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Diffusé en 2015

Sur Dragon TV, Beijing TV

54 épisodes

Ecrit par Hai Yan

Réalisé par Kong Sheng & Li Xue

 

Avec :

Hu Ge >>> Mei Changs/ Lin Shu

Wang Kai >>>  Xiao Jingyan, Prince Jing

Victor Huang >>> Xiao Jinghuan, Prince Yu

Wu Lei >>> Fei Liu

Liu Tao >>> Princesse Nihuang

Chen Long >>> Commandant Meng Zhi

Liu Min Tao >>> Concubine Jing

Ding Yong Dai >>> L’emperreur

Gao Xin >>> Xiao Jingxuan, Prince héritier

Etc, etc, ETC

 

Dontesque ?

Le jeune Lin Shu est emmené à la bataille par son père, général fidèle de l’empereur, mais leur armée est victime d’une machination, ils sont massacrés et taxés de traitrise. Néanmoins, Lin Shu survit, son corps empoisonné transformant son apparence, ce qui lui permet de prendre une nouvelle identité : celle de Mei Changsu. Des années plus tard, il est à la tête du monde pugilistique et est un tacticien réputé, au talent dit « divin » que deux princes se disputent dans leur course pour le pouvoir. Mais Mei Changsu a déjà décidé de placer sur le trôle Xia Jingyan, son ami d’enfance et un souverain en lequel il sait qu’il pourra avoir confiance pour régner de façon juste et pour corriger les injustices du passé.

 

Fiche Ecrans d'Asie : ici

 

~oOo~

J’ai du mal avec les dramas Chinois, pour être honnête. Et parmi des tas de raisons, j’ai souvent du mal parce que, déjà, je ne suis pas habituée à la langue si bien qu’à chaque fois que j’en regarde un, il faut que je me reforme l’oreille (je sais que c’est moyen comme argument, mais que voulez-vous), et ensuite parce qu’ils sont généralement doublés, et que j’ai énormément de mal avec leur doublage, qui fait que le son ne correspond pas toujours au mouvement des lèvres (parfois le doublage est même plus « joué » que ce qu’il y a à l’écran, et on se retrouve avec des bruits de sanglots, alors que le type à l’écran ne sanglote pas du tout), ou ne correspond même pas à la position des personnages (genre on va entendre un personnage au fond plus fort que ceux devant, et dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais en vrai c’est hyper perturbant). Aussi, je venais tout juste de me remettre aux dramas (oui, j’ai réservé cet article un an avant de vous le sortir, je m’y suis prise super à l’avance), j’en étais encore à me remettre dans le bain, et je suis pas supra fan de dramas tournant autour de machinations politiques. Bref j'ai du mal avec la langue, les doublages, les intrigues politiques, et je me relançais à peine dans les dramas, en essayant d'y aller petit à petit.

Du coup, il semblait que le timing était parfait pour me lancer dans un drama historique Chinois de 54 épisodes, surtout un drama d’intrigues politiques dans lequel, forcément, les personnages causeraient beaucoup, en doublé, of course.

Okay, je ne sais vraiment pas ce qui m’a pris. Mais j’avais vu une screencap, ça avait l’air joli, je commençais à préparer cette semaine, j’avais besoin d’un drama Chinois, et je me suis dit « osef YOLO », surtout que pour être honnête j’étais persuadée que je craquerais et jetterais l’éponge à l’épisode 3, et que du coup ça ne me prendrait pas trop de temps. Six jours plus tard, j’avais fini le drama. Je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis à peine rendue compte que j’enchainais à ce point, mais en l’espace de six jours, j’avais regardé les 54 épisodes (et faut compter qu’à ce moment-là, je n’étais pas seule à la maison, parce que sinon, j’aurais certainement fini en 4 jours). Et mon premier réflexe, après avoir terminé l’épisode 54, a été d’aller revoir l’épisode 1. Heureusement, j’ai terminé le drama vers 5h du matin, donc j’étais trop naze pour aller très loin après ça, car sinon je soupçonne que j’aurais vraiment repris le drama au début et l’aurais juste entièrement revu, en 4 jours cette fois. Faut dire qu’à la fin, j’ai eu ce moment qui vient toujours avec les (bons) longs dramas (ou les bonnes séries longues en général), un moment que j’adore, celui où on repense au début, où on se rend compte de tout le chemin qu’on a fait avec les personnages, et où la ligne de départ semble à la fois proche (parce qu’on n’a pas vu le temps passer) et lointaine (parce que la situation des personnages a tellement changé).

Ce n’est pas comme si je n’avais pas eu mes difficultés au début pourtant : le doublage, bien que largement meilleur que dans les autres séries que j’ai vues (j’ai même fini par complètement le zapper vers la fin) provoquait les soucis dont j’ai parlé dans l’intro, j’ai effectivement dû me réhabituer à la langue si bien qu’au début je ne *ressentais* pas autant les personnages que j’aurais pu, vu que je ne captais pas forcément les nuances dans les intonations (à la fin j’en étais à chialer tel un gros caca… #délicatessejecrietonnom), et je dois admettre aussi que j’ai eu du mal à vraiment situer les personnages dans les premiers épisodes, parce que non seulement il y en avait pas mal, mais en plus je ne suis pas familière des noms Chinois, si bien que j’avais un peu plus de mal à les retenir que je n’en aurais eu avec des noms Japonais ou Coréens (au bout d’un moment, cela dit, tout m’a semblé tellement clair que je me suis demandée comment j’avais pu être perdue au début… mais c’est simplement que j’étais vraiment familière des personnages à ce stade). Tout semblait contre moi.  Sauf que, justement : pas tout. J’avais de très bonnes raisons de persévérer.

La première : ce drama est magnifique à regarder. Le premier épisode a bien quelques images un peu kitsh au début, mais il m’a surtout frappée par la beauté de ses décors, et j’ai sincèrement regretté de ne pas pouvoir le regarder sur un écran géant, parce que ça avait l’air fait pour. La richesse des décors en extérieur, et la majesté des décors en intérieur ont été un gros facteur de mon appréciation. Et bien entendu, les costumes n’étaient pas en reste ! Ils m’ont tous vendu du rêve, et j’ai aimé qu’on puisse également y voir un peu de la personnalité des personnages. Après, je ne sais pas si c’est juste que je n’y connais rien en culture Chinoise (enfin, je n’y connais effectivement rien, mais je ne sais pas si c’est ce qui est en cause ici) et qu’ils ne pouvaient pas s’habiller autrement à cause de leur classe sociale, mais autant certains personnages (tels que les princes, par exemple) portaient effectivement un uniforme/un costume allant avec leur rang, autant il m’a semblé que le personnage de Mei Changsu, notre personnage central, aurait pu avoir plus d’accessoires, ou des vêtements plus « riches » (sans aller jusqu’à quelque chose de princier, bien entendu) mais simplement ne le faisait pas. Ce qui se mariait très bien à un personnage qui a tiré une croix sur beaucoup des plaisirs de l’existence pour se concentrer sur ses objectifs. Bon, quoi qu’il en soit, les costumes sont magnifiques, et je veux m’habiller comme toutes les femmes du palais… (mais je doute que ce serait approprié, donc je me contente de baver devant mon écran)

Et les combats étaient également réussis. A moins que vous soyez vraiment allergiques aux gens qui volent dans les airs, c’est-à-dire, car il y a pas mal de ça. Les combats ne sont pas réalistes, mais ils sont faits pour avoir de la gueule, et ils en ont. Il y en a plusieurs que j’ai retenus, dont un en particulier où trois gamins doivent battre un guerrier bien entraîné, et où le combat se transforme en véritable chorégraphie. C’était un joli moment. J’étais contente chaque fois qu’un combat éclatait, pour ma part, car j’étais ravie de profiter du spectacle. Et à la fin, on a même droit à une sacrée bataille, qui est en fait plutôt impressionnante ! A côté de ça, au niveau du ton, j’ai aimé que le drama soit en fait … reposant. C’est-à-dire qu’il ne manque pas d’action, ni de rebondissements, mais (la plupart du temps) personne ne hurle. Les femmes sont particulièrement maniérées, j’étais absolument fascinée par la lenteur et la grâce des femmes du palais, mais les hommes également, se parlaient toujours de manière posée. Bien entendu, parfois ils haussent le ton hein, et c’est pas du tout que les personnages manquent de passion (au contraire), mais ça doit aller avec l’époque de l’histoire et le contexte, il y a une certaine « contenance » aux personnages, et je dois dire que ça m’a plu. Faut dire que c’était à l’époque où Uncontrollably Fond m’avait remise aux dramas pour son ambiance calme et plus silencieuse que la moyenne. Je pense que j’avais besoin de calme à cette époque, que je n’aurais pas pu supporter les gris d’une ahjumma de Kdrama par exemple. Donc oui, j’ai vraiment aimé l’ambiance de Nirvana In Fire, qui m’offrait toute la passion sans m’exploser les oreilles.

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Et, bien entendu, ça aidait que ce que racontaient les personnages sur leur ton calme, soit intéressant. Nirvana In Fire est avant tout de l’intrigue de palais, et la plupart du temps la situation était « Il s’est passé ça, nous avons fait ça, et maintenant il faut savoir comment ça va affecter notre position, comment les autres vont réagir, et comment nous allons réagir en conséquence ». Tout était un jeu d’anticiper les possibilités, et d’y prévoir une réponse. Et autant en général les intrigues de palais ne sont pas nécessairement mon truc, autant dans Nirvana in Fire, j’étais à fond dedans, à réfléchir avec les personnages. J’aimais voir les intrigues se développer, suivre les choses, et essayer de monter des plans avec les personnages. Je n’ai jamais eu le sentiment que la série me prenait pour une imbécile. Au passage, pour un drama qui fait 54 épisodes, c’est assez remarquable que Nirvana In Fire n’utilise quasiment aucun flash-back. Je m’attendais à ce qu’il y en ait plein, mais non seulement le drama se dit que ses acteurs et son script sont suffisamment bons pour faire passer l’émotion, si bien qu’il estime inutile de nous montrer des flash-backs de leur jeunesse perdue, mais en plus il fait confiance à son spectateur pour se souvenir des choses, et ne nous fait pas de rappel toutes les trente secondes. Je ne dis pas qu’il n’y a JAMAIS de flashbacks, mais il y a en a suffisamment peu pour que quand l’un d’entre eux se pointait, ce soit un évènement remarquable. Et pour revenir à ce que je disais, j’étais tout à fait à fond dans les intrigues des personnages, appréciant beaucoup d’avoir à faire à des gens intelligents. Que ce soit Qi Bangruo, la conseillère du Prince Yu (un des deux grands rivaux de Jingyan, le prince soutenu par Mei Changsu, et donc par le spectateur, à moins que vous ayez l’esprit contraire) ou la Concubine Jing (la mère du prince Jingyan) qui manipulait l’empereur avec beaucoup de finesse (la Concubine Jing ou l’art d’utiliser le mansplaining pour faire croire à l’empereur que les idées viennent de lui, en gros), les personnages avaient un cerveau en état de marche et n’étaient pas intelligents parce que le drama nous le disait, mais parce que ça se vérifiait dans les plans qu’ils montaient. Je n’avais pas le sentiment que les gens se faisaient avoir parce qu’ils étaient bêtes, mais simplement parce que Mei Changsu était plus intelligent qu’eux.

Car personne n’est plus redoutable que le « talent divin » Mei Changsu dans ce drama. Comme il dit, être un bon tacticien, ce n’est pas juste réagir à une situation (ce qui est la grande faiblesse de Qi Banguro : elle réagit bien, mais elle ne fait souvent que réagir), mais faire bouger les pions, envisager tous les coups possibles, et avoir une réponse à chacun d’entre eux. Et Changsu semblait avoir toujours une réponse. Parfois je me suis même demandé si ça ne risquait pas un jour d’être lassant, mais en fait non, d’autant qu’il est quand même placé en situation de difficulté quelques fois. Mei Changsu est un personnage que j’ai adoré, et une grande partie du mérite revient évidemment à l’interprète, Hu Ge, qui a beaucoup de charisme. Changsu n’est pas un personnage très « actif », dans le sens où il passe le plus clair du drama assis à former des plans, voire au lit parce qu’il est rongé par la maladie (ayant été empoisonné lors de la tragédie qui a détruit sa vie), mais ça ne m’a jamais semblé frustrant, parce qu’Hu Ge rend toujours le personnage prenant. La prestation est toute en retenue, mais on peut vraiment ressentir les émotions du personnage, et j’ai craqué une ou deux fois, je vous avoue. Je me suis attachée à lui, et chaque fois que sa maladie s’aggravait, j’étais toute inquiète pour lui, à me demander si cette rechute serait la rechute de trop, celle qui le rendrait définitivement trop faible pour qu’il survive à la fin du drama. Et je pense que ce qui m’a fait apprécier le personnage à ce point, au-delà du fait que ce n’est ni la moitié, ni le dixième, ni même le centième d’un con, c’est que le personnage, tout super concentré qu’il est sur sa quête de justice, n’est dénué ni d’humour (il prend plaisir à se moquer gentiment de ses subordonnés, il les laisse se moquer de lui aussi, et on le voit sourire plus d’une fois aux interactions des gens autour de lui), ni de chaleur et bienveillance, comme c’est avant tout illustré à travers sa relation avec Fei Liu, le jeune garçon qui lui sert du garde du corps. C’était une des plus jolies relations du drama d’ailleurs.

Fei Liu est un petit garçon que Changsu a recueilli et élevé avec énormément d’amour. Le gamin lui est entièrement dévoué, n’écoutant que lui (et lui cueillant régulièrement des fleurs, aussi), et il fait un sacré garde du corps d’ailleurs, parce qu’il y a peu de monde qui lui arrive à la cheville quand il s’agit de se battre. En conséquence, Changsu a une confiance aveugle en Fei Liu, ne bougeant même pas quand quelqu’un lui fonce droit dessus, sachant que son jeune garde s’interposera. Mais ils forment surtout une petite famille. Lorsque Changsu doit trouver une nouvelle maison, un des critères principaux est qu’il faut que Fei Liu s’y sente chez lui. Quant à Fei Liu, quand on lui demande où il voudrait vivre, il répond (avec très peu de mot car il parle rarement) simplement que s’il est avec son « Su Ge Ge » (c’est comme ça qu’il appelle Mei Changsu, le « Ge Ge » semblant s’appliquer à un grand-frère) tout lui va. Changsu couvre clairement Fei Liu d’affection, et c’est réciproque. Pour revenir à ce que je disais, donc, Mei Changsu est non seulement intelligent, mais il n’est également pas quelqu’un de froid, et dans sa quête de justice, il traite les gens qui le suivent avec bienveillance, ce qui est certainement une des grandes raisons pour lesquelles ces gens le suivent à la base.

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La résilience (Changsu est après tout un personnage qui est allé en Enfer et en est revenu… mais comme il dit, il survivra, parce qu’un cœur se fait de plus en plus endurci… encore qu’à mon sens, le sien s’est certes fait plus fort, et s’est endurci, mais il n’est jamais vraiment devenu dur, justement), la justice, la force de prendre le chemin honorable même quand il semblerait plus facile de ne pas le faire, ainsi que l’amitié et la loyauté, sont certainement les grands thèmes de Nirvana in Fire, qui en conséquence, fourmille d’amitiés et loyautés plus fortes les unes que les autres. De personnages loyaux à leurs amis disparus, ou à une princesse décédée, les relations sont profondément ancrées dans les personnages. Il y a aussi une romance pour notre personnage principal, avec Nihuang, la princesse/générale bad-ass de sa propre armée. Le personnage m'a beaucoup plu en soi, et j’ai également aimé sa relation avec Changsu. En particulier, j’ai beaucoup apprécié le fait qu’il n’insulte jamais son intelligence, et qu’il la considère (lui et tous les personnages) comme ce qu’elle est, à savoir une chef militaire qui a mené son armée à la défense du royaume plusieurs fois, et en est toujours ressortie victorieuse. La romance, notez, est très discrète, disparaissant même un gros bout du drama. Parce que ce n’est pas l’histoire de deux personnes qui tombent amoureuses, mais qu’encore une fois, la romance est la relation de deux adultes qui ressentent une profonde loyauté l’un pour l’autre, et qui ont des choses à faire importantes mettant leur romance au second plan, si bien que leur amour s’exprime surtout dans la confiance qu’ils s’accordent et le soutien qu’ils s’apportent. Autant en général je ne suis pas fan des amants réunis après des années de séparation (j’ai rien contre en soi, mais je suis habituée à la trope à la sauce Kdramas, et ça prend pas toujours bien), autant là ça cadrait vraiment avec le thème général de loyauté. Et donc, comme je le disais, les amitiés profondes foisonnent, que ce soit entre les jeunes protégés de Mei Changsu, Jingrui et Yujin (Jingrui a d’ailleurs certaines des plus jolies lignes sur l’amitié, la trahison et le pardon) ou encore entre Changsu et le général Meng, tous les deux ayant des scènes que j’adore parce que le général Meng est plus actif que cérébral, tout le contraire de Changsu, si bien que c’est assez drôle parfois de voir Changsu se désespérer de la tendance de son ami à foncer tête baissée. Mais avant tout, le général Meng serait prêt à le suivre jusque dans les flammes, et c’était attendrissant de le voir s’inquiéter de la santé de Changsu tout le temps, incapable par exemple de partir au front sans d’abord avoir vu son ami pour s’assurer qu’il va bien.

Et enfin, il me faut vous parler de Jingyan (avec qui Changsu vit une bromance assez incroyable, et on y reviendra). Jingyan, donc, est le prince que Changsu décide de soutenir, le meilleur ami qui ne sait pas qui il est. Il est interprété par Wang Kai, que je ne connaissais pas, mais qui a fait de l’excellent boulot. Il a des yeux très expressifs, et pour toute l’appréciation que j’avais de Changsu, j’ai aimé Jingyan autant que lui, si ce n’est plus, et c’est sans doute pas mal dû à Wang Kai, que j’ai trouvé particulièrement charismatique. J’avais vraiment envie de le voir devenir empereur. Pas juste parce que c’était l’objectif de notre personnage principal, mais parce que j’avais du respect pour Jingyan et sa volonté (parfois allant jusqu’à un entêtement excessif même) de rétablir la justice, et de toujours choisir le chemin le plus honorable possible. Il n’était pas juste la meilleure option des trois proposées, il était une bonne option, dans cette course au trône. Mais oui, c’est vrai qu’en plus, les deux autres (le prince Yu, et le prince héritier) n’étaient pas bien reluisants. Ce n’est pas un drama où on se demande de quel côté on va se placer, on va dire. Il y a clairement une bonne option et deux mauvaises. Mais je n’ai pas trouvé que ce soit forcé, du genre manichéisme nauséabond. Comme le dit l’Empereur, on ne commence pas pourri jusqu’à la moelle, mais le pouvoir (et sa quête) transforme les gens. Ce n’est pas étonnant que les deux princes (qui ne sont pas présentés comme des monstres finis, je dirais, mais comme des êtres humains qui sont tombés bas) aient fini corrompus, et pas étonnant qu’un prince comme Jingyan ait été préservé, puisqu'en plus d’avoir été élevé par les bonnes personnes, il ne semblait pas pouvoir atteindre ce pouvoir de toute façon, si bien qu’il n’y pensait pas, et a vécu loin des faveurs de l’empereur un long moment. Donc oui, j’ai soutenu Jingyan à fond.

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Et je dois dire que sa relation avec Changsu n’a pas arrêté de me malmener le cœur de la meilleure des façons. Ces deux-là étaient si proches qu’ils en étaient plus frères qu’amis, et on se retrouve avec une bromance totale, mais avec un des deux « bro » qui ne sait même pas qu’il est dedans. En plus de voir en Jingyan un souverain en lequel il peut croire, quelqu’un dont il peut être fier, Changsu voit également son ami, quelqu’un qui lui a cruellement manqué mais à qui il ne peut pas révéler son identité afin que Jingyan ne se laisse pas distraire, le laisse endosser le moins reluisant de la tâche, le laisse se mettre en danger, sans compter que l’identité de Changsu pourrait être utilisée contre lui. Et Jingyan voit des fragments de son ami disparu dans Changsu, des fragments qu’il ne peut pas expliquer, mais il ne devine pas la vérité, et c’est assez triste de le voir  sortir des trucs du genre « Je ne veux pas que Lin Shu (ex-nom de Changsu donc) soit vivant dans mon cœur, je veux qu’il soit en vie dans ce monde », et parler à Changsu de son ami disparu pour lequel il doit faire de son mieux afin de pouvoir lui faire face une fois au ciel, sans se rendre compte que l’ami en question est juste devant lui. Je pense que ce qui m’attristait le plus, en fait, était qu’à un moment donné, je me disais que Jingyan allait forcément découvrir la vérité, et ayant appris à le connaître, je pouvais déjà sentir toute la colère qui allait lui tomber dessus, une colère dirigée contre lui-même de n’avoir pas reconnu Lin Shu. Je pense cela dit que ma scène favorite les concernant est celle où Changsu, méchamment malade, divague et s’adresse à Jingyan à son chevet en lui disant « N’aie pas peur, Jingyan » (un Jingyan qui ne sait toujours pas qui il est). Déjà parce qu’il utilise le nom de Jingyan, et pas son titre (ce qui arrive une fois avant ça, lorsqu’il supplie Jingyan de ne pas faire une connerie et est vraiment désespéré) ; s’adressant donc à lui en tant qu’ami et non pas en tant que conseiller, mais aussi parce que, comme je vous le disais, Changsu est malade, il a peu de temps à vivre, c’est ce que nous dit le drama, si bien que dans ma tête il était clair que le drama se terminerait sur sa mort (bien sûr, je vous laisserai découvrir si j’avais raison ou tort par vous-mêmes). Du coup, même si je savais qu’il ne mourrait pas à ce moment-là parce que le drama n’était pas fini du tout, dans ce « N’aie pas peur Jingyan », j’ai ressenti toute la tristesse de cette relation. Changsu allait mettre Jingyan sur le trône, allait voir son ami devenir un souverain dont il pourrait être fier, puis il allait mourir, et Jingyan se retrouverait seul sur le trône. Et je pense que son « n’aie pas peur », était à la fois un « n’aie pas peur, je ne vais pas mourir maintenant », et un « n’aie pas peur de l’avenir » en général. De l’avenir qui se ferait sans lui, et qui serait difficile, mais qu’il savait Jingyan capable d’affronter.

 

Je me suis égarée.

 

Je vais conclure, ça m’évitera de m’égarer plus. En conclusion donc. Le drama avait ses défauts ici et là (notamment, j’admets que parfois j’avais du mal à vraiment sentir le passage du temps… et la fin, bien que je l’ai beaucoup aimée, était un peu précipitée), mais il était quand même carrément très bon. Rien ne me le destinait, mais je l’ai avalé de quasiment une traite (je suis obligée de vivre à côté, malheureusement). Et pourtant, c’est pas comme s’il tablait sur les cliffhangers ! Je pense qu’il y a eu un redécoupage des épisodes en fait, parce que c’était bizarre, il y avait des scènes au milieu des épisodes qui semblaient faites pour être de gros cliffhangers, mais les fins d’épisode, elles, pour la plupart, étaient juste des scènes qui s’arrêtaient plus ou moins, sans qu’il y ait vraiment de tension de folie. Et pourtant, j’enchainais directement. Parce que j’avais envie de suivre ces personnages et que le drama n’avait pas besoin de miser sur de gros « omgs » en fin d’épisode : j’avais toujours envie de voir la suite. Voilà. Je ne pensais pas rentrer dedans, mais le drama était juste excellent à ce point, et ça valait bien le coup de passer les trois premiers épisodes à galérer légèrement. Maintenant, je vous invite donc à venir l’aimer avec moi ♥

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