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  • Quels sont les trois épisodes de Buffy qui t'ont le plus marquée ?

(j’ai réalisé que cette question avait sauté dans la partie précédente, donc voilà)

Arf, c’est difficile comme question, parce que… se limiter à trois ?  Mais si tu veux vraiment les trois premiers… je vais tricher vite fait, et en citer quatre (et les deux premiers sont douloureusement peu originaux, mais bon, ils ont marqué le public pour une raison, hein) :

 

Same time Same Place / Killed by Death  - je voulais citer les deux en même temps, car ce sont deux des épisodes de Buffy à m’avoir vraiment peur. En général, ce n’est pas une série qui me faisait vraiment flipper, mais les monstres de ces deux épisodes m’ont fait faire des cauchemars. L’un a tout du croque-mitaine (jusqu’au fait qu’il s’en prend aux enfants), l’autre ressemble à mon croque-mitaine personnel, donc forcément.

 

Hush – okay, donc, un autre épisode qui m’a foutu les boules graves, mais je le classe au dessus des deux précédents, donc je ne voulais pas le mettre avec. Les gentlemen me faisaient méchamment flipper quand j’étais jeune (maintenant ça va mieux), et puis le fait que l’épisode soit tourné aussi majoritairement dans le silence fait qu’il reste en tête aussi.

 

Once more with feelings – l’épisode musical… forcément. Je kiffe les comedies musicales et Buffy, donc quand tu mets les deux ensemble, hein ! De toute façon je voudrais que toutes mes séries aient un épisode musical. Mais bien entendu faut qu’il soit bon. Genre celui de Scrubs est super, mais j’ai été très déçue par celui de Psych. Heureusement, celui de Buffy est extra. Et puis c’était mon premier épisode musical, alors je ne savais même pas qu’on pouvait faire ça dans une série non-musicale ! J’ai chanté les chansons en boucle (en VF et VO, à l’époque je regardais Buffy sur M6, donc forcément, j’avais eu droit à la VF, mais j’étais allée chercher la VO) à l’école. Oh et l’épisode marque aussi le premier vrai baiser Spike/Buffy, avec la musique qui va avec, et moi, j’attendais que ça à l’époque. C’est l’épisode que je revois le plus souvent, je pense, même si parfois je regarde juste les chansons.

 

Oh, et petite mention à Fear Itself quand même, parce que c’est l’épisode qui a le plus marqué mon père (et moi aussi, je l’aime beaucoup), du coup il le cite souvent, et Gachnar (le méchant de l’épisode) fait un peu partie de notre culture familiale.

(bon je préfère quand même les chansons en anglais, mais pour le facteur nostalgie de la trilogie du samedi^^)

  • A ton avis, pourquoi David Tennant est-il largement le Docteur le plus populaire, alors que les gens sont plutôt durs avec Eccleston ?

Clairement, ce sont les convers.

 

 

Non, plus sérieusement, en premier lieu, je pense que beaucoup de gens (dont moi, hein) n’ont pas vu les anciennes saisons, et que s’ils les ont rattrapées, c’est sans doute après avoir vu le reboot, et avoir découvert au moins Eccleston et Tennant, donc déjà, ça joue. Parce que sinon, auprès du public ayant découvert Doctor Who pré-reboot, j’ai l’impression que Tom Baker est particulièrement apprécié, et peut-être tout aussi populaire que David Tenannt, mais peut-être juste pas auprès du même public (après je peux dire n’importe quoi, vu que je suis très loin des fandoms). Enfin, moi, je vais me concentrer sur les Docteurs post-reboot parce que c’est ce que je connais :)

 

Je pense que David Tennant est arrivé au bon moment, en grande partie. Enfin, bien entendu, il est aussi très bon, et je l’aime, et tout ça,  ça va sans dire. Mais Eccleston est aussi très bon, et je l’aime (David Tennant est peut-être plus « joli » cela dit ? je sais pas si ça a joué ? mais bref, ils sont très bons tous les deux), donc je ne pense pas que ce soit juste une question de talent, mais en grosse partie de timing et temps d’écran. Eccleston était dans la première saison, j’imagine qu’il y a des gens qui étaient réfractaires, comme à chaque fois que quelque chose de populaire est rebooté, et il a en gros dû faire le « gros boulot » de ressusciter le personnage, d’embarquer les gens dans l’idée d’une nouvelle saison de Doctor Who. Lorsque David Tennant est arrivé, y avait déjà cela de fait. Tennant a aussi eu plus de temps : Eccleston n’a eu que treize épisodes. Au début, il fallait convaincre les réfractaires et les nouveaux venus, et le temps que le tout soit fait, on passe à Tennant, qui lui a eu 3 saisons pour qu’on s’y attache (sans compter que les compagnes de voyage ont beaucoup joué, parce que je pense aussi que Tennant a eu droit au meilleur de tous les mondes). Je pense sincèrement que si Eccleston avait eu une ou deux saisons de plus, on aurait eu droit au même « personne ne pourra remplacer xxx » qu’on entend généralement. Tennnant campe aussi un docteur très enthousiaste. Eccleston avait ses moments d’enthousiasme (et Tennant ses moments de désespoir), mais c’était quand même un Docteur traumatisé et plein de colère qu’on trouvait dans le reboot (et j’adorais ça) alors que Tennant a un docteur plus émerveillé de l’univers qu’il parcourt, et je pense que ça fait aussi partie des raisons pour lesquels il a autant embarqué les gens.

 

Les docteurs après ça ? Matt Smith, Peter Capaldi (et bientôt Jodie Whittaker, yay !… mais pour savoir comment ça va se passer, va falloir attendre^^) ? Honnêtement, je pense que s’ils sont moins populaires (et ça veut pas dire qu’ils ne sont pas appréciés, ils sont très appréciés^^) c’est en grande partie à cause de la direction de la série elle-même. Beaucoup de gens ont l’air frustrés de ce que Moffat a fait de Doctor Who (moi-même je suis frustrée, même si j’ai mis du temps à m’en rendre compte), et je me demande si ça ne joue pas aussi, car ils repensent au Doctor Who qui ne les frustraient pas, au Doctor Who dont ils sont tombés amoureux, et (encore une fois, pour de nombreuses personnes, pas tout le monde) David Tennant = 3 saisons sur 4 de cette série. Pour ma part, c’est comme cela que j’explique les choses :)

 

Et personnellement David Tennant est mon favori parce que 1) ça a été mon premier docteur 2) il a effectivement pu interagir avec mes compagnes de route favorites 3) j’adore l’enthousiasme du personnage 4) j’ai eu le temps de m’y attacher profondément  5) il fait partie de l’époque pré-Moffat de Doctor Who que je préfère à celle post-Moffat 6) bien entendu, je le trouve très bon 7) je fais partie de ces gens qui étaient embarqués dans la romance Rose/Docteur et elle a vraiment été full-on dans la saison 2… mais j’adore aussi Eccleston, et je regretterai toujours qu’on n’ait pas pu le garder plus longtemps. Et puis j’aime bien les autres aussi, c’est pas leur faute si je suis pas fan de la direction qu’a prise la série.

 

 

  • Dans ton article sur TRICK, tu affirmes que l'esprit d’observation, de déduction et la finesse que requièrent les techniques d'escroqueries comme celles menées dans le drama (si j'ai bien compris) te fascinaient, si c'est le cas, comment expliques-tu ton peu d'appétence pour le genre policier (et pas juste en JDrama) ? (Mais peut-être que je projette et que tu n'as rien contre ce genre, si oui, tu as enfin vu Life on Mars j'espère ? :p)

Mon Dieu, ça pourrait prendre des plombes de répondre à cette question… Enfin, tâchons, en faisant la version courte ^^

 

Déjà, je commence par préciser que je ne déteste pas du tout le genre policier (ce que tu n’insinues pas, donc tout va bien), qu’il y a donc des tas de fictions policières que j’aime beaucoup, et qu’il s’agit d’une question d’affinité : si on me propose une série policière ou une série fantastique (les deux peuvent se rejoindre, mais pour l’exemple, on va dire que non), à priori (à moins qu’elle ait vraiment l’air naze) : je vais prendre la fantastique, parce que le policier m’attire moins. La question donc : pourquoi ce peu d’attirance ? Eh bien, un peu de la même façon qu’à une époque je rechignais à regarder des westerns (plus maintenant), mon manque d’attirance se base surtout sur des expériences qui ne m’ont pas convaincue, et m’ont laissé un « sentiment général ». Je ne dis pas que c’est juste, mais comme c’est du ressenti, que voulez-vous.  

 

Parce que oui, je trouve ça fascinant de voir l’intelligence, l’esprit de déduction et les techniques de certains personnages (surtout côté hors-la-loi d’ailleurs… je suis une petite criminal mastermind en herbe :D) mais déjà il faut que ce soit bien écrit (donc pas juste que le script nous dise que c’est supra impressionnant par exemple), et que ça soit aussi bien « emballé » en quelque sorte. Comment dire… je trouve aussi fascinant les gens qui savent danser, mais si tu me sors Flash Dance, je m’ennuie à mourir devant, parce qu’il n’y a rien à côté que je trouve passionnant, et qu’en l’occurrence la danse ne me suffit pas. Il y a d’autres films où la danse me suffit, mais ce que j’essaie de dire, c’est que parce qu’une œuvre contient quelque chose qu’en soi je trouve fascinant, selon l’œuvre, ça ne veut pas dire que j’accrocherai. Et donc, mes premières expériences policières n’ont pas été concluantes.

 

Dans ces expériences fâcheuses, ce qui me déplaisait c’était généralement que l’intrigue (dans ma perception, bien sûr) prenait le pas sur des personnages auxquels je n’arrivais pas à me « connecter ». Par exemple, c’est ce que je n’aimais pas dans les Sherlock Holmes de Conan Doyle (et quand la série est arrivée, j’ai tout de suite plus accroché, parce que les personnages m’y intéressaient) Mais des fois, c’était le style qui me déplaisait, ou peut-être que les intrigues n’étaient juste pas excellentes. Bref, des premières expériences pas concluantes du tout ont créé un ressenti général, que je ne prétends pas justifié encore une fois, mais qui fait que le policier n’est pas ce vers quoi je me tourne en premier. Sauf bien sûr si le genre policier est mêlé à autre chose qui me plait, et en l’occurrence dans TRICK, ça cause d’arnaques bien précises : ça touche au surnaturel. Et ça, j’adore ça. De même si tu me sortais un policier fantastico-horrifique, je serais dessus direct. Et d’ailleurs Life on Mars, si je ne déconne pas, il y a du voyage dans le temps dedans (je n’ai pas vu la série en entier non, mais j’ai vu au moins quelques épisodes si je ne dis pas de bêtise, et j’aimais bien), donc ça tombe aussi dans les trucs qui à priori m’intéressent.  

 

Et après, une fois que je suis devant la fiction, il n’y a pas de raison qu’elle ne me plaise pas (à moins qu’elle ne soit pas bonne quoi pour x raison, évidemment).

 

Cela dit, oui, y a quand même le « souci » des Jdramas policiers, parce que quand ils sont une enquête/un épisode, ils ont tendance à être assez formulaïques, un truc avec lequel j’ai de plus en plus de mal. Donc ce sont surtout eux vers lesquels j’ai tendance à aller à reculons, à vrai dire (même si, encore une fois, il y en a que j’aime dans le tas). Pour ce qui est de la fiction policière en général, à vrai dire, je pense que j’ai suivi l’évolution des westerns et ai vécu suffisamment d’expériences positives pour que mon apriori s’estompe (j’ai à vrai dire beaucoup de romans policiers dans ma bibliothèque, récemment achetés), et qu’il ne reste plus simplement le fait qu’il y a des gens que j’aime plus. Pour ce qui est des Jdramas, c’est plus délicat, car c’est l’aspect formulaïque qui me dérange surtout, et faut bien dire ce qui est : le procédural, le policier, c’est ce qui s’y prête le plus. J’ai donc tendance à être plus attirée par les jdramas policier de WOWOW, parce qu’ils ne sont pas sur le modèle un épisode/une enquête.

 

J’ai bien galéré sur cette question, j’espère que j’ai réussi à répondre sans m’embrouiller o.o

 

 

  • Je trouve super originale ta façon d'associer une piste musicale à chacun de tes articles littéraires ! Comment procèdes-tu ?

Pour la petite histoire, à la base, l’idée m’est venue parce qu’avec les modifications de l’admin over-blog dans le courant de l’année 2014, les images « isolées », celles qui ne faisaient pas partie d’un « bloc d’images » ne pouvaient pas servir de couverture à un article (la couverture c’est l’image qui illustre l’article dans son résumé sur l’accueil du blog). Dans les articles sur des livres, je n’avais pas de « bloc d’images », vu que forcément, j’allais pas prendre des screencaps du livre. Alors, comme je voulais quand même que les articles aient une « couverture », je me suis dit que j’allais mettre des vidéos, parce que les miniatures des vidéos, ça, OB voulait bien. Donc c’est pour cela qu’à une époque, vous allez trouver ça :

 

(à partir de septembre 2014)

 

Maintenant, les images isolées peuvent servir de couverture, donc tout est bien qui finit bien, et j’ai juste décidé de garder l’idée des musiques, parce qu’il se trouve que ça me plaisait. Mais de base, c’est donc une contrainte qui m’a fait me tourner vers cette solution.

 

Comment je les choisis…? Ca dépend., mais généralement, je réfléchis au thème, à l’ambiance du livre, et cherche une musique qui y correspond (plus ou moins, hein, ça colle pas toujours 100%) à mon sens. Par exemple :

 

. Mémoire Truquée de Dean Koontz parle de se sentir traquée, guettée, et aussi de démons intérieurs, donc j’ai choisi Beastie de Jehtro Tull (que j’adore et écoute sans arrêt, donc je suis pas allée chercher loin) parce que la chanson parle justement de ça « There’s a beast upon my shoulder, and a fiend upon my back ».

. De Dean Koontz aussi, Chase parle d’un homme qui se retrouve stalké par un criminel, observé sans arrêt, donc Somebody’s watching me, avec son « J’ai toujours le sentiment qu’on m’observe, que je n’ai aucune intimité » m’est venu en tête.

. Simetierre de Stephen King parle de la descente d’un homme dans la folie, et si j’ai choisi the Great gig in the sky de Pink Floyd, c’est pas à cause des paroles, mais parce que le morceau contient tous ces hurlements, qui me faisaient penser aux hurlements intérieurs du personnage principal.

. Faerie de Raymond E. Feist baigne dans le folklore celtique, et met des parents face à l’expérience terrifiante de la perte d’un enfant, donc Stolen Child de Loreena McKennitt m’est venu à l’esprit.

. Le meurtre d’O-Tsuya parle d’une jeune femme « dangereuse » pour l’homme qu’elle attire => Michael Jackson, Dangerous, because… ben… « The girl was bad. The girl was dangerous ».

. Les Mange Forêts de Kim Aldany & Phillipe Munch se veut empli d’un message écologique donc Earth Song de Michael Jackson m’est revenu en tête (principalement à cause de son clip d’ailleurs que j’ai souvent regardé, même si j’adore la chanson aussi)

 

Parfois, cela dit, par exemple, je vais prendre un morceau de l’OST de l’adaptation, surtout quand j’ai vu le film avant ou non loin de ma lecture du roman, bref surtout quand j’associe forcement le/les film/s au/x livrre/s. C’est ce que j’ai fait avec l’Histoire sans Fin, Jurrassic Park et Watership Down. Et puis des fois, ce sont juste des associations de mots :

 

. Six of Crows (Leigh Bardugo) => Crows => Crows Zero => OST de Crows Zero

. Le Labyrinthe (James Dashner) => Labyrinthe/Maze => Maze d’Epik High

. Juste une ombre (Karine Giébel) => Ombre/Shadow => Shadows de Lindsey Stirling

 

Ou Lair (James Heberter) => Rats => Souris => Une souris verte. Parce que oui, faut pas oublier les associations de mots vraiment à la con, pour la blague, parce que j’arrive pas à me le sortir de la tête. Donc ce sera I’m blue (Eiffel 65) pour Le Jour du Chien Bleu (Serge Brussolo) ou encore Ice Ice Baby (Vanilla Ice) pour Les frontières de glace (Pierre Bottero) (je suis sincèrement étonnée que le Secret des Glaces de Philip Carter y ait échappé, à vrai dire… je pense souvent à Vanilla Ice).

  • As-tu déjà lu des livres de John Barrowman ou de Mark Gatiss ?

Non. J’ai Le Club Vesuvius (le tome 1 d’Une aventure de Lucifer Box) de Mark Gatiss mais je ne me suis pas encore lancée dedans :) Et pour être honnête, si j’ai su que Barrowman écrivait des livres, j’avais oublié l’info ! :O

 

 

  • Est ce que tu lis dans le silence complet, ou mets-tu un fond sonore?

Ca dépend de si je lis la journée ou la nuit. En journée, je peux lire dans le silence complet, comme avec un fond sonore, l’un ou l’autre me va. La nuit, je mets nécessairement de la musique, parce que le noir, ça me fait peur en général, et j’ai peur d’entendre des bruits bizarres qui me feront flipper. J’ai donc besoin d’un accompagnement sonore pour « étouffer » un peu les bruits que j’entendrais si je lisais dans le silence. Et je mets aussi de la musique pour m’endormir d’ailleurs. Sauf, à la limite, dans les périodes où ça va vraiment fort, et où je n’ai pas peur. Mais il n’y a pas beaucoup de ce genre de périodes. Et en général, je lance de la musique instrumentale, genre une B.O. de film, ou de jeu vidéo. Parmi mes favorites pour lire :

(OK ça parait chelou d'écouter ça pour pas avoir peur, mais...)

Et je me sers aussi de ces musiques comme « timer », selon si je veux lire une demi-heure, 40 minutes, et.

 

 

  • Peux-tu lire partout (train, voiture, bateau, perchée en haut d'un arbre...) ?

Je suis très facilement distraite, et lire avec du mouvement a tendance à me donner la nausée, donc… non :( En train, ça va, mais très souvent je finis par regarder par la fenêtre et m’endormir. En voiture, ça me soulève le cœur. En bateau… j’ai jamais essayé. En avion, c’est juste pas possible. Non, j’ai besoin de confort, donc c’est dans mon lit, dans un fauteuil, assise à la table, mais c’est tout. Même la plage, à une époque, j’ai essayé, je m’endormais. Et dans le jardin, y a des insectes alors je suis trop stressée pour lire. Donc… non, clairement, je ne peux pas lire partout. Ah, juste, dans le bus et le métro, si, je peux ! Il n’y a aucune logique à tout ça, mais que veux-tu…

 

 

  • As-tu malgré tout un espace de lecture favori (celui où tu es le plus à l'aise pour lire) ? Lequel ?

La plupart du temps, je lis dans mon lit ou à table le matin, et j’aime bien les deux. Dans le lit, l’avantage c’est que je suis confortable, mais à table, l’avantage c’est que je ne risque pas de m’endormir, et que je prends facilement des notes, alors que dans le lit, ce n’est pas évident. Ce sont vraiment mes deux endroits favoris :)

 

 

  • Qu'est-ce qui te distrait facilement quand tu lis ? (Squirrel!)

Quand je suis à ces deux endroits, pas grand-chose. Parce que le soir, je lis après avoir éteint mon pc généralement, et le matin je lis avant de l’avoir allumé. Donc il y a juste moi, mon livre, et c’est tout. Si je lis ailleurs, par contre (et surtout à d’autres moments de la journée), je suis distraite par absolument tout. Les bruits, les gens qui passent, les oiseaux, les notifications de mon pc, … Le pire en fait, c’est vraiment le pc, et j’ai du mal à m’en tenir loin la journée.

 

 

  • Est-ce que tu manges en lisant ?

Oui, le matin. Sinon, non, parce que je suis souvent dans mon lit, et que je supporte pas de manger dans mon lit. Enfin une glace, à la limite, si elle est dans un bol, okay, mais si c’est un truc qui risque d’en foutre dans le lit, je dis non. Mais le matin, je prends mon petit-déjeuner (quand j’en prends) en lisant. L’avantage c’est qu’en plus, comme ça, je mange plus lentement. Après, faut que le petit-déj s’y prête. Par exemple, je mange pas de toasts avec un livre, parce que je mange les toasts avec les doigts et je veux pas salir mon livre. Mais si je mange avec une cuillère, là c’est bon (mais je fais gaffe, quand même).

 

 

  • Qu'est-ce qui fait que tu aimes un livre (l'intrigue, les personnages... ?) ?

C’est certainement un tout, mais je privilégie généralement les personnages. Bon bien entendu, c’est pas une science exacte, mais de façon générale, à moins que la fiction soit vraiment courte, j’ai du mal à m’intéresser à une histoire si elle arrive à des personnages qui, eux, ne m’intéressent pas pour une raison ou une autre. C’est surtout vrai pour les séries et les livres. Parce que ça prend plus de temps à suivre qu’un film, donc j’ai besoin d’une raison de tourner la page ou passer à l’épisode suivant. C’est pour ça que j’adore Stephen King, qui privilégie toujours ses personnages et nous fait vraiment rentrer dans leur tête, si bien que je les trouve fascinants même quand je ne les aime pas. C’est aussi pour ça que Song Ji Na est une de mes scénaristes de Kdramas favorites : même quand ses intrigues ne sont pas 100% solides, elle a un don pour les personnages, donc j’aime toujours vraiment ses dramas.  Mais bien entendu, je te sors une généralité, là. Parce qu’il doit y avoir des exceptions à ma règle. N’empêche que je dirais que c’est la règle. 

 

 

  • Y-a-t-il un genre littéraire que tu n'aimes pas? Pourquoi?

Je… ne crois pas ? En général, je dirais quand même que je suis moins attirée par non-fictions, mais ce n’est pas vraiment parce que je déteste ça, c’est juste parce que quand je lis un livre, qui est quand même un support où on peut tout créer, j’ai tendance à me tourner plus vers la fiction (et je suppose que c’est aussi pour ça que j’ai un faible pour la fantasy, la SF, l’horreur surnaturelle, etc). Ce dans quoi j’ai le plus de mal à me jeter, sont souvent les biographies et autobiographies, à moins vraiment que la figure présentée me passionne particulièrement. Mais bon, après, ce n’est pas que je n’aime pas le genre, plutôt qu’il ne m’attire pas, donc si on me dit de lire une autobiographie en m’en ventant les mérites, je suis prête à tenter le coup, et il y a de grandes chances que cela me plaise.

 

 

  • Un livre qui t'est littéralement tombé des mains, ou que tu as lancé avec violence à l'autre bout de la pièce, bref, que tu n'as pas pu ou pas voulu finir. Un livre qui t'a mise en colère ?

Je ne veux pas dire de bêtise, mais je ne crois pas que ça me soit déjà arrivé de lâcher/balancer un livre. Il y a des livres qui ne m’ont pas plu, mais je n’arrive pas à me souvenir de la dernière fois qu’un livre m’a réellement mise en colère, et qui plus est, à ce point. Je me souviens avoir été supra frustrée à la fin du dernier tome de Twilight, mais je ne l’ai balancé nulle part. En fait, je me demande si c’est une question de timing ? Je lisais énormément à une époque où je me mettais rarement en colère contre de la fiction, et maintenant que ça m’arrive, je lis moins, donc forcément, j’ai moins de chance de tomber sur un truc qui m’énerve franchement.

 

Oh ! En fait, non, attends, ça m’est arrivé récemment ! C’était Rage de Stephen King (et je devrais sortir une vidéo sur la question en septembre ou octobre), et j’ai détesté ce livre, qui m’a profondément irritée. Je l’ai balancé nulle part, mais heureusement qu’il était court.

 

 

  • Tu es plutôt curieuse : y a-t-il néanmoins des livres que tu fuis comme la peste ?

Fuir comme la peste, non, je ne pense pas. Il y a des livres vers lesquels je ne cours pas, mais je ne pense pas les fuir comme la peste non plus. Par exemple, c’est vrai que je ne risque pas de me jeter sur 50 nuances de Grey, vu tout ce que j’en ai entendu, et les extraits que j’ai lus. Après si une amie me passait le bouquin en me disant « c’est un de mes romans favoris, lis-le », je pense que je le ferais (bon, avec un degré minimal d’enthousiasme, et peut-être pas rapidement, mais je le ferais). De même quand je vois certaines couvertures de chick-lit, j’ai tendance à me dire que je vais plutôt lire autre chose, mais si on m’en passe ou conseille un, je veux bien le lire (en vrai, je me dis qu’il serait temps d’ailleurs, parce que j’en ai pas beaucoup lu de la chick-lit et je me dis que je dois avoir beaucoup de préjugés à la con).

 

 

  • Y a-t-il des cas où le battage médiatique a ruiné ta découverte / ton expérience de lecture d'un livre ?

Le battage médiatique non, parce que je lis assez rarement des livres d’actualité, et la suis très peu (par contre pour les films, par exemple, c’est une autre question).  En revanche, récemment, j’ai lu D'un monde à l'autre de Pierre Bottero, et ça m’avait été tellement hypée qu’en découvrant le premier volume, que j’ai somme toute trouvé moyen (et aurais trouvé moyen sans la hype, mais la suite rattrape bien le coup) j’ai été déçue. Je ne dirais pas que tout le battage autour m’a gâché le livre, mais ça avait fait monter mes attentes, et donc forcément, je suis tombée de plus haut.

 

 

  • Quels sont les livres qui te font le plus de l'oeil en ce moment ?

En ce moment, j’ai bien envie de relire le Roman de la Momie de Théophile Gautier :) Je suis retombée sur un vieux numéro de Je Bouquine, dans lequel il y avait une BD présentant ce roman, et ça m’a fait réaliser que je ne l’ai pas lu depuis un bail. Oh et aussi, j’ai envie de relire L’Eau des Collines de Marcel Pagnol. Et après il y a évidemment des tas de livres que j’ai envie de lire (dont seulement 60% de Stephen King !!!) mais si je les énumérais, on s’en sortirait pas, et en plus ça change tous les jours, haha.

 

 

  • Y a-t-il des livres que tu lirais bien autrement qu'en traduction mais bon voilà, tu ne parles pas/ ne maîtrises pas assez bien cette langue ?

TOUS LES ROMANS JAPONAIS QUI NE SONT PAS TRADUITS BORDAYL T.T En fait, idéalement, j’aimerais bien pouvoir lire absolument tous les livres que je lis dans leur langue originale, mais surtout, il y a des tas de romans que je veux lire qui n’ont jamais été traduits (Kotaro Isaka, pourquoi ? T.T)  Cela dit, ta question semble plutôt m’interroger sur des livres que je voudrais lire dans leur langue originale parce que la traduction existante n’est pas excellente, ou qu’on y perd forcément, donc… encore une fois, oui : et surtout les romans japonais, encore une fois (mais chinois et coréens aussi, c’est juste que j’en ai moins lus). Parce que la construction de leurs phrases sont très différentes des nôtres, et que parfois dans les traductions, on se retrouve avec des rythmes pas très naturels, parce que, par exemple, le traducteur a dû faire une périphrase pour exprimer une notion qui devait tenir en trois kanjis en japonais. Cela ne se sent pas toujours, mais des fois si, ou plutôt : j’ai l’impression de le sentir (non parce que le traducteur connaît mieux que moi son boulot, hein), et du coup, j’aimerais bien pouvoir découvrir la version originale, pour voir ce que ça donne.

 

 

  • Ton poète/ta poétesse favori(te)

Je ne suis sincèrement pas très branchée poésie. Enfin, ce n’est pas que je n’aime pas ça, je trouve cela joli à lire, mais ça me parle moins que la prose, et il n’y a que trois poètes dont je puisse vraiment dire que j’ai lu plus que quelques poèmes : Victor Hugo, Baudelaire et Shakespeare. Oh et William Blake, donc quatre, pardon (et que du récent et original, donc). Mais s’il y a des poèmes d’eux que j’aime beaucoup, j’ai le sentiment qu’avoir un/e poète/sse favori/te impliquerait d’en connaître un ou une mieux que ça, et d’avoir plus d’éléments de comparaison. Si je devais vraiment choisir, alors en faisant fi de toute originalité, je citerais quand même Baudelaire, parce que j’ai essayé très fort d’être lui quand j’avais un skyblog dark et torturé (spoiler : j’ai échoué) :D

 

 

  • Le/la méchant(e) de fiction que tu préfères ?

Fiction… toutes fictions confondues ? O.O Eh mais tu es fou, toi ! Je ne peux absolument pas répondre à une question pareille, il y a beaucoup trop à considérer. Du coup, je vais tricher, et dire Milady des Trois Mousquetaires, parce que même si je ne suis pas certaine que ce soit toujours vrai, j’utilise son « nom » en pseudo depuis plus de dix ans, et ça compte pour quelque chose niveau attachement :D

 

 

  • Le personnage secondaire que tu as préféré au protagoniste principal et sur lequel tu aurais bien lu un spin-off ?

Mmh, c’est risqué comme idée, parce qu’un personnage secondaire qu’on kiffe, est parfois attrayant juste parce qu’il est « à petite dose ». Là comme ça, les trois personnages qui me viennent à l’esprit sont deux personnages de BD : Gauvain de Prince Valiant et Kurdy de Jeremiah (j’avais aussi pensé à Cush de Corto Maltese, mais on peut dire qu’il a presque eu son spin-off avec les Scorpions du Désert). Les deux ont en commun d’être des personnages plus funs (et à la morale plus douteuse aussi, c’est vrai) aux côtés de « bons gars ». En clair ce sont les Han Solo à leur Luke Skywalker. Et j’ai rien contre Luke, j’ai juste toujours plus eu un faible pour Han Solo. Ou pour Tulio plutôt que Miguel. Bref, vous voyez l’idée. Et entre les deux, je pense que je vais choisir Gauvain, car j’étais follement amoureuse de lui, et que c’est vrai que j’aurais bien aimé voir tout une série de BDs sur sa personne.

Gauvain - Kurdy - CushGauvain - Kurdy - CushGauvain - Kurdy - Cush

Gauvain - Kurdy - Cush

  • Le personnage le plus ennuyeux que tu aies jamais vu !

… m’est certainement complètement sorti de la mémoire. C’est chaud comme question, car je pense à des personnages ennuyeux, mais du coup je me dis que si j’y pense, c’est qu’ils m’ont marquée un minimum, et qu’il doit y avoir plus ennuyeux que cela… Essayer de me souvenir du personnage qui m’a le moins laissé de trace en mémoire = mindfuck, un peu. Donc, euh, joker ? Je peux appeler un ami ?

 

 

  • Le(s) personnage(s) de livre qui te ressemble(nt) le plus ?

T.T pourquoi tu poses des questions dures comme ça ? J’ai changé d’avis, la méchante de fiction que je préfère, en fait, c’est toi, parce que tu es sur internet donc je sais pas si tu existes, donc tu es peut-être de la fiction, tu es méchante et me tortures, mais au fond, je t’aime bien quand même. Je pense sinon que dans mon enfance, je me suis beaucoup identifiée à Sophie des Malheurs de Sophie. Parce que je faisais beaucoup de conneries, avais l’impression d’être punie tout le temps, et qu’on me sortait beaucoup du « regarde tes cousins/les voisines, elles/ils sont sages comme des images elles/eux ! » (j’avais quand même une situation moins triste que la sienne, mais à l’époque j’avais pas tout enregistré). Et une autre héroïne à laquelle je me suis beaucoup identifiée en grandissant, c’était Joséphine March, des Quatre Filles du docteur March, parce qu’elle était colérique comme moi, et aspirait aux mêmes ambitions d’écriture. Maintenant, ce sont des personnages auxquels je m’identifiais, ça ne veut pas dire qu’ils me ressemblent. Jo était même plus un modèle, même. Non, si je devais choisir des personnages qui me ressemblent… alors je n’ai rien qui me vienne vraiment… Ou en tout cas, personne qui me ressemble telle que je suis maintenant. Parce que si un tel personnage existait dans un roman, le roman serait vite chiant. « Elle se leva et alluma son ordinateur. Elle contempla l’idée de sortir ou faire quelque chose. Elle renonça. Fin. » (mais au moins ce serait bref :D)

 

 

  • Combien as tu de meubles pour ranger tes livres (étagères, bibliothèques, tiroirs, commodes etc...)?

Mes livres à moi, j’ai deux meubles pour les ranger + quelques cases noires supplémentaires pour le Stephen King (en vrai j’ai pas du tout choisi la couleur, c’était un meuble du salon dont on n’avait plus besoin qu’on allait remiser, et j’avais besoin de place de rangement… mais ça tombait plutôt bien :D) Comme c’est plus facile de vous montrer directement (cliquez sur les images pour les voir en grand et en entier) :

[Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4 [Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4
[Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4 [Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4
[Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4 [Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4
[Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4 [Envolée narcissique] Interview par SALT, pt. 4/4

 

  • Parle nous de ta période "obsédée par le Moyen-Âge".

Il n’y a pas grand-chose à en dire, en fait. Je crois surtout que j’étais fascinée par les costumes, et les grands héros, genre Robin des Bois. Du coup, je m’étais créé cette image d’époque galante et aventuresque, à laquelle je rêvais de me retrouver…. Je crois que ça m’aurait pas plu. Mais à l’époque je bouffais des films et livres sur la question, et j’étais persuadée que c’était la meilleure époque au monde. Je ne comprenais pas pourquoi Marty n’y allait pas, par exemple. Mais de mes obsessions, c’est celle dont j’ai le moins de souvenirs précis, je sais juste que j’ai écouté Era en boucle pendant un moment, et que je gardais les magazines qui en parlait sous mon lit. D’ailleurs, en les ressortant, ils parlaient effectivement de famine, maladie, et tout ça, mais à côté de ça, ils détaillaient aussi toute la mode féminine des nobles, et du coup pff, la peste, ça paraissait queudale. J’avais pas exactement mes priorités dans l’ordre.

 

  • En dehors de Peter Pan, quels étaient tes livres/séries de livres/auteurs préférés quand tu étais enfant (en primaire) ?

*essaie de racler sa mémoire* Alors, on avait Rougemuraille, de Brian Jacques, que j’aimais beaucoup (et du coup j’avais le béguin pour un rat, mais ça n’avait rien de nouveau, j’avais aussi le béguin pour Justin dans le Secret de Nimh, donc bon… j’avais pas super la notion des espèces question crush à l’époque… ou des êtres vivants d’ailleurs, vu que je crushais aussi sur Lumière dans la Belle et la Bête), et je lisais un peu de Marie-Aude Murail, et d’Evelyne Brisou-Pellen, avec une préférence pour la série des Garin Trousseboeuf (mon côté moyen-âgeux tu comprends... d'ailleurs Rougemuraille aussi c'est dans le thème). Et j’avais tous les Clubs des Cinq que je relisais en boucle, même que j’avais le béguin (encore) pour Mick et Claude (qui était clairement mon personnage favori), et que du coup, comme je pouvais pas les sortir du bouquin, je les shippais (enfin, ma version du shipping de l’époque, donc c’était pas supra poussé non plus) ensemble (j’avais pas non plus trop la notion de parenté, niveau ship). J’ai voulu tenter certaines des adaptations à la télé pour voir, mais je me suis heurtée à un souci : j’ai un crush résiduel, et la série m’a rappelé que ces gosses avaient 12 ans… c’était clairement pas conciliable xD

 

 

  • Ton livre de SF préféré (pas le droit de dire Dune, je sais que c'est un mensonge :p) ?

:’(

Eh bien, à priori c’est la série Rupture dans le Réel, mais pour être honnête, cela fait un moment que je ne l’ai pas lue, et c’est une série très longue et pleine de personnages, que je n’’ai lue qu’une fois, donc je m’en souviens, mais pas dans les détails, et je me dis que si ça se trouve je suis plus amoureuse de mon souvenir (pas nécessairement fidèle) que du livre lui-même. Je me souviens que j’avais aussi adoré 1984. Le petit souci c’est que, comme tu sais, il y a une longue période de ma vie où j’ai presque cessé de lire (et j’ai lu peu de SF pendant ma pause en plus). Donc il y a des livres que j’ai lus avant la coupure et dont je me souviens, mais de façon floue, et des livres que j’ai lus après la coupure, mais qui n’ont pas vraiment passé le test du « temps » encore. Dans ces livres récents, Childhood’s End et Jurassic Park m’ont tout deux énormément plus, pour des raisons différentes. Enfin les deux contiennent leur part de réflexion, mais Childhood’s End m’a émue, tandis que Jurassic Park était surtout super fun (et un peu effrayant par moment). N’empêche qu’il faut que je relise Rupture dans le réel.

 

 

  • Ton film de SF préféré ?

Cela ne va pas faire très sérieux, mais c’est sans doute le Cinquième Elément. Il y a beaucoup de nostalgie dans ce choix : c’était un de mes films d’enfance favori, et avec ma sœur on le regardait énormément, à tel point qu’on a bousillé la VHS et plus ou moins forcé mes parents à acheter le DVD pour qu’on continue de le regarder en boucle. Je le connais par cœur, et je sais bien que ce n’est peut-être pas le film le plus profond de l’univers (sans doute pas), mais j’adore ce film, c’est une grosse partie de mon enfance qu’il y a dedans.

 

Maintenant si on enlève le facteur nostalgie… je pense que je ne surprendrai personne, mais même si choisir un film est en vérité tâche impossible (j’adore plusieurs films de SF pour plusieurs raisons), je vais répondre Alien, parce que c’est de la SF ET de l’horreur. Donc forcément. Et en plus, Ripley.

 

  • Te trimballes-tu toujours un cor pour signifier aux pervers que le Gondor arrive à la rescousse et qu'ils ont intérêt à fuir très vite ?

Haha, non, non. Le cor a été pendu au mur de ma chambre comme décoration pendant un temps, et maintenant il est rangé quelque part :) Je sais plus où, par contre.

 

  • Sérieusement, pourquoi un cor ? Un sifflet, c'était certes moins digne mais est-ce que ça n'aurait pas été plus pratique ?

Do not question le cor o.o (plus sérieusement, j’en sais rien, je crois simplement que le cor était là, donc…)

 

  • As-tu déjà joué/ aimerais-tu jouer d’un instrument ?

J’aimerais bien savoir jouer de la guitare, mais ça demande tellement d’entraînement que… je suis beaucoup trop une flemmasse en fait. Donc les seuls instruments dont j’ai joué sont la flûte au collège, comme tout le monde j’imagine, un petit piano électronique naze pour enfants sur lequel on tapait plus qu’on ne jouait, … et okay, j’ai vite fait gratté trois cordes de guitare, avant de me rendre compte qu’en fait il allait falloir que je bosse si je voulais savoir jouer quelque chose. Donc j’ai arrêté. J’ai un peu honte, oui.

 

  • Tu ne peux pas vivre sans musique. Est-ce que tu es aussi très branchée concerts ? Si oui, seule ou accompagnée ?

Si je vais à un concert, j’aime mieux être accompagnée. Il m’est arrivé d’y aller seule, mais ce n’est vraiment pas ce que je préfère. Et après, tout dépend de l’artiste. Il y a des artistes et des groupes en particulier (certains plus trop d’actualité ^^’) que j’aimerais voir en live, et d’autres où cela ne m’intéresse pas spécialement. Par exemple, pour tout ce qui est Kpop à présent, je suis parfaitement satisfaite de regarder tout ça en vidéo plus tard, si je regarde. En revanche, j’adorerais voir un quatrième concert de miyavi, parce que c’est une expérience vraiment extra. Je ne suis donc pas branchée concerts en général, mais il y a des gens que j’aimerais voir en live, oui, et pas juste à la télé.

 

  • Est-ce que tu écoutes de la country et si oui, quels artistes ?

Oui, j’aime bien la country ! Après mon souci c’est que je suis vraiment nulle à repérer les différents styles de musique. Donc j’ai du mal parfois à démêler la country du reste, et j’ai peur de dire des conneries. Mais par exemple, j’aime bien Commander Cody, et Emmylou Harris, et Johnny Cash (ça par exemple, je sais pas si c’est bon comme réponse ?), et Dolly Parton, et Taylor Swift à l’époque où elle en faisait (enfin je l’aime bien maintenant aussi, mais pour le coup je sais qu’elle fait plus de la country, là)… mais je mélange toujours la country avec la musique folk, je n’arrive pas bien à savoir quelle est la différence. Mais des fois je tape « country music » dans youtube, je cherche une playlist, j’écoute, et généralement, j’aime une bonne partie de ce qu’il y a dans la playlist :D Ce n’est donc pas tellement que j’écoute des artistes en particulier (au-delà de ceux que j’ai cités) mais plus que j’ai des chansons que je garde dans mes playlists de vrac. Par exemple dernièrement, j’ai ajouté 1000 miles par Dwight Yoakam, Tulsa Time de Don Williams (que je connaissais par Eric Clapton avant ça, et j’aime bien Eric Clapton, d’ailleurs, mais pour le coup c’est pas de la country), et City of New Orleans d’Arlo Guthrie (que j’aime aussi beaucoup par Johnny Cash).

  • Tu penses reprendre de temps en temps tes articles "Mila est dans le coup" sur les TOP10 des charts ?

Non ^^ Honnêtement, je ne suis plus très à l’aise pour parler de musique, parce que je n’y connais rien,  et qu’avec le temps, ça a fini par franchement me déranger. Clairement, Mila n’est pas dans le coup :(

 

  • Ton opinion sur la musique des années 80 (synthétiseur & cie) ?

Y avait du bien et du moins bien ? Arf, tu vois, c’est pour ça que je peux pas écrire d’article sur de la musique : j’adore ça, j’écoute de tout, mais la vérité c’est que je m’y connais pas du tout. Cela dit, j’aime bien les synthé :D Et d’ailleurs, c’est pour ça que j’ai toujours bien aimé Infinite. Enfin pas que pour ça, mais ça fait partie de l’équation. L’équipe de composition Sweetune (qui a beaucoup composé pour Infinite, bossant sur certaines de mes chansons favorites telles que The Chaser, Before the Dawn, Be Mine, et bien sûr Paradise) me plait pour cette raison. Je ne peux pas te donner d’avis sur la musique des années 80 en général, parce que je ne m’y connais pas vraiment en histoire de la musique, mais c’est clair qu’il y a des tas d’artistes et groupes que j’aime qui bossaient dans les années 80s. Et en matière de ce qui m'évoque vraiment les années 80, j’ai un faible pour Eurythmics, a-ha, A flock of seagulls, … et d’autres auxquels je ne pense sans doute pas. Mais vraiment en musique, je suis la fille qui va lancer youtube en random, piocher des tas de chansons qu’elle kiffe, et les écouter sans trop faire gaffe au genre ou à l’époque. Je sais des trucs basiques (donc oui, je place pas Madonna dans les années 50 par exemple xD) mais pas assez pour te donner une opinion sur toute une décennie de musique.

  • Quels sont tes morceaux préférés de Parov Stelar?

Ce n’est pas très original, mais celui que j’écoute le plus est Booty Swing, j’adore ce morceau, je le trouve super entraînant.

J‘ai aussi un faible pour All Night, en grande partie parce que j’ai beaucoup regardé la vidéo de JSM dansant dessus (ça m’hypnotise complètement) :

Et j’adore Jimmy’s Gang :

Ainsi que Nowhere :

J’aime vraiment bien Ragtime Cat et Charleston Butterfly, aussi. Mais je pense que Booty Swing et All Night sont mes deux favorites.

 

 

  • Quelles sont les différences entre les clips de Jpop et de Kpop, s'il y en a ?

Les clips de Kpop sont plus faciles à trouver en entier et en bonne qualité.Non, plus sérieusement, j’ai un peu décroché de la s, donc je ne saurais pas faire une comparaison. A l’époque où je regardais vraiment des clips de Jpop et Kpop, mon impression générale était que les clips de Kpop étaient plus léchés, plus parfaits, avec des chorégraphies plus impressionnantes et surtout mieux exécutées, mais en contrepartie des concepts souvent moins surprenants. Mais faut dire aussi que je regardais quand même surtout des clips de la Johnny’s Entertainment, donc ce n’était pas supra représentatif. Je notais quand même aussi que quand un groupe de Kpop sortait un clip au Japon, on avait toujours le sentiment que le budget avait été revu à la baisse, et en général, j’avais le sentiment qu’il y avait plus d’argent dans les clips de Kpop que de Jpop (ce qui ne signifie bien entendu pas que certains clips de Jpop n’ont pas de gros budgets). Je ne pense cependant vraiment pas avoir une vision suffisamment d’ensemble, et suffisamment actuelle pour faire une comparaison qui ne soit pas complètement à côté de la plaque. Donc je vais rester sur cette réponse : souvent, il y a du coréen dans les clips de Kpop, et moins dans les clips de Jpop :D

 

 

  • Tu as (vaguement) l'idée de faire un projet Tour du monde pour les films. Quid des musiques ? Sans aller dans quelque chose d'aussi systématique, est-ce que tu écoutes des musiques en dehors de la musique anglophone, francophone, Jmusic/Kmusic/Cmusic/Twmusic et musique de films Bollywoodiens ? (Genre, je sais pas, moi, de la musique Sud-Africaine non anglophone?)

Pas spécialement, mais de temps en temps. Dernièrement je suis tombée sur du trap indien et arabe parce que je suis tombée sur une chaine youtube qui fait les deux. En fait, non, je ne fais pas sciemment de tour du monde, mais comme ma méthode est essentiellement de suivre les recommandations de youtube, il m’arrive de tomber sur des artistes ne correspondant pas à ce dans quoi je traine le plus, et je fais pas vraiment de discrimination niveau genre ou langue, donc oui dans le tas y a de la musique sud-africaine non-anglophone (du Brenda Fassie, par exemple). Je ne vais pas la chercher et youtube ne m’oriente pas directement dessus, donc il n’y en a pas des masses cela dit ^-^

  • Tu récupères sur ton Ipod la musique familiale, je crois. Est-ce qu'en plus de ces échanges rituels (ou du moins, habituels) vous discutez entre vous de vos dernières découvertes musicales etc. ?

On le faisait un peu. Mais à présent, je récupère bien moins la musique familiale, parce que c’était surtout à une époque où on passait tous souvent à la maison, si bien qu’on mettait tous nos disques sur le même pc. Maintenant, on ne le fait plus trop. Avec Bibi, quand on vivait ensemble, cela dit, souvent, avant de manger, on se posait, et on se faisait écouter deux chansons chacune. A la base ça avait commencé parce que je voulais lui faire écouter/voir de l’Asiapop pour qu’elle sache ce que j’écoute, mais j’avais aussi envie savoir ce qu’elle écoutait elle, et c’est comme ça que j’ai découvert plein de trucs cools, comme Rodrigo y Gabriela, ou Pogo, par exemple.

 

  • Comment as-tu fait pour t'occuper du lapin de ta sœur en ayant peur des animaux ? O__O

Je n’ai pas peur de tous les animaux : ils me mettent mal à l’aise. Pour différentes raisons. Certains, j’en ai peur, d’autres, j’en suis dégoûtée, certains, j’ai peur de leur faire mal si je les touche, d’autres me stressent parce que je ne sais pas ce qu’ils pensent… bref, y a malaise avec quasiment tous les animaux, mais pour des raisons différentes pour chaque. Après, quand je suis au contact du même animal pendant longtemps, le malaise s’estompe, et je peux même m’attacher. Enfin avec Kiwi (le lapin, donc) je dois admettre que j’ai eu du mal, parce que jusqu’au bout, quand je la soulevais, j’avais super peur de lui faire mal, donc je n’osais pas trop trop. Et elle me déprimait, aussi, cette lapine, parce qu’à la base ma sœur l’avait prise chez elle quand elle avait sa grande maison et son jardin, et voilà qu’elle se retrouvait subitement dans une cage dans un appartement parisien, et je la trouvais malheureuse, donc je me sentais quotidiennement coupable, et donc encore plus mal à l’aise. Quand on la sortait, elle tremblait, elle était stressée je pense, et ça me terrifiait, j’avais peur qu’elle soit trop apeurée, qu’elle aille mal, et ça me donnait envie de pleurer (maintenant aussi, d’ailleurs). Des fois en fait, c’est pas tant que j’ai peur des animaux, c’est que j’ai peur pour eux et me sens impuissante, parce que j’ose pas m’approcher, ne sachant pas quoi faire, ou si je lis bien les signes, donc y a quand même stress et malaise. Par exemple, y a quelques jours, un oiseau s’est cogné dans notre vitre de porte-fenêtre, et c’était terrible parce qu’il était inconscient, j’avais peur qu’il soit mort (je gère mal les animaux morts, émotionnellement), je voulais pas le laisser là parce que je craignais que sinon il se fasse bouffer par un des nombreux chats du quartier, mais en même temps, j’ai pas peur des oiseaux (bon pas tous) mais oui, ils me stressent, et en plus il était tout petit, j’avais peur de le toucher et de lui casser quelque chose, donc j’étais en mode « profond déchirement » parce que je pouvais ni le regarder mourir ni l’aider (heureusement mon père s’en est chargé, lui a fait un mini-nid, et mis à l’abri des chats le temps qu’il se réveille et s’envole à nouveau, il était juste sonné.)

  • Si tu as toujours quelque part le manuscrit que tu avais essayé de faire éditer quand tu étais jeune et fougueuse, on peut avoir l'incipit (enfin, juste la première phrase) ? :D

Honnêtement, ce serait avec plaisir, mais je ne sais absolument plus où je l’ai rangé… cela commençait par un truc du genre « Le soleil se couchait sur les volets gris des maisons lorsque le ballon entra dans la ville, aussi violet que les rumeurs l’avaient décrit ». Mais je ne peux pas garantir à 100% que c’était ça. Pour me rattraper, j’ai plein de débuts pour toi, si tu veux (vous pouvez sauter tout ça en cliquant ici) :

 

De Lucia, une nouvelle longue qui devait raconter l’histoire d’une femme plaquant toute sa vie pour renouer avec ses rêves d’artiste :

Le dessin n’est pas terrible. J’avais voulu représenter un coucher de soleil, mais ce n’est qu’une tâche rouge, noyée entre une étendue noire, et une ligne verte.

 

D’une nouvelle longue sans titre qui devait raconter l’histoire d’une lycéenne fatiguée d’avoir la vie la plus « ni bonne ni mauvaise » du monde (avec le recul c’était vraiment une histoire de merde):

Sur scène, le groupe jouait The Wizard, massacrant la chanson avec une passion qui aurait pu leur valoir une récompense.

 

De Le voleur de songe (qui devait être mon chef d’œuvre de fantasy :D), dont j’avais d’ailleurs mis les premiers chapitres sur ce blog pour avoir des avis (du coup, c’est une version 2.0, j’ai plus l’ancienne), vers 2008 je dirais :

Elle fuit.

Depuis combien de temps, elle ne sait pas, mais elle court, de plus en plus vite, et les nuages s’amoncellent derrière elle. L’orage s’annonce, la pluie commence à tomber, le tonnerre gronde. La foudre éclaire parfois la scène. Terrifiée, sans savoir de quoi exactement, son cœur bat de plus en plus fort et elle a un peu de mal à respirer, mais elle ne s’arrête pas. Son esprit est vide, elle ne sait plus qu’une chose : elle doit s’enfuir à tout prix. La menace grandit dans son sillage, elle la sent qui se rapproche de plus en plus. Les bruits de pas claquent sur le sol mouillé comme une grève et leurs sons résonnent dans sa tête comme une alarme la pressant de courir encore plus vite. Il ne faut surtout pas qu’elle s’arrête, il ne faut pas que la chose derrière elle l’attrape ou alors ce serait la fin, elle en est certaine. Mais elle perd du terrain, elle s’essouffle trop. Elle sait que bientôt, elle n’aura plus la force d’avancer. La chose se rapproche inexorablement. 

Les éclairs ont disparu à présent, mais le tonnerre gronde toujours. L’obscurité se fait de plus en plus présente. Toujours plus épaisse, elle en est presque étouffante, et les étoiles qui brillaient faiblement l’instant d’avant sont à présent cachées par les nuages.

 

Et de ce que j’ai de plus récent, je peux même te laisser lire une bonne partie du début (encore une fois, pour sauter tout ça, vous pouvez cliquer ici). A vrai dire, c’est vraiment l’histoire que j’aimerais continuer, et peut-être mettre sur ce blog, encore une fois pour recueillir des avis, mais je n’ai pas une confiance en moi (ou en ma régularité de ouf, parce qu’en vrai même ce début date un peu) suffisamment développée pour ça. Anyway. Here goes nothing :

 

Croisant le regard menaçant que lui lançait le professeur du bas de l’amphithéâtre, Mel se tut, et fit signe à son amie qu’elle terminerait son histoire plus tard. Dans un autre cours, le brouhaha général aurait couvert le récit de ses mésaventures de la veille, mais le jeudi après-midi, dans l’amphithéâtre de Mr. Poix, il régnait toujours un silence de mort. Personne n’y avait le courage de chuchoter à son voisin, et même lorsque le professeur leur posait une question, c’était à peine si les élèves osaient élever la voix pour y répondre, tant ils craignaient le regard glacial et désapprobateur que leur adresserait Mr Poix s’ils avaient le malheur de dire une idiotie. Ce qui, aux yeux de leur professeur, ne manquait jamais. Mr Poix était de ces personnes dont la culture impressionnante semblait n’avoir aucune limite, mais qui, loin de la partager avec enthousiasme et bienveillance, s’en servait au contraire comme d’un piédestal du haut duquel il tirait un plaisir non dissimulé à mépriser le reste du monde, et en particulier ses élèves. Ne s’attendant pas à ce que ceux-ci apprennent quoi que ce soit, il ne reprenait pas ceux qui se contentaient de ne pas suivre le cours, mais en revanche, il avait le bruit en horreur, et les sourcils froncés, il fixa Mel du regard quelques secondes encore. Lorsqu’il détourna enfin les yeux, la jeune femme poussa un soupir de soulagement, se laissa glisser sur la table, et enfouit son visage dans ses bras croisés, profitant du calme de la pièce et du radiateur pas trop éloigné qui diffusait sa chaleur dans sa direction. Pendant quelques minutes, les yeux fermés, elle s’écouta respirer, puis peu à peu, la voix de Mr. Poix s’évanouit jusqu’à n’être plus qu’un simple bruit de fond, et elle sentit qu’elle était sur le point de s’endormir pour de bon. Dans un dernier sursaut de lucidité, elle pensa qu’il serait peut-être plus sage de se redresser, de se secouer, et de prendre le cours en note, mais la fatigue était bien trop forte, et sa volonté de la combattre bien trop faible : rendant les armes, Mel se laissa glisser dans le sommeil.

 

Cependant, à son grand damne, sa sieste ne dura que trop peu, et une heure et demie plus tard à peine, Agathe la tira de son sommeil, la secouant énergiquement, faisant preuve de son manque de délicatesse habituel.

 

-              C’est bon, c’est bon, grogna Mel en se redressant sur sa chaise. Je suis debout, voilà.

-              Je t’ai pris un sandwich à la mozzarella, fit Agathe en lui tendant le sandwich en question.

 

Avec un bâillement, Mel hocha la tête en signe d’appréciation, puis promena un regard encore endormi sur la salle. L’amphithéâtre était vide, les élèves étant tous en train de faire la queue au restaurant universitaire, voire à la grande surface du coin pour ceux que le menu proposé par l’université ne tentait pas.

 

-              Comment s’est passé le cours ? demanda t-elle tout en se débarrassant du plastique qui emballait son repas. J’ai raté quelque chose ?

-              Pas vraiment. Mais et hier soir alors ? Tu as sérieusement passé la nuit ici ?

 

Mel acquiesça en silence, et mordit dans son sandwich, constatant qu’elle avait bien plus faim qu’elle ne s’en était rendu compte. Ca ne la surprit pas : elle avait après tout passé toute la nuit dans l’université, et n’avait donc rien avalé depuis le déjeuner de la veille.

 

-              Mais comment ça se fait ? Il n’y a pas quelqu’un qui fait le tour avant de fermer ?

-              Apparemment pas partout. Les grandes portes sont fermées automatiquement, et je m’étais endormie dans un coin un peu planqué. Je suis crevée tout le temps ces derniers temps, je m’endors n’importe où.

-              Et ton portable ? fit Agathe. Tu aurais pu appeler quelqu’un !

-              Il était complètement déchargé.

 

Son amie poussa un long soupir, et roula les yeux : Mel était une habituée de ce genre de choses. La jeune femme se servait moins souvent de son téléphone qu’elle ne le laissait tomber par terre (le pauvre appareil avait désormais un pied bien ancré dans la tombe), et oubliait sans cesse de le charger, ou bien le laissait silencieux au fond de son sac pendant des jours. La moitié du temps, elle était injoignable, ce qui avait le don d’agacer son amie.

 

-              De toute façon, je ne sais pas qui j’aurais appelé. Je crois que je m’en serais voulu de tirer quelqu’un de son lit juste pour venir m’ouvrir.

-              Certes. Mais au moins tu aurais eu un moyen de contacter le monde extérieur si besoin. Ca a du être complètement flippant de rester ici toute la nuit,… surtout pour toi.

 

Et ça l’avait été. Oh, oui, ça l’avait vraiment été.

 

Mel avait toujours trouvé les grands bâtiments vides un peu effrayants, mais elle ne s’était jamais trouvée seule dans l’un d’entre eux. Lorsqu’elle s’était réveillée dans le petit recoin où elle s’était endormie, et avait constaté qu’il faisait nuit et que les bruits un peu éloignés des conversations ne lui parvenaient plus, elle n’avait pas tout de suite réalisé ce qui lui arrivait, mais après s’être levée et avoir un peu marché dans le couloir désert, elle avait fini par regarder sa montre et comprendre la situation. Aussitôt, elle avait repensé à tous les films d’horreur qu’elle avait regardés lors de ses années de lycée, et des dizaines de scénarii lui avaient traversé l’esprit, tous plus terrifiants les uns que les autres. Tremblante, sursautant à chaque bruit, imaginant des fantômes derrière chaque porte, et hésitant entre raser les murs pour ne pas rester trop en évidence, et en marcher loin pour éviter les bras qu’elle craignait de voir en sortir,  Mel avait lentement, très lentement, marché jusqu’au seul endroit de l’université où elle se sentirait en sécurité : la bibliothèque. D’un point de vue stratégique, en cas d’attaque de zombies par exemple, ce n’était pas le meilleur endroit où se trouver : des travaux de rénovations rendaient impossibles à fermer les portes déjà difficiles à barricader en temps normal. Mais c’était précisément ce qui lui permettrait d’entrer, et elle passait tellement de temps dans cette bibliothèque qu’elle lui était devenue plus familière que toutes les autres pièces du bâtiment. Par ailleurs, si son esprit angoissé (et de moins en moins encombré d’une rationalité typiquement diurne) lui faisait imaginer une créature aux dents tranchantes et aux intentions meurtrière dans chaque coin d’ombre, une petite voix soufflait à Mel qu’une attaque de zombies restait tout de même peu probable. Elle n’en avait pas moins saisi de grands ciseaux sur le bureau d’une des bibliothécaires. On ne savait jamais.

 

-              Et ? Pas de zombies ?

-              Non, pas de zombies, confirma Mel avec un sourire dans lequel on pouvait lire l’auto-dérision qui accompagne le lever du soleil lorsqu’on se rend compte que le monstre dans notre placard n’était que des vêtements mal rangés.

 

Mais son sourire n’était pas tout à fait franc.

 

-              Juste une très, très longue nuit dans la bibliothèque, soupira t-elle, et pas mal de paranoïa.

 

Parce que, ça, c’était un mensonge… Et tandis qu’Agathe imaginait avec enthousiasme tous les films d’horreur desquels Mel aurait pu tenir le premier rôle, la jeune femme se replongea dans les évènements de la nuit dernière, repensant à la partie de son histoire qu’elle ne raconterait pas à son amie, de peur que celle-ci la prenne pour une folle.

 

J’ai clairement mis beaucoup de moi dans ce début ^-^ Mais cela s’éclipse pas mal dans la suite, pour le coup.

  • "J'ai essayé d'écrire de l'horreur [...] mais je me suis faite tellement flipper que j'ai dû arrêter" >> Ca parlait de quoi ? Un monstre contorsionniste avec un corps élastique, de très longs doigts fins et la tête de Marylin Manson qui imite la voix des gens que tu aimes depuis ton placard ? :o

Eh bien… oui, pas loin, haha. En fait, je limitais énormément les descriptions, l’idée étant de donner juste quelques détails, mais de laisser les gens combler les vides, car je trouve toujours plus flippant ce qu’on ne décrit/voit pas entièrement. Justement parce qu’on comble les trous avec ce qui nous fait peur à nous. Ce que j’avais fait. Et du coup je flippais. C’était aussi l’histoire où j’avais mis le plus de moi. Dans le texte précédent, ça commence comme ça, mais ça s’estompe. Dans l’histoire d’horreur (au titre provisoire ILOLI, et oui, il y avait une raison) pas vraiment. Cela commençait alors que l’héroïne allait rendre visite à une amie, et faisait un cauchemar éveillé, à propos d’une créature (pensait-elle) rôdant autour d’elle, affamée. Un truc qui m’est véritablement arrivé, et c’est une des expériences les plus terrifiantes de ma vie. Puis, elle rentrait chez elle, n’arrivant pas à se départir de l’impression qu’elle avait été suivie. Mais elle arrivait à se changer les idées, sauf qu’au bout d’un moment, elle n’y arrive plus et tout ressurgit, la chose se fait de plus en plus agressive et présente, tandis que toute sa vie se barre en sucette. Elle commence les crises d’angoisse, elle n’arrive pas à trouver du travail, elle ne dort plus, elle laisse s’effilocher ses relations avec les autres, etc. Et elle ne sait plus trop si elle pète les plombs à cause de la chose en question, ou si la chose en question est juste là parce qu’elle pète les plombs, la chose elle-même (quand elle commence à lui parler) se foutant de sa gueule, en lui disant que c’est quand même drôlement improbable son scénario, que les monstres ça n’existe pas. Et bien entendu, le dérèglement, l’hypocondrie, les crises de panique, c’était ce que je vivais quotidiennement à l’époque où j’ai écrit tout ça. Enfin, continué à écrire. J’ai commencé à planifier le truc après le fameux rêve (ou plutôt la série de), qui était en 2012 (j’en avais parlé sur ce blog d’ailleurs ! Vous pouvez lire cela ici : http://www.milady-s-stuff.fr/article-mila-a-tokyo-pt-2-114260743.html C’est au début de l’article) puis j’ai continué à ajouter à l’histoire en fonction  de comment mes angoisses venaient et allaient, et bien sûr je modifiais des tas de choses (ne serait-ce que parce que moi, croyez-le ou non, je n’avais pas de monstre surnaturel aux fesses :D à priori o.o) mais j’ai quand même en gros écrit le pire de mes cauchemars. Enfin. Le début, du coup, vu que j’ai dû m’arrêter.

 

  • Que peux-tu nous dire de la musique bavaroise ?

Absolument rien :D

 

  • Ton estime de ton "moi passé" est très, très basse, mais est-ce qu'il t'arrive quand même d'avoir de bonnes surprises, de retomber sur quelque chose que tu avais produit à une époque révolue et de te dire "Eh, mais en fait je gérais parfois ! Pas mal du tout !" ? (J'espère sincèrement que la réponse est oui. >_<)

Mon ancien-moi, tout en ayant ses gros complexes, se laissait quand même drôlement moins arrêter, elle cogitait moins. Et ça n’avait pas que ses bons côtés (j’ai dit beaucoup de conneries que je regrette), mais c’est aussi ce qui m’a permis de partir au Japon, de me pencher sur des tas de sujets, et de découvrir des trucs, et rencontrer des gens. C’est quelque chose que je lui envie un peu :)

 

En matière de « production »… oui, parfois, je tombe sur un article sur un clip, et je me dis aussi qu’elle avait plus d’imagination que moi, par exemple. Encore une fois, je pense que c’est parce qu’elle avait moins peur de raconter n’importe quoi. Donc même quand un article n’est pas parfait et que j’y trouve des choses problématiques, je me dis aussi que dans certains il y avait une petite part de créativité que je n’ai plus.

Voilà :D

 

 

 

… et c’était la dernière question en fait !

(du moins la dernière que j’ai reçue, mais subitement, au moment de poster j’ai un doute, parce que la fin du mail se terminait ainsi : et que maintenant je me demande si un bout en a été coupé… si oui, au pire, SALT, tu peux me les renvoyer, je ferai un article bonus^^)

 

Quasiment 40 pages plus tard (37, en fait, pour être exacte) nous voici à la fin de cette série de questions, et normalement, vous me connaissez par cœur à présent (si vous avez eu le courage de lire jusqu’au bout, c’est-à-dire, car je me suis pas mal étendue). Et vous avez intérêt, parce qu’il y a un test demain.

 

Merci encore à SALT !

 

 

Tag(s) : #SA2017, #A propos de moi, #Interview, #Blablas

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