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Sorti en 2007

Réalisé par Harada Masato

Ecrit par Harada Masato, Habara Daisuke & Akimoto Yasushi

PAS basé sur le manga de Furuya Usamaru

Dure 2h08

 

Avec :

Matsuda Ryuhei >>> Riku

Iseya Yusuke >>> Taichi

Akimoto Sayaka >>> Akari Matsuda

Oshima Yuko >>> Natsuno Anzu

Etc

 

Dontesque ?

Lorsque de jeunes lycéennes commencent à se suicider, apparemment victimes d’une chanson réputée pour pousser les gens à se donner la mort, deux reporters d’un magazine mineur décident de mener l’enquête.

 

Fiche Ecrans d'Asie: ICI

 

~oOo~

Cela faisait super longtemps que ce film était sur ma liste, en fait. Mais complètement sur un malentendu par contre, parce qu’en l’inscrivant sur ma liste « à voir », j’avais bien entendu pris en compte le casting (Matsuda Ryuhei et Iseya Yusuke ne se refusent pas, et un caméo d’Abe Hiroshi ne peut pas faire de mal non plus), mais surtout j’étais persuadée que le film était l’adaptation d’un manga que j’ai dans ma bibliothèque et apprécie vraiment bien. Sauf que le manga s’intitule « Le cercle du suicide », en fait, et j’étais juste complètement paumée. Rien de bien nouveau donc (note: le manga a effectivement une adaption, par SABU... elle est sur la liste maintenant o.o). En me rendant compte de mon erreur (et constatant qu’en plus le film avait eu un accueil très mitigé), ma curiosité avait un peu baissé d’un cran, et il était tombé plus bas dans mes priorités… mais il n’a jamais quitté la liste pour autant, car d’accord ce n’était plus l’adaptation d’un one-shot que j’aime bien, mais je suis quand même toujours ravie de regarder un film tapant dans l'horreur, surtout si Ryuhei, Yusuke et Hiroshi (un peu) sont de la partie ! Donc, enfin, je m’y suis attelée en me disant que ça me donnerait l’occasion de causer de tout ce beau monde pour ma semaine du Kyah avec un grand K ! Et, écoutez, au final, j’ai vraiment beaucoup aimé. Le film n’était absolument pas ce à quoi je m’attendais... et c’est pas plus mal car j’aime largement plus ce qu’il était que ce à quoi je m’attendais.

Néanmoins, le film n’est pas dépourvu de défauts, et laissez-moi m’en débarrasser, voulez-vous.

Pour commencer (et ça c'est pas un défaut) le film a un cast féminin large (qui ravira les fans des AKB48 ~ à noter que le scénariste/réalisateur du film est également le producteur du groupe, donc ceci a probablement un rapport avec cela... mais je voudrais pas passer pour une conspirationniste non plus), ce qui est fort cool, mais autant certaines actrices se débrouillent bien, autant d’autres sont moins convaincantes, et notamment, j’ai trouvé qu’Oshima Yuko, dans un des rôles les plus importants, se montrait trop maladroite dans des moments clés. Ce n’est jamais dérangeant au point de casser le film, et c’était aussi son premier film (avant ça, elle avait eu un petit rôle à la télé, mais c’est tout) donc je ne suis pas trop dure avec elle, mais elle (et certaines autres, mais elles étaient plus secondaires) n’était pas toujours au point. Néanmoins je dois dire que c’était amusant d’avoir toutes ces AKB dans ce film, et à vrai dire, c’est lorsque le personnage de Matsuda Ryuhei, Riku, est entré dans le concert des AKB en question, au début du film, que j’ai compris que le film allait me plaire, à cause du décalage que ça créait avec le côté glauque du film. Mais je reviendrai sur ce décalage plus tard. Pour le moment, histoire de continuer dans ce qui ne fonctionne pas tout à fait, je dirais qu’il y a un souci de rythme à ce film, qui se perd un peu dans le dernier tiers. J’ai bien aimé certains éléments de la conclusion, mais elle est précédée par un moment assez longuet et fouillis qui ne fonctionne pas vraiment. Histoire qu’on s’entende bien : à aucun moment The Suicide Song n’est un film agité ou très clair. Au contraire, il a tendance à être étrange et calme, mais vers cette fin, paradoxalement, il essaie de se donner une explication un peu « « rationelle » » (avec plein de guillemets quand même), et ça brouille plus le tout qu’autre chose, en plus de créer un moment de creux. Je suis re-rentrée dans le film à la toute fin, mais il y a un petit moment où j’ai décroché donc. Et pour certaines personnes, j’imagine qu’il n’y aura juste pas « d’accrochage » à la base. Ce qui est vrai pour tous les films, bien entendu, mais celui-là certainement plus que d’autres, car il a une ambiance particulière à côté de laquelle il serait facile de passer pour peu qu’elle ne soit pas faite pour vous (auquel cas on ne peut pas vraiment parler de défaut du film), ou simplement que vous ne la trouviez pas suffisamment réussie (et là, si).

[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌
[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌
[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌

Cette ambiance donc… est ce qui m’a surprise. Pour être honnête, je m’attendais à un film d’horreur un peu moyen qui ne me fasse pas peur, et il s’est avéré qu’en effet le film ne fait pas peur : mais parce qu’il n’est pas censé faire peur. En fait, il devient très clair lors d’une intrusion dans un appartement qui vire au n’importe quoi, que The Suicide Song veut faire rire son public. Contre toute attente, ce film est en fait une comédie. Sombre (en même temps, allez faire une comédie qui parle de suicides sans que ce soit un peu sombre...), certes, mais une comédie quand même, et une comédie qui m’a amusée !  J’ai trouvé que le film arrivait à trouver un bon équilibre, pour ma part. C’est-à-dire que, d’un côté, effectivement, il est glauque et assez morbide, abordant des sujets graves. Il ne fait pas peur comme un Ring ou un Ju-On, mais il a assurément une atmosphère sombre dans sa réalisation très grise et à la limite du « sale » (pas du gore par contre, pas du tout). Et puis, son histoire se situe dans un Japon qui connait une grosse vague de suicides, et dans lequel les générations sont complètement déconnectées les unes des autres. Dès l’ouverture, on a une classe d’élèves qui s’en prend à un professeur qui ne sait pas où se mettre, puis on se met à nous parler d’ijime, de fossé générationnel et d’une population qui utilise le mot « mourir » à tort et à travers, parlant du suicide comme de quelque chose de banal. Ajoutez à ça, pour la bonne mesure, une police qui a les poings liés et ne sert donc à rien dans les grandes tragédies (en même temps, même les poings libres, le petit écran semble s'acharner à essayer de me convaincre que la police ne sert à rien...), et vous avez un pays et une population qui vont sacrément mal. Si « la chanson du suicide » est réputée pour pousser les gens à sauter du haut des buildings, s’immoler par le feu ou se pendre, l’idée du film est qu’au fond, tout va si mal que tout le monde veut mourir et que la chanson n’est qu’un prétexte. PAYE TA JOIE. Mais tout ça, c’est plus glauque qu’effrayant, et même les quelques cauchemars étranges dont est victime le personnage féminin principal sont « creepy » mais pas terrifiants.

Et, de l’autre côté, ce film est drôle. Bien entendu, l’humour c’est subjectif donc il faut que ça corresponde au vôtre, mais en tout cas, ça correspondait au mien, et j’ai apprécié à fond l’humour pince-sans-rire et noir de The Suicide Song. Par exemple, il se moque des apparitions de fantômes en faisant apparaître quelqu’un en mode « fantôme de J-Horror typique » devant un Riku qui ne flippe absolument pas et traite tout ça de façon très banale. Ou bien, le film revient en arrière pour nous expliquer une situation absurde sous un autre point de vue, allant jusqu’à donner dans un certain slapstick. Les personnages des journalistes forment une équipe complètement à l’ouest, et on sent que le film se moque même de sa propre étrangeté, comme lorsque Taichi (interprété par un Yusuke Iseya en forme), juste après avoir en gros participé à sa version d’une bataille d’oreiller, chante la chanson du suicide avec les lycéennes dans une scène à la fois grotesque et vaguement inquiétante. De base, il y a même quelque chose de drôle juste à voir Matsuda Ryuhei (qui, au passage, est très bien dans ce film, collant vraiment bien à l’ambiance voulue, surtout lorsqu’il se trouve entre le blase total et l’agacement) suivi d’une petite ligne d’AKB tandis qu’il les emmène dans les montagnes trouver quelqu’un qui saura peut-être les délivrer de leur malédiction.

Tout le long, the Suicide Song maintient un cadre sombre à son histoire somme toute assez glauque, mais ne se départit jamais de son humour, et même la conclusion m’a fait rire. Je ne m’attendais absolument pas à ça, et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise, et me suis beaucoup amusée. N’allez pas regarder ce film entre potes pour faire péter le pop-corn en essayant de vous faire peur, vous seriez déçus, mais sinon, je vous incite à y jeter un œil ! Je ne peux certainement pas garantir que ça vous plaira (d’autant qu’internet a l’air super mitigé et que je ne fais pas partie de la majorité du tout sur ce coup-là), mais s’il y a une chance que ça vous parle autant qu’à moi, je ne peux que vous encourager à la tenter~

[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌
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[A ne pas fredonner] The Suicide Song  伝染歌
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