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Réalisé par Joel Schumacher

 

Sorti en 1990

 

 

Avec :

 

Kiefer Sutherland >>> Nelson Wright

Kevin Bacon >>> Dave Labraccio

Julia Roberts >>> Rachel Manus

William Baldwin >>> Joe Hurley

Oliver Platt >>> Randy Steckle

 

 

Dontesque ?

 

Un étudiant en médecin, Nelson, parvient à convaincre quatre de ses camarades de se livrer avec lui avec une expérience dangereuse : mourir cliniquement pendant plusieurs secondes avant d'être réanimé, dans une tentative de découvrir ce qu'il y a après la mort.

 

 

7/10

 

Je ne me souviens plus exactement où j'ai entendu le titre de ce film. Mais je me souviens que la personne en parlant, quelle que soit cette personne, vendait vraiment bien Flatliners et m'avait donné envie de regarder le film. Et puis c'est vrai que l'affiche du film, dessinée par John Alvin -tapez son nom dans google images, il a créés des tonnes d'affiches et ses illustrations valent le détour-, me plaisait vraiment. Elle a un petit côté mystérieux avec cette lumière qui vient de derrière les personnages et les fait passer pour des fantômes. Et leursregards ont quelque chose d'accusateur pratiquement. Sans compter qu'avec cet éclairage la coupe de Kevin Bacon me rappelle Bowie dans Labyrinthe. Bref j'avais écrit le nom de ce film sur l'une de mes listes. Et il y a peu, je me suis dit que j'étais d'humeur à regarder Julia Roberts dans un film un peu flippant donc j'ai fini par le lancer et, en fait, j'ai surtout bloqué sur Kevin Bacon que, de façon assez surprenante, je ne connais quasiment pas. Je l'avais vu dans Days of Future Past et... c'est tout en fait. Ce qui m'étonne parce que ce n'est pas exactement un type qui a peu tourné. Enfin maintenant j'ai bien retenu son nom et Kevin, here I come, en gros. Quant au film, dans l'ensemble, j'ai vraiment bien apprécié et c'est un des rares films de ce réalisateur dont je garderai un souvenir positif -je ne les ai pas tous vus cela dit- mais le tableau n'est pas tout rose non plus. Néanmoins, la positive attitude y a que cela de vrai donc allons-y pour le bon.

 

Et pour commencer, j'aime l'idée, tout simplement. Parce qu'elle effraie pour deux raisons. La première est le simple fait de faire un tour dans l'au-delà et d'en ramener... quelque chose. Et tout est dans ce « quelque chose », cette entité inconnue qui a profité du voyage et dont on ne sait pas ce que c'est au début. Personnellement cela me fout complètement les boules comme concept, l'idée de quelque chose qui s'accroche à nous et qu'on ne peut pas identifier. Mais il y a une autre forme de terreur dans Flatliners qui, elle, vient au contraire de l'identification de ces entités. Parce que dans Flatliners, les personnages sont finalement mis face, en gros, à eux-mêmes. Pas littéralement -mais je n'en dis pas trop, je ne voudrais pas vous spoiler- mais l'idée est quand même que nos personnages doivent faire face à leurs peurs, à leurs regrets, à leurs culpabilités et là, même si le film est toujours surnaturel, l'idée elle-même ne l'est plus car nous devons nous faire face tous les jours. Sauf si on décide de se voiler la face et de fuir. Ce que font beaucoup de gens, ce que j'ai fait et fait sans doute encore parce qu'au final, en un sens, nous sommes notre pire horreur. J'ai aimé que le film prenne cette direction et j'ai aimé la façon dont chaque personnage devait gérer son face à face de façon différente. Bon dans l'un des cas j'ai trouvé que franchement la conclusion était un peu faible parce que pour les autres il s'agissait vraiment de rédemption et d'acceptation mais, pour ce personnage-là, il n'y a véritablement eu qu'une faible punition qui ne m'a pas semblée bien satisfaisante au niveau de l'évolution du personnage lui-même. Les autres avaient droit à des dévelopements bien plus intéressants et les conclusions variées étaient une bonne chose. Parce que c'est vrai qu'il y a un petit côté répétitif au film au début : au bout de la quatrième personne à s'aventurer de l'autre côté mettons que la tension de « vont-il y arriver ? » a un peu disparu. Mais comme la suite réservait aux personnages des choses différentes, cela passait.

[Au bout du tunnel] Flatliners
[Au bout du tunnel] Flatliners[Au bout du tunnel] Flatliners[Au bout du tunnel] Flatliners

Par ailleurs l'atmosphère du film est très réussie. Flatliners se déroule dans une école de médecine à la décoration un peu cheloue mais en même temps, je ne sais pas à quoi ressemblent les véritables écoles de médecine alors... en tous les cas, ici, le décor est très gothique -avec quelques peintures moins que subtiles quant à leur signification par rapport aux personnages- et l'éclairage bas, les couleurs et la volonté du film de rester relativement simple jouent vraiment en sa faveur, créant une ambiance un peu surréelle dans laquelle on est jamais trop certains de savoir si on est sur le point de basculer dans le cauchemar ou bien si l'on s'y trouve déjà. Quant aux personnages ils sont tous intéressants à défaut d'être tous foncièrement sympathiques. En fait les deux seuls personnages que j'ai trouvé réellement sympathiques sont les personnages de Julia Roberts et Kevin Bacon. Le personnage de Kiefer Sutherland est intentionellement de plus en plus aliéné au fil de l'histoire et sa conclusion un petit peu trop rapide ne m'a pas entièrement satisfaite -dans le rythme parce que sinon je suis satisfaite de la fin elle-même- tandis que les deux autres m'ont honnêtement agacée plus qu'autre chose. Mais en vérité, mon principal souci avec ce film, au delà de sa fin pas exemplaire sur tous les plans, a été le casting. Et je m'en « veux » un petit peu parce que cela n'était pas vraiment la faute des acteurs. Tout le monde était en place et le film m'a donné, en plus, envie de voir plus de Kevin Bacon -pas uniquement parce qu'il était convaincant, j'avoue, c'était aussi en partie parce que je le trouve fort agréable à regarder... eh, n'oublions jamais que je suis superficielle hein!- mais mon souci c'est que si tout le monde est en place, je suis un peu parasitée par ce que je conais des acteurs. Au bout d'un moment j'ai fini par me défaire de mon image « Jack Bauer » pour Kiefer Sutherland parce qu'il est probablement l'acteur le plus solide du film mais, tout le long du film, Julia Roberts ne m'est apparue que comme « Julia Roberts ». Elle n'est pas mauvaise mais simplement Julia Roberts est devenue une telle star qu'à présent j'ai beaucoup de mal à ne pas la voir elle plutôt que de voir ses personnages. Et dans un film qui demande à ce que l'on croit à ses protagonistes, à ce qu'on rentre dans son ambiance, forcément cela pose problème.

 

Mais si on reste dans les soucis qui sont vraiment des défauts du film, je dirais que mon principal problème est la répétition des débuts du film et la résolution de certains axes, notamment celui de Joe. Pas parce qu'il n'est pas valable, mais parce qu'il aurait du avoir droit à une scène de plus juste histoire d'asseoir vraiment la conclusion. Pour autant, cela ne fait pas trop mal au film en général et le film a plusieurs bonnes idées ainsi qu'une ambiance intéressante et prenante, retirée de la réalité sans s'en éloigner au point qu'on ne l'y retrouve plus. C'est un film que je vous recommande donc !

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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