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Seijo

聖女

 

 

Diffusé en 2014

 

7 épisodes

 

 

Avec :

 

Hirosue Ryoko >>> Hiji Motoko/Ozawa Maria

Nagayama Kento >>> Nakamura Haruki

Renbutsu Misako >>> Motomiya Izumi

Kishibe Ittoku >>> Maehara Mitsuro

Tabata Tomoko >>> Kurosaka Kyoko

Nakada Yoshiko >>> Chikura Fumie

etc

 

 

Dontesque ?

 

Lorsqu'il était lycéen, Haruki est tombé amoureux de Naito-san, l'étudiante engagée par sa mère pour l'aider à travailler. Elle finit par lui avouer que son véritable nom est en fait Ozawa Maria et ils connaissent une romance qui se termine à peine commencée par la disparition de Maria. Dix ans plus tard, Haruki, devenu avocat, rencontre Maria à nouveau mais sous un autre nom après qu'elle ait été arrêtée pour les meurtres de plusieurs hommes l'ayant entretenue.

 

 

7,5/10

 

Toujours en préparation de mon bilan annuel, je continue de rattraper les dramas que j'ai loupés cette année, d'où : Seijo. Encore que je ne sais pas exactement pourquoi ce drama était dans la liste de mes « à rattraper ». En fait je crois bien que je l'ai mis dans la liste sur un malentendu et que je m'étais convaincue d'une manière ou d'une autre qu'Ayagou y avait un rôle principal. En fait, non seulement il n'y a pas de rôle principal mais il n'y a même pas de rôle du tout. En revanche il y a Nagayama Kento au casting et c'est très bien aussi, cela me convient parfaitement. Plus je vois ce petit, plus je l'apprécie. Par contre, et j'en suis un peu désolée à son égard, c'est vrai que je n'arrive juste pas à le détacher de son grand-frère. Ils se ressemblent énormément et ils ont carrément la même voix, du coup quand je vois Kento, une partie de moi pense « Eita ». Alors cela ajoute au facteur sympathie -Eita booste le facteur sympathie de tout ce à quoi il est lié ♥- mais bon, c'est moyen j'imagine pour Kento. Avec un peu de chance, si je continue de le voir jouer, je finirai par dissocier les deux frangins. En attendant, causons de Seijo. Parce que c'était intéressant comme drama.

 

Et c'était avant tout intéressant pour son personnage fémini. Hiji -ou Maria comme elle aime qu'on l'appelle plutôt- est une femme qui a de quoi fasciner et tout le drama, je me suis demandée ce qu'il se cachait réellement derrière la façade. Le drama s'intitule « Seijo » qui, sauf erreur et si j'ai bien compris les dialogues du drama, signifie « femme sainte », et le drama essaie de nous faire répondre à la question « Maria est-elle un démon ou une sainte ? ». Tout le drama est centré sur son procès et tandis que ses pairs jugent de sa nature, examinent son mode de vie, nous sommes invités à en faire de même. Mais c'est assez difficile. Sainte, elle ne l'est clairement pas mais démon, pas vraiment non plus. Elle n'est finalement qu'humaine, elle se situe quelque part entre les deux, personnage ambigu dont on nous montre les moments les plus dignes et les plus sincères mais également les moments les plus pathétiques et les plus trompeurs. En fait, avant tout Maria est une personne qui essaie de vivre de toutes ses forces, comme l'exprime le personnage masculin principal. Cela ne signifie pas forcément qu'elle s'y prend bien et parfois sa défense avançait des arguments que je trouvais irrecevables mais c'était difficile de toujours condamner Maria. Et pas parce que le personnage est une victime. Oui, effectivement, lorsque le drama se penche sur son enfance on se rend compte que Maria a été élevée dans la méfiance vis-à-vis des hommes et qu'elle n'a pas eu une enfance complètement ordinaire mais le drama ne force pas non plus le trait sur la victimisation : Maria a avant tout grandi avec une mère aimante qui croyait en elle et qui l'a toujours poussée à devenir ce qu'elle puisse devenir de meilleur. Après cela, la jeune femme a eu l'opportunité de vivre une vie moins « grise », de devenir la femme forte et vertueuse que sa mère voulait qu'elle soit. Mais elle a rejeté cette opportunité et pas parce qu'elle n'avait pas le choix. Bien entendu, ses choix ont été dictés par son éducation et son vécu mais, en clair, on ne nous dit pas « elle a fait de mauvais choix parce qu'elle a eu une enfance difficile ». Parce qu'en vérité, on ne nous dit même pas qu'elle a fait de mauvais choix. Il n'y en a que quelques uns que le drama condamne réellement et ceux-là sont facilement repérables. Le reste du temps, c'est à nous de décider. Même après que le personnage lui-même ait décidé ou non de regretter son choix, c'est à nous de voir et on peut aller dans les deux sens. Personnellement, je n'ai pas été d'accord avec les choix de Maria et je les lui reprochais mais, pour autant, je n'arrivais pas à réellement détester le personnage parce que rien de ce qu'elle faisait ne venait d'une volonté de faire du mal, parce qu'elle était -je pense- sincère dans son approche, parce que si ses choix étaient discutables, elle-même ne m'a jamais semblée mauvaise... -contrairement à un autre personnage qui avance être comme elle mais qui, lui, agissait par volonté de faire du mal ce qui le rendait très différent- et du coup j'ai ressenti beaucoup de pitié à son égard lorsque son monde est ébranlé et que tout commence à s'effondrer autour d'elle.

[Une sainte meurtrière?] Seijo  聖女
[Une sainte meurtrière?] Seijo  聖女[Une sainte meurtrière?] Seijo  聖女
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Il y a en gros deux parties au drama après l'introducton qui installe la relation passée de Maria et Haruki. Dans la première, on découvre la vie de Maria, sa façon de penser et tout ce qu'elle a vécu en dehors de sa rencontre avec Haruki. Dans la seconde le grain de sable qu'est Haruki s'est bloqué dans les rouages et Maria se rend compte de tout ce à côté de quoi elle est passée, ce qui la pousse à une remise en question qui la mènera, au bout du compte, vers la rédemption ou la perdition. Le processus, quant à lui, est fort en émotions et en moments où elle semble toucher le fond, le tout très bien rendu par l'actrce principale. De manière générale, Hirosue Ryoko est un excellent choix de casting. Elle confère à son personnage une dignité calme et une ambiguité qui la rendent très intriguante. Puis, lorsque subitement son personnage se retrouve perdu, elle continue d'offrir une performance très solide faite de violence parfois, de désespoir et, par moments, d'une sincérité indéniable qui la rend belle. Bref, le jeu d'Hirosue Ryoko est très bon. Mais quelque chose cloche un petit peu au niveau de l'ambiance et, surtout, de la relation Maria/Haruki.

 

Cela ne vient pas du jeu de Nagayama Kento, l'acteur faisant du bon boulot, dressant le portrait d'un jeune homme peut-être un peu naïf qui voit ses illusions sur son premier amour parfait se briser petit à petit. Haruki est un protagoniste sympathique qui, s'il fait des erreurs, a retenu mon affection le long du drama et m'a fait espérer que les choses fonctionneraient entre lui et son adorable fiancée Izumi. Mais quelque part, c'était peut-être un peu le problème ? Haruki n'était pas fade, c'est plutôt sa relation avec Maria qui manquait de quelque chose... peut-être d'un parfum plus dangereux. Pour Haruki je veux dire. Oui, en fait je pense que le problème était là, dans la réaction qu'avait Haruki à ses découvertes sur Maria. J'avais toujours le sentiment que l'attirance qu'il avait pour elle n'était pas aussi forte que son sens moral et que même s'il s'égarait, il finirait par faire le choix qui n'irait pas contre ses principes -et peut-être me trompais-je mais ça vous le découvrirez si vous décidez de regarder le drama-. Ce drama, en fait, m'a fait penser à à Koori no sekai, un -super- drama avec Takenouchi Yutaka et Matsushima Nanako -cf. ICI-. Et dans Koori no Sekai, tandis que le héro se laissait fasciner par le personnage féminin, il y avait toujours le sentiment qu'il pourrait faire ce pas de trop, basculer si le personnage féminin s'avérait être du mauvais côté de la force. C'est ce qui m'a manqué dans Seijo, ce sentiment que l'on pourrait « perdre » le personnage d'Haruki.

 

Mais, malgré tout, j'ai bien aimé le personnage de Nagayama Kento, de même que j'ai trouvé le drama intéressant et généralement bien foutu. J'ai une réserve au niveau du dernier épisode qui était écrit de façon un peu brouillone par moments et, en particulier, j'ai eu du mal avec une scène de la fin qui, si elle ne me dérangeait pas dans son contenu, m'a semblée vraiment mal mise en scène si bien qu'elle en devenait quasi-risible alors qu'elle aurait du être le pic émotionnel de la conclusion. Dommage. Mais somme toute, Seijo était un drama intriguant qui propose un bon casting, un personnage central énigmatique et qui m'a tenue intéressée jusqu'à la fin. Je ne suis donc pas fâchée d'avoir lancé le drama même si Ayagou a répondu absent à l'appel.

[Une sainte meurtrière?] Seijo  聖女[Une sainte meurtrière?] Seijo  聖女
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Tag(s) : #Dramas - séries et animes

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