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Fantasia

 

 

Sorti en 1940

 

Réalisé par plein de gens

 

Pour toutes les infos sur la réal et la musique cf. Wikipedia

 

 

 

Dontesque ?

 

Ce film n'a pas de scénario donc rentrons directement dans le commentaire~

 

 

 

8,5/10

 

Ah Fantasia.... ce film a été mon introduction à la musique classique et une excellente introduction d'ailleurs. C'est aussi un film qui me terrifiait quand j'étais gosse. Enfin pas dans son intégralité mais certains passages me donnaient sérieusement envie de pleurer et de me cacher derrière le canapé. Pourtant c'était un film que je demandais à regarder tout le temps et je le regardais sagement du début à la fin, c'est juste que parfois il fallait qu'on laisse le doudou pas loin. Maintenant que j'ai grandi, je vous avoue qu'il y a des passages que je saute. En fait un passage que je saute. Et que s'il m'arrive de regarder le film d'une traite -passage sauté excepté-, j'ai tendance plutôt à en regarder une séquence ou deux à l'envie. Probablement parce que je connais le film par cœur. Enfin, en tous cas, Fantasia est toujours un film que j'aime énormément et en grande partie c'est le film qui m'a appris à parler de musique. Vous le savez parce que je le dis souvent : je n'y connais pas grand-chose en musique. Du coup quand je parle d'une chanson ou d'un album, j'ai tendance à évoquer des images. A me faire des clips dans la tête et à essayer de vous le décrire pour que vous compreniez ce que m'évoque la musique. Et ce réflexe, c'est en partie Fantasia qui me l'a inculqué. Parce que Fantasia, vraiment c'est cela : mettre de la musique en images. Parfois les séquences n'ont même pas de scénario, il s'agit juste de créer une image pour le spectateur. Et maintenant c'est ce que j'essaie de faire avec des mots, même si je m'y prends nettement moins bien que Disney -oh, tellement tellement moins bien-.

 

Sur ce, allez, causons. Mais honnêtement Fantasia est avant tout une expérience, c'est plus une question de sensations que de scénario ou de personnages -parfois il n'y en a carrément pas alors!- du coup cet article va probablement être assez court. Malgré tout, allons-y gaiement !

 

Le film, après une narration -il y en a une entre les différentes parties musicales-, lance ses aventures avec Toccata et Fugue en Ré Mineur (Jean Sébastien Bach). Et c'est exactement l'introduction qu'il faut à ce film, cela nous met tout de suite dans l'état d'esprit qu'il faut pour oublier l'idée qu'un film a absolument besoin d'un scénario carré et pour apprécier le reste. Quand j'étais enfant j'adorais regarder les images abstraites que créait Windows Media Player quand j'écoutais de la musique et ce passage-là c'est pareil mais avec quand même quelque chose de neeeeeeettement plus esthétique et travaillé. J'aime beaucoup la musique et j'aime juste regarder les couleurs et les formes bouger, c'est tout à fait hypnotique pour moi. Cela me mets parfaitement d'humeur à apprécer la suite : le passage des saisons sur fond du Casse-Noisettes de Tchaïkovsky.

J'adore absolument ce passage des saisons, c'est une de mes parties favorites de Fantasia. La musique, en premier lieu, est non seulement une de mes favorites du film mais également une de mes musiques classiques favorites : j'ai un faible pour Tchaïkovsky et particulièrement ses ballets. Et l'ambiance, les fées, l'éveil de la nature, les fleurs qui dansent, la tombée des flocons... c'est purement magique les gens, c'est juste beau. C'est la séquence du film que je revois le plus avec La nuit sur le mont-chauve. Mais nous n'en sommes pas là, non, après Casse-Noisette vient, sans doute, la partie la plus connue et la plus emblématique du film -qui a d'ailleurs été reprise dans la suite- : L'apprenti sorcier (Paul Dukas d'après un poème de Goethe).

 

L'apprenti sorcier est également la première séquence de ce film dont j'étais terrifiée. La lutte de Mickey contre les balais enchantés me donnait envie de pleurer les gens . C'est une séquence que j'adore, la musique est magistrale et l'animation tellement parfaitement en accord avec le morceau qu'à présent les deux sont indissociables dans ma tête. Je peux écouter La danse des heures sans visualiser des hippopotames en tutu, mais je ne peux pas entendre L'apprenti sorcier sans visualiser Mickey et des balais flippants -d'ailleurs, pour La Nuit sur le Mont Chauve, c'est la même chose : la musique et les images sont devenues indissociables à présent -. Dois-je vraiment expliquer pourquoi l'histoire de L'apprenti sorcier me faisait peur ? C'est juste glauque cette histoire. De base les objets sans expressions ni voix qui semblent animés d'une volonté me perturbent. Comme ces balais, l'anneau du Seigneur des Anneaux ou le miroir d'Oculus. C'est glauque parce qu'on ne sait pas ce qu'ils pensent. Et en plus on ne peut pas tuer ce foutu balai, si on le détruit, il se multiplie. C'est terrifiant bordayl ! Heureusement que cela finit bien. En revanche, malheureusement, on enchaîne pas sur quelque chose de plus gai, Le sacre du printemps (Igor Stravinsky) étant une autre séquence qui me terrifiait étant enfant. Enfin le début m'ennuyait passablement -et m'ennuie toujours adulte d'ailleurs... en grande partie, je pense, parce que je ne trouve pas les images renversantes mais surtout parce que la musique, tout simplement ne me parle pas-. Je me réveillais quand les dinosaures apparaissaient, surtout qu'à l'époque j'avais une passion pour les dinosaures -même maintenant, d'ailleurs, s'il y a « dinosaures » écrit quelque part dans un projet, je tends une oreille intéressée-. Mais c'était alors le drame : d'abord le combat entre ce pauvre dinosaure et le T-Rex qui veut le bouffer. C'est le seul T-Rex que j'ai vu que je trouve réellement terrifiant avec peut-être celui du Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles. Le combat est violent les gens. Même maintenant que j'ai grandi, j'ai mal pour ce pauvre dinosaure qui se fait abattre. Il n'y a pas de sang mais cela n'empêche pas ce passage d'être brutal et sombre. Puis, il y a l'extinction des dinosaures. Une espèce entière qui meurt jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que des ossements. Comment voulez-vous faire plus sombre que cela ??? Forcément, en plus, l'amoureuse des dinosaures que j'étais avait encore plus de mal à avaler la pillule. Le sacre du printemps m'ennuyait puis me terrifiait et c'était donc la séquence que je voulais toujours sauter. Et oui, je la saute toujours -sauf ce coup-ci, pour écrire cet article-.

T__________________T

Heureusement après cela, avec la Symphonie Pastorale (Ludwig van Beethoven), on retombe dans quelque chose de plus innoffensif avec des adorables petits poneys et autres trucs sympathiques dans ce genre-là. Néanmoins je suis un petit peu partagée. J'aime le rythme de l'animation, j'aime le design des personnages et bien qu'on ne puisse pas dire que le scénario soit très développé, je lui trouve quelque chose de charmant puis de drôle et il y a même un petit sentiment de crainte dans le tas lorsque Bacchus et son âne essaient d'échapper aux éclair de Zeus. Sans oublier que la musique me plait. Mon souci, en fait, se fait au niveau des couleurs auxquelles je trouve quelque chose d'un peu écoeurant honnêtement. Disons que cela dépend de mon humeur. Parfois je les trouve écoeurantes, parfois je les trouve plaisantes, c'est selon le jour. En revanche je ne dis jamais non à La danse des heures (Amilcare Ponchielli) qui vient juste après. Et signe le retour des traumatismes. Sérieusement, je me rends compte qu'il y avait BEAUCOUP de choses qui me faisaient peur dans ce film. Et dans les anciens Disney en général. En l'occurence, de base, j'ai un peu peur des autruches -ne me demandez surtout pas pourquoi, je n'en sais rien, j'ai juste un peu peur des autruches- et surtout.... je n'ai jamais bien capté si le prince crocodile était amoureux de la madame hippopotame ou s'il voulait la bouffer. D'après ce que j'ai lu, apparemment, c'est effectivement censé être une romance mais personnellement je suis prête à croire les deux. Je pense que j'avais toujours peur que la séquence parte subitement en mode « T-Rex achève sa proie ». Il a l'air sournois ce crocodile et, en plus, tandis qu'il poursuit sa « proie » -amoureuse ou comestible- il a quand même demandé à tous ses copains croco de barrer la route à cette pauvre madame hippo ! Je ne sais pas, je ne suis pas super rassurée quand même. Cela dit, ce ballet est incroyablement fun. Il commence simplement, va en crescendo, il a une musique très agréable, il a ses moments de folie, de grâce, de surprise et, oui, même ses moments qui font peur si vous êtes comme moi.

Et puis, enfin, on arrive au grand final : La nuit sur le mont-chauve (Modeste Moussorgski) suivie de L'Ave Maria (Franz Schubert). Sur L'Ave Maria, je n'ai pas grand-chose à dire. Je sais que c'est un passage qui plait à beaucoup de monde, en particulier parce qu'il arrive après la danse démoniaque de La nuit sur le mont-chauve, ce qui créé un contraste sympathique. Mais honnêtement la musique n'est juste pas une musique qui me transporte. L'ambiance est agréable, c'est vrai, l'idée est jolie et il y a de très très belles images -je ne sais pas si j'invente des choses mais la façon dont sont dessinés les décors me rappelle en fait La Belle au Bois Dormant- mais … bah je m'ennuie. Non vraiment, cela ne va pas plus loin. En revanche, oh, La nuit sur le mont-chauve !! Bizarrement les gens, cette séquence-là ne m'a jamais fait peur. Tout à fait. J'ai peur des balais, j'ai peur des crocodiles qui dansent, j'ai peur des autruches en tutu et j'ai peur de l'extinction des dinosaures mais un démon immense en haut d'une montagne qui fait crâmer les âmes des damnés dans le creux de sa main, ça par contre ce n'est pas un problème. En revanche, certes La nuit sur le mont-chauve ne me faisait pas peur mais elle me fascinait absolument. Je regardais quasiment le film pour ce passage-là. Rah, les gens, j'adore tellement cette séquence. La musique est magistrale et l'animation horrifique est hantante. A chaque fois, je suis déçue que cela s'arrête -surtout qu'on enchaine sur la séquence que j'aime le moins- et je voudrais que cela dure au moins cinq minutes de plus. Je voudrais que le film se termine là-dessus en fait. Mais bon, ce serait nous laisser vraiment en plein cœur de la tempête et pour les enfants ce serait un peu trop difficile.

 

Au final, Fantasia est une expérience sensorielle qui parle à mes yeux, mes oreilles et mon cœur de façon enchanteresse. Comme le film est divisé en plusieurs parties très différentes les unes des autres, forcément, il y en a certaines qui me parlent plus que d'autres et, j'ai beau reconnaître la prouesse technique, il y en a certaines qui ne me parlent même pas du tout. Mais ce que j'aime dans ce film, je l'aime avec passion. Je me rends bien compte que Fantasia n'est pas un film qui plaira à tout le monde, rapport au fait qu'il n'est pas construit de façon conventionnelle, mais j'ai tendance à penser que c'est un film à mettre entre les mains de tout le monde malgré tout.

Parce que moi, en revanche, il n'est pas question que je vous laisse sur quoi que ce soit d'autre que la Nuit sur le Mont Chauve!

Tag(s) : #Cinéma Occidental, #Disney

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