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Kingsman : The Secret Service

 

 

Sorti en 2015

 

Réalisé par Matthew Vaughn

 

 

 

Avec :

 

Taron Egerton >>> Gary « Eggsy » Unwin

Colin Firth >>> Galahad

Samuel L . Jackson >>> Richmond Valentine

Mark Strong >>> Merlin

Michael Caine >>> Arthur

Sophie Cookson >>> Roxy

Sofia Boutella >>> Gazelle

 

 

 

Dontesque ?

 

Le jeune Eggsy a perdu son père lorsqu'il était très jeune. Ce qu'il ne sait pas est que son père faisait partie d'un service d'espionnage -où chaque agent a pour nom de code le nom d'un personnage de la légende Arthurienne- et lorsqu'il fait appel à un ancien ami de son père pour le sortir du pétrin, Eggsy se retrouve en route pour suivre les traces de son père.

 

 

8/10

 

Lorsque ce film est sorti au cinéma, la plupart des gens semblaient très enthouiasmés et, sur le moment, j'avais donc hésité à aller le voir. Le truc c'est que le film ne me tentait pas des masses. Le bouche à oreilles me donnait envie mais le film en soi, je n'étais pas plus enthousiaste que cela. Faut dire que je n'étais pas d'humeur à regarder un film d'espionnage et que pour tout vous dire, je ne suis pas fan de Colin Firth -pardon T.T-. Je ne sais même pas pourquoi en plus car je l'ai surtout vu dans de bons trucs dans lesquels il était toujours bon mais vous savez, parfois, il y a des gens comme cela auxquels on n'accroche pas pour aucune raison en particulier et personnellement je n'accroche pas plus que cela à Colin Firth. Mais comme vous m'avez re-suggéré le film -cf. ici-, finalement je me suis dit « allez, okay, pourquoi pas » et j'ai fini par le lancer. Le film commence au son de Money for Nothing de Dire Straits. A la seconde où la musique a commencé puis lorsque j'ai entendu ce « I want my mtv » de Sting, j'ai eu des frissons puis la musique est allée crescendo et dans ma tête cela s'est traduit par « okay film, tu as toute mon attention » si bien qu'après avoir regardé l'intro trois fois, après avoir été frustrée trois fois que la chanson ne soit pas utilisée en entier et après avoir eu, j'avoue, un petit peu les larmes aux yeux les trois fois -oui je suis faible quand on en vient à Dire Straits et oui j'ai revu l'intro deux fois de plus après avoir terminé le film-, j'étais dans le film, prête à apprécier tout ce qu'il voudrait me montrer. Et, coup de pot -enfin pas vraiment vu que vous ne m'avez probablement pas conseillé le film pour rien- le film avait plein de bonnes choses à me montrer.

 

Et avant de commencer à en causer, je crois que le film s'est également gagné un peu de ma sympathie parce qu'il m'a rappelé Men In Black sur certains points : le type un peu « de la rue » qui se retrouve entrainé par un mentor sorti de nulle part dans une série d'épreuves pour un boulot dont il ignore tout face à des types, eux, qui se sont préparés. Mais il n'y a pas d'extra-terrestres dans Kingsman et Eggsy ne part pas exactement du même côté de la loi que l'agent J. Pas qu'Eggsy soit vraiment un criminel, plus un gosse de quartier aux circonstances difficiles qui fait des conneries de temps en temps. Et oui, les circonstances d'Eggsy sont difficiles. J'ai été un peu étonnée d'ailleurs parce que dans un film qui a une ambiance aussi détachée de la réalité -pas en mode « fantasy » mais dans son humour, ses couleurs, son action et même l'idée de son organisation le film ne fait pas exactement documentaire- la vie familiale d'Eggsy semble très ancrée dans quelque chose de réel justement. Ce qui nous permet de nous y attacher de nous y identifier. C'est terrible de voir sa mère être maltraitée avec le bébé qui pleure à côté et de voir Eggsy ne pas savoir quoi faire pour aider. On a envie de le voir prendre sa vie en mains, devenir aussi bad-ass que le personnage de Colin Firth -oui et au passage je ne m'attendais pas à voir un jour Colin Firth être une « action star » mais apparemment ça lui va très bien, bien joué film!- et enfin libérer sa mère de l'emprise du petit ami abusif. De toute façon je pense que la plupart des spectateurs sont conditonnés pour aimer un underdog et Eggsy est clairement un underdog. C'est un gosse issu d'une situation difficile qui n'a pas exactement brillé à l'école et se retrouve en compétition avec un groupe de snobs qui se sentent supérieurs à lui parce qu'ils sont allés dans de bonnes universités et parce que leurs parents sont pétés de thunes. D'instinct on se met forcément du côté d'Eggsy, on veut le soutenir dans l'adversité. Et il « récompense » notre sentiment en étant quelqu'un de capable, d'intelligent, de loyal et, simplement, quelqu'un de décent. Avec un bon sens de l'humour en plus, ce qui ne gâche rien. Oh et un accent anglais. Comme la plupart des autres personnages hein, mais il fallait que j'en parle d'une manière ou d'une autre parce que j'adore les accents des personnages de ce film et que cela m'a fait apprécier le tout encore plus.

[Au service (secret) du roi Arthur] Kingsman : The Secret Service[Au service (secret) du roi Arthur] Kingsman : The Secret Service
[Au service (secret) du roi Arthur] Kingsman : The Secret Service[Au service (secret) du roi Arthur] Kingsman : The Secret Service

Le film en fait a à la fois un feeling très « film d'espionnage classique » tout en étant bien plus cru que les films dont il s'inspire et en insufflant une bonne dose de second degré et de recul par rapport à ces films. Le résultat est une aventure trépidante, avec un feeling à la fois « old school » et moderne, pleine d'humour, d'action et de personnages hauts en couleurs. Notre antagoniste, brillament interprété par Samuel L. Jackson a un plan diabolique sur une échelle mondiale et il a les moyens d'atteindre son but mais il est également drôle avec ses airs de gamin n'ayant pas grandi, entre sa casquette et l'idée qu'il se fait d'un repas distingué. Son défaut de langage et la façon dont il ne supporte pas la vue du sang achèvent de faire de lui un personnage finalement plus comique que menaçant, presque attachant même. C'est sa subordonnée qui, vraiment, a le rôle de la machine à tuer et wow, elle est drôlement efficace : rapide, précise, sans merci. Je ne voudrais pas me trouver dans la même pièce qu'elle. Cela dit, de l'autre côté de la force, du côté de nos chevaliers de la table pas vraiment ronde, il y a du niveau aussi et, comme je le disais, le film a réussi à apparemment faire de Colin Firth un action hero et c'est drôlement stimulant. Notamment il y a une scène dans une église qui m'a laissée en mode « waaah » -je suis un être évolué aux pensées complexes et impénétrables-. Et toutes les scènes d'action sont exaltantes, bien chorégraphiées et rythmées, rapides mais pas impossibles à suivre du tout. Violentes par contre, de même que le langage utilisé ne sent pas toujours la rose. Mais la violence du film ne m'a pas dérangée plus que cela, probablement parce qu'elle ne semblait pas très réelle. De la même façon que je trouve Reservoir Dogs bien plus perturbant que Kill Bill malgré qu'il soit bien moins chargé en hectolitres de sang, Kingsmen ne m'a pas choquée plus que cela. A côté de cela, le scénario n'est pas plein de surprises, il est somme toute assez facile de voir quel pas suivra quel pas et il n'y a pas de gros twist qui tue.... mais ce n'est pas un problème car chaque pas est plus divertissant que le précédent, on n'a pas une seconde pour s'ennuyer. Alors par moment, c'est vrai que le film semble un petit peu en bordel mais d'un autre côté, … oh, le pur fun les gens !

 

Il va sans dire que le film ne plaira pas à tout le monde. Déjà parce qu'il n'existe aucun film qui puisse plaire à tout le monde -et s'il y en avait un ce serait Retour vers le Futur- mais aussi parce que oui, ce film est violent, ce film est plein d'injures, son humour ne parlera pas à tout le monde, et il est finalement assez « attendu » niveau scénario. Pour ma part néanmoins, je me suis amusée tout le long et le réalisateur a clairement un style visuel qui me parle. Donc je suis contente de m'être finalement décidée, avec votre aide, à le regarder !

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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