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Il n'y a pas longtemps, sur twitter, je parlais avec Minalapinou d'animation, de Disney, etc, et nous en étions venues à causer de Coraline puis de l'amour que Mina porte à Neil Gaiman, auteur du roman pour enfants à la base de Coraline. N'ayant jamais vu le film moi-même mais ayant toujours eu l'intention de le faire, je l'ai lancé, adoré et du coup, curieuse de découvrir Neil Gaiman, je me suis pressée d'aller à la bibliothèque m'en chercher un bouquin. Quelle ne fut pas ma déception de constater qu'il ne leur en restait plus qu'un ! Enfin du coup je l'ai emprunté, je l'ai lu et, vous l'aviez compris, il s'agissait de Des choses fragiles. C'est-à-dire un recueil de nouvelles écrites par Neil Gaiman, la plupart sur commande. Et entre les nouvelles il y a parfois un poème. Mais je dois admettre ne pas avoir accroché plus que cela aux poèmes. Je me demande si en partie ce n'est pas du à la traduction mais en tous cas, je n'y ai pas accroché plus que cela, j'ai préféré lire les nouvelles.

 

Il est assez difficile de parler du livre en général, les textes n'ayant pas toujours de rapport les uns avec les autres. Je dirais qu'un point commun était que Neil Gaiman allait le plus souvent contre mes attentes, m'embarquant dans son histoire et posant un univers, me comfortant dans une certitude pour me surprendre au dernier moment. Alors parfois cela ne prenait pas complètement mais la plupart du temps, si. Et lorsque par hasard cela ne prenait pas, ce n'était pas forcément grave car Neil Gaiman me donnait suffiisamment de raisons de m'intéresser à ses textes pour que l'élément de surprise ne soit pas leur principal attrait de toute façon. Un autre point commun entre plusieurs de ses histoires : plusieurs m'ont vraiment foutu la frousse. C'était d'ailleurs ce qui m'avait attirée à la base. En regardant Coraline je m'étais rendue compte que le film avait son lot de scènes terrifiantes et c'est quelque chose qui m'avait énormément plu, aussi ai-je été ravie de constater que Des choses fragiles était plein d'histoire m'envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale. Mes histoires favorites de ce recueil sont d'ailleurs généralement les plus flippantes, encore que j'ai un faible pour la première, Une étude en vert qui reprend une histoire de Sherlock Holmes pour la mélanger à l'univers bien différent de H.P.Lovecraft. La nouvelle est surprenante et vraiment prenante. En la lisant je me suis par ailleurs rendu compte qu'il m'était à présent tout à fait impossible de ne plus visualiser Martin Freeman et Benedict Cumberbatch à la moindre mention de Watson et Sherlock.... bien joué BBC, bien joué. Notez que lire tout un tas de dialogues avec la voix de Cumberbatch dans la tête est tout sauf désagréable donc je ne me plains pas.

 

Et il y a plein d'histoires que j'ai appréciées. Certaines simplement pour leur commentaire sur les histoires que l'on raconte, leur importance – Boucles est un très beau petit texte sur le partage ds histoires et la façon dont elles grandissent avec nous-, certaines pour le travail purement sur la forme - Le coup de l'inventeur de maladie par exemple qui fait un lien très sympa et progressif entre la prose et son sujet-. D'autres étaient inquiétantes et fascinantes : La présidence d'Octobre, en plus de partir d'une idée vraiment intéressante -les saisons personnifiées se racontant des histoires autour d'un feu- proposait une histoire dans l'histoire qui était à la fois intriguante et un peu flippante ; L'heure de la fermeture -une histoire d'enfants ouvrant la mauvaise porte- était assez terrifiante dans son style -après cela dépend bien entendu de votre sensibilité mais je ne vous cache pas que j'étais bien ravie de la lire de jour et dans le bus, entourrée de plein de monde- et Nourrir et Manger, bien qu'un peu prévisible, a eu son petit effet sur moi. Le livre comprend également des nouvelles un peu romantiques, un peu tristes, comme La Saint Valentin d'Arlequin qui utilise la figure d'Arlequin de façon amusante, touchante, un peu triste avec même une petite touche de gore. C'est une nouvelle qui m'a particulièrement plu pour tout vous dire car j'aimais ce qu'elle faisait du personnage. Et à côté on a une nouvelle comme Goliath, liée aux thèmes de Matrix -elle a été écrite, parmi d'autres, pour aller sur le site officiel du film, elle fait réellement partie de l'univers Matrix- qui a failli me faire un peu pleurer sur sa dernière phrase. Je trouve cette histoire terriblement triste et à la fois … à la fois sa conclusion est paisible. Mais bon, malheureusement, comme avec les autres, je ne peux pas vraiment développer, de peur de vous gâcher le plaisir de tout découvrir.

 

Il y a de tout dans Des choses fragiles. De l'effrayant, de l'étonnant, du triste, du drôle, de l'intriguant, de l'anecdotique et de l'important. Et du bon et du moins bon aussi mais dans l'ensemble j'ai vraiment apprécié ce recueil. Je regrette un peu de n'avoir pu lire le livre en version originale par contre. Pas parce que la traduction est mauvaise mais parce que Neil Gaiman semble avoir un style tellement agréable à lire et qui lui est propre, que j'aurais aimé voir ce que cela donne dans sa langue. Ma découverte de son univers n'en est néanmoins qu'à ses débuts et je ne compte pas m'arrêter là. A prori Des choses fragiles, selon les connaisseurs, n'est pas ce qu'il a fait de meilleur du tout, mais c'est un début plus qu'encourageant pour moi et donc je ne peux que vous conseiller d'y jeter un oeil~

Tag(s) : #Littérature

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