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Sorti en 2010 / Réalisé par Koizumi Norihiro / Avec Aoi Yuu, Takeuchi Yuko, Tanaka Rena, Nakama Yukie, Suzuk Kyoka, Hirosue Ryoko, etc

 

Anne-So - Quand j’ai entendu parler de ce film il y a quelques années, j’ai tout de suite eu envie de le voir. Notamment en raison du casting (casting qui comprend, entre autres, Aoi Yuu dont la présence me fascine toujours un peu, Suzuki Kyoka dont j’adore la grâce, Takeuchi Yuko qui, malgré certains rôles sur lesquels je bloque, a toujours quelque chose de charmant, d’agréable dans sa manière de jouer, et pour laquelle il se trouve que j’ai eu le coup de foudre avec « Strawberry Night »), mais également en raison du synopsis qui m’a donné envie de partir à la découverte de ces trois générations de femmes qui donnent une voix singulière aux époques qu’elles ont chacune traversées étant jeunes et sur le point de tourner une page importante dans leur parcours de femme.

 

En effet, ce film part de l’histoire de Rin dans les années 30, au summum de sa beauté et sur le point de se marier, et continue avec ses descendantes rassemblant 3 sœurs : Midori, Kaoru et Sato, dont on nous raconte l’histoire dans les années 60 et 70. Puis enfin, Kei et Kanna constituent la dernière génération de sa lignée, dont nous découvrons l’histoire en 2009. Cependant, au delà de tous ces aspects qui m’ont beaucoup attirée, ce qui frappe avant tout c’est la beauté de la réalisation. Rarement ai-je vu un film qui s’applique autant à soigner ses plans un à un et dont les images et la musique s’ajustent autant à l’histoire (et surtout aux époques). Mais toute cette attention entraîne certains défauts au niveau du déroulement de l’histoire. En tous cas, rassurez-vous, vous aurez au moins un grand plaisir à admirer FLOWERS et la beauté de ses plans.

 

Mila- L'histoire de Flowers, Anne-So et moi est avant tout l'histoire d'une arnaque. Je n'avais posé qu'une seule règle pour ce premier film de notre festival : je ne voulais pas d'un film triste et pas d'un film qui fasse pleurer. Et, bien sûr, j'ai fini Flowers en larmes avec le sentiment de m'être fait avoir. A la décharge d'Anne-So cela dit, c'est vrai que je n'ai pas tant pleuré parce que le film est déprimant que parce que c'est un très joli film. En vérité, il y a un peu de toutes les émotions dans ce Flowers et, oui, la tristesse en fait partie mais on y trouve également beaucoup de bonheur et beaucoup d'espoir. Après tout, le film nous parle de la vie qui passe et la vie n'est pas faite d'une seule teinte.

 

Plus précisément, c'est la vie de trois générations de femmes que le film nous met sous les yeux. Néanmoins, il ne nous en montre pas tout et la découverte des histoires de ces six femmes ne se fait pas de façon linéaire. Elle commence au point le plus antérieur mais, ensuite, passe d'époque en époque, de personnage en personnage et nous laisse sans réellement finir sur le titre Have You Never Been Mellow par Olivia Newton John -très jolie chanson d'ailleurs... et les paroles, également, sont simples mais me plaisent beaucoup-. Si la structure du film peut menacer de perdre le spectateur, la réalisation sert néanmoins de repère. En effet, chaque époque est filmée de façon différente, le réalisateur ayant choisi de présenter chaque histoire en lui donnant l'esthétique des films de son époque. De cette façon, il est plus facile de s'y retrouver mais, surtout, cela m'a permis d'admirer le travail du réalisateur dans chaque style, mon favori ayant clairement été le noir et blanc qui, avec ses contrastes très marqués, soulignait la beauté de la mise en scène, des décors et des costumes. Ainsi que du visage d'Aoi Yu dont la beauté n'était clairement pas anecdotique mais voulue et soulignée, les actrices ayant clairement été choisies en partie pour leur physique. Elles sont également toutes de bonnes actrices bien entendu mais la beauté héréditaire des femmes au cœur du film est plusieurs fois soulignée par les personnages secondaires et il m'a semblé que les actrices, souvent, posaient. Et je ne dis pas cela du tout de manière péjorative, elles ne posaient pas au lieu de jouer, le film semblait simplement chercher à faire de quasiment chaque plan une photographie parfaite et, forcément, la perfection de cette photographie passait également par le visage et la pose des actrices.

 

La raison de la mise en scène en « photographies », à mon avis, était de donner au film non seulement une certaine teinte de nostalgie mais également de renforcer l'effet d'aperçu. C'est-à-dire que le film ne nous dit pas tout de ces femmes et ne nous raconte pas une histoire précise avec un début, une fin et des péripéties au milieu, nous n'avons droit qu'à une collection d'images, des fragments de vie et d'époque articulés autour d'un même thème :la famille, la maternité et leur évolution au fil du temps et des changements dans la condition des femmes. Ce qu'il me reste de ce film est l'idée que malgré les frustrations et malgré les tragédies personnelles, on peut trouver du bonheur dans ce qu'on a et espérer que les générations d'après vivrons ce qu'on a pas pu vivre. C'est ce message qui, véritablement, m'a touchée et fait pleurer. Ce n'était pas donc pas de la tristesse mais plutôt la beauté de la réalisation et la chaleur d'un sentiment d'espoir.

 

 

N'empêche que je me suis fait avoir.

 

 

 

 

 

DISCUSSION

[AFF] Flowers

/!\ Spoilers dans le texte /!\

 

 

Mila - Alors Anne-So, qu'as-tu à dire pour ta défense ? Pourquoi avoir essayé de m'arnaquer de la sorte ? Est-ce que tu VOULAIS me faire pleurer ? Dis-moi tout : pourquoi m'en veux-tu ainsi ?

 

Anne-So - Mila… Pardonne-moi. En fait, il se trouve que ça fait quand même quelques années que j'ai vu ce film, et je ne me souvenais pas bien de ses aspects tristes. D'ailleurs, comme tu l'as toi même souligné, ce film met surtout en avant l'idée que la vie est faite de ces moments tristes et joyeux et par conséquent, aucune émotion qu'elle soit triste ou joyeuse ne m'a particulièrement marquée. Du coup, il y a un sentiment de fluidité, de "temps qui passe". Et j'ai complètement zappé le fait que ce soit aussi triste! 

 

M - Mouais... mettons.

 

Sinon, plus sérieusement, je trouve cela difficile d'ouvrir une discussion sur ce film en particulier, probablement parce qu'en général je parle plus facilement du scénario des films et que celui-là part un peu dans tous les sens. Alors écoute, on va vraiment faire une entrée en matière bâteau : Anne-So, étant donné que tu es en charge de choisir l'image qui illustre le début de la discussion -donc je décline toute responsabilité si l'image craint... mais vu le film, faudrait vraiment faire un effort pour trouver une screencap qui craigne- pourquoi cette image en particulier ?

 

A-So - Je l'ai choisie en grande partie parce qu'elle est vraiment sublime et qu'elle souligne tout le charme un peu enfantin d'Aoi Yuu. Mais surtout parce qu'elle représente bien le film : on dirait un tableau! Une photographie ou une peinture, je ne sais pas moi… Dans tous les cas, le noir et blanc est vraiment joli, derrière le paysage est presque irréel. Je pense que c'est une excellente intro pour vous présenter ce film.

 

M - Ha ha, je m'attendais à ce que tu choisisses une image d'Aoi Yuu ! Faut dire que sa partie est effectivement la plus jolie, le noir et blanc est sublime. Personnellement, cela dit, j'ai tendance à préférer les images d'Aoi Yuu vu de profil. Okay, ça paraît super con, mais c'est qu'en fait, tu sais la coiffe qu'elle a sur la tête ? De face je trouve cela moyenement esthétique -bien entendu c'est dit du point de vue de quelqu'un qui ne capte sans doute absolument pas la symbolique- alors que de profil je trouve cela super joli. Ce n'est pas très important cela dit et j'aime beaucoup l'image que tu as choisie. Comme tu le dis, c'est vrai qu'il y a ce côté tableau/photographie très sympa qui rejoint un peu l'effet « album photo » général du film. Et puis, après tout, le personnage d'Aoi Yuu est celui qui « lance » tout le film ! Elle est la source. Même si, c'est vrai, il y a eu des femmes avant elle, tout comme il y en aura après la dernière de ses descendantes que nous suivons.

 

Cela dit, je ne sais pas ce que tu en penses mais, autant la première génération -donc celle de Rin/Aoi Yuu- était la plus belle esthétiquement parlant, autant c'est celle qui a le moins évoqué de sentiments chez moi. J'ai été bien plus émue par les histoires des deux générations suivantes.

 

A-So - Bizarrement la génération de Rin est celle qui a évoqué le plus de sentiments pour moi, mais la raison est très simple : les images étaient tellement belles que ça m'a émue jusqu'aux larmes. Bien sûr, les histoires de nos autres héroïnes étaient bien plus consistantes mais on va dire que pour moi ce film est avant tout du visuel. La preuve ; je ne me souvenais pas du tout des histoires.

 

M - En effet, le film passe avant tout par le visuel mais c'est vrai que pour moi l'histoire de Rin était la moins développée et, j'ai l'impression, la moins reliée aux autres. Bien entendu, il y a quand même un lien (familial et thématique) mais parce que l'histoire est racontée au début et à la fin du film et moins en même temps que les autres, parce qu'elle est plus éloignée esthétiquement aussi, je trouve qu'elle se mélange moins aux autres. Autant les scénarios des autres générations se complétaient et s'appuyaient dans leurs points forts, autant celui-là se tenait un peu plus « à côté », comme un prologue et épiloque, et elle m'a moins transportée au delà du simple « waouw, je veux cette image en poster dans ma chambre ».

 

Cela dit, effectivement, je me souviendrai probablement plus, dans un mois, du visuel et des thèmes que de réellement l'histoire. Encore une fois néanmoins, le thème du film que j'ai le plus retenu est celui de la maternité et c'est avec l'histoire des deux sœurs Kei et Kanna ainsi que de leur mère Sato que je l'ai trouvé le plus joliment écrit. Sato, Kei et Kanna ont vraiment eu l'effet le plus poignant sur moi.

[AFF] Flowers

A-So - Si on y regarde de plus près dans la structure du film, il y a principalement deux thèmes : rencontrer l'amour (ou du moins se marier) avec Rin, Kaoru et Midori, et la maternité avec Sato, Kanna et Kei. Le deuxième thème est effectivement plus chargé en émotion, mais c'est vrai que l'un ne m'a pas marquée plus que l'autre.

 

M - Oui, c'est vrai. La maternité, comme je le disais, est le thème qui m'a le plus marquée mais l'amour et le mariage sont également des thèmes importants du drama. Je rajouterais également celui de la place de la femme dans la société et, surtout, dans la famille qui, à mes yeux, est le thème que la partie « première génération » explore le mieux. Pour ce qui est de la rencontre de l'amour et du mariage, encore une fois, je trouve que les autres pans de l'histoire en parlent bien mieux -la seconde génération notamment- mais la partie d'Aoi Yuu nous parle très efficacement de la situation d'une jeune fille et de ses devoirs à l'époque, par rapport notamment à son père. Par ailleurs, un thème plus général, qui englobe les autres je pense, est qu'il y a du bonheur à trouver dans toutes les situations et que ces femmes trouvent un nouvel espoir dans chacune de leurs histoires, que ce soit via la maternité, le mariage ou une nouvelle coupe de cheveux... même si je t'avoue que j'en veux un peu au film d'avoir fait ce qu'il a fait aux cheveux de Takeuchi Yuko.

 

D'ailleurs pour parler d'elle, et pour revenir au visuel tant qu'à faire, une autre image qui m'a particulièrement marquée, c'est celle de Takeuchi Yuko qui se retourne et sourit à la caméra devant le décor maritime.

Déjà, c'est vrai, j'ai un gros faible pour Takeuchi Yuko que je trouve magnifique mais, également, je trouve que cette séquence dans le film fait penser à une publicité pour destination vacancière un peu désuette, une promesse de paradis quelque part, une invitation au voyage, le genre de poster qui te promet une vie parfaite et, bien sûr, innateignable. Et lorsque finalement le film révèle le contexte de cette séquence (le coup du fiancé mort) l'image devient plus douce-amère encore.

 

A-So - Ce que tu évoques Mila, me rappelle encore une fois à quel point la réalisation est bien travaillée. Bizarrement cette séquence avec Takeuchi Yuko se rapproche beaucoup de l'image qu'on se fait des années 60, désuète, insouciante et colorée. On nous raconte la vie des personnages sous le soleil d'un bel été de 1964. Du coup, elle est d'autant plus contrastée avec la génération d'aujourd'hui, introduite par (ma favorite) Suzuki Kyoka. L'ambiance se fait un peu plus pesante, les couleurs un peu plus grises. On joue avec l'ombre de la salle de concert et de la vieille maison de famille. L'ambiance est plus calme également, et je la trouve plus silencieuse. Mais ce qui marquera vraiment le tempo de cette époque c'est cet air de jazz au rythme des pas pressés de Kanna.

 

 

M - Oui d'ailleurs c'est dommage mais je n'ai trouvé l'OST nulle part ! J'ai la chanson d'Oliva Newton John mais c'est tout. C'est con parce que j'aimerais vraiment écouter la musique. Enfin j'imagine que je vais devoir me contenter de ce que j'ai... Et j'aime beaucoup la séquence (la fin en fait) où cette chanson intervient, c'est celle où j'ai véritablement craqué. Par contre apparemment, j'ai une amie qui a vu le film et la chanson l'a dérangée car elle la trouvait un peu « déplacée » et je comprends un petit peu pourquoi. Avec les deux dernières générations cela fonctionne très bien mais, encore une fois, la partie en noir et blanc se détache du reste et la chanson semble anachronique quand on la pose sur cette première génération. Mais tant pis, j'aime quand même énormément cette séquence.

 

A-So - Pour être honnête cette chanson m'a également un peu dérangée, je ne l'ai pas vraiment appréciée et en plus de cela, la séquence qui l'accompagne, soulignant le lien intemporel qui existe entre elles, ne m'a pas vraiment convaincue … j'ai trouvé que la réalisation a donné au film une conclusion un peu facile dans le style. J'aurais préféré que le réalisateur et/ou le scénariste réfléchisse de manière plus profonde au lien qui les unit toutes les 6 au delà du fait qu'elles soient descendantes d'une même femme, et qu'on nous laisse avec cet aspect-là à la fin mais plus travaillé qu'une jolie séquence en continu de toutes ces femmes à leurs époques respectives.

 

M - Ah que tu vois, je comprends ton sentiment mais pour ma part, rien ne me touche plus qu'une chanson. Par ailleurs, je trouve que la séquence se raccroche à ce que je disais sur « tirer du bonheur d'une situation ». La chanson, avec sa mélodie qui donne le sentiment de se balader un jour d'été est, dans les paroles, une invitation à prendre un moment pour respirer, à ralentir et à être heureuse en se laissant porter un petit peu. Et je ne pense pas que cette séquence relient les femmes entre elles par leur lien généalogique mais plutôt qu'elle souligne encore cette notion d'espoir qui, pour moi, est dans tout le film. Ainsi Midori, désormais mariée, s'est réconciliée avec son mentor et vit toujours sa passion, Kaoru prend un nouveau départ symbolisé par sa coupe de cheveux et apprécie les petites choses de la vie telle qu'une glace, Kei, tout comme sa mère Sato, tire du bonheur de sa famille, Rin a trouvé la sérénité dans son mariage et Kanna, malgré qu'elle soit célibataire, est heureuse et montre à sa fille le monde immense que sa mère lui avait demandé de faire découvrir à sa petite sœur. Bien sûr, il y a un lien héréditaire mais dans cette séquence je vois plutôt la réconciliation de tous les thèmes du film : la place de la femme -avec Midori surtout-, l'amour, la maternité, le mariage et surtout l'espoir. Donc... j'aime vraiment cette fin.

A-So - Je pense en fait que cette séquence relie à la fois ces femmes d'une génération à une autre (juste par la façon dont elle a été construite, car on passe d'une génération à une autre au fil de la chanson) et représente également ce dont tu parles, à savoir le bonheur, les moments heureux. Par contre, c'est le lien entre les générations que je trouve moins bien développé, et je pense qu'il y avait du potentiel si on s'y prenait bien.

 

M - Quel genre de lien aurais-tu voulu voir mieux développé entre les différentes générations ? J'avoue ne pas te suivre très bien sur ce plan, je pense que j'ai du mal comprendre tes explications en fait ! Est-ce que tu peux me réexpliquer ?

 

A-So - En fait je pensais plus à certains traits de leur personnalités qui se resemblent (je retrouve Rin particulièrement en Midori et Kanna) mais je ne saurais pas comment m'exprimer ou expliquer exactement ce que j'aurais voulu voir… plus qu'un trait de personnalité, un fil conducteur symbolique ou autre qui les relie entre elles, et j'ai pensé qu'il était amorcé par le message vaguement (ou complètement?) féministe qui se reflète d'une génération à une autre : Le refus de Rin qui ne veut pas de mariage arrangé, Midori qui hésite et se débat à son boulot, et Kanna qui élèvera son enfant seule principalement. Il y a une sorte de force qui les caractérise toutes même quand on s'éloigne du débat féministe, car après tout Kaoru vit un amour plutôt libre fait de voyages et d'aventures, Sato, elle, se prépare à un sacrifice potentiel par amour pour un enfant qu'elle pourrait ne jamais voir grandir.  Voilà un fil qui les relie, j'aurais aimé explorer ça peut-être de manière plus explicite. Je ne sais pas finalement si ça nous avance à quelque chose… Où est-ce que je vais avec ça moi…?

[AFF] Flowers

Encore autre chose qui m'a semblé être un défaut : le thème de la place de la femme dans la société. Il est vrai que la deuxième génération l'explore le mieux. Cela reste en surface cependant, et de toute façon ce n'était pas le thème principal du film d'après moi. Je trouve quand même dommage que face aux problèmes que rencontrent Midori à son travail, la solution (et bien sûr, je ne parle que d'une partie de la solution) qu'on lui trouve est de la rendre plus féminine dans un bureau rempli d'homme et de paraître toute adoucie. Elle revient de son voyage, souriante avec une jolie robe jaune à la place de sa tunique/pantalon bleu.

 

Bien sûr, pour le personnage en lui-même c'est un pas en avant, une page tournée vers une vie dans laquelle elle se sent grandit. Mais je perçois quand même un message un peu en travers du thème que l'écriture du film a voulu mettre en avant et qui me déplaît… En aucun cas avait-elle besoin de changer comme cela, à la base elle ne faisait que répondre à des remarques misogynes l'attaquant elle en tant que femme active. C'est pour cela qu'en effet, j'ai repéré ces thèmes mais je ne m'y suis pas trop attardé même s'ils sont très présents dans l'histoire de Midori, car ils sont traités de façon un peu superficielles surtout dans le dénouement final.

 

M - En effet, la place de la femme dans la société n'est pas le thème principal mais je ne pense pas pour autant qu'il soit mal développé. Disons qu'il est développé à l'échelle de ses protagonistes. Et on voit tout de même l'évolution : de la femme qui doit se marier contre son gré à celle qui devient mère célibataire en passant par celle qui réconcilie son mariage et sa carrière en faisant en sacrifice. Et contrairement à toi, je pense que la « solution » de Midori, était bien écrite. Bien sûr, à notre époque, la transformation paraît inutile, voire gênante, mais je trouve qu'au contraire cette conclusion pour Midori est tout à fait dans le message du film, c'est dans la même veine que la résignation de Rin à se marier. Chaque femme remporte une petite victoire mais dans les limites de son époque et de sa condition, limites qui évoluent selon l'époque. Donc je ne vois pas les choses de la même façon que toi =)

 

A-So - De ce film je retiendrai sa beauté, son élégance et son aspect minutieux des détails visuels et autistiques. C'est quelque chose que j'apprécie énormément dans le cinéma, parce qu'avant tout les films ce sont des images et du son alors j'adore quand on s'applique sur ces points-là. J'aime beaucoup quand le réalisateur ou la réalisatrice nous donne la possibilité d'avoir plusieurs lectures du contenu du film. Par exemple, la scène de Takeuchi Yuko nous a permis d'explorer symboliquement à la fois son histoire personnelle et une partie de l'histoire de son époque. Les personnages sont attachants, l'OST est très intéressante et on passe véritablement un bon moment à regarder ce film. C'est triste mais pas déchirant, c'est joyeux mais ça reste très doux. Un film à voir!

 

M - Je me joins à ce « à voir » ! J'ai juste vraiment bien aimé Flowers. C'était un très joli film et malgré les larmes versées, je suis contente que tu me l'aies fait découvrir ! Merci pour cela et pour la discussion également.

 

Ainsi se termine le premier article menant à notre Asian Film Festival, merci à toutes les personnes l'ayant lu !

 

Notes du film

Anne-so: Qualité 6/7 + Appréciation 2/3 = 8/10

Mila: Qualité 6/7 + Appréciation 2/3 = 8/10

Total: 16/20

Tag(s) : #Anne-So and Mila's Totally Random Asian Festival, #Cinéma Asiatique

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