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Projet 📖

 

 

Totto-chan

La petite fille à la fenêtre

 

Kuroyanagi Tetsuko

 

 

 

🌑🌑🌑🌑🌓

 

Le retour du coin littérature les gens ! Avec cette fois-ci un livre autobiographique -écrit à la troisième personne- court -un peu moins de 280 pages dans mon édition- et facile à lire -il est ciblé jeunesse apparemment^^ mais il est intéressant à tous les âges!- que j'ai mis, je crois, trois ans à terminer. Voilà voilà. Bon bah écoutez, des fois je suis lente hein ! Non, plus sérieusement, j'ai effectivement acheté ce livre il y a à peu près trois ans dans un hall de gare parce que j'avais un trajet d'une heure à faire en train et que je voulais quelque chose pour m'occuper. Je m'étais donc installée dans le siège SNCF, avais lu les dix premières pages et m'étais alors rendue compte que je suis incapable de lire en train parce que cela me rend malade. Du coup j'avais rangé le livre dans ma valise et je m'étais endormie contre la vitre à la place, loupant mon arrêt au passage. Pendant la semaine passée chez ma tante ensuite, je n'avais pas repensé au livre et c'est ce mois-ci que subitement il s'est retrouvé devant mes yeux. Comme j'étais partie pour un examen à l'hôpital qui me stressait pas mal, je me suis dit « tiens petit livre, tu me changeras les idées pendant que j'attends ». Et j'ai donc (re)commencé et terminé ce livre pendant que j'attendais dans ma chambre d'hôpital. Pas de chance cela ne m'a pas tenu le temps d'attente mais au moins j'ai beaucoup aimé le livre ! Comme je le disais, il s'agit d'une autobiographie et elle est signée Kuroyanagi Tetsuko, une actrice/auteure/présentatrice/membre de l'Unicef dont le nom est apparemment très connu, même en occident, mais qu'en pauvre inculte que je suis, je n'avais jamais entendu -honte sur moi, je sais-.

 

L'histoire est celle de Totto-chan -de l'auteur en vérité-, une petite fille enjouée et dynamique qui n'arrive pas du tout à se faire une place dans le système éducatif Japonais qui est somme toute assez rigide. Comme elle a été renvoyée de son ancienne école pour son attitude dispersée qui rendait folle son institutrice, Totto-chan est envoyée à l'école Tomoe. Le livre commence lorsque sa mère l'emmène rencontrer le directeur, Kobayashi Sousaku, afin qu'il détermine si oui ou non Totto-chan pourra intégrer l'école. Après avoir écouté parler la petite fille pendant quatre heures, il est heureux de la compter parmi ses élèves et ainsi commence la vie de Totto-chan à l'école Tomoe.

 

Le livre est ensuite divisé en plein de petits chapitres dans lesquels nous sont racontés des bouts de la vie de Totto-chan. Parfois les histoires paraissent presque anecdotiques mais il y a toujours quelque chose à y trouver. Totto-chan est une petite fille terriblement attachante et chaque moment de sa vie qui nous est raconté a quelque chose de drôle ou de touchant. L'écriture est facile à suivre, légère, mais on aurait tort de croire que tout est rose. Déjà parce que les séparations et la mort font partie de la vie de tous les jours si bien que Totto-chan en fait l'expérience le long du livre -ainsi que du racisme, de l'exclusion, etc-. Le récit ne s'apesantit jamais mais on s'attache tellement à Totto et à l'ambiance joyeuse de Tomoe que lorsque la tragédie frappe, elle frappe dur. Par ailleurs, bien que les enfants et le lecteur ne le ressentent pas au début du livre tant tout est neuf, tout est beau, et tant Tomoe semble exister dans sa bulle de bonheur et de fantaisie, la seconde guerre mondiale se dessine dans l'arrière-fond. Et à la fin du livre, malheureusement, elle commence à réellement s'insinuer dans l'école, ayant des conséquences sur ce petit monde que Totto-chan et le lecteur ont appris à aimer autant.

 

A travers les pages du roman, c'est également la vision d'une éducation différente qui transparait : celle du directeur Kobayashi. L'écriture nous fait vivre son rêve et sa passion, on sent à travers les lignes l'amour qu'il portait aux enfants dont il s'occupait. A Tomoe, les enfants se voient donner beaucoup d'indépendance, on les encourage à être curieux, à vouloir apprendre et découvrir, à développer leurs points forts. On leur apprend également à s'affirmer et s'accepter. L'école comprend un certain nombres d'enfants handicapés auxquels le directeur fait particulièrement attention, voulant éviter qu'ils développent des complexes et cherchant à la place à leur faire cultiver leur confiance en soi. Ce directeur est perçu comme une figure très rassurante en laquelle on peut avoir confiance et la reconnaissance ainsi que l'affection de Kuroyanagi Tetsuko pour son ancien professeur sont pleines de chaleur.

 

Je n'ai pas grand-chose de plus à vous dire en vérité. Il n'y a pas réellement « d'intrigue » donc je n'ai pas de commentaires à faire là-dessus. Ce qui m'a surtout marquée dans ce livre, c'est tout l'amour qui en ressort. L'amour du directeur pour ses élèves, l'amour des élèves pour le directeur, l'amour des parents pour leurs enfants, de tous les camarades de classe les uns pour les autres, de Totto-chan pour le monde, pour son chien, etc. Il y a un sentiment d'amour et de chaleur dans toutes les lignes de ce roman et c'est ce qui rend le retour à la réalité vraiment difficile. Je vous avoue que sur les dernières lignes, j'ai versé quelques larmes. Quelque chose que j'ai beaucoup aimé cela dit, est l'épilogue dans lequel l'auteur nous raconte ce qui est arrivé à ses camarades de classe. Je m'étais attachée à tous ces personanges et j'étais contente que Kuroyanagi Tetsuko me parle de ce qu'ils étaient devenus. En tous cas les gens, je vous conseille fortement ce livre !

Tag(s) : #Littérature

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