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Le Dragon Récalcitrant

The Reluctant Dragon

 

 

Sorti en 1941

 

Voir tous les détails techniques sur Wikipedia

 

 

Dontesque ?

 

Pressé par sa femme de proposer à Walt Disney d'adapter le livre Le Dragon Récalcitrant, Robert Benchley se rend dans les studio Disney.

 

 

7/10

 

Voilà un Disney que je n'avais absolument jamais vu et dont, pour être honnête, je n'avais même absolument pas conscience étant enfant. C'est plus tard que je suis tombée sur les affiches mais, pour autant, je ne m'étais jamais lancée. C'était donc une grande première pour moi et j'ai lancé le film en ayant absolument aucune idée d'à quoi m'attendre. Enfin je me doutais qu'il y aurait un dragon quelque part et qu'il serait récalcitrant à … quelque chose. Mais c'est tout. Du coup, déjà, j'ai été très surprise de constater que le film n'est pas un long-métrage d'animation. Non, la majeure partie du film est de la « live action » et le dragon du titre n'apparait en tant que personnage que dans la dernière partie. Le reste du temps nous visitons les studios Disney et on nous parle de comment les films d'animation voient le jour. Okay, très bien. Et comment était cette visite ? Intéressante ! Honnêtement ce n'est probablement pas un film que je reverrai mais je suis contente de l'avoir vu.

 

La raison pour laquelle je ne reverrai probablement pas ce film est son fil rouge. Tandis que nous visitons les studios, nous marchons dans les pas de Robert Benchley et Robert Benchley n'est juste pas un personnage que j'ai trouvé agréable. J'ai apprécié son émerveillement et son enthousiasme tandis qu'il découvre ce qu'il y a derrnière la magie Disney mais le personnage, sinon est sexiste avec une pointe de racisme, est malpoli et irrespectueux -je sais bien que le jeune homme qui l'a accueilli était un peu evanhissant mais Benchley l'a semé sans lui laisser une chance et se comporte juste de façon terriblement malpolie... Benchley est en fait tellement malpoli qu'il arrive même à manquer de respect à un éléphant, il faut le faire!- et même, comme on le découvre à la fin, voleur. Super. Etant donné qu'il est notre guide et qu'il ne fait rien de plus que de marcher d'un endroit à un autre ce serait sympa qu'il ait du charme mais je ne lui en ai trouvé aucun. Heureusement, de temps en temps, il est puni et raillé, ce qui me réchauffait un peu le cœur. Je me demande en fait si tous ses travers n'étaient pas voulus et revendiqués en tant que tels... Enfin toujours est-il qu'au final notre personnage fil rouge ne m'a pas semblé très engageant. En revanche, oui, j'ai été intéressée par les choses dont il est le témoin et, cela tombe bien, elles sont le véritable objet du film.

 

Ainsi donc, on nous promène entre les différents départements et on nous montre qui fait quoi. Bien entendu les techniques ont été un petit peu simplifiées afin que les enfants comprennent mais cela reste intéressant à regarder. On nous montre comment un film est doublé, comment un personnage est mis en mouvement sur un décor. On nous montre les dessinateurs créer les personnages à partir de modèles réels et on nous montre des artistes créant des figurines des personnages afin que les dessinateurs puissent ensuite s'y référer. On voit la fabrique des couleurs et les dessins du storyboard d'un court-métrage. Et bien que j'étais déjà familière avec certaines étapes de la création d'un film d'animation, j'ai découvert certaines choses et c'était différent de voir certaines étapes en action plutôt que d'en lire la description dans un livre ou un article sur le net.

[Disney project] Le Dragon Récalcitrant  (The Reluctant Dragon)[Disney project] Le Dragon Récalcitrant  (The Reluctant Dragon)
[Disney project] Le Dragon Récalcitrant  (The Reluctant Dragon)[Disney project] Le Dragon Récalcitrant  (The Reluctant Dragon)[Disney project] Le Dragon Récalcitrant  (The Reluctant Dragon)

Ce film, bien qu'il simplifie certainement les processus et présente la charge et le rythme de travail de manière idéalisée, donne une idée de tout le boulot qu'il y a derrière un film d'animation et, également, de toute la main d'oeuvre et la créativité. Et puis, tout de même, il nous donne une idée du résultat via plusieurs petits passages animés dans le film. Ainsi lorsqu'on explique à Benchley comment Donald est animé, Donald prend vie un instant et nous montre sa démarche en chanson. Ce passage-là est néanmoins assez court et il me semble qu'il y a essentiellement trois séquences animées vraiment développées dans ce film :

 

=> la séquence où Goofy nous fait une démonstration commentée de « comment monter à cheval ». C'était un passage amusant dont l'humour provenait du décalage entre le sérieux et l'élégance du narrateur et l'humour physique et farcesque des images. Ce moment ne m'a pas transportée mais il m'a fait sourire, je ne dis jamais non à un peu de « slapstick ».

 

=> le court-métrage « Baby Weems », l'histoire d'un bébé surdoué qui devient une star mondiale si bien que ses parents n'ont jamais l'occasion de même le rencontrer. Ce court-métrage avait ses moments amusants mais, en fait, il m'a surtout un peu sapé le moral. Il intervient lors de l'explication de ce qu'est un storyboard et il est donc animé de façon différente des autres -avec des images plus statiques et avec moins de transitions entre celles-ci-, ce que j'ai trouvé très sympa, cela permettait de voir quelque chose de différent et le style de dessin était joli.

 

=> Le dragon récalcitrant, bien entendu, basé sur la nouvelle de Kenneth Grahame.

 

Alors parlons-en de ce dragon récalcitrant. Il donne son tiitre au film tout de même ! Et... oui, cela a été ma partie favorite du film. L'histoire est celle d'un petit garçon, d'un dragon et d'un chevalier. Le dragon pense que les dragons sont des bêtes sanguinaires et les chevaliers des héros plein de dignité qui tuent les dragons. Mais lorsqu'un dragon commence à terroriser la contrée -sur un malentendu- il découvre que ce dragon-là est pacifique et préfère la poésie au combat. Quant au chevalier auquel fait appel le village pour se débarasser du dragon, il est un vieil homme maladroit, lui aussi friand de poésie. La raison pour laquelle j'ai apprécié ce court-métrage peut assez facilement se résumer à : mon Dieu ce dragon ! Il est excellent ! Je suis à peu près certaine qu'il a été créé pour correspondre à un stéréotype homosexuel assez « flamboyant » -d'autant qu'après tout, le thème du métrage est que certaines personnes ne rentrent pas dans les « cases » pré-établies par la société et que c'est très bien- et le résultat est un personnage enthousiaste, énergique et très expressif. Il a en plus, en anglais, un excellent doublage qui le rend plus fantaisiste encore -en français honnêtement je trouve le doubleur un peu moins bon mais je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui, au juste, me plait moins donc c'est peut-être juste parce que je l'ai écouté en second-. Avec juste une toute toute petite touche de folie en plus, il aurait été parfaitement à sa place dans Alice aux pays des merveilles. En attendant ce dragon auteur de poésie et verseur de thé m'a conquise à la seconde où je l'ai vu. Le personnage du chevalier est également amusant et le petit garçon est le seul des trois que j'ai trouvé un peu fade -pas dérangeant, juste un peu fade- dans un court-métrage qui était sinon tout à fait charmant.

 

Et ce court-métrage, il n'est pas impossible du tout que je le revois. Le tour des studios Disney est intéressant mais pas quelque chose que j'ai spécialement envie de revoir, de même que les autres séquences animées étaient sympathiques mais ne m'ont pas renversées. En revanche j'ai vraiment aimé le personnage du dragon et même si je ne regarderai pas son histoire en boucle, il arrivera certainement un moment dans ma vie où j'aurai envie de revoir ce charmant personnage. En attendant, si vous n'avez jamais regardé The Reluctant Dragon, je vous y encourage car c'est un moment agréable à passer.

Tag(s) : #Cinéma Occidental, #Disney

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