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B1A4

Who I am

 

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit sur les B1A4 les gens ! Mais me revoilà avec plus de Poupinettes adorables pour vous car je sens que vous en manquiez. Et on ne devrait jamais manquer de B1A4 ♥ Et puis j'ai écrit sur quasiment toute leur discographie -Coréenne- donc je veux continuer. Après tout : pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Cela dit, cet album marque un tournant dans la façon dont j'écris sur les albums de Kpop. Enfin en tous cas sur certains albums de Kpop -par exemple si j'écrivais sur des albums d'Epik High, cela ne changerait sans doute absolument rien-. Pourquoi ? Je vous explique. En général quand j'écris sur un album, je fais de cette façon :

 

1/ J'écoute l'album en entier en prenant des notes sur l'ensemble.

2/ J'écoute les chansons sans les traductions en prenant des notes.

3/ J'écoute les chansons avec les traductions en reprenant des notes.

4/ Je regarde les clips des chansons qui en ont, toujours en prenant des notes.

5/ J'écris l'article tout en écoutant les chansons à chaque fois.

 

Depuis quelques temps, il y a un stade 2,5 : celui où je lis les paroles en Coréen sans m'occuper de la traduction. Histoire de me servir un peu de mon apprentissage du coréen quand même ! Et généralement, chansons hypra complexes exceptées bien entendu, je comprends une bonne partie de ce que je lis. Faut dire aussi que les chansons de boys-bands -désolée pour la généralisation mais bon...- utilisent souvent le même vocabulaire -beaucoup de « ne pars pas » « tu es la seule » et « fly fly to ze sky » évidemment-. Du coup après avoir lu les paroles d'une dizaine de chansons, forcément, j'ai fini par le retenir. D'ailleurs en L1 de Coréen je m'étais servie de ce vocabulaire pour écrire un poème pour un cours d'expression orale, les 2AM auraient été fiers de moi :') Bref donc ma routine « écriture sur album de Kpop » avait changé. Mais en écoutant Who Am I il s'est passé quelque chose de nouveau. J'ai écouté Lonely et je comprenais toutes les paroles. Mas bon, j'avais lu les paroles il y a longtemps et m'étais amusée à les traduire juste parce que c'est fun donc rien d'étonnant. Ensuite s'est lancée When In Love et j'en ai compris 99%. Tant que je ne me concentre pas sur une chanson, je n'en capte pas les paroles -pas comme en français ou anglais donc- mais si je l'écoute attentivement, j'en capte une bonne partie. Après c'est selon la chanson bien entendu ! Mais du coup cela veut dire que pour certains morceaux, je suis complètement influencée. Et vous savez quoi ? C'est un peu triste.

 

Bien entendu, je suis ravie de voir que je comprends ce que me racontent les B1A4. Cela veut dire que je n'ai pas perdu mon temps et, de base, juste « comprendre » est un plaisir. Mais c'est vrai aussi que lorsque j'écoutais de la musique sans comprendre les paroles, je pouvais me créer mes propres images. En fait, pour faire un parallèle, c'est le même sentiment que lorsqu'un roman est adapté au cinéma. C'est super de voir les personnages bouger et parler à l'écran mais on perd l'image qu'on s'était faite. Quand j'écoutais une chanson de Kpop, je pouvais quasiment créer un clip dans ma tête en fonction de ce que m'inspirait la musique. Et parfois le clip mental n'avait rien à voir avec les paroles -qui parfois n'avaient rien à voir avec le clip réel d'ailleurs o.o- mais c'était « mon clip ». Les paroles venaient en bonus. Maintenant que je comprends suffisamment le Coréen pour cerner l'idée générale d'une chanson et, parfois, les détails... forcément ça ébranle un peu le stade numéro 2 de mon processus de notes/appréciation.

 

Je ne vois donc qu'une solution les gens : après avoir écrit cet article, je me mets à la Rpop. C'est-à-dire la pop roumaine. O-Zone me voilà \O/ … bon okay, peut-être pas. Et je sens que cette longue introduction commence à vous ennuyer pas mal donc on va se lancer dans les B1A4. Figurativement. Encore que me jeter littéralement dans une mer de B1A4 serait fort sympathique. Mais pour le moment on va se lancer figurativement dans les B1A4 avec ma nouvelle méthode d'appréciation/prise de notes. Oh et j'ai aussi pris la résolution de faire plus court. L'introduction qui dure des plombes pourrait vous faire craindre le pire mais je vous jure, j'ai décidé que, chansons avec clip mis à part -et cela ne concerne que Lonely donc- je n'écrirai pas plus d'une demie-page sur chaque chanson. Si tout va bien, cet article ne devrait donc pas dépasser les 10 pages. Je vous retrouve à la fin pour voir si oui ou non, j'ai tenu cette résolution.

 

Sur ce, voici la setlist de l'album :

 

Intro – Prologue

Lonely

When In Love

Amazing

Baby

Oh My God

Too Much

Pretty

Who Am I

Drunk on Music

Road

Seoul

 

C'est rigolo d'ailleurs, cela forme une sorte d'histoire. Il y a l'intro, okay. Après cela Poupoune* est « Seul » « Lorsqu'il est amoureux ». Mais il est amoureux d'une « Géniale » « Baby » parce que « Oh Mon Dieu » elle est « Trop » « Jolie ». Elle lui fait tellement tourner la tête qu'il ne sait plus « Qui Il Est », se retrouve complètement « Bourré -à cause de la musique, mouais- » et erre sur une « Route » de « Seoul ». Bref Poupoune finit ivre mort dans un caniveau en ayant oublié jusqu'à son propre nom. JOIE \O/

 

Etudions tout cela... en utilisant donc Poupoune et Choupette, qui, je le rappelle sont deux personnages imaginaires dont je me sers quand je parle de chansons. Par exemple si un boys-band chante à une jeune fille « je t'aime, ne me quitte pas, si tu pars je prendrais des douches habillées et j'attraperai la crève », pour qu'il soit plus facile de parler du scénario de la chanson, je décide que le personnage masculin principal sera « Poupoune » et le personnage féminin principal « Choupette ». Parce que dire « les U-Kiss disent à la jeune fille de les embrasser et de rester à leurs côtés parce qu'elle est la femme de leur vie à tous » c'est moyen. Donc Poupoune et Choupette me permettent de parler du scénario des chansons lorsque les chansons sont écrites au singulier mais chantées par plusieurs personnes (cf. Le lexique du Guru)

 

GO !

 

AVERTISSEMENT: Par le pouvoir de leur awesom-ittude, les B1A4 ont remplacé mes neurones -plus ou moins- valides par des paillettes et des petits coeurs roses, blancs et vaguement mauves. Mon niveau de lucidité se situe donc quelque part en dessous de 0.

 

 

Le ton est lancé dès L'intro. On entend des bruits de gens qui s'amusent -des enfants en fait on dirait surtout- mais ils sont lointains, comme si Poupoune se trouvait à l'intérieur et les gens qui s'amusent à l'extérieur. Ou le contraire. Peut-être que Poupoune est dehors et regarde les gens qui ont chaud et s'amusent à l'intérieur. La mélodie principale est triste et se fait de plus en plus forte, effaçant les bruits d'enfants -et pour moi les bruits d'enfants, au delà du fait qu'ils symbolisent le monde qui s'amuse dehors, donnent une certaine notion d'innocence et de « simplicité » également que Poupoune a apparemment perdu- mais, alors qu'on pense qu'elle va vraiment gommer tout le reste, alors qu'elle atteint le paroxysme de la mélancolie, elle s'arrête subitement et on n'entend plus que les bruits d'enfants. Comme si Poupoune, sentant la tristesse trop monter, avait décidé de passer la porte et de rejoindre le monde extérieur pour essayer, lui aussi, de se sentir mieux et, surtout, moins seul.

 

Maintenant la question est de savoir : est-ce que cela va payer ?

 

 

Dans Lonely cela n'a pas l'air en tous cas.

[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?

La chanson commence exactement là où l'intro nous a laissés : les bruits de dehors. Puis la musique se lance et on commence par nous sortir une bonne quinzaine de « lonely ». Voilà, comme ça le ton est donné : Poupoune se sent seul et donc, non, cela ne va pas. La première fois que j'ai écouté cette chanson, je me souviens, je l'avais trouvée étrange. Je l'avais aimée mais je l'avais trouvée étrange. Ou plutôt, je l'avais aimée *parce que* je l'avais trouvée étrange. Quelque chose m'interpellait dans les couplets en fait. Et après y avoir réfléchi, j'ai fini par trouver quoi : les refrains interpellent littéralement. Lorsque Poupoune fait la liste des choses qu'il fait sans Choupette, il finit ses morceaux de phrases comme s'il y avait un point d'exclamation au bout. En fait ces passages sont construits comme cela : « Cette chose que je faisais avec toi » point d'exclamation « Cette chose que je la fais sans toi » point d'exclamation « Et je suis heureux tout seul » la la la pour faire semblant qu'il va bien. Ce sont ces « point d'exclamations » fictifs qui ont attiré et retenu mon attention la première fois que j'ai entendu la chanson. Et ce sont toujours ces bouts de chanson que je préfère.

 

A côté de cela, j'aime comment la chanson est construite de façon générale. En plus des interpellations -qui donnent le sentiment que Poupoune parle à quelqu'un, en l'occurence Choupette- et des « la la la » où il veut donner le change -toujours à Choupette- et faire croire qu'il va bien, j'aime beaucoup la façon dont la chanson est écrite pour nous donner l'impression qu'il tourne en rond. Les paroles de Lonely parlent d'une rupture et du fait que Poupoune n'arrive pas à oublier Chooupette -je sais, classique-. Dans ces paroles, j'aime le fait que l'on nous donne quelques détails qui ancrent un peu l'histoire dans la réalité -c'est con mais le fait que cela commence par la description rapide d'habits que Poupoune portait quand il était avec Choupette, tout de suite, a été un plus pour moi- et j'aime également toutes les répétitions donc.

 

Déjà les « Ajik nan wae ? Yojeoni wae ? Yogiseo wae ? » (où le personnage demande pourquoi il n'arrive pas à dépasser tout cela, pourquoi il est toujours bloqué ici, de cette façon) : chaque phrase se termine par le même « wae » (« pourquoi ») et l'effet trainant donne le sentiment que Poupoune essaie d'avancer mais est fatigué et butte à chaque pas. Dans le refrain il y a toutes les phrases se terminant par « eopguna » (« Même si je veux manger avec toi, tu n'es plus là / Même si je veux regarder un film avec toi tu n'es plus là / Nous n'avons plus rien / Nous n'avons vraiment plus rien », « eopguna » étant une conjuguaison de « eopta » qui exprime le fait que quelque chose n'existe pas/ne soit pas là en gros) qui encore une fois créent le sentiment que Poupoune tourne en rond et arrive toujours au même point de départ. A la fin le même refrain a pris en intensité car Poupoune n'en peut plus de tourner en rond de la sorte. Par ailleurs, après les refrains, il y a le « Every day, every say, nowa hamkae korireul, kotneunda, kotneunda, etc » (qui correspond au passage où Poupoune dit à Choupete qu'il aimerait partager sa vie avec elle à nouveau, « marcher sur la même route ») où les mêmes sons -avec quelques variantes dont le « every day, every say » qui, au passage, ne veut strictement rien dire... mais bon c'est de l'anglais dans une chanson des B1A4 donc c'est normal- sont répétés deux fois comme si Poupoune, encore une fois, buttait à chaque pas.

[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?
[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I? [Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?
[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I? [Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?

Bref j'aime beaucoup cette chanson. Et j'aime beaucoup le clip également qui rend parfaitement les paroles de la chanson -eh oui!- avec l'idée toute simple de Poupoune -interprété par Jinyoung... bon je sais qu'il n'interprète pas vraiment Poupoune et que Poupoune est juste un nom niais que j'utilise pour faciliter le processus d'écriture sur une chanson mais faisons comme si les B1A4 suivaient mes idées- qui essaie de retenir le souvenir de Choupette. Au début du clip Poupoune est dans son lit, les bruits du monde à l'extérieur et une grosse horloge sur le mur insistant sur l'idée de temps qui devraitt passer, et subitement il commence à flotter, ce qui suggère que Poupoune rêve. Au delà du fait que nous sommes évidemment dans un clip et non dans la réalité, à l'intérieur du clip, Poupoune est endormi et nous voyons ce qu'il se passe dans sa tête. Et dans sa tête, il s'accroche au souvenir de Choupette comme à un ballon qui menace de s'envoler à tout moment -après tout le ballon est un symbole qui est très souvent utilisé pour représenter l'idée de se défaire de quelque chose, un sentiment, un souvenir, … -. A un moment donné il s'endort à l'intérieur de son propre rêve -ce qui signifie qu'il se réveillerait dans la réalité probablement- et manque de perdre Choupette car s'il revenait à la réalité, il serait bien obligé de se rendre compte qu'elle n'est plus là. Il y  également le passage où il est sur son téléphone: il se distrait et se faisant le souvenir de Choupette lui échappe un moment. A la fin du clip, Choupette finit par s'envoler et il la laisse partir, elle ainsi qu'une multitude d'autres ballons qui, je pense, représentent tous les souvenirs qu'il avait avec elle. Puis c'est lui-même qui s'envole et disparaît parce que Poupoune laisse disparaître la version de lui-même qui était enfermé dans son histoire d'amour avec Choupette. Il devient quelqu'un d'autre. Néanmoins, dans la pièce où toute cette affaire s'est déroulée, il reste les petites photos de leur couple et à mes yeux cela signifie que Poupoune a cessé de s'accrocher à Choupette, cessé de s'accrocher à leur passé et, ce faisant, a évolué mais qu'il garde dans un petit coin de son esprit une trace de leur relation parce que, bon, quand une relation meurt, on passe à autre chose mais on ne l'efface pas complètement, ce serait triste. Il laisse les regrets mais il garde un petit quelque chose.

 

C'est une idée simple qui passe très bien et qui me plait beaucoup, d'autant qu'elle est très joliment mise en scène. Les couleurs sont très froides, le MV est surtout blanc et dans le monde « rêvé » cela créé une impression de pureté irréelle mais dans le monde « réel » -celui où chantent les B1A4- c'est vraiment le sentiment de froid qui domine. Bien entendu c'est en grande partie parce qu'il y a de la neige partout -et la neige, les gens, c'est froid- mais je pense qu'on peut trouver d'autres éléments qui participent à l'ambiance dans le décor. Déjà, il y a le signe « blue skies » et, sur un mur, les noms des couleurs « red, green » -et « L/B14 » mais alors ça je ne sais pas ce que cela peut bien vouloir dire... peut-être une nouvelle couleur inventée par les B1A4 o.o-, comme si les B1A4 cherchaient à faire revenir les couleurs dans un monde qui en manque cruellement. On a aussi des portes qui ne mènent nulle part, des fenêtres qui ne laissent rien voir à l'extérieur, des signes pour voitures qui impliqueraient un mouvement mais aucun mouvement -la seule voiture du clip ne bouge pas... bon après c'est un clip de Kpop donc c'est normal mais on va dire que dans celui-là, en plus, ça a un sens :p- et des barrières. Les murs sont décrépis, la rue est déserte... et bien entendu, le sentiment général/titre de la chanson nous est rappelé par les lettres inscrites le long de la rue. Sans oublier l'élément le plus important : Le petit marché de Ginette. Très important symboliquement ! Les poissons et légumes en disent très long sur l'état de Poupoune... non je déconne, je pense que ce panneau -que j'ai juste retrouvé sur ce site http://www.nutmeggerworkshop.com/work/- est juste là pour faire joli.

 

Et c'est très joli~ tout ce clip est très joli, la chanson est très jolie et les deux se marient ensemble pour faire passer le sentiment d'être bloqué mais aussi une sensation d'espoir d'arriver à dépasser la tristesse. Ce qui sera repris dans la chanson d'après.

[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I? [Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?
[Lonely Poupoune] B1A4 - Who Am I?

Love Then, en effet, est tout à fait dans la continuité de Lonely -chanson & clip- à mes yeux. L'ambiance est néanmoins très différente. Au delà de son introduction musicale qui, sans que je ne m'explique trop pourquoi, me renvoie immanquablement à l'opening de Long Vacation – sans doute parce que je suis Kimutisée à mort-, Love Then m'évoque une journée ensoleillée plutôt qu'un hiver qui n'en finit pas. Elle n'a pas de vrai « point culminant », elle est égale comme une douce journée d'été. La mélodie donne le sentiment d'un soleil apaisant tandis que les passages de Baro m'évoquent le passage d'un vent agréable -d'ailleurs il parle de vent dans son rap, du vent et des souvenirs qui soufflent et passent-. La chanson a pour thème la disparition de la douleur, remplacée par de bons souvenirs. Peu à peu les paroles vont de « Parfois je t'en ai voulu » à « maintenant j'arrive à sourire » et « le temps passe et guérit plus que les efforts pour oublier, tout change ». J'aime en particulier beaucoup le refrain qui fait une utilisation sympathique de ses structures de phrases. En gros, ce que dit Poupoune c'est ceci : «  Quand nous étions amoureux, j'ai connu le bonheur / Mais au final, il a laissé place à la douleur de nous être séparés/ Quand nous nous sommes séparés, j'ai connu la douleur / Mais à présent la douleur a laissé place à de bons souvenirs ». Bon, j'ai essayé de rendre la forme donc j'ai du arranger le truc mais c'est ce que cela veut dire et j'aime la façon dont les structures de phrases sont conservées et dont certains mots en remplacent simplement d'autres pour montrer la progression. Les sentiments ont laissé place à d'autres de même que les mots ont laissé place à d'autres.

 

La chanson se termine sur une phrase qui dit en gros « Le vent souffle et emporte tout de moi » ce qui peut s'interpréter de façons différentes. Le « tout de moi » peut se référer à « tout ce qu'a Poupoune » à « tout ce qui fait Poupoune » ou « tout ce qui faisait Poupoune ». La différence est subtile mais selon l'interprétation, la rupture a détruit Poupoune ou pas. Dans le contexte je pense qu'il s'agit de la dernière interprétation. C'est en cela que Love Then est dans la continuité de Lonely. Dans Lonely le monde est froid et Poupoune souffre mais, dans le clip, à la fin, il laisse aller sa peine et le soi qui vivait dans le passé en conservant une part de sa relation avec Choupette. Dans Love Then le vent emporte ce même soi qui vivait dans le passé et il reste un autre Poupoune que le soleil vient trouver tandis que, s'étant libéré de sa peine, il constate qu'il a de bons souvenirs à présent. Pour moi il y a une progression entre ces deux pistes et j'apprécie la continuité~ Donc … brisons la \O/

Brisons la en passant à Amazing, une chanson qui dès son début m'a planté dans la tête l'image des B1A4 dansant sur une plage avec des colliers de fleurs à leur cou. Je vous jure, je n'arrive à voir que cela. Les B1A4 en maillots de bain en train de reproduire la vague de la chorégraphie de A song calling for you des SS501. Toujours plus de soleil donc ! Et c'est très bien car j'aime mes B1A4 dans la bonne humeur~ Enfin je les aime dans toutes les humeurs mais s'ils sont heureux, je suis heureuse avec eux et Amazing est une chanson fort sympathique. Le refrain aurait facilement pu être très plat mais les « amazing » qui ponctuent les phrases font toute la différence. Pourquoi ? … j'en sais rien. Je me suis posée la question et je suis arrivée à deux conclusions : 1) cela casse et rythme le refrain 2) toute la chanson est dédiée à une jeune fille en particulier et c'est donc un message de Poupoune à Choupette. Les « amazing » sonnent néanmoins comme une annonce au monde. Et j'aime l'idée de Poupoune qui est tellement d'heureux d'aimer Choupette qu'il faille qu'il le dise à tout le monde. Ce sont les deux explications possibles que j'ai pu trouver. Le fait est que sans ces « amazing » je n'aimerais pas les refrains. Mais ils sont là alors j'aime. Après les paroles, par contre, sont assez banales. Il y a beaucoup de meublage et oui j'ai retenu que la fille est adorable, chaleureuse, fait Poupoune se sentir à l'abris, qu'elle est sa lumière, qu'elle est comme le ciel, bla bla, mas au final il y a surtout des clichés très convenus et vagues dans ces paroles. Ce n'est pas bien grave heureusement et Amazing reste une chanson fort sympathique~

 

 

J'ai en revanche nettement plus de mal avec les paroles de Baby. Encore une fois, elles ne me gâchent pas la chanson mais elles me dérangeant parce qu'elles sont, encore une fois, vraiment vagues. Et être vague parfois cela marche -comme dans Love Then où le vague fait partie du thème de la chanson-, parfois cela passe -genre dans Amazing les paroles sont vagues mais on pardonne parce que les paroles visent à transmettre un sentiment général de bien-être- et parfois cela ne passe pas comme dans Baby parce que les paroles nous parlent d'une rupture dans laquelle tout le monde souffre et qu'elles nous demandent de compatir à la souffrance des personnages sans nous en donner une justification. Pourquoi Poupoune quitte t-il Choupette ? Ca lui fait du mal dit-il et il se force : pourquoi il se force. Il est désolé... pourquoi ? Il a fait quelque chose de mal ? Parce qu'il se demande aussi si elle est la raison pour laquelle elle est partie -alors que c'est lui qui rompt- ? En fait dans les paroles et, en particulier, les seuls lignes que j'aime bien (« Je pensais que s'aimer était facile / Je pensais que sourire suffirait à nous rendre heureux » et le passage où il raconte qu'il n'arrive pas à lire le regard de Choupette) je décèle un soupçon de « nous nous séparons parce que nous n'avons pas fait assez d'efforts et nous sommes perdus de vue » mais il faut vraiment chercher et vouloir trouver la signication. Sinon en gros ces paroles sont l'équivalent de nous montrer un personnage en train de chialer sans aucun contexte et de nous demander de pleurer avec lui:

 

 

Alors pour moi ça marche en l'occurence parce que la peine de Dean Winchester est la mienne mais imaginons que vous fassiez partie de ces gens qui n'ont pas encore accepté les frères Winchester comme vos sauveurs personnels hebdomadaires, cette photo ne vous inspire à prori rien de plus que « must!find!naked!pictures!now ! ». Bon eh bah voilà, en gros j'en suis là avec les paroles de cette chanson -sauf pour ce qui est des photos de B1A4 nus parce que je ne suis pas perverse comme vous-. Par contre j'accroche bien à la mélodie. En fait l'ambiance n'a rien à voir avec les paroles je trouve, on dirait une chanson que Poupoune mettrait dans son salon à al lumiète tamisée pour séduire Choupette sur le canapé, un verre de champagne à la main. J'aime particulièrement le passage de CNU sur le « eopteon keot cheoreom, eopteon keot cheoreom » et les « falling falling down » de la fin mais de manière générale j'apprécie toute la chanson et les voix de tout le monde sur ce morceau, l'ambiance posée et intime me plait.

« Why did we break up ? » nous demande Oh My God, la chanson suivante, lorsqu'elle commence. Et vu les paroles de la chanson précédente, j'ai bien envie de répondre « BONNE QUESTION ». Mais ce serait un peu injuste parce que OMG, elle, répond à la question. Cela dit, avant de parler de cela, parlons de la chanson en général. Sauf que je n'ai pas grand-chose à en dire ? C'est un joli morceau car les B1A4 ont de jolies voix et j'aime la façon dont l'instrumental entre vraiment en jeu lorsque Poupoune, dans les paroles, réalise enfin ce qu'il se passe et se prend la gravité de la situation en pleine figure. Mais pour tout ce que cette chanson a d'agréable, elle ne me marque pas plus que cela. Les paroles, en revanche, sont bien meilleures que celles de Baby. Ce coup-ci on sait pourquoi Poupoune et Choupette rompent : Choupette a trompé Poupoune. Au début on ne le sait pas mais Poupoune exprime ses doutes et on a la confirmation, oui, elle a quelqu'un d'autre. Et après cela, Poupoune devient confus mais confus de manière compréhensible. Il en veut à Choupette, lui demande comment elle a pu lui faire cela, il souffre et ce ne sont ni de belles paroles ni de belles voitures -becoz Kpop- qui le feront se sentir mieux. Il essaie de se convaincre qu'un jour il ira mieux mais cela n'a pas l'air de fonctionner et donc tout en en voulant à Choupette, il veut qu'elle reste et se demande si c'est lui qui a fait quelque chose de mal. Il cherche presque à justifier son infidélité afin de pouvoir la garder à ses côtés. Bref on a une rupture qui sonne plus vrai et qui a de vraies raisons d'être et là, oui, je compatis avec Poupoune. Pauvre Poupoune :'( Elle est vraiment Too much Choupette ! -subtile transition-

 

Donc justement parlons de Too Much, une ballade toute simple et très jolie qui met en valeur les voix de Sandeul et Gongchan. Le piano est en effet très discret, on se concentre donc sur les voix -et ces deux B1A4, tout comme les autres B1A4, ont de très jolies voix- et l'émotion nait de leur pureté ainsi que de la tristesse et du sentiment de vide que donne la musique, jusqu'à ce qu'à la fin les voix finissent par se rejoindre et l'instrumental par se faire plus intense comme si, enfin, Poupoune n'en pouvait plus. Une fois de plus, j'aime l'idée des répétitions des refrains. Les « Tto kuriwo kuripgo kuriwo / I can't stop missing you missing you » (« Tu me manques » avec une nuance « je n'arrive pas à t'oublier » en gros) puis « Tto saranghae saranghae saranghae / I'm loving you loving you loving you I can't stop loving you loving you loving you » (« Je t'aime » et « Je ne peux pas cesser de t'aimer ») donnent vraiment la sensation que ce pauvre Poupoune ne s'en sort pas. J'imagine une maison de style Japonais, la fenêtre ouverte sur une pièce très vide tandis qu'une brise légère souffle un Poupoune perdu dans ses pensées. Puis quand la mélodie s'intensifie, les larmes coulent. Cette mélodie, en fait, quand je l'écoute sans écouter les paroles, a l'ambiance d'une chanson post-séparation.

 

 

 

En vérité, ce n'est pas du tout ce dont il est question : Poupoune nous parle de son amour pour Choupette, un amour à sens unique qu'il n'arrive pas à exprimer. Et il y a l'idée que c'est frustrant mais également que ça lui a apporté quelque chose de positif -grâce à elle, il rit plus souvent dit-il-. Personnellement j'aime surtout la façon dont il parle de l'effet bouleversant qu'elle a sur lui. Je ne parle pas de l'évocation qu'il fait de « grandes choses » comme la mer ou le temps et qui, toute suite, place ses sentiments sur une autre échelle. Non, j'aime particulièrement les lignes « Parfois les mots que tu prononces sans y penser ont tellement de poids pour moi que c'en est bouleversant » et « Aujourd'hui encore, au moindre signe d'intérêt de ta part, mon cœur se met à battre plus vite, toujours plus vite ». J'aime ces deux lignes en particulier parce que je m'y identifie vraiment. Bien plus que « L'amour comme un océan sans fond », ces deux lignes qui expriment l'importance que prennent des choses insignifiantes quand on est amoureux, ont quelque chose de très réel.

Et pourquoi Poupoune kiffe t-il Choupette de la sorte ? Eh bien parce qu'elle est jolie of course -mais pas que- ! Et c'est donc de cela qu'il va nous parler dans Pretty. Pretty est une des chansons les plus légères de cet album avec Amazing dont j'ai déjà parlé, et c'est une chanson que j'apprécie beaucoup. Déjà pour une raison très con mais le mot « yeppo » est un mot … gai. « Arumdapta » -ou, 'conjugué', « arumdawo »- qui veut dire plutôt « belle/beau », par exemple, n'a pas cette consonnance enjouée. Alors que « Yeppo » -à prononcer en appuyant sur les « p »... un peu « Yep'PO »?-, en soi, est un mot qui met de bonne humeur. Je trouve. C'est un mot léger~ Tout comme la chanson donc. Poupoune semble tellement de bonne humeur dans cette chanson, particulièrement lors du refrain, que c'est très difficile de ne pas sourire aussi. Et, au delà des refrains, j'aime également beaucoup les passages rap de CNU puis Baro qui, eux aussi, ont un parfum de légèreté et de gaieté fort appréciable. Et les paroles, à l'exception d'un passage étrange que je ne suis pas certaine d'avoir bien compris, sont également plutôt simples et, en gros, veulent faire passer le message qu'aux yeux de Poupoune, Choupette est toujours la plus jolie. Même sans maquillage, même lorsqu'elle n'aime pas son visage et même quand elle a l'impression d'avoir pris du poids, pour Poupoune, elle est toujours la plus jolie. Des paroles mignonnes pour une chanson qui l'est tout autant et un morceau qui me donne le sourire donc~

 

Et cela nous mène à la chanson qui partage son titre avec celui de l'album : Who Am I ?. Un morceau lui-même vraiment entraînant, qui à priori, quand on l'écoute sans faire gaffe spécialement aux paroles, semble être juste une chanson de club qui nous demande de « put »-er nos « hands up » -parce qu'il faut flyer high high to ze sky sans doute-. La chanson que Who Am I ?, à la première écoute, m'a tout de suite évoquée, est en fait In the air -toujours des B1A4-. Parce que les deux m'évoquent l'idée d'être dans les airs en fait. De prendre un avion et de monter très très haut dans le ciel. Dans Who Am I, l'instrumental du début semble être le décollage et, après cela, l'avion ne fait que monter jusqu'à se stabiliser en gros vers 2:10 pour laisser les B1A4 se jeter de l'avion en parachute. A la mélodie c'est vraiment ce que m'évoque Who Am I : l'idée de monter très haut et de se lancer avec le sourire -puis d'en être récompensé puisque la mélodie continue d'être très gaie après cela-.

 

 

Coup de pot : c'est exactement le sentiment que veut faire passer la chanson. Et étant donné que pour le coup je me suis formée l'image avant de tout capter aux paroles, on peut dire que c'est une réussite d'association musique/paroles. De quoi nous causent les paroles donc ? Eh bien Poupoune nous fait une crise existentielle en gros. Il erre à la recherche de lui-même, ses inquiétudes et ses pensées pèsent sur lui, il veut se trouver. Et même s'il ne s'est pas encore trouvé, il veut continuer à chercher. Il parle de lui-même comme d'un « enfant marchant sur la neige blanche, devenu un enfant adulte qui n'arrive pas à sourire » -donc, je pense, un enfant innocent qui a grandi physiquement sans se trouver mentalement et n'arrive donc pas à être pleinement heureux-. Il parle de lever les mains vers le ciel, d'étendre ses ailes et, en gros, de s'y jeter. Donc de se jeter dans l'inconnu et à la fois la liberté totale. Le passage « parachute » dont je parlais par rapport à la mélodie, au niveau des paroles, donne ceci : « Je balaie (ou « me débarasse ») mes habits devenus poussière, la douleur n'est qu'une brise passagère. Il faut que j'aille jusqu'au sommet de mes rêves, suivre ce chemin me fait me sentir si bien ». Donc effectivement, son saut dans l'inconnu est récompensé. Il se débarasse de ses habits, c'est-à-dire du masque qu'il portat jusque là. La difficulté/douleur à se lancer n'est que passagère, elle finira par disparaître et avancer vers ces rêves est une bonne chose. Bref Poupoune ne répond pas vraiment à la question Who Am I mais la chanson est une invitation à se trouver soi-même et une expression du bien-être que procure le voyage

Sur ce, il est temps de se prendre une bonne cuite. Mais oh, pas d'alcool hein, ce blog est un blog sore è.é Non, on va se prendre une cuite de musique avec Drunk on music, le solo de CNU. Qui, comme Baby m'a un petit peu déçue au niveau des paroles malheureusement. Mais la mélodie, elle, il n'y a pas de souci en revanche ! Il y a un rythme un peu posé mais séducteur et même si je retrouve personnellement que les couplets sont meilleurs que les refrains -les fins de phrase me semblent un petit peu « fatigués »-, c'est un morceau que j'aime bien écouter. J'apprécie tout particulièrement les quelques aigus que nous offre CNU et cette chanson à la fois tranquille et dansante m'évoque un bar un peu classe où l'on danse un verre à la main dans la lumière tamisée. Malheureusement les paroles sont complètement banales. Et contradictoires un peu en plus parce qu'il parle de « juste toi et moi mon baby » et après « all my people » et « tout le monde » qui doivent lire « lalala ». Faut savoir, tu t'adresses à qui au juste ? C'est pas une faute grave mais bon au final les paroles sont des paroles banales au possible de « je suis dans un club, il y a une fille sexy, je veux me faire la fille sexy et wooohooo high high people ! » Meh.

 

HEUREUSEMENT tout de suite après Road relève le niveau ♥ C'est une des deux seules chansons de l'album qui ne parlent pas d'une histoire d'amour et c'est un changement bienvenu. Pas que j'ai quoi que ce soit contre les chansons d'amour -certainement pas- mais c'est sympa d'avoir aussi autre chose et en l'occurence il s'agit d'une chanson qui nous parle d'amitié. Dans Road, Poupoune évoque le souvenir de son meilleur ami avec qui il a fait les 400 coups et raconte leurs jeux -l'ami jouait Superman, Poupoune faisait Batman-, leurs disputes, leurs rabibochages, il raconte comment la route du retour à la maison semblait nettement moins longue avec cette personne à ses côtés. Sur le chemin de la vie parfois difficles, Poupoune raconte qu'ils se sont soutenus, qu'ils ont partagé leurs peines et que même si à présent ces souvenirs ne sont justement que des souvenirs « en noir et blanc », Poupoune espère que son ami n'a pas changé et lui fait savoir que même maintenant, même après tout ce temps, si cet ami a besoin de soutien, Poupoune sera là pour marcher avec lui une nouvelle fois. Les détails donnés permettent de se créer une véritable image mentale et les paroles sont engageantes.

 

Par ailleurs, la mélodie vient vraiment en souligner l'ambiance. Le début de la chanson un peu « hâché » donne effectivement le sentiment de marche, les passages chantés ont quelque chose d'un peu mélancolique qui va avec l'idée de souvenirs et le rap sonne à la fois un peu nostalgique et heureux. Personnellement ce sont les morceaux de rap que je préfère parce qu'ils donnent l'impression que Poupoune parle effectivement à son ami. Somme toute, Road fait partie de mes morceaux favoris de l'album.

Et la route nous mène jusqu'à Seoul où se termine l'album. C'est un morceau très reposant qui vient terminer l'album sur une extinction des lumières tandis que Poupoune exprime à Choupette qu'elle est son oasis au milieu d'une ville déserte -à ses yeux- et, paradoxalement, trop occupée. Néanmoins malgré le fait qu'il dise être heureux avec elle et calme dans ses bras, n'allez pas croire que l'album s'achève sur une happy-end, ha ha, non. Non, déjà Poupoune répète un petit peu trop que si elle venait à le quitter, il ne pourrait plus vivre -et le répète tellement qu'on commence à se demander s'il n'est pas déjà en train d'essayer de la retenir- et ajoute également que si lui ne voit qu'elle, il se rend bien compte qu'elle jette des regards aux autres hommes mais qu'il sera compréhensif s'il reste à ses côtés. En clair Choupette a l'air d'être déjà un peu lassée de cette relation et Poupoune commence déjà à essayer de la retenir. Dans quelques chansons, on retombe sur Oh My God. Paroles semi-déprimantes mises à part néanmoins, ce morceau est, comme je le disais, très reposant et est une bonne conclusion pour l'album même si je vous avoue qu'en général je préfère quand les albums des B1A4 se terminent sur quelque chose de plus gai. Enfin, je veux bien relaxer-er my mind avec eux pour leur faire plaisir ^.^

 

 

Et, de façon générale, vous l'avez compris, j'aime vraiment bien cet album ! Certaines chansons ne me marquent pas forcément mais il y a également des chansons que j'aime beaucoup comme Lonely, Amazing, Who Am I, Love Then, Road … Pretty... okay, il y en a plein que j'aime vraiment bien ^^ Donc je vais vous remercier d'avoir lu jusqu'ici pour ceux/celles qui en ont eu le courage -et non l'article ne fait pas moins de 10 pages mais franchement j'ai à peine dépassé et c'est une victoire en soi!- et octroyer à cet album un score de 4 lockets sur 5 \O/

 

 

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