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Sorti en 2002

 

Réalisé par John Kakfka

 

Scénarisé par Tom Rogers… qui a aussi travaillé sur La Belle et le Clochard 2 mais a également écrit plusieurs suites Disney –toutes mauvaises pour celles que j’ai vues… :(-

 

Détails sur Wikipedia

 

 

Dontesque ?

 

Dans ce film, nous avons droit à trois histoires séparées. Dans la première, Cendrillon apprend à devenir une princesse convenable mais se perd au passage. Dans la seconde Jacques la souris voudrait devenir humain pour être plus utile à Cendrillon. Dans la troisième Cendrillon vient en aide à une Anastasia tombée amoureuse.

 

 

2/10

 

C’est la semaine « suites Disney » apparemment et si La Belle et le Clochard héritait d’une suite médiocre mais regardable, je ne peux malheureusement pas en dire autant de Cendrillon. De base, de toute façon, Cendrillon est probablement l’un des Disneys qui se prêtait le moins à une suite. Personne n’a envie de savoir ce qu’il se passe après le happy-end magique ! Enfin pas quand il est traité à la Disney c’est-à-dire. Parce que sinon, oui, cela peut effectivement être intéressant mais parce que Disney présente ces happy-ends comme le summum du bonheur, comme quelque chose de féérique, on –du moins je- n’a pas vraiment envie de voir une suite qui ne peut que minimiser la féérie. Créer une suite à Bernard et Bianca c’est parfaitement faisable –pas étonnant que ce soit une de celles qui fonctionnent le mieux !-, à Peter Pan c’est carrément envisageable, et à Pocahontas pourquoi pas –ce qui ne signifie pas que je kiffe la suite de ce film mais on en reparlera en temps et en heure- mais Cendrillon ? Je ne le sentais vraiment pas et vous savez quoi, j’avais raison parce que ce film est un navet consommé. De base de toute façon, il commence avec un début à la con : les souris sont tristes d’avoir loupé le récit, par la bonne fée, de l’histoire de Cendrillon… pardon ? Euh, vous étiez dedans hein, vous savez ce qu’il s’est passé en fait ! Du coup les souris décident d’écrire un livre pour Cendrillon rempli d’histoire qu’elle a déjà vécues… c’est un peu moins con mais j’adore la façon dont réagit Cendrillon en le recevant. Elle prend le livre, demande « c’est quoi ? », on lui répond « un livre » et elle est là « j’adore ! ». Alors qu’on ne lui a pas précisé ce qu’il y avait dans le livre du tout ! Donc apparemment c’est juste qu’elle ne savait vraiment pas ce qu’était un livre. Wow. Enfin assez sur les bases foireuses du film, parlons de l’intérieur foireux du film :D

Cendrillon 2 n’est pas une histoire continue mais trois histoires, les histoires qu’écrivent les souris. Enfin vous avez lu le synopsis donc je ne vais pas vous répéter les choses mais en gros elles ont un peu toutes les mêmes problèmes et le premier d’entre eux est tout simplement que la qualité des dessins en a pris un sacré coup entre le premier volet et le second. Avec la Belle et le Clochard je vous disais que j’appréciais la volonté de l’équipe de changer le style de l’animation pour éviter les comparaisons, ici on sent que les types ont vraiment voulu coller à l’original, au point d’en réutiliser des images de façon répétée et douloureusement évidente… sauf que l’animation est juste moins bonne si bien que tout le film fait vraiment copie bon marché. On sait ce qu’ils veulent faire mais ils se plantent et parce qu’on sait ce qu’ils veulent faire, l’échec est plus cuisant encore. Quant aux chansons, elles ne sont même pas vraiment chantées par les personnages et sont juste là pour combler le vide. Les mélodies sont oubliables, les paroles fadasses et bref, y a vraiment pas de quoi s’enthousiasmer.

Ensuite, les histoires sont ennuyeuses à mourir et tout est écrit en noir sur blanc en TRES TRES TRES GROS afin qu’on ne loupe vraiment pas ce que le film essaie de nous dire, à savoir qu’il faut « être soi-même » parce que c’est tellement plus cool que de ne pas être soi-même. Aussi l’amour c’est bien. Mais ce ne sont pas juste les messages des segments qui sont soulignés, surlignés et écrits en gras en lettres capitales, c’est aussi le reste. Par exemple dans le second segment, Jacques devient humain mais, parce qu’il est toujours une souris au fond, a peur du chat. Le décalage entre son comportement et son nouveau physique est censé être drôle et le film a tellement peur qu’on le loupe –en même temps il a peut être pas tort car en effet, ce n’est pas drôle- qu’il nous dit directement où est la comédie en faisant s’exclamer à Jacques « Je suis un homme maintenant, je ne devrais pas avoir peur d’un chat, etc ». Des fois qu’on n’ait pas capté vous comprenez. Et de base, ces histoires ne se concentrent vraiment pas sur ce qui aurait pu être intéressant. Comme je vous le disais dans mon article sur le premier film, le fait que les souris soient très présentes ne m’a jamais dérangée mais, dans ce second volet, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y avait plus important à développer. Voir Jacques se débattre avec sa condition de souris tout cela pour arriver à la conclusion qu’on avait vue venir à des kilomètres et qui ne fait que répéter la morale déjà établie dans le premier segment, voir les souris aider Lucifer dans son histoire d’amour, ce n’était vraiment nécessaire alors que développer un peu le prince charmant n’aurait pas été de trop. Je ne dis pas qu’on en avait BESOIN mais quitte à explorer quelque chose, pourquoi ne pas explorer le personnage sur lequel on ne savait rien ? Ici il a trois lignes et zop, il disparait du film. Décidément ce personnage est l’un des personnages les plus transparents de tout l’univers Disney…

Bon et en parlant de personnages, depuis quand Cendrillon a-t-elle des amis ? D’après cette suite, elle est pote avec la moitié du village et du coup, si le monde dehors était aussi accueillant, on ne peut que se demander ce qu’elle a foutu toutes ces années à rester chez sa belle-mère. Parce que moi je partais un peu du principe qu’elle avait été isolée, que l’époque et sa position faisaient que rien ne l’attendait dehors. Mais apparemment non. Et dans la catégorie « je pose un étron sur le film original », apparemment la bonne fée est TOUJOURS là quand une souris ne se sent pas bien dans sa peau. Donc récapitulons : quand sa pupille, la petite fille dont elle était censée s’occuper, est maltraitée et réduite en esclavage, elle attend des années pour lui offrir une robe pour trois heures mais quand une souris avec laquelle elle n’a à priori aucun lien en particulier a le blues, elle est là et l’accompagne tout le long du chemin. Ze fuck ? En même temps vu qu’elle passe son temps à oublier une formule magique qui ne change JAMAIS et qu’elle utilise pour TOUT, elle avait peut-être oublié Cendrillon aussi, qui sait. Et je vous passe le couplet sur Anastasia qui, apparemment, est à présent juste mal comprise. Aw, toutes ces années d’abus et de maltraitance, finalement, les gens on s’en fout, elle est amoureuse donc elle est bonne maintenant ! Enfin tout de même la scène où elle balance à Cendrillon « Pour toi tout a toujours été facile » vaut son pesant d’or ! Heureusement que Cendrillon lui répond.

En clair ce film, il craint. C’est une mauvaise suite parce qu’il développe les mauvais éléments, parce qu’il créé des « trous » dans l’original et parce qu’il essaie d’en recréer le style pour n’arriver à en faire qu’une pâle copie. Et c’est un mauvais film parce qu’il n’a aucun sens ni du rythme ni de la subtilité ni de quoi que ce soit en fait. Donc… le regardez pas o.o

Tag(s) : #Disney, #Cinéma Occidental

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