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TOP5 de mes scènes favorites de

-cf. ICI-

 

Soredemo Ikite Yuku

それでも、生きてゆく

 

 

/!\ aux spoilers -cf. ici-

A lire aussi: l'article bilan qui ne spoile pas

 

 

Je voulais ne garder que trois scènes mais cela ne va juste pas être possible. Du tout. J'ai déjà galéré à n'en garder que cinq alors.... mais pas de blabla les gens -enfin si mais après-, tout de suite : le top5 de mes scènes favorites de Soredemo Ikite Yuku. Et armez-vous de patience, ça va être long. Même pas tellement mes explications mais, simplement, les lignes sont tellement belles que je n'ai pas le cœur à les couper ^^'

 

 

5 . « Comme une limace » (ep. 6)

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La situation : Hiroki et la jeune journaliste qui lui vient en aide le long du drama sont ensemble devant une boutique, attendant qu'en sorte une jeune femme qui a longtemps côtoyé le frère de Futaba pendant et après son emprisonnement. La journaliste fait part à Hiroki de son admiration pour lui parce qu'il fait quelque chose, cherche à se venger et travaille dur pour lui-même et sa famille. Hiroki répond :

Vous vous trompez à mon sujet. Je n'ai jamais travaillé vraiment dur et je n'ai jamais fait quoi que ce soit pour les autres. Mon père a du m'entretenir parce qu'à cet âge, je n'ai toujours pas de travail. L'extérieur est tellement éblouissant qu'il me fait peur. Tout ce temps, j'ai lu des mangas en voulant mourir. J'ai choisi des habits et suis allé à l'épicerie en voulant mourir. J'ai fait mes besoins en voulant mourir. Je me suis accroché à cette maison dans la montagne tout ce temps. Je suis comme une limace. /elle rit/ Ce n'est pas drôle. J'ai beau dire que je vais venger ma sœur, je ne peux rien faire. Je parle de vengeance mais je lis des magasines porno comme d'habitude. Je parle de vengeance du matin au soir puis je dors. Alors je fais mes besoins à nouveau. Comme une limace, je m'accroche à la terre et rampe au sol.

Après cela, Fujimura -la journaliste- répond qu'elle l'admire malgré tout parce qu'il n'est pas un héros mais fait quelque chose : après tout il est bien sur les traces du meurtrier.

 

Pourquoi j'aime cette scène : Je crois bien que ce discours tenu par Hiroki est l'un des discours les plus déprimants et, étrangement, à la fois réconfortants que j'ai jamais entendus. Bon ce n'est pas vraiment réconfortant, du moins pas autant que c'est déprimant... mais ça l'est un peu quand même. En fait cela me rappelle une autre citation de... quelque part. Arf ma mémoire me joue des tours, mais dans un film -je crois- il y avait une scène où un personnage racontait une expérience atroce impliquant la mort de quelqu'un et rajoutait « Le lendemain matin, en me levant, j'avais faim. Et je me suis haï d'avoir faim ». Je trouve que, sans y coller tout à fait, cela se rapproche un peu de ce que raconte Hiroki. Hiroki a vécu une expérience traumatisante et doit en porter le fardeau tous les jours, il est habité d'une envie de vengeance mais toutes ces années, il n'a rien fait. Trop bloqué par son traumatisme pour avancer mais pas non plus au point de réellement mourir, être humain sans but et répondant à simplement ses besoins basiques, il a vécu jour après jour sans les regarder passer et ce faisant le mépris qu'il ressent à l'égard de lui-même n'a fait que croïtre. Il a juste continué à exister sans vivre réellement et s'en déteste -ce à quoi je peux facilement m'identifier d'ailleurs-.

 

C'est un petit peu différent de mon autre citation d'origine inconnue -foutue mémoire T.T- : lorsque la personne dit qu'elle a « eu faim » c'est que véritablement il y a eu une envie, un besoin de manger et la personne s'est détestée de s'accrocher à la vie, d'avoir envie de vivre après que la personne morte soit décédée. Dans le cas d'Hiroki c'est différent car il s'est noyé dans la routine, répondant à ses besoins basiques d'être humain sans pour autant avoir réellement envie de les satisfaire. Il ne voulait pas spécialement vivre un jour de plus mais vivait machinalement un jour de plus. L'idée est carrément déprimante car voilà un être humain qui, en gros, s'est senti dépouillé de son statut de « personne » et ne se sent plus que parasite existant indépendamment de sa volonté. Mais, d'un autre côté, je trouve que cela a quelque chose de réconfortant aussi de se dire qu'Hiroki a vécu de cette manière parce qu'au moins, tout simplement, il est vivant. Et je sais bien que sa vie n'est pas satisfaisante mais parce qu'il est en vie, parce que son instinct de survie l'a porté jusque là même sans qu'il en ressente l'envie, il a une chance d'avoir réellement « faim » un jour plutôt que de simplement se nourrir. Et c'est exactement ce qui arrive d'ailleurs, Futaba étant l'élément qui sort Hiroki de sa torpeur. L'état d'Hiroki est douloureux mais cette « hibernation » laisse une possibilité de réveil en gros...

 

J'aime énormément cette scène parce qu'elle met le doigt sur une contradiction humaine -l'envie de mourir, l'instinct de survivre, la culpabilité et la honte qui vont avec- et l'exprime particulièrement bien -je trouve-, faisant écho à des sentiments qui, je pense, ne sont pas étrangers à beaucoup de gens.

 

 

 

4 . « Plus humaine » (ep. 5)

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La situation : La mère d'Hiroki, ayant été interpellée par une discussion précédente avec son fils, décide de quitter sa nouvelle famille un temps pour aller vivre avec Hiroki et accepter la réalité, trouver le meurtirer d'Aki et, avec un peu de chance, dépasser tout cela. Avant d'annoncer la nouvelle à sa nouvelle famille, elle a disparu un temps et est allée à l'endroit où est morte Aki. Elle raconte à sa famille où elle a été, qu'elle a retracé le chemin parcouru par Aki et s'est retrouvée à l'endroit où est morte la petite fille. C'est une très très jolie description -que je ne mets pas ici car ce serait long mais la scène est magnifique, l'actrice est renversante- et, ensuite, elle continue :

J'étais là, sans savoir pourquoi, et j'ai vu le gouffre qu'est devenue ma vie. Quinze ans sont passés depuis cet incident et si quelqu'un me regardait à présent, il pourrait se dire que je suis calme et sereine. Mais la vérité est si différente. Je vis en souhaitant que tout le monde traverse la même épreuve terrible que j'ai traversée. C'est comme cela que j'ai vécu jusqu'à présent. Quand quelqu'un est gentil avec moi, je pense 'Qu'est-ce que tu sais au juste?'. Quand je vois des parents se promener avec leurs enfants, je me sens mal. Quand on me dit de vivre mieux, j'ai envie de mourir. Je suis désolée, c'est le genre d'être humain que j'ai été tout ce temps. 'Ah, cela ne peut pas continuer, cela ne peut pas continuer. Aime les autres, vis mieux que cela'. Je me dis cela mais cinq minutes plus tard, j'ai juste envie que tout le monde meure. Je suis désolée. Lorsqu'une mère perd son enfant, peut-être qu'elle ne cesse pas juste d'être une mère, peut-être qu'elle cesse d'être humaine. […] Après la mort d'Aki, plein de gens ont dit plein de choses différentes. Ils ont dit que c'était à cause de l'époque, de l'éducation et de l'obscurité dans le cœur de garçon ou à cause de la loi. Ils ont dit qu'il fallait découvrir la raison, que quoi qu'il se soit passé, on ne pouvait pas revenir en arrière. Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient. Je ne comprenais pas, je ne comprenais rien de tout cela. Alors j'ai pensé que... j'ai pensé que c'était parce que je l'avais laissée seule qu'Aki... qu'Aki était morte. Parce que je lui avais demandé de prendre un autre chemin, parce que je l'avais laissée porter une jupe courte, Aki était morte.

Etc. Sérieusement, c'est très long comme scène. Chaque seconde vaut le coup cela dit !

 

Pourquoi j'aime cette scène : Déjà, comme pour la scène précédente, j'aime le fait que le drama arrive avec tellement de justesse à faire écho à des sentiments humains aussi... « généraux ». Je ne sais pas bien comment le dire mais il me semble que, même sans avoir vécu ce qu'a vécu le personnage, il est très facile de comprendre et ressentir ses sentiments parce qu'ils sont l'expression de quelque chose que la plupart d'entre nous avons au fond de nous. Ils sont amplifiés par la tragédie dans Soredemo Ikite Yku mais ils semblent familier malgré tout. Le désespoir et la tristesse, souvent, peuvent nous rendre égoïstes et agressifs. On ne l'exprime pas forcément et on s'en veut de penser de la sorte mais cela ne veut pas dire pour autant que ces sentiments ne sont pas là. Après, clairement, dans le cas de Soredemo Ikite Yuku, la mère a traversé une épreuve terrible ce qui décuple ces sentiments et je ne dis pas que nous souhaitons tous la mort des gens qui nous entourent quand nous sommes tristes -heureusement- ! Bref~

 

Ce que j'aime beaucoup aussi est la façon dont le drama nous montre le côté très « sombre » du deuil. Enfin « du deuil ».... en vérité, il y a autant de façon de faire son deuil qu'il y a de personnes, chacun gère à sa façon et, surtout, comme il peut. Mais disons qu'il y a, encore une fois, des sentiments qui se retrouvent souvent d'une personne à l'autre et ils ne sont pas toujours très « beaux ». Alors les faces moins reluisantes du deuil sont, bien entendu, parfois abordées, notamment dans les dramas, mais j'ai l'impression que dans ces cas-là les dramas s'intéressent souvent plus au résultat ou cherchent à faire dans l'exceptionnel et parlent moins des sentiments à une échelle « interne et ordinaire ». Ce qui ne veut pas dire que ce sont de mauvais dramas du tout ! Cela signifie simplement que j'appréce d'autant plus Soredemo Ikite Yuku et particulièrement cette scène pour aborder le sujet. Et de façon très juste en plus. Nous avons tous, je pense, une tragédie personnelle dans notre passé ou notre présent -ou notre futur  T.T-, et encore une fois il y a autant de façons de vivre nos tragédies qu'il y a de personnes mais, pour ma part, je me reconnais énormément dans cette scène. Je me souviens de mon rejet des autres, de la colère parfois quand on me disait « il faut juste que tu arrives à dépasser cela » - « *juste* dépasser cela » ? =.= merci, je n'y avais pas pensé tiens!-, de ma conscience qui me disait « ils disent cela pour ton bien, tu es en train de faire n'importe quoi, il faut que tu rectifies cela » mais de mon incapacité à suivre mes résolutions... je me souviens aussi de la culpabilité d'ailleurs, même si elle n'était pas la même. Et d'autres émotions comme le sentiment de devoir refouler pour « prendre en charge » l'entourage -sentiment exprimé par d'autres personnages du drama-.

 

Par ailleurs, j'aime beaucoup la façon dont la scène est filmée. J'en ai déjà parlé dans mon article général mais le réalisateur a une confiance en ses acteurs qui fait vraiment plaisir à voir. La scène dure dix bonnes minutes et 90% de ce temps-là, la caméra est concentrée sur l'actrice -le reste du temps elle nous montre les autres personnages dans la pièce tandis qu'ils écoutent-. Il n'y a pas de fioritures du tout, tout repose sur l'actrice et ses lignes. Et comme les deux sont impeccables, comme la réalisation nous permet de nous concentrer dessus et donne véritablement le sentiment de rentrer dans l'intimité de cette femme, la scène fonctionne d'autant mieux.

 

 

3 . Les côquelicots (ep. 2)

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La situation : Futaba et Hiroki se rendaient vers l'endroit où a été tuée Aki. En chemin, Futaba exprime l'idée que peut-être son frère était innocent, ce qui lance Hiroki dans une rage aveugle. Il essaie même de l'étrangler mais finit par se contenir et la laisse seule dans les bois. Elle continue à marcher et arrive devant un champs de côquelicots à l'endroit où est morte Aki. Se rappelant qu'elle et son frère avaient plantés ces fleurs sur la tombe des chatons que son frère avait tués, elle comprend qu'il n'y avait pas eu d'erreur, que son frère est bel et bien coupable et elle se laisse tomber à terre, pleurant toutes les larmes de son corps tandis qu'on entend en arrière-plan la lecture d'une lettre qu'elle avait adressée à son frère et où elle avait menti, lui faisant croire qu'elle avait la vie facile et heureuse qu'elle aurait aimé avoir.

 

Pourquoi j'aime cette scène : Sans analyser du tout, déjà, juste l'image est belle... les côquelicots c'est joli o.o J'aime le rouge, j'aime le bleu, les côquelicots sous la pluie c'est donc joli aussi o.o Mais bon, bien entendu, cela ne s'arrête pas à cela, sinon ce serait un petit peu triste.

 

Ce moment du drama est celui où Futaba n'a plus le choix et doit abandonner ses illusions. Jusque là, probablement sans en être trop convaincue, elle s'était accrochée à l'espoir que son frère était peut-être innocent, qu'il avait peut-être été accusé à tort. Mais le champ de côquelicots est la preuve de la culpabilité de son frère et une preuve qu'elle ne peut pas ignorer. Après je pense qu'on peut facilement dire que la pluie qui tombe sont les larmes de Futaba, que l'éclairage bleu et froid représente le désespoir qui, subitement, lui glace le cœur et que les côquelicots d'une couleur rouge sang représentent.... ben... du sang. En fait o.o Futaba est assise dans une mare de sang tandis que le dernier espoir auquel elle se raccrochait se brise. Par ailleurs, pour ma part, il y a deux choses que je ressens en plus de cela grâce au choix de ce champs de fleurs.

 

Déjà, le champs de côquelicots, comme une plaie rouge béante, est quelque chose qu'on peut difficilement louper. Je pense que cela joue. La culpababilité du frère de Futaba est sous les yeux de tous. Ce n'est pas un aveu qu'il lui aurait fait dans une lettre ou quelque chose de laissé à son intention/discret comme un fruit laissé dans un jardin. C'est quelque chose qui se voit et, même si les gens ne savent pas forcément ce que cela signifie, la culpabilité du frère de Futaba est exposée à la vue de tous ce qui, je pense, la blesse encore plus. D'autant qu'encore une fois cela reflète le fait qu'elle se voilait la face alors que le monde tout entier était au courant.

 

Par ailleurs, le côquelicot n'est pas une fleur triste. Enfin il est éphémère mais à priori dans le language des fleurs il est censé avoir une connotation de calme, de sérénité, de consolation et, parfois, être un message de « aimons/vivons vite » -rapport à son éphèmérité donc-. Surtout, je pense que le côquelicot -peut-être que je fais de mon cas une généralité?- est une fleur plutôt joyeuse. C'est une fleur libre, une fleur légère, elle n'est pas associée au deuil comme peuvent l'être des chrysanthèmes par exemple. Du coup pour moi dans cette scène il y a l'idée que les côquelicots ne devraient pas être associés à toute cette douleur, de la même façon que Futaba ne devrait pas avoir à traverser tout cela. Futaba n'a rien fait de mal, elle devrait avoir la vie à propos de laquelle elle ment dans la lettre qu'on nous lit en voix-off. Elle devrait avoir une vie heureuse, une vie plus facile. Mais de la même façon que son frère a fait des côquelicots une fleur triste, il a fait de la vie de Futaba un cauchemar -dont Hiroki et la volonté de la jeune fille, heureusement, vont la tirer ♥-

 

Et puis il ne faut pas oublier que l'actrice est absolument bluffante. Elle fait ressortir le désespoir du personnage avec une justesse incroyable, la douleur semble vraiment venir de l'intérieur et c'est absolument poignant. Vraiment, je pense que je ne pourrais pas lui faire suffisamment d'éloges.

 

Bref, pour toutes ces raisons, j'adore cette scène~

 

 

 

2 . « Tout ira bien » (ep. 5)

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La situation : Après avoir appris quelque chose de terrible, Futaba vient se réfugier chez Hiroki. Elle le trouve endormi sur la table et, voyant son bras étendu, elle approche la main pour toucher la sienne mais ne fait que l'effleurer et il se réveille. Un peu plus tard, ils mangent ensemble et parlent ensemble de quels sont leurs rêves. Et dans la discussion, Hiroki dit « Tout ira bien. […] Il y aura beaucoup de retournements et probablements beaucoup de choses douloureuses sur le chemin mais, au final, tout ira bien ». Futaba comprend alors qu'Hiroki est au courant de ce qu'elle a appris et sa gentillesse lui met les larmes aux yeux. « Est-ce que... vous pourriez le dire une fois de plus ? » lui demande t-elle en essayant en vain de retenir ses larmes. Il la regarde avec un sourire doux et, pour la réconforter, veut lui prendre la main mais arrête son mouvement au dernier moment. Néanmoins, avec un sourire, il répète : « Tout ira bien, Toyama-san. Parce que vous avez fait tant d'efforts. »

 

Pourquoi j'aime cette scène : … bizarrement c'est la scène sur laquelle j'ai le plus de mal à écrire mais je pense qu'en fait c'est parce que mon appréciation en est « basique ». C'est-à-dire que je n'ai pas beaucoup analysé ce qu'il se disait ou faisait, c'est juste que la chaleur d'Hiroki m'a touchée. Je me suis énormément attachée à ces deux personnages et j'aime la façon dont ils se rapprochent constamment tout en essayant de maintenir la distance. Futaba veut prendre la main d'Hiroki pour se sentir rassurée, Hiroki veut prendre la main de Futaba pour la soutenir mais ils ne peuvent pas aller jusqu'au bout de leurs gestes car ça leur est « interdit » par la société et leur éducation. Néanmoins, l'interdit physique est la dernière barrière qui leur reste car Futaba, sans prendre la main d'Hiroki, se réfugie auprès de lui malgré tout et Hiroki, sans prendre la main de Futaba, la réconforte effectivement et lui offre tellement de chaleur que la jeune femme en est touchée à en pleurer. Ce qu'ils n'arrivent pas à concrétiser physiquement, ils le vivent déjà. Et moi cela m'a juste fait du bien cette scène parce que j'avais envie qu'Hiroki sourit à Futaba et lui dise que tout se passerait bien. Parce que j'avais envie de lui dire la même chose. J'aurais voulu prendre Futaba dans mes bras si possible et lui dire « Tu as fait tellement d'efforts et tu as donné tellement de toi Futaba, tu es remarquable et tout se passera bien pour toi ». Mais bien sûr, je ne pouvais pas et même si Hiroki a donné une version un peu moins longue, venant de lui, cela voulait probablement en dire plus~ et puis chaque manifestation de la gentillesse d'Hiroki me va droit au cœur. Bref, c'est tout, en fait o.o

 

 

 

1 . « Je veux voir ce lever de soleil avec toi » (ep. 10)

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La situation : Futaba et Hiroki ont enfin mis la main sur le frère de Futaba. Alors qu'il essayait de se suicider, Hiroki lui a sauvé la vie et, plus tard, tous les trois se retrouvent à table. Hiroki commence alors à dire au frère de Futaba que s'il tentait de se suicider à nouveau, il lui sauverait la vie à nouveau. Il continue :

Je suis comme un fil de pêche tout emmêlé qui se démèle peu à peu. Ce faisant, parfois, le crochet me blesse et me fait mal. Les choses seraient plus faciles si je ne savais rien. La vérité me fait mal, elle m'empêche de respirer mais je veux quand même savoir. Petit à petit... petit à petit, tout est moins emmêlé. Je ne sais vraiment pas quoi faire... Même maintenant je ne sais pas, je ne comprends pas. Mais je ne veux plus te tuer. Aki m'avait aussi demandé pourquoi 'Le chien des Flandres' était une histoire aussi triste, pourquoi les gens écrivent des histoires aussi tristes. Aki est morte. Mon ami était le meurtirer. Ma famille s'est effondrée. Et il y a cette personne qui pensait son frère innocent et en souffre mais doit continuer à vivre malgré tout. Nous aimerions tous échapper à ces histoires si tristes mais, même si nous nous échappions, la tristesse serait toujours là. Mourir ou tuer ne créérait que plus de tristesse. Pour que la tristesse n'augmente pas alors il ne faut plus en rajouter à cette histoire terrible. Un jour peut-être que tu retrouveras un cœur humain, recommenceras à zéro et te rachèteras. Non, ce n'est pas cela. Oublie ce que j'ai dit. Ne fais pas attention, oublie. Ignore ce que j'ai dit. C'est juste que... Ce matin, tu vois, j'ai vu le lever de soleil. Je n'avais pas beaucoup dormi la nuit précédente et je suis allé aux toilettes ce matin. Les toilettes sentaient mauvais alors j'ai ouvert la fenêtre et j'ai vu le lever de soleil. De la fenêtre de ces toilettes malodorantes, j'ai vu le lever de soleil. J'ai vécu là-bas si longtemps mais je n'avais jamais ressenti cela. J'ai pensé 'Un autre jour commence... Qu'il soit triste ou joyeux... le bonheur peut se montrer capricieux. Qu'il y ait un sens à la vie ou pas, aujourd'hui commence'. En quinze ans, quinze ans en cet endroit, alors que je regardais par la fenêtre des toilettes, pour la première fois, j'ai vu le commencement d'un nouveau jour. Je n'arrive pas à le dire bien mais... Fumiya... je veux voir le lever de soleil avec toi. Je veux le voir avec toi. Et ce sera suffisant.

Pourquoi j'aime cette scène : Plusieurs choses. Déjà, Hiroki a bien l'intention de tirer tout le monde avec lui et j'aime le fait que Fumiya soit inclus. Futaba allait de soi bien entendu et c'est important parce que j'aime Futaba mais le « je veux voir le lever de soleil avec toi » adressé à Fumiya est plus surprenant on va dire. Mais Hiroki a compris qu'il est temps de cesser de fuir et qu'il ne peut pas être heureux en niant l'existence de Fumiya et ce qu'il a fait, il se rend compte que le meurtre d'Aki et Fumiya font partie de sa nouvelle vie et qu'il doit les accepter pour avancer. Fumiya fait partie de sa « nouvelle journée », il ne peut pas en être autrement. Et par ailleurs, je pense qu'Hiroki se rend compte également qu'à sa façon Fumiya est également prisonnier de la mort d'Aki. Pour tout vous dire, j'ai l'impression qu'il faut que je réfléchisse encore un peu car il y a des nuances qui m'échappent forcément...

 

J'apprécie aussi beaucoup le retour à la question sur les histories tristes posée par Aki. A mon avis Hiroki répond à la question de sa petite sœur dans cette scène justement. Fumiya avait également proposé sa réponse : les humains écrivent des histoires tristes parce qu'ils sont des êtres tristes. Et c'est un début de réponse mais je pense qu'Hiroki la complète. Nous écrivons des histoires tristes parce qu'elles arrivent, parce qu'il faut apprendre à ne pas les fuir, à y faire face pour y survivre et parce que les histoires sont un moyen de nous confronter à la douleur et d'apprendre y faire face. C'est pour cela qu'il y a des histoires tristes pour enfants : pour les préparer. Du moins je pense.

 

Je sens que ce que j'écris sur cette dernière scène n'est pas très claire pardon >< Au final, néanmoins la chose qu'il faut que vous reteniez et la raison pour laquelle, réellement, j'aime cette scène est simple : j'aime les personnages, je veux qu'ils soient heureux et c'est le moment où, enfin, Hiroki voit véritablement la lueur au bout du tunnel, ce fameux soleil levant. Et, encore une fois, il a bien l'intention de tirer tout le monde avec lui. Je disais dans mon numéro 5 qu'Hiroki était en vie et que, ce faisant, un jour il aurait peut-être à nouveau envie de vivre. Eh bien voilà, c'est le moment où c'est arrivé. Le moment où Hiroki n'est plus juste un être humain qui survit mais une personne qui voit se lever un jour nouveau et veut vivre ce jour nouveau. Et j'adore particulièrement le fait que sa révélation se soit faite aux toilettes. Pour deux raisons. Déjà parce que cela laisse la révélation dans un contexte absolument banal. J'aime que la révélation ne soit pas venue à Hiroki dans un « grand » moment mais plutôt au bon moment. Il n'était pas en haut d'une montagne à réfléchir sur le sens de la vie, il était en train de simplement réaliser une action absolument banale mais subitement, la réalisation l'a frappé parce que tout le drama l'a fait évoluer et qu'il était juste prêt. Ensuite, j'aime beaucoup le choix des toilettes parce que cela répond encore une fois à cette histoire de limaces de mon choix numéro 5. « Faire ses besoins » est la seule action qu'Hiroki répète deux fois dans sa tirade sur ce que sa vie a de pitoyable et je pense que c'est parce que faire ses besoins, bien que ce soit un besoin humain et que nous le fassions tous, n'est pas exactement ce que nous faisons de plus joli ou plus glorieux -sauf fantasmes personnels j'imagine-. Du coup pour lui, c'est vraiment l'exemple le plus pitoyable de sa nouvelle existence et j'aime que ce soit exactement au moment qu'il estimait le plus bas qu'il retrouve l'envie de vivre. Comme si l'univers lui disait qu'il y a de l'espoir dans ce que l'humanité a de plus « petit » et que le simple fait d'être en vie est un espoir en soi.

 

 

Ce qui conclue ce top5 =)

 

J'ai beaucoup écrit sur Soredemo Ikite Yuku et je ne sais pas si ce que la moitié de ce que j'ai écrit était cohérent/intéressant mais je suis contente d'avoir pu dire au moins une grosse fraction de ce que j'avais à dire sur cet excellent drama. Merci de m'avoir lue jusqu'ici et à une prochaine fois ♥

Tag(s) : #TOP des scènes de, #Dramas - séries et animes

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