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Victory through Airpower / Saludos Amigos

Three Caballeros / Make Mine Music

 

 

Aujourd'hui, un peu de Disney. Ces derniers temps, avec toutes mes adaptations de Blanche Neige, je suis surtout allée explorer ce qu'il y avait en dehors de Disney mais, aujourd'hui, refaisons un tour à l'intérieur du studio pour voir ce qu'il a à nous proposer. Notez que pour cette fois, j'ai l'intention de traiter de quatre films à la fois. Parce que je n'ai pas tant que cela à dire sur chacun d'entre eux. Pas parce que ce sont de mauvais films, encore que deux d'entre eux ne m'aient pas exactement passionnée mais plutôt à cause de leur format finalement, ces films n'ayant pas réellement d'intrigues sur lesquelles je puisse dire quoi que ce soit. Et n'étant pas une experte en animation, il est clair que je ne vais pas causer technique.

 

Bref, pour commencer par Victory through airpower ou Victoire dans les airs en français, ce film, sort en 1943, est assez particulier car il a été réalisé dans le but de promouvoir une manière de faire la guerre afin d'écraser la menace nazi. Après avoir récapitulé l'histoire de l'aviation, le film -qui mélange images réelles et animation- démontre l'importance pour les Etats-Unis d'investir dans des avions capables de bombarder plusieurs missiles et d'effectuer de longues distances. Le film est basé sur un livre écrit par Alexander Procofieff de Seversky -major de l'aviation, de nationalité russe mais émigré aux USA- qui, d'ailleurs, est présent dans le film en tant que narrateur. On ne peut vraiment pas parler de film traditionnel Disney pour le coup, VTA se rapprochant plutôt du film de propagande. Le dessin retient en partie l'identité de Disney mais, dans la seconde partie surtout, a été adaptée au sujet et s'il y a un certain humour introduit dans le film dans sa première partie -celle narrant l'hitoire de l'aviation donc-, la seconde -proposant l'idée d'Alexander Procofieff de Seversky comme solution à la guerre- est plus sérieuse car, rentrant dans le vif du sujet, elle sert un but, veut faire adopter une idée et est surtout de l'explication, il n'y a pas de réelle histoire. Et … c'est passionant. Au delà de l'idée proposée, il y a quelque chose de fascinant dans la forme du film, dans la représentation du message. Le film énonce ses idées clairement, usant de cartes et de représentations claires tout en adoptant un ton pédagogique mais, pour autant, pas barbant du tout. Les arguments sont avancés et démontrés de façon convaincante, ce qui est bien entendu le but d'un film de propagande. L'intérêt pour moi n'a pas été tant l'idée proposée finalement mais vraiment la façon dont elle est tournée et à la fin il y a en particulier cette image qui m'est restée d'un aigle -les Etats-Unis- attaquant par les airs et vainquant un poulpe -l'influence nazi- dont les tentatcules s'étaient étendues sur le monde. Ce n'est pas un film à regarder pour son intrigue, clairement, mais si vous êtes curieux de découvrir à quoi peut ressembler un film de propagande à la Disney.... VTA est là pour vous !

 

Les trois autres films, en revanche, donnent dans des styles tout à fait diférents.

 

Film court de 42 minutes, Saludos Amigos est en vérité une sucession de court-métrages reliés entre eux par une « intrigue » assez mince : les dessinateurs du studio Disney sont partis explorer l'Amérique du Sud, ils y voient des choses -filmées en prise de vues réelles, on a droit à quelques images-, font des dessins et des courts-métrages en naissent. Ainsi on aura droit à une petite séquence du le dressage du lama, un autre sur un avion qui doit passer des montagnes difficiles pour transporter le courier, etc. Ce n'est honnêtement pas un film qui m'a passionnée. Ce qu'il y a d'intéressant est d'avoir des images d'autres pays mais honnêtement le tout est réalisé dans un style très « Disney » -...- avec des personnags connus tels que Donald Duck ou encore Dingo -dans un cout métrage qui rappelle énormément, tant dans l'idée que la nature de l'humour, sa séquence du Reluctant Dragon- si bien que le film ne paraît pas si exotique que cela, pas si plongé dans la culture d'autres pays que cela. C'est intéressant d'avoir des aperçus de culture et l'animation fait du sans faute, bien entendu, mais finalement la seule séquence à réellement avoir capturé mon attention est la dernière car l'animation y devient plus inspirée, plus inventive, avec des musiques forts sympathiques -en particulier la samba, très entraînante-. Ce n'est pas un film que je recommanderais honnêtement. Il a de bonnes choses à proposer mais il est assez oubliable finalement et pas exactement un essentiel. Un peu dans la même veine, Three Caballeros -qui reprend deux personnages de Saludos Amigos: Donald puis Jose, le perroquet vert Brésilien à la fin- est une succession de courts métrages et, une fois de plus, je n'ai pas été passionnée, malheureusement. En soi c'est bien foutu : les histoires sont raisonnablement amusantes et l'animation est vraiment agréable à regarder avec un très bon rythme et une bonne palette de couleurs, particulièrement sur la fin qui vire dans l'abstrait.... mais mises bout à bout, les histoires ont tendance à lasser et la dernière est particulièrement longue, sans véritable intrigue et finit par fatiguer. C'est très sympa de regarder Donald et ses deux copains danser, chanter et les studios Disney sont très bons à l'« illustration de musique » mais quand cela dure trop longtemps, eh bien on s'en lasse, voilà.

Make Mine Music, quant à lui, a un feeling plus Fantasia pour le coup. Il s'agit encore une fois de courts métrages mais ils sont chacun censés être l'illustration de chansons ou morceaux de musiques. Ce coup-ci cependant il ne s'agit pas de musique clasique, on a droit à un plusieurs styles : du jazz, de l'opéra, un peu de country, etc. J'ai vraiment bien aimé ce film. Chaque segment dure ce qu'il doit durer et a quelque chose à proposer. Le seul que j'ai trouvé peut-être un peu fade est Two Silhouettes mais il dure, allez, trois minutes sur un film de 75 donc ce n'est pas critique. Ah et je n'ai pas été fan de la rendition de Pierre et le Loup non plus. Dans mon souvenir -je n'avais jamais vu le film en entier mais j'avais vu cet extrait sur des cassettes enregistrées- il n'y avait pas de narrateur et … malheureusement si. Il ne sert à rien, il ne fait que dire des choses que la musique et les images font très bien passer toutes seules et je l'ai trouvé agaçant. Mais sinon le film était très agréable à regarder, alternant des segments scénarisés et des segments plus basés sur l'ambiance, le mouvement, les couleurs, etc, et sans véritables intrigus. Parmi mes segments favoris on comptera l'histoire de la baleine chanteuse d'opéra -qui a ses moments difficiles par contre :'(-, l'histoire de Johnny et Alice, les deux chapeaux qui tombent amoureux l'un de l'autre, l'histoire du joueur de baseball dont pour le coup j'ai aimé la narration, elle était bien écrite, et le segment où des jeunes dansent sur du jazz, ce segment ayant une animation rapide et très sympa, sans compter le morceau de Benny Goodman très agréable. Lorsque Disney décide d'illustrer de la musique, cela donne rarement quelque chose de mauvais et ce film m'a donc beaucoup plu.

 

Et voilà pour cette fois-ci les gens =) Il y avait du bon et du moyen dans le tas et, surtout, que des films que je n'avais pas vus, c'était une bonne occasion de découvrir un peu plus de Disney ! Dans le tas j'aurais sans doute tendance à vous recommander Make Mine Music -même si je suis consciente qu'il ne plaira bien entendu pas à tout le monde- et à vous inciter, peut-être, à jeter un œil à Victory through Airpower par curiosité. Les deux autres vous pouvez vivre sans à mon avis. Même les deux premiers. La plupart des films en fait. Mais bref, voilà pour aujourd'hui.

Tag(s) : #Cinéma Occidental, #Disney

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