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Diffusé en 2015

Sur TBS

10 épisodes

 

Réalisé par Doi Nobuhiro, Kaneko Fuminori & Kato Naoki

Ecrit par Yamamoto Mutsumi & Tsubota Fumi

D’après le manga de Suzunoki Yu

 

Avec :

Ayano 'Ayagou' Gou >>> Kounotori Sakura

Matsuoka Mayu >>> Shimoya Kae

Hoshino Gen >>> Shinomiya Haruki

Yoshida Yo >>> Komatsu Rumiko

Sakaguchi Kentaro >>> Shirakawa Ryo

Seino Nana >>> Sumida Mayumi

Etc

 

 

Dontesque ?

Le drama suit toute une équipe hospitalière tandis qu’elle se démène pour mettre au monde les enfants dans les meilleures conditions possibles, à la fois pour les nouveaux nés et leurs mères.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

.oOo.

Lorsque Kounoudori a été diffusé, malgré tout l’amour que je porte à Ayagou, c’est vrai que je n’ai pas sauté sur le drama, et que c’était pas non plus une série que je m’étais promis de tenter absolument un jour, sauf projet « filmo Ayagou ». Je le kiffe, ce petit (et je kiffe aussi Oguri Shun, qui a un rôle secondaire, mais je savais pas qu’il était dedans, de même que j’avais zappé qu’Hoshino Gen était au casting principal, parce qu’à l’époque de la diffusion, j’avais pas vu NigeHaji, donc je savais pas qui c’était), mais le poster ne m’inspirait pas (je suis cette sale superficielle qui juge au poster, oui), et le thème ainsi que le synopsis ne me parlaient pas non plus. En fait, c’était même le contraire : ils m’inquiétaient, parce que dedans il était question du personnage principal et sa conviction que tous les enfants sont précieux, et doivent être aimés. Ce qui, certes, serait fort cool, mais mettons que j’avais un peu peur que la série soit drôlement moralisatrice, et essaie (comme c’est parfois le cas) de me dire que la famille c’est trop magique, que toutes les mamans kiffent leur gosse, qu’il y a une bonne façon d’accoucher approuvée par le Dr Kounotori, et que tout le reste, c’est de la mayrde. Mais mon amie Ara, qui est de conseil fort avisé, a insisté pour que je regarde Kounoudori, ce que j’ai donc fait, et… oui, j’ai beaucoup aimé, en fait. Mea Culpa. Et j’ai particulièrement aimé notre cher Kounoutori-sensei, qui est mon élément favori du drama… dans un sens. Parce que pas vraiment en tant que personnage, en fait.

 

Le drama porte plus ou moins son nom. C’est un jeu de mot: lui s’appelle KounoTori, le drama s’appelle KounoDori, parce qu’apparemment « Kounodori » ça désigne les cigognes qui, comme chacun sait, sont réputées pour apporter les bébés à leurs parents. Comme nos docteurs et sage-femmes donc. Mais si le drama porte (plus ou moins) le nom du Docteur Kounotori, ça ne signifie pas pour autant qu’il en est le focus. Alors, bien entendu, on apprend à le connaître, lui plus que ses collègues même : la série nous parle de son enfance (avec un regard rapide, mais nuancé sur les systèmes d’adoption qui m’a plu, d’ailleurs), et on nous le montre, en dehors des heures de travail, jouer du piano dans un bar, par exemple (le tout avec une perruque ridicule qui le camoufle aussi bien que les lunettes de Clark Kent… sans compter que son nom d’artiste est BABY ce qui, oui, est assez ridicule, encore qu’attachant et charmant d’une certaine façon). Mais on ne peut pas dire non plus que le drama « creuse » l’existence de son personnage. On a des infos importantes, mais par exemple, on ne sait pas où il vit, ce à quoi ressemble son intérieur, on ne sait pas s’il a déjà eu une relation amoureuse, on n’a pas un aperçu super large de ses relations hors-professionnelles s’il en a, on ne sait pas ce qu’il fait quand il n’est pas à l’hôpital ou dans le bar… ce genre de choses. Et je ne suis pas en train de vous dire que c’est un problème : ça ne manque pas. Simplement, ce que je veux dire c’est que non, Kounotori, sa vie, ses états d’âmes, ne sont pas le véritable focus de la série, qui a un focus plus… large.

 

En fait la série est centrée, de façon générale sur… tout le monde. Sur le système de l’hôpital, sur les gens qui y travaillent, et bien sûr sur les familles qui y passent, et plus principalement, les femmes, les mères, c’est logique. Cela ne veut pas dire qu’on ne parle que d’elles : les familles font partie de l’équation quand elles sont là (ou quand elles ne sont pas là, parfois), qu’elles soient ineptes, antagonistes, ou un soutien. Par exemple, Oguri Shun joue un mari qui doit décider qui de sa femme ou de leur enfant sera sauvé (si possible), dans une situation où sa femme est dans le coma, ce qui signifie évidemment qu’une grosse part de l’épisode est centrée sur lui (même si bien entendu, on s’attarde aussi sur la femme dans le coma, vu que son mari doit prendre en compte ses souhaits à elle). Mais ce sont les femmes qui portent les bébés et accouchent, et doivent parfois le faire dans des situations compliquées, donc, à juste titre, c’est quand même d’elles qu’on parle plus, la série nous proposant diverses situations, généralement deux par épisodes. Et en parallèle, on regarde évoluer l’équipe médicale.

 

Bien entendu, dans cette équipe médicale, il y a des personnages qui grandissent plus que d’autres, certains servant avant tout de pilier aux autres, mais la plupart évoluent, et j’ai aimé les regarder faire. En particulier, et bien que Sakaguchi Kentaro soit adorable, nulles évolutions ne m’ont autant plu que celles de Shinomiya/Shinorin (Hoshino Gen, donc) et Shimoya (Matsuoka Mayu). Lorsqu’on a enfin droit à un sourire de Shinorin (qui juste que là était trop traumatisé et écrasé par la culpabilité pour ça), jvais pas vous mentir, j’ai eu du mal à contenir ma joie, et voir, à la fin, Shimoya, ex-bleue, prendre le contrôle d’une situation urgente et délicate était particulièrement satisfaisant. J’ai beaucoup aimé la façon dont le personnage était géré de toute façon. Comme le soulignait ladyteruki, dans son article que je vous conseille, Shimoya est compétente dès le début. Compétente « pour une interne » mais compétente quand même, sans naïveté exagérée, et on n’en vient pas à se demander ce qu’elle fout dans cet hôpital. Non, il est clair qu’elle a les connaissances, qu’elle est qualifiée, et a le potentiel d’un bon médecin, mais qu’elle manque juste d’expérience, simplement parce qu’elle est nouvelle. Du coup, au début, dans les urgences, elle doute, elle panique un peu, elle se sent écrasée par le regard des patients qui s’attendent à ce qu’elle sache tout. Mais à la fin, parce que justement elle a l’expérience qu’elle n’avait pas avant, elle devient plus assurée, elle prend des décisions de façon plus assurée, et oui, c’est extrêmement satisfaisant de constater tout le chemin qu’elle a fait (oh, et j’ai beaucoup aimé la relation de mentor à élève qu’elle a avec Rumiko, la sage-femme qui lui apporte soutien et conseils… à elle ainsi qu’à tout le monde, en fait, mais surtout à elle).

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Donc, pour revenir à ce que je vous racontais, Kounotori n’est pas le focus du drama. Mais il y a une raison pour que le drama porte (plus ou moins) son nom : il est le personnage point de vue. Ou plus exactement, celui qui donne son ton à la série. Parce que certes, souvent, il est effectivement le point de vue (notamment, il narre souvent la fin des épisodes, en faisant ressortir le thème), mais même quand il n’est pas à l’écran, en gros, son attitude = l’attitude du drama. Et j’ai donc aimé Kounotori de la même façon que j’ai aimé l’attitude du drama.

 

Kounotori est gentil, et il ne juge pas. Il est patient, il est rassurant et il est impliqué. Il porte un regard bienveillant sur ses patients, les informe, et les aide à prendre des décisions sans les pousser dans une direction par culpabilisation ou moralisation, et sans mépriser leurs doutes, leurs circonstances ou leurs inquiétudes.

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Sérieusement, on est d'accord, son visage transpire la gentillesse, non ?

 

J’ai adoré cet aspect de Kounotori (autre aspect que j’ai adoré : Ayagou. Ofc. J’avais envie de lui faire des câlins tout le temps… d’autant qu’il avait l’air super crevé en permanence, et ça se marie très bien au personnage, mais T.T). Et la bienveillance, le respect de Kounotori, se reflétaient dans le drama en général. Kounodori a des tas d’opportunités de ses montrer moralisateur à fond, mais il ne les saisit pas. Il ne prétend pas qu’être mère est toujours facile, il ne fait pas des monstres des femmes qui ne se sentent pas capables de s’occuper de leur enfant (parce qu’elles sont dans une mauvaise situation, n’ont pas eu de bons exemples en grandissant, parce qu’elles sont victime de dépression post-natale, etc), il ne qualifie pas une adolescente enceinte de « trainée ». Et il ne présente pas non plus le lien entre mère et enfant comme évident, comme allant de soi, comme étant forcément aimant. Oui, la plupart des mères dans Kounodori finissent par former un lien avec leur enfant et les aiment (plus parce que le drama ne veut pas nous déprimer que pour que la "morale" soit sauve), mais n’empêche que, par exemple, dans le monde de Kounoudori (et le vrai monde), les parents abusifs existent aussi.

 

Autre chose que j’ai adorée : Kounotori est le personnage qui donne le ton, et le drama traite ses personnages de la même façon que Kounotori traite ses patientes, mais il faut noter quand même qu’il est loin d’être le seul membre du staff à traiter les patientes avec respect, patience, et bienveillance. La plupart du staff agit exactement de la même façon. Les seules exceptions seraient sans doute Shinorin, qui est plus abrupt (mais a toujours le bien-être de la mère et l’enfant à l’esprit, c’est juste qu’il est moins patient et plus direct parce qu’il a peur que sinon le message ne passe pas et quelque chose se passe mal), et les nouveaux qui ont encore des choses à apprendre et sont peut-être plus prompt au jugement (mais sont plein de bonne volonté). Tout de même, en général, le staff médical de Kounodori est bienveillant et toutes ces bonnes choses. Et ce que j’adore, en fait, c’est la façon dont le drama présente ces attitudes.

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Dans une ligne qui passe très vite, à la fin, une mère suppliant son mari d’écouter les médecins et de rendre visite à son fils atteint d’une forme de trisomie, lui dit que les docteurs, ici, ne sont pas comme dans l’hôpital précédent, ils ne sont pas cruels. C’est une petite ligne de dialogue, le drama ne s’attarde pas dessus, mais je la trouve importante, d’autant plus qu’après ça le père écoute effectivement le message des médecins.

 

Si je trouve cette ligne et ses conséquences (positives) importantes, c’est parce qu’elles soulignent rapidement que 1- l’attitude des médecins vis-à-vis de leurs patients fait une réelle différence et a un impact sur la vie des gens qu’ils soignent et 2- que ce n’est pas partout pareil, que cette attitude-là, cette bienveillance n’est pas universelle.

 

Et en même temps, autre chose importante : le staff de Kounodori n’est pas sur-glorifié. Alors, oui, Kounotori est (pour de bonnes raisons) apprécié par ses patientes, mais il n’y a pas d’effet Yankumi. Et là vous me dites « mais c’est quoi, l’effet Yankumi, mémé Mila ? ». Reprenons.

 

Yankumi, comme vous le savez certainement, parce que je vous ai pas éduqués complètement n’importe comment non plus, c’est le personnage principal du drama (enfin, manga, à la base) Gokusen. Prof extraordinaire, elle débarque dans un lycée où les profs sont présentés comme généralement incompétents, fainéants, et surtout bien plus inquiets de leur situation et réputation, plutôt que de l’avenir et le bien-être de leurs élèves. Alors que Yankumi, elle, c’est tout ce qui l’intéresse, et elle va se battre contre le vilain établissement pour protéger ses adorables garnements, à grands renforts d’élans musicaux, de discours moralisateurs, de course vers le soleil couchant, d’yeux humides, de poings levés, et de lunettes balancées sur le pavé pour l’effet dramatique (et de coups de poings dans la face des méchants, et parfois des gentils aussi, certes). L’effet que ça créé est que Yankumi est mise complètement sur un piédestal, car en comparaison avec ses collègues (et via la mise en scène), elle est la Grande Educatrice pour les Sauver Tous => l’Effet Yankumi.

 

Dans Kounodori, il n’y a pas vraiment de ça, parce que les bons médecins ne sont pas l’exception dans le staff, ils sont la norme. Kounotori, malgré son identité secrète la nuit et son déguisement à la Clark Kenthoveen, n’est pas un superhéro qui se détache tant que ça de la masse, c’est juste… un bon médecin, avec une bonne attitude vis-à-vis de ses patients. Donc en gros, sans vraiment attirer notre attention dessus, ce que le drama nous transmet (à mon sens) c’est que respecter ses patients, les traiter avec bienveillance, ce n’est pas un truc de superhéro, ce n’est un plus, ce n’est pas une faveur : c’est faire véritablement son travail de médecin comme il faut, et ça devrait être normal parce que c’est essentiel, c’est important, ça fait partie du traitement. Et malheureusement, il y a du progrès à faire, vu que ce n'est pas encore partout comme ça, qu'il y a des hôpitaux avec de mauvais médecins.

 

J’ai adoré cet aspect du drama.

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De façon globale, néanmoins, je ne peux pas dire que j’ai adoré Kounodori, j’ai juste beaucoup aimé. Donc : pourquoi ? Pourquoi n’ai-je pas adoré cette série ?

 

Eh bien, tout simplement, je pense que c’était une question de format. J’ai ressenti de l’empathie pour les patientes, leur famille, les médecins, et j’ai plusieurs fois pleuré devant cette série, mais le format un épisode = un cas (ou un épisode = deux cas, en l’occurrence) n’est pas mon format de « prédilection », on va dire. Je ne dis pas que c’est un mauvais format, mais dans mon cas personnel, ça pose un frein à l’émotion, parce qu’il y a une artificialité inhérente à la formule à mes yeux. Je vois les rouages, en gros, et même s’il y a évidemment des exceptions à cette règle, plus un drama tend vers l’épisodique, plus il y a une distance émotionnelle entre nous. J’ai tendance à plus m’investir dans les axes plus long, ceux qui s’étendent sur toute une série, ou toute une saison. Ici les docteurs ont leur propres axes, c’est vrai, et j’ai apprécié de revoir (ou de voir mentionnés à nouveau) certains personnages secondaires, mais je ne peux pas dire que j’ai eu l’impression d’apprendre à réellement connaître qui que ce soit, et chaque épisode a quand même une construction similaire aux autres (sans que le drama soit relou non plus, et on évite les catchphrases par exemple) donc je n’étais pas 100% « perdue » dans le drama non plus, quelque chose me retenait. Par ailleurs, chaque épisode présentant des cas différents, même si aucun cas ne m’a laissée inintéressée, il y en a forcément certains qui me « parlaient » plus que d’autres, et donc certains qui me « parlaient » moins que d’autres. Et comme les personnages priment sur tout le reste dans une série à mes yeux (encore une fois : en général), une série que j’adore est généralement une série avec des personnages que j’adore. Dans Kounodori, c’est avant tout le ton et le point de vue choisis par le drama que j’aimais, et j’appréciais tout le monde, mais je ne peux pas dire que j’ai trouvé les personnages mémorables, ou que j’aie profondément aimé qui que ce soit (bon, j’ai profondément aimé Ayagou, mais c’est pas spécifique à cette série).

 

Donc à cause de tout ça, j’ai beaucoup aimé le drama, mais je ne l’ai pas adoré. Maintenant, et je pense que vous serez d’accord avec moi, dire qu’on a « beaucoup aimé » quelque chose… c’est tout à fait positif :D Donc, yep, je vous encourage à laisser sa chance à Kounodori ! Et si vous le regardez, vous pourrez peut-être même vivre en direct sa saison 2, prévue cette année :)

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