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Die Hard 2 & 3

 

Comme je vous le disais dans mon article sur Con Air, je ne pouvais décemment pas m’arrêter à regarder juste Die Hard. D’instinct j’étais partie pour revoir le film dans la foulée mais, finalement, j’ai décidé que l’occasion était bonne pour enfin découvrir toutes les suites du film, ne les ayant pas toutes vues. Donc dans cet article, un peu rapidement certes, je vais vous parler des volets 2 et 3. Je parlerai des 4 et 5 plus tard -je n'ai pas encore vu le 5 mais je me souviens que j'avais trouvé le 4 décevant et d'après ce que j'ai entendu, le 5 risque de me décevoir encore plus... yay ^^''?-. Gaiement -car nous sommes toujours gais sur ce blog-, allons-y !

 

 

 

Die Hard 2 : Die Harder

 

 

 

6.5/10

 

Avant toute chose, je tiens à dire que « Die Harder », même si ce n'est pas le titre du film mais plutôt la tagline qu'il y avait sur le poster, est un super titre. Et une super tagline. Mais causons du film. Il est sorti en 1990 et a été réalisé par Renny Harlin -dont je n'ai pas vu grand-chose sinon sa suite à Nightmare on Elm Street mais j'ai l'intention de regarder Cliffhanger-. Bruce Willis a bien entendu le rôle principal de John McClane et, ce coup-ci, il se retrouve embarqué dans un problème de terrorisme dans un aéroport. En effet nos antagonistes ont pris contrôle des avions et des communications, menaçant de faire crasher les avions -pleins de civils... dont fait partie Holly, la femme de John, parce que le manque de pot est un truc de famille apparemment- si le personnel de l'aéroport n'obéit pas à leurs ordres.

 

Pour le coup, cette suite-là, j'en avais vu un bout, à peu près la moitié en fait... et je me souviens que cela ne m’avait pas plu du tout mais le truc c’est que j’en avais vu la moitié à la télé quand j’étais en Angleterre -en 2001 ou 2002 je ne sais plus... cela n'a pas beaucoup d'importance en fait-. Avec des pauses de pubs toutes les dix minutes donc. Autant vous dire que dans ces conditions c’est en gros impossible de réellement apprécier quoi que ce soit, ils auraient pu me passer mon film favori que je n’y aurais probablement pas accroché. Donc je n’ai pas retenu cela contre Die Harder -ce sera son nom à présent, ce titre, comme précédemment établi, est cool- et c’est donc sans trop d’appréhension que je suis rentrée dans ce second volet. Qui n’était bien entendu pas aussi bon que le premier mais c’était couru d’avance. Parce que McClane n’a plus son débardeur ;A ; Okay non, pas pour cela, mais j’ai quand même un petit peu pleuré la disparition du débardeur, j’aimais le débardeur, le débardeur était sexy même couvert de sang. Mais ce n’est pas pour cela que Die Harder ne pouvait pas être aussi bon que le premier. De base, faire une bonne suite à un film est difficile, surtout à un bon film. C’est faisable –Aliens, Terminator 2 et le second Retour vers le Futur l’ont prouvé- mais c’est difficile.

 

Et pour Die Hard c’est particulièrement compliqué. Parce que son personnage principal, censé porter tous les films sur ses épaules, est trop étroitement lié au concept du premier film. En grande partie, ce qui rendait John McClane aussi cool était la situation qui lui tombait dessus, la galère dans laquelle il se retrouvait subitement impliqué, héros sans choix et sans véritables alliés. Et le truc c’est qu’au bout d’un moment il ne peut pas continuer à avoir ce genre de galère inattendue tout le temps, cela risque de devenir répétitif. Sans oublier que si l’on veut recréer la première formule et, donc, l’isoler, il faut qu’il y ait une bonne raison. Dans le premier volet le huis-clos fournit la raison mais dans ce second volet qui, clairement, veut suivre autant que possible le schéma du 1, la raison à son isolement fait vraiment baisser la qualité du tout. En effet, McClane ici est tout seul parce que le reste du monde est incompétent. Alors dans le premier film aussi on avait un flic assez bête mais ses interventions étaient rares et n’interféraient pas trop avec le reste. Alors que là, les forces de l’autorité incompétentes sont partout et au bout d’un moment cela devient assez relou.

En fait, bien que je comprenne l’envie d’utiliser un personnage populaire et d’étendre une franchise, je pense que toutes les suites de Die Hard auraient pas mal gagné -dans mon appréciation je veux dire, pas financièrement- à ne pas être des suites de Die Hard mais juste des films d’action avec Bruce Willis dedans. Parce que là du coup je ne pouvais pas m’empêcher de comparer les deux –faut dire que y avait pas beaucoup de choix vu tous les éléments réutilisés : le yipee kai yay motherfucherk qui n’a plus autant de sens ici, Al, Holly au cœur du danger, la chanson de fin, etc- et la comparaison n’allait pas en faveur du second. J’ai regretté l’absence de huis-clos, j’ai trouvé les antagonistes moins charismatiques -et en manque d'une figure réellement centrale comme l'était Hans Gruber dans le premier Die Hard... là j'aurais honnêtement du mal à me rappeler du nom d'un seul de nos méchants- et je dois dire que j’aimais bien, dans le 1, le fait que John McClane soit un type sorti de nulle part pour tout le monde : les antagonistes qui n’ont aucune idée d’à qui ils ont affaire, les flics qui ne savent pas s’ils peuvent lui faire confiance et même nous, le public. Dans ce film le personnage a une réputation, tout le monde sait qui il est, et quelque part je trouve que ça le rend un tout petit peu moins classe. Et ce coup-ci on sait ce dont il est capable donc il y a moins d’effet de surprise et on a moins peur pour lui. C’était inévitable donc je n'en veux pas au second volet mais cela compte dans mon avis final, forcément.

 

Bon, bon, mais comme je le disais, j'aurais bien plus apprécié ce film sans les constantes comparaisons au premier volet... parce qu'il y a du bon dans Die Harder ! John McClane est toujours très sympathique, Bruce Willis a toujours du charisme, le film a toujours un sens de l'humour bienvenu, Holly est toujours un personnage qui a du cran et puis bien entendu, il y a beaucoup de bonnes scènes d'action, forcément. La dernière scène de destruction, juste avant le « yipee kai yay » final, est assez géniale dans son genre, j'ai adoré le combat sur l'aile de l'avion -parce que c'était un combat sur une aile d'avion... et je sais que les O-Zone ont rendu banal le fait de faire des trucs sur une aile d'avion, mais quand même pour McClane ça avait l'air tendu comme situation- et bien entendu la grosse explosion dont McClane s'éjecte un peu comme il peut -et qui rappelle la scène du toit du premier film-. Die Harder est un film divertissant et un film qui tient en haleine, offrant même quelques surprises. Donc malgré tout ce que j'ai dit, les problèmes qui étaient plus ou moins courus d'avance et ceux qui auraient peut-être pu être évités mais ne l'ont pas été, je me suis beaucoup amusée à regarder cette suite et à la fin j'étais tout à fait partante pour regarder le 3. Donc j'ai regardé le 3.

 

 

 

 

Die Hard 3 : Die Hard with a Vengeance

 

 

 

7.5/10

 

Dans ce troisième volet sorti en 1995 et réalisé par John McTiernan -qui a réalisé le premier Die Hard-, John McClane -toujours interprété par Bruce Willis, of course- a été relevé momentanément de ses fonctions mais reçoit un appel de la police car un terroriste qui vient de faire exploser un magasin veut jouer à un jeu de « simon says » avec lui -l'équivalent de notre « Jacques a dit »-. Ce « Simon » à l'accent allemand prononcé semble en effet avoir une dent contre McClane -je vous laisse deviner pourquoi-. Mais la vengeance est-elle bien son seul objectif ? En tous les cas, McClane est forcé de participer à un jeu mortel avec son compagnon récalcitrant, Zeus -Samuel L. Jackson- embarqué dans cette histoire malgré lui lors de la première manche du jeu.

 

Un film peut-il vraiment se planter lorsqu'il réunit Bruce Willis et Samuel L. Jackson ?

 

Oui.

 

Parce que tout peut se planter. Mais en l'occurence, Vengeance est bon donc yay. Il est même plutôt meilleur que Die Harder sur certains plans parce qu'il a de meilleures justifications aux circonstances de son personnage. McClane a une raison d'être -presque- tout seul : l'antagoniste menace de faire exploser des bombes s'il demande de l'aide. C'est pas mal comme raison quand même ! Et on retrouve un héros récalcitrant dans notre McClane qui a été éjecté de la police et qui n'est pas ravi à l'idée qu'on le mette au cœur du danger. Mais, et je ne sais pas si c'est vraiment un problème des suites, je le prends surtout comme une confirmation de l'excellence du premier volet, chaque suite de Die Hard me fait réaliser les choses que j'avais aimées dans celui-ci. Par exemple, dans cette suite où McClane suit les instructions de l'antagoniste principal pendant une bonne partie du film, je me suis rendue compte à quel point j'aimais l'idée du premier Die Hard où McClane était le grain de sable anonyme dans les rouages bien huilés du plan d'Hans Gruber. Et à chaque film on perd un petit peu du McClane dépassé, on se rapproche plus d'un héros plus calme, plus maître de la situation. On n'y est pas encore hein, mais on s'en rapproche, c'est inévitable. Par ailleurs il y avait une simplicité dans le premier film que je trouvais plus engageante. Je n'ai rien contre la surenchère – Face Off fait partie de mes films d'action favoris après tout … - et Die Hard n'était clairement pas un film réaliste et minimaliste mais pour le coup, à la fin de Vengeance il y a vraiment tout un rajout qui m'a semblé peu nécessaire. Cela faisait rupture avec le reste du film, cela ne fonctionnait pas vraiment. Par contre, je dois dire que Jeremy Irons dans le rôle de l'antagoniste principal était excellent et qu'il était un personnage mémorable. Il a du charisme et il y a quelque chose de presque honorable dans ce méchant par moments, chez lui mais également chez ses sous-fifres – [spoiler] lorsqu'il décide d'épargner Zeus la première fois, lorsqu'il révèle qu'il n'allait pas faire exploser l'école, lorsque son sous-fifre refuse de laisser la bombe dans la rue de peur qu'un gosse tombe dessus,... [/spoiler] -. Enfin cela ne veut pas dire qu'on n'a pas envie qu'il se fasse choper mais, comme Gruber dans le premier film, en attendant qu'il soit arrêté, il fait un antagoniste plus que plaisant à suivre. Oh et à ses côtés nous avons également une femme et c'était un ajout agréable aussi. Jusque là le seul personnage féminin vraiment marquant de Die Hard était Holly, que j'aime beaucoup, et c'était agréable d'avoir un autre personnage féminin, de l'autre côté de la barrière ce coup-ci. Dans un sens je soupçonne, cela dit, qu'elle a été ajoutée justement pour compenser le fait qu'Holly soit absente du film. Ce que j'ai regretté d'ailleurs. Enfin, on peut faire un Die Hard sans Holly mais l'explication « elle et John sont séparés » … je ne sais pas, cela m'a un peu déçue. Le premier film s'évertuait à les réconcilier, le second renforçait encore leurs liens et dans le 3 on me sort subitement qu'ils sont à nouveau en froid ? Ne pouvait-on juste dire qu'elle était … peu importe: à la maison, en voyage d'affaires, n'importe quoi ? C'est que les premiers films m'avaient fait m'attacher à ce couple si bien que le briser revient un peu à, je ne sais pas, tuer les survivants d'Aliens par exemple.

 

Mais bref, on a quand même un bon antagoniste, un John McClane pour qui je conserve toute mon affection sans oublier un très bon Samuel L. Jackson -quand Samuel L Jackson n'est-il pas bon?- dans le rôle d'un homme qui a poussé sa fierté d'homme noir jusqu'au racisme et qui, en conséquence, a pas mal de difficultés à collaborer avec McClane au début. Mais voilà : il n'a pas le choix et petit à petit nos deux compagnons, par la force des choses, deviennent de vrais camarades. Ils ont une dynamique très vivante et très divertissante avec de bons dialogues. Et d'accord on perd le côté « Noël » dans ce film mais on retrouve le débardeur donc quelque part, cela compense. Quant à l'action, elle est bien entendu réussie. J'ai juste un petit regret vis-à-vis du final qui pâlit un peu à côté du final des deux premiers films mais on a malgré tout droit à plusieurs scènes exaltantes -l'entrée dans le métro, tout le passage dans les tunnels, etc- et même si, comme je le disais, j'aimais mieux le concept du huis-clos et du « grain de sable », il y a une tension certaine à voir McClane et Zeus courir dans toute la ville pour empêcher des bombes d'exploser et tuer des innocents, j'ai apprécié l'idée.

 

De même que Die Harder, Vengeance n'est pas aussi bon que le premier Die Hard mais reste un film d'action tout à fait divertissant qui mérite qu'on y jette un coup d'oeil. Je suis contente d'avoir fini par le voir et maintenant c'est avec un peu d'appréhension que je vais passer aux 4 et 5.

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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