir honte de son âge, mais la façon dont il dit ça contient une pointe de mépris pour les femmes se conduisant de façon jeune, et bref, c’est maladroit), mais c’était intéressant malgré tout. Et pour revenir à ce que je disais, j’ai apprécié tous les personnages, ils forment une communauté fort sympathique, dont la plupart des membres doivent apprendre la même leçon : parfois il faut se lancer. Le titre du drama est une phrase que Tsuzaki sort à Mikuri à un moment donné du drama, et ça signifie « Fuir est lâche, mais parfois c’est utile ». Et globalement l’idée du drama, je pense, est qu’il n’y a pas de honte à fuir et prendre son temps, mais que parfois il faut savoir faire un pas en avant, qu’il faut savoir reconnaître le moment où il ne faut plus fuir.

 

Dans l’ensemble, j’ai vraiment bien aimé Nigeru wa haji da ga yaku ni tatsu. Le drama est divertissant, touchant, et tout mignon, avec beaucoup de moments de comédie, une bonne dose de tendresse, des personnages principaux qui communiquent bien, une relation décalée mais étrangement plus saine que beaucoup de relations dramatesques, et des personnages secondaires qui m’ont plu, sans oublier des thèmes généraux qui m’ont parlé. Donc yep, pas de regrets sur ce coup-là~

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