[En dehors de Disney] Miss Campus: Sydney White

Publié le 28 Décembre 2014

 

Miss Campus

Sydney White

Sorti en 2007

 

Réalisé par Joe Nussbaum

 

 

Dontesque ?

 

Amanda Bynes >>> Sydney White

Matt Long >>> Tyler Prince

Sara Paxton >>> Rachel Witchburn

Jack Carpenter >>> Lenny

 

 

 

Dontesque ?

 

Après avoir été élevée par son père toute sa vie, Sydney s'apprête à partir pour l'université. Une fois sur place, elle essaie d'intégrer la sororité Kappa à laquelle appartenait sa mère décédée, afin de se sentir plus proche de celle-ci. Mais elle a du mal à s'intégrer.

 

 

 

6/10

 

Après m'être aventurée du côté de la rendition « horreur » de Blanche Neige, je me suis dit que tenter la version teen-movie n'était pas une mauvaise idée. Blanche Neige et les Sept Geeks ? Pourquoi pas ! J'ai un gros faible pour les teen movies. Souvent ils sont assez superficiels et prévisibles -bien entendu il y a des exceptions hein!- mais même les plus superficiels et prévisibles d'entre eux trouvent toujours le moyen de me divertir et de me tirer quelques sourires. C'est comme les films d'horreur, à moins vraiment de tomber sur une exception qui tue, je trouve toujours quelque chose à apprécier. Ce film-là ne faisait pas partie des exceptions qui tuent et même si, au début, j'ai eu un petit peu de mal à rentrer dans le film, petit à petit, je me suis bien amusée.

 

En premier lieu, situons un peu tout cela. Dans cette version, Blanche Neige, rebaptisée Sydney White, a été élevée par son père depuis toute jeune et a passé énormément de temps sur des chantiers avec l'équipe d'ouvriers de son père. Du coup, selon l'univers du film, elle est plutôt "garçon manqué": elle fantasme sur des marteaux, ne porte pas de robes et aime les comics. La méchante sorcière n'est pas la belle-mère de Sydney mais la présidente de la sororité Kappa et son miroir magique est une page myspace -oui c'était l'époque myspace- sur laquelle les étudiantes les plus sexy du campus sont classées par les étudiants. Le prince est le président d'une sororité et l'étudiant le plus populaire du campus et les sept nains sont sept geeks qui vivent dans la maison délabrée que les « greeks » -c'est le nom donné aux étudiants qui font partie de sororités/fraternités... dans cette version de l'histoire être greek est une forme de noblesse et être président/e une forme de royauté- veulent détruire pour y créer une sorte de centre de loisirs leur étant réservé. Niveau transposition c'est plutôt sympa en fait. J'aime en particulier l'adaptation du miroir magique et, plus tard, de la pomme empoisonnée -même si malheureusement ses effets ne sont pas dramatiques du tout si bien que cet événement perd un peu son impact-. Oh et cela avait beau être incroyablement peu subtil -en fait c'était subtil comme une baleine dans un appartement-, j'ai beaucoup aimé les noms donnés aux personnages : Tyler Prince, Sidney White, Rachel Witchburn ? C'est tellement gros que c'en est magique. Et je pense que c'était clairement l'effet recherché d'ailleurs.

 

Alors, par contre, c'est vrai que pour le coup il m'était difficile parfois savoir si certains éléments étaient à prendre au sérieux ou pas et, s'ils l'étaient, de réellement saisir la « gravité » des situations, tout me paraissant un peu futile. Ces affaires de sororités et fraternités ne font pas partie de ma culture du tout et, en conséquence, je n'en saisis pas bien l'importance ni l'intérêt. Lorsque notre Blanche Neige se fait donc chasser par la "vilaine sorcière", lorsqu'elle est exclue des Kappa, je sentais bien que c'était censé être un moment difficile pour Sydney et quelque chose d'important mais, pour ma part, je pensais juste « meh, et alors ? ». Cela dit, dans un sens, cela a rendu la scène très drôle parce que la réalisation a quand même sorti une tempête et des éclairs pour bien marquer le côté dramatique de la scène. Et, de manière générale, c'est une des raisons pour lesquelles ce film m'a amusée : il dramatisait des choses qui me semblaient très superficielles et le décalage me faisait rire. Notons quand même qu'en partie ce décalage était voulu donc je ne rigolais pas toujours du film mais également avec lui. Parfois je n'étais pas exactement certaine de savoir si c'était « du » ou « avec » mais, eh, je m'amusais et c'était l'essentiel.

[En dehors de Disney] Miss Campus: Sydney White[En dehors de Disney] Miss Campus: Sydney White
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9u niveau des personnages, maintenant, je dirais que les « nains » fonctionnent bien. Ils sont clairement l'intérêt principal du film et même si certains sont moins mis en avant que d'autres, on apprend suffisamment à les connaître pour s'y attacher -en particulier j'ai eu un faible pour George, la version de Simplet et pour Lenny, la version d'Atchoum-. Pris séparément les uns des autres ils ne pourraient sans doute pas porter un film mais en tant que groupe, ils forment une bande sympathique et drôle. Et malheureusement les autres personnags sont loin d'être aussi attachants. Déjà, pour commencer, j'ai eu beaucoup de mal avec Sydney je dois vous dire. L'actrice, Amanda Bynes, ne m'a pas convaincue du tout -je l'avais bien aimée dans certains autre de ses projets mais en l'occurence je l'ai trouvée plutôt molle et pas très charismatique- et le personnage manquait cruellement d'une personnalité à mes yeux. Le film veut la définir comme la fille la plus éloignée possible des stérotypes de filles superficielles : elle est sexy oui mais elle ne porte pas de robe, n'est pas obsédée par les garçons, elle aime le sport, sait se servir d'un marteau et lit des comics. Oui sauf que. Sauf que c'est très mal écrit. Parce qu'en vérité on ne voit Syd tenir un marteau que 1/lorsque le personnage nous est présenté pour nous dire « eh, ce n'est pas une fille comme les autres » 2/lorsqu'elle se réconcilie avec Tyler. On la voit lancer un frisbie une fois : lorsqu'elle attire l'attention de Tyler. Elle a une valise remplie de comics mais on ne la voit jamais en lire un seul Elle l'ouvre simplement lorsque 1/elle doit réaffirmer qu'elle n'est pas une fille toutes les autres qui a dix milles robes et 2/lorsqu'elle doit attirer l'attention d'un des nains. Tous les passe-temps « décalés » -entre guillemets parce que bien entendu ils ne le sont qu'en comparaison avec les Kappa, ils n'ont sinon rien de particulièrement extraordinaires- qu'elle a, on ne la voit jamais les pratiquer pour elle-même. Ils ne font pas partie de qui elle est, ils sont juste les éléments que le script lui a plaqués dessus, comme il a plaqué sur elle ce bronzage pour qu'elle détone encore plus au milieu des Kappa, pour que les gens autour d'elle restent bouche-bée. En vérité Syd passe la plus grosse partie du film à vouloir rentrer dans les Kappa et à vivre sa romance fade avec Tyler. Son principal trait de personnalité est que lorsqu'elle est gênée, elle parle trop. Elle est un véritable cliché sur pattes sans charme particulier. Elle n'est pas désagréable, elle est juste plate.

 

Et Tyler, son prince, est tout aussi plat. Honnêtement, dans la première moitié du film, il était tellement fade que j'en arrivais à oublier jusqu'à son existence. Après cela il est plus présent donc plus difficile à oublier mais ce n''est pas pour autant qu'il était mémorable, il était même le personnage le plus oubliable du tas. Quant à Rachel Witchburn, il n'y a en fait pas grand-chose à en dire, elle est le parfait stéréotype de la jeune fille superficielle, hautaine et vaniteuse. Au delà de nos sept geeks qui sont agréables sans être les personnages les plus passionants que j'ai vus, Sydney White n'est clairement pas un film aux personnages exceptionnels. Quant à son message, il donne en gros à « Il ne faut pas exclure les gens et se croire meilleur que tout le monde », « il ne faut pas nier sa propre personnalité pour s'intégrer à tout prix » et « il faut se battre pour ses droits ». Et ce ne sont pas de mauvais messages du tout. Ils sont mis en scène de façon peu originale et parfois maladroite mais malgré tout, ce que veut faire passer le film est toujours évident et ce sont des messages positifs.

 

En général, ce film est innoffensif et amusant en fait. C'est vrai qu'un jour j'aimerais bien avoir un « twist » sur ce genre de triangle amoureux : avoir une jeune fille « garçon manqué » qui soit une véritable plaie et une jeune fille de type « sororité » ou « cheerleader » qui soit tout à fait agréable à vivre -ou bien, soyons fous, que les deux soient sympathiques et plus ou moins équilibrées-. Mais pour ce qu'il était Sydney White était un film qui se laissait regarder. Je ne le reverrais pas et cela m'étonnerait qu'il me reste longtemps en tête mais cela a tué le temps de façon agréable et c'était amusant de voir comment le conte de base avait été transposé dans ce contexte.

C'est bien, la bande-annonce vous raconte absolument tout le film. Heureusement le film est prévisible de A à Z donc cela ne spoile rien. Aussi, j'adore trop la voix-off les gens, elle me fait rire.

Rédigé par Milady

Publié dans #Cinéma Occidental

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