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Die Hard

 

 

 

Sorti en 1988

 

Réalisé par John McTiernan

 

 

 

Avec :

 

Bruce Willis >>> John McClane

Alan Rickman >>> Hans Gruber

Bonnie Bedelia >>> Holly Gennero McClane

Reginald VelJohnson >>> Al Powell

etc

 

 

 

Dontesque ?

 

Le lieutenant John McClane de la police de New York rend visite à sa famille pour Noël. Il rejoint sa femme avec laquelle il est en froid à sa compagnie et, alors qu'il était éloigné des employés faisant la fête, des hommes armés prennent le contrôle du bâtiment. McClane n'a pas été vu et il devient alors le seul espoir de tous les employés, dont sa femme, pris en otages.

 

 

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… ouiiiii alors … je n'ai pas vraiment besoin de parler de Die Hard, pas vrai ? Tout le monde sait que c'est un bon film, tout le monde sait pourquoi. Encore que je n'aime pas ce mot « tout le monde » parce qu'après cela fait se sentir exclus les gens qui, justement, n'ont pas vu le film et n'en savent pas grand-chose. Mais l'expression est comme cela et, tout de même, la grande majorité des gens ont entendu parler de Die Hard / Piège de Crystal, non ? Si ce n'est pas le cas et si vous appréciez le cinéma d'action ou les films de Noël où des gens se tirent dessus -et qui n'apprécie pas les films de Noël où les gens se tirent dessus?-, regardez Die Hard. Et après revoyez-le. Enfin faites ce que vous voulez mais pour ma part, instinctivement, après l'avoir terminé, j'ai envie de le revoir. Die Hard est l'un de ces films que l'ont peut me convaincre de revoir à peu près n'importe quand. Il n'y a même pas vraiment besoin de me convaincre, juste de mettre le DVD dans le lecteur, cela me suffit. Ce film est génial, il devient plus génial chaque fois que je le regarde, j'aime Bruce Willis et tout est bien dans le meilleur des mondes. Et, même si beaucoup de choses ont été écrites et dites dessus déjà, même si je n'ai pas la moindre illusion d'avoir quoi que ce soit à ajouter de pertinent et me sens toujours intimidée quand j'écris sur quelque chose qui a été discuté à mort, tant pis, je vais écrire sur Die Hard.

 

En premier lieu, John McClane, le héros de ce film, fait partie de mes héros de film d'action favoris. En vérité je pense qu'il est mon « action hero » favori tout court. Je dirais que sa compétition doit être Ripley de la saga Alien mais c'est à peu près tout. C'est qu'il y a quelque chose de vraiment très engageant chez John McClane et c'est probablement directement lié au fait qu'il s'en prend PLEIN la gueule. Au delà du fait que, comme beaucoup d'autres personnages principaux de films d'action, il aurait du mourir trente fois pendant le film, quand on arrive à la fin de Die Hard, McClane est vraiment au bout du rouleau et le fait qu'il se fasse autant démolir dans le film compte pour beaucoup. Parce qu'il ne se fait pas tirer dessus en mode « juste une égratignure », le type souffre ! Du coup on souffre avec lui et on sent vraiment la tension du film, on flippe pour lui. J'ai beau avoir vu ce film des dizaines de fois et savoir exactement comment les choses vont se dérouler, je continue d'être tendue lors de plein de scènes parce que j'aime McClane et parce que le type a les pieds en sang -mon Dieu ces pieds T.T- et doit encore se battre pour sauver tout un building et, accessoiremment, survivre lui-même. Et, chose que j'apprécie également, McClane a une certaine dose de cool, il a ses one-liners - « yeepy kay yay motherfucker » après tout- et il se fout délicieusement de la gueule de notre antagoniste mais il a aussi plusieurs moments de flip et même limite de panique. Le mec a les boules. Il est flic, ce n'est pas un mec qui n'a aucune formation, mais malgré tout il est pris complètement au dépourvu, balancé dans la situation et il est absolument tout seul -et déchaussé T.T- donc, tout naturellement, il flippe et ça le rend plus humain, plus proche de nous parce que nous aussi on flippe. Il y a quelque chose de « cool » à un héros qui a suffisamment confiance en sa propre bad-assitude pour être assez détaché de la situation mais il y a aussi quelque chose de particulièrement engageant à un héro qui semble plus humain, moins indestructible et imperturbable. Un héro qui balise pour sa vie mais qui saute quand même du haut d'un immeuble qui explose accroché à un tuyau parce que c'est ça ou crever et qu'il n'a pas l'intention de crever sans tout tenter.

[Alone, tired, the only chance anyone has got] Die Hard / Piège de Crystal
[Alone, tired, the only chance anyone has got] Die Hard / Piège de Crystal
[Alone, tired, the only chance anyone has got] Die Hard / Piège de Crystal

Bref McClane il est quand même bien bad-ass dans son genre et puis, surtout, il n'est pas con et j'adore le voir compter les terroristes -enfin les voleurs plutôt vu que l'ami Hans insiste bien qu'ils ne sont pas des terroristes-, rassembler des informations et faire ses plans. Le concept de huis-clos est généralement un bon moyen de faire rapidement grimper la tension et c'est très bien exploité dans Die Hard. L'action est un plaisir à regarder et puis, bien entendu, on a plein de bons personnages secondaires pour interagir avec McClane, à commencer par justement notre antagoniste Hans Gruber. Alan Rickman a du charisme, je ne vous apprends rien de ce côté-là, et il nous campe un Hans Gruber dont l'on prend beaucoup de plaisir à attendre la défaite. Le petit quelque chose d'aristocratique et de méprisant qu'il y a dans sa voix rend cette défaite d'autant plus plaisante mais le personnage n'est pas sans humour si bien que je suis parfois déçue de le voir mourir. Enfin à choisir, mieux vaut lui que McClane, c'est clair o.o Par ailleurs, dans les personnages à retenir également -et je les avais effectivement retenus car même s'ils n'ont pas forcément un temps d'écran de ouf, ils laissent une impression-, il faut compter Argyle le chauffeur de McLane -ne serait-ce que pour sa réaction à la réponse de McClane au type de la police qui veut lui donner des ordres-, Holly la femme de McClane -qui, okay, ne bute pas du « terroriste » pendant tout le film et ne saute pas d'un toit en pleine explosion mais qui tient quand même tête à Gruber avec aplomb et garde son sang-froid dans une situation qui en aurait fait paniquer plus d'un- et bien entendu : Al, le policier qui soutient moralement McClane durant l'épreuve.

 

Sur ce blog on parle pas mal bromances pas vrai ? J'adore cela et comme je regarde beaucoup de dramas et que, dans les dramas, les bromances sont à la mode, forcément, j'en parle beaucoup. Eh bien je pense que celle de Die Hard est une de mes favorites et pourtant les deux personnages ne se retrouvent jamais l'un en face de l'autre à part quelques minutes à la fin, le temps d'un calin viril et bien mérité. Mais voilà, dans son immeuble de tous les dangers, McClane est isolé et terrifié, il a besoin de quelqu'un à qui parler et ce quelqu'un est Al. Il n'y a rien de tel qu'une situation bien désespérée pour rapprocher deux hommes et le lien qui se créé entre Al et McClane est fort. Al, en fait, à bien des égards, à mon sens du moins, sert de personnification au spectateur qui aimerait bien, lui aussi, faire parvenir son soutien de façon plus vocale et directe. Mais bon, il paraît que les personnages de film ne peuvent pas m'entendre. Cela ne m'empêchera pas de continuer à crier sur mon écran mais il y a peu de chance que l'on m'entende on va dire.... donc c'est cool d'avoir quelqu'un comme Al pour faire passer le soutien et les encouragements à ma place.

 

Die Hard a une excellente maitrise du suspens, une atmosphère qui reste toujours tendue, un héro que l'on a envie de suivre, un antagoniste que l'on adore regarder tout en en attendant la fin, de l'action parfaitement mise en scène et des chansons de Noël. Je ne dirais pas que le film est le modèle même de la perfection mais c'est un film que j'adore, qui n'a pas pris une ride et qui continue de me divertir et de m'enthousiasmer chaque fois que je le regarde.

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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