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Soredemo, Ikite yuku

それでも、生きてゆく

 

 

Diffusé en 2011

 

11 épisodes

 

 

Avec :

 

Eita >>> Fukami Hiroki

Mitshima Hikari >>> Toyama Futaba

Kazama Shunsuke >>> Amemiya Kenji

Otake Shinobu >>> Nomoto Kyoko

Tokito Saburo >>> Mizaki Shunsuke

Fubuki Jun >>> Toyama Takami

 

 

Dontesque?

 

Lorsqu’il était enfant, la petite sœur d’Hiroki a été violemment assassinée par l’un de ses amis. Quinze ans plus tard, Futaba, la petite sœur du criminel, se présente à la porte d’Hiroki.

 

 

 

10/10

 

Après tout les gens, une semaine anniversaire ne saurait se dérouler sans Eita et, ainsi, le voici pour notre dernier drama de la semaine. Bon, pour être honnête, cette semaine étant vaguement l’apologie de la superficialité –c’est une semaine du « bisho » après tout- je me dis que ce drama est un peu hors de propos tant il est tout sauf superficiel mais, déjà, ce n’est pas la seule œuvre de cette semaine à aller plus loin que le plaisir superficiel et, ensuite, rien ne nous empêche après tout de nous faire plaisir aux yeux, à la tête et au cœur à la fois ! Et puis aux oreilles aussi tant qu’à faire parce que le drama a un très joli OST. En fait il y a peu de choses que ce drama ne réussit pas. Donc voilà les gens, pour finir cette semaine anniversaire en matière de dramas, vous avez le droit à Eita dans un très bon drama, je trouve cela pas mal.

 

Et, à la base, Eita était effectivement la raison pour laquelle je voulais voir Soredemo Ikite Yuku. Avant toute l’affaire « semaine anniversaire » je veux dire. Vous n’êtes pas sans savoir –je pense- que je porte une affection toute particulière à cet acteur. Je le trouve généralement très bon et je trouve également qu’il choisit souvent de bons projets. La raison pour laquelle je n’ai pas regardé Soredemo Ikiye Yuku plus tôt, essentiellement, est que le drama avait l’air terriblement déprimant et que j’avais peur de pleurer toutes les larmes de mon corps. Puis, j’ai continué de repousser le visionnage de ce drama car j’attendais que le Kaa –du blog de Kaa & Minalapinou- continue d’écrire ses articles sur la question mais, finalement, un jour, j’ai décidé que l’heure était venue. L’heure de regarder Eita et de le laisser me briser le cœur –pauvre cœur :’(-. J’avais envie d’un Jdrama, j’avais envie de quelque chose de beau, j’avais envie de voir Eita, et je me suis aussi sec retrouvée devant Soredemo Ikite Yuku que j’ai terminé trois-quatre jours plus tard. En fait, bien que le drama ne soit clairement pas gai pendant sa majeure partie, il est très bien passé et, malgré quelques bonnes crises de larmes, eh bien… je suis surtout ressortie avec le sourire. Et une actrice à surveiller de près aussi. Non parce qu’en fait Eita, tout aussi génial soit-il, n’a pas été mon plus gros coup de cœur du drama ! Mais on va y revenir.

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Pour commencer par l’aspect du drama, j’ai beaucoup apprécié sa réalisation tranquille et, notamment, la façon dont le réalisateur semblait faire confiance à ses acteurs. Pour prendre un exemple du contraire, dans Shitsuren Chocolatier, principalement dans les premiers épisodes, le réalisateur se servait d’une musique bien trop présente pour nous dicter les émotions ou bien de noirs pour appuyer une réplique… ce qui était plus qu’agaçant. J’ai aimé le fait que dans Soredemo Ikiye Yuku, le réalisateur n’ait pas peur de filmer en gros plan un même personnage pendant de bonnes minutes et de le laisser s’exprimer face à la caméra sans chercher à en rajouter. Lorsque les personnages exprimaient des choses importantes et se mettaient à nu –face à nous et aux autres personnages-, la caméra restait vraiment concentrée sur ces personnages, accentuant l’impression de regarder au fond d’eux et nous laissant également profiter de l’excellente prestation des acteurs. Bon mais bien entendu le drama n’est pas juste une succession de gros plans sur la tête des acteurs et, à côté de cela, il se dégage des images quelque chose de parfois très dur mais également souvent chaleureux.. Et je pense que cette impression de chaleur vient de l’utilisation fréquente de la couleur orange. On la retrouve dans les éclairages, dans les habits des personnages aussi –en particulier, si Futaba s’habille souvent de couleurs plus ternes, l’orange est porté par Hiroki-… par ailleurs je pense qu’on peut rapprocher les oranges laissées par le frère de Futaba au lever de soleil qui baigne Hiroki d’une lueur orangée et lui fait prendre conscience qu’il est temps de vivre. Les oranges étaient le chemin vers la résolution, la compréhension et finalement l’espoir. Bref, le drama grâce à ses couleurs chaudes, tout le long, nous signifie qu’il se passe des choses horribles dans la vie des personnages mais qu’il y a bien de l’espoir et cela créé une ambiance confortable qui permet de traverser le drama et ses moments durs sans pour autant qu’il y ait overdose. Bon et puis le drama regorge de symbolisme mais je ne vais pas vous faire une analyse complète non plus parce que sinon on y serait encore demain. En tous cas la réalisation participe beaucoup à la qualité du drama, disons-le comme cela.

 

Par ailleurs le drama a vraiment une très jolie OST et la chanson principale est particulièrement jolie. Chaque fois qu’elle commençait à jouer, j’étais heureuse de l’entendre. Elle me donne toujours l’impression que le chanteur cherche à atteindre quelque chose et je trouve que cela colle au thème du drama qui, après tout, est la recherche de l’espoir, de la volonté et de la force de recommencer à vivre.

 

Et cette force, les personnages ne peuvent l’atteindre qu’ensemble. Je ne veux pas seulement parler d’Hiroki et Futaba mais bel et bien de tous les personnages, le frère de Futaba y compris d’ailleurs. Parce que le seul moyen d’avancer pour eux est de faire le point sur ce qu’il s’est passé et qu’il n’y a qu’ensemble qu’ils y arriveront. En laissant le frère de Futaba de côté, c’est particulièrement vrai des deux familles, toutes les deux victimes de la même tragédie. Certes elles ne sont pas victimes de la même façon mais elles souffrent du même incident et vivent chaque jour dans l’ombre de celui-ci. La famille d’Hiroki, jamais remise de la mort d’Aki, vit dans un deuil perpétuel et la culpabilité d’avoir « laissé arriver » le meurtre de la petite fille, la famille de Futaba vit dans la culpabilité d’avoir élevé un meurtrier et est rejetée par la société qui projette sur eux la faute du fils. Et les deux familles se posent la même question : pourquoi ? Pourquoi est-ce arrivé ? Comment gérer les conséquences ? Comment faire son deuil, comment accepter la mort d’Aki, comment accepter le crime du fils, comment envisager sa famille après avoir subi une tragédie pareille ? Et il n’y a qu’en instaurant le dialogue entre les familles que ces questions peuvent trouver une réponse mais comment instaurer le dialogue avec la famille du garçon qui a assassiné notre enfant ? Comment instaurer le dialogue avec les personnes dont notre fils a détruit la vie ? La culpabilité, la colère et la haine ont rendu le dialogue difficile et, par ailleurs, il est également probablement plus facile de fuir les problèmes que de leur faire face. Que ce soit en se resserrant sur sa famille, en déménageant, en blâmant aveuglément les mauvaises personnes, chaque personnage fuit le drame à sa manière car faire face semble trop douloureux mais, en vérité, il n’y a qu’en faisant face que la tragédie pourra être mise derrière soi et c’est Futaba qui fait le premier pas lorsqu’elle se présente chez Hiroki.

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J’ai adoré les deux personnages principaux. Séparément mais également, surtout, ensemble. Ils ont tous les deux leurs démons mais ils sont tous les deux attachants parce qu’ils ont des qualités indéniables qui ne font que plus ressortir lorsqu’ils sont ensemble et j’ai aimé les voir peu à peu reprendre espoir au contact de l’autre. Au début du drama, lorsqu’ils se rencontrent, une connexion se créé tout de suite. Ces deux-là sont capables de se comprendre parce qu’ils se ressemblent énormément et ils ont beau essayer de freiner cette entente par souci de leur « position », cela ne sert à rien. Futaba a un sens exacerbé des responsabilités qui fait qu’elle a été handicapée par la culpabilité un peu toute sa vie. Je ne pense d’ailleurs pas que si elle avait été la personne cible de harcèlement elle se serait déplacée de cette manière, c’est quand elle voit sa famille vraiment touchée qu’elle se décide à aller voir Hiroki. Si les attaques n’avaient été dirigées que contre elle, je pense qu’elle les aurait acceptées comme une punition. Bien entendu Futaba n’est pas responsable des actes de son frère mais elle sent qu’elle doit s’excuser et c’est à cause de cette culpabilité que, même lorsque Hiroki lui tend la main et qu’elle meurt d’envie de la prendre, elle se retient car elle ne pense pas la mériter. Et Hiroki, justement, est cette main tendue. Bien entendu, il déteste le frère de Futaba et cette haine, cette colère motivée par ce que le jeune homme a fait à sa famille, entraîne des pulsions effrayantes chez Hiroki mais, lorsqu’il rencontre Futaba et tout le long du drama, même si parfois il craque, il reconnait en la jeune fille une autre victime et la traite avec gentillesse. .A un moment donné du drama, Futaba lui dit que sa gentillesse lui donne toujours envie de pleurer et … bah cela ne m’étonne pas. Pour Futaba qui s’est auto-flagellée tout ce temps, voir Hiroki lui sourire et essayer de lui dire que tout va bien se passer, c’est forcément poignant. Très vite les deux personnages se rendent compte qu’ensemble, ils arrivent à être en paix, ils arrivent à communiquer parce qu’ils ont vécu la même chose et ils arrivent également à voir une lumière au bout du tunnel. Néanmoins sur le long terme, leur couple leur parait probablement impossible car comment dépasser une expérience aussi douloureuse en vivant avec quelqu’un qui nous la rappelle constamment ? Sans compter que s’ajoute à cela le regard de la société qui, surtout, juge la famille du meurtrier de façon particulièrement violente. J’ai été choquée lorsqu’une personne « étrangère » se met à insulter le père de Kenji –le meurtrier et frère de Futaba donc- et le force à s’agenouiller. Hiroki à côté essaie de la calmer et veut que le père se relève mais la femme ne cesse de répéter « rendez-nous Aki, rendez-nous Aki, meurtrier ! ». Si c’est la réaction des gens lorsque Hiroki ne fait que parler au père de Kenji, que penseraient les gens d’une relation entre Hiroki et Futaba ? Il faudrait qu’ils fuient quelque part où personne ne les connaisse, quelque part où ils puissent oublier la mort d’Aki et c’est assez difficile à envisager.

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Mais j’ai prié pour qu’ils y arrivent. Ou pas forcément qu’ils fassent exactement cela, j’ai juste prié pour qu’au bout du chemin, ils soient heureux parce que j’aimais réellement ces deux personnages. Et en grande partie, on peut remercier les acteurs pour cela parce qu’ils étaient tous les deux extraordinaires, particulièrement Mitsushima Hikari. Eita était, bien entendu, excellent, plein de douceur et de chaleur mais également capable de faire froid dans le dos dans ses moments de rage. Les scènes qui m’ont le plus marquée de lui, je pense, sont celles où il essaie de transmettre l’espoir aux gens. La scène où Hiroki essaie de rassurer Futaba en lui disant qu’un jour tout va s’arranger par exemple ou bien la scène où il parle du fameux lever de soleil. Eita était bon dans toutes ses scènes mais ce sont celles-là qui, je pense, me resteront le plus. Quant à Mitsushima Hikari… eh bien j’ai rarement vu une actrice pleurer aussi bien. Pas qu’elle ne fasse que pleurer dans le drama mais, comme ce qui lui arrive n’est pas facile, forcément, elle pleure beaucoup et, chaque fois, Mitsushima Hikari nous fait ressentir la détresse du personnage et sa fatigue de plein fouet. Je ne sais pas comment elle fait cela mais chaque fois cela vient de l’intérieur et chaque fois cela m’a brisé le cœur. Mais, donc, le désespoir et la culpabilité ne résument pas le personnage complètement et, lorsqu’il s’agit d’épauler les autres, Futaba est capable de s’effacer complètement et, dans ces moments-là, Mitshima Hikari donne au personnage beaucoup de force et beaucoup de cœur. Les deux acteurs partagent par ailleurs une excellente dynamique et même quand ils ne se parlent pas, il y a toujours quelque chose qui passe entre eux. J’ai adoré chacun de leurs échanges. Ils étaient souvent maladroits, souvent gênés mais les deux personnages se faisaient également sourire, parlaient entre eux de ce qu’ils ne pouvaient dire à personne et ils étaient simplement bien l’un avec l’autre, ce que les deux acteurs ont exprimé à la perfection.

 

Cependant le drama n’est bien entendu pas uniquement l’histoire de ces deux personnages et, en vérité, ils passent également énormément de temps séparés l’un de l’autre car le drama s’attarde sur leur relation avec leurs familles respectives, avec la famille de l’autre, avec le monde autour d’eux aussi tout simplement. Et j’ai aimé le portrait des familles. Otake Shinobu, en particulier, m’a énormément impressionnée dans le rôle de la mère d’Hiroki. Ce n’est pas un personnage qui est sympathique tout le long car elle semble renfermée dans le passé et cet enfermement la rend souvent égoïste mais on ne peut réellement lui en vouloir tant ce qu’elle a perdu l’a détruite et, peu à peu, Hiroki l’aide à faire face et j’ai adoré la façon dont le personnage était écrit ainsi que l’interprétation poignante d’Otake Shinobu. Tous les personnages avaient leur intérêt mais c’est elle qui, véritablement, m’a marquée. Enfin avec peut-être le frère de Futaba, Kenji, donc. Honnêtement ce n’est pas le personnage que j’ai trouvé le mieux interprété –sans que l’acteur soit mauvais- ni forcément le plus intéressant mais j’ai apprécié que le drama le développe et, forcément, c’était un personnage absolument essentiel. Néanmoins je préfère ne pas en dire trop parce que j’aurais peur de vous spoiler sur la question~

 

Au final, donc, j’ai absolument adoré Soredemo Ikite Yuku. C’était souvent triste, certes, mais contrairement à ce que je craignais, ce n’était pas entièrement déprimant et je suis ressortie, certes en larmes –parce que la fin était trop belle- mais le cœur plein d’espoir et d’amour pour les personnages. La réalisation était superbe, le casting était parfait, les personnages étaient développés, très humains et mémorables, j’ai aimé les thèmes et les questions abordées par le drama, le drama était triste sans être misérabiliste, calme sans être ennuyeux, et somme toute, bref, c’était génial, regardez-le ~

 

 

Voir aussi: TOP5 de mes scènes favorites de ce drama

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Tag(s) : #Dramas - séries et animes

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