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Sorti en 1959

 

Réalisé par Robert Stevenson

 

Ecrit par H.T. Kavanagh & Lawrence Edward Watkin –qui a bossé aussi sur Treasure Island, the Story of RH and his MerrieMen, Sword and the Rose, Rog Roy, etc… bref un habitué des prods Disney-

 

 

 

Avec:

 

Albert Shape >>> Darby O’Gill

Janet Munro >>> Katie

Jimmi O’Dea >>> Brian, roi des Leprechauns

Sean Connery >>> Michael McBride

Kieron Moore >>> Pony Sugrue

 

 

 

Dontesque?

 

Darby O’Gill est un vieil homme vivant avec sa fille qui passe le plus clair de son temps au pub à raconter ses différentes rencontres avec le « petit peuple ». Lorsque son emploi et son logement sont menacés par le, au demeurant fort sympathique, Michael McBride, Darby cherche l’aide –plus ou moins volontaire mais surtout moins- du roi des Leprechauns.

 

 

6.5/10

 

Nous avons tous nos traumatismes cinématographiques d’enfance, pas vrai ? Personnellement j’ai été terrifiée par beaucoup de choses mais, certainement au grand damne de son créateur,  ma plus grosse frayeur reste E.T. et je n’arrive toujours pas à revoir ce film. De façon beaucoup plus compréhensible probablement, le traumatisme d’enfance d’un certain nombre de mes amis semble avoir été l’apparition de la banshee dans Darby O’Gill and the Little People. Vu que je suis toujours partante pour quelques frissons, du Disney et du folklore irlandais, forcément, j’étais fort enthousiaste, d’autant que Sean Connery est au casting et que cela ne pouvait pas être un moins, pas vrai ? Je suis donc rentrée dans le film le cœur gonflé d’espoir et le sourire aux lèvres. Et en suis ressortie toujours le sourire aux lèvres mais il faut quand même bien que je l’écrive : cette banshee ne fait pas peur. Ou plus exactement : elle ne m’a pas fait peur.

 

En fait pour un gamin je conçois parfaitement que ce soit absolument terrifiant mais en tant qu’adulte regardant ce film… il n’y a pas de quoi en perdre le sommeil. Les effets utilisés pour mettre en scène cette banshee sont impressionnants pour l’époque mais, aujourd’hui, ne passent plus aussi bien et elle ne fait finalement pas grand-chose. Enfin ça ce n’est pas anormal, elle hurle et gémit parce que quelqu’un est sur le point de mourir, c’est –en partie- le principe d’une banshee mais comme son apparence n’est plus aussi menaçante qu’elle l’était à l’époque et qu’elle ne fait pas grand-chose de plus que flotter dans les airs en faisant « ouhou »… elle tombe un petit peu à plat à mon sens. Enfin… en tant qu’apparition prise « à part » c’est-à-dire. Parce que sinon elle est annonciatrice de la calèche au conducteur décapité qui, juste après, dans la tempête qui se prépare, descend du ciel et là je vous avoue que j’ai un peu frissonné pour le coup. Je ne me suis pas caché le visage derrière les doigts, je ne me suis pas réfugiée derrière le canapé, je n’ai pas hésité à éteindre la lumière en me couchant le soir -enfin si mais pas à cause de cela-, mais l’espace de quelques secondes je ne me suis pas sentie très rassurée. Les effets ne sont plus exactement parfaits ici non plus mais, et la banshee fait partie du processus, le film a su installer son ambiance malgré tout, une ambiance qui se fait de plus en plus inquiétante et qui culmine avec l’arrivée de cette calèche. Cela dit… cela dit rien dans ce film n’est plus flippant que les sourcils de Sean Connery.

 

Je ne sais pas exactement à quoi cela tient mais la tête de Sean Connery me fait flipper dans ce film. Et à la fois je le trouve très séduisant parce que je suis drôlement constante dans ma tête comme cela. Mais sérieusement son sourire et ses sourcils pleins de sous-entendus me mettaient étrangement mal à l’aise. Cela dit le personnage était plutôt sympathique hein ! Il n’est pas vraiment celui que l’on retient le plus mais il est jeune, charmant, sexy, gentil, et en plus il a une jolie voix donc que demande le peuple, pas vrai ? Et d’ailleurs Katie, la jeune femme dont il tombe amoureux, la fille de notre personnage principal, m’a également bien plu. J’ai trouvé l’actrice vive et pleine de charme dans le rôle de ce personnage à l’esprit très libre. Elle est courageuse, un peu têtue parfois, et elle a bon cœur, tout ce qu’il faut pour me plaire. Mais bien entendu ce n’est pas pour rien que le titre du film contient le nom de Darby et pas celui de sa fille : le personnage principal, c’est lui. Et je dois bien admettre avoir eu un léger souci avec lui. Enfin pas vraiment avec le personnage notez bien : le personnage est attachant. Il est futé, il a du répondant et l’amour qu’il porte à sa fille réchauffe le cœur. Lorsqu’il insiste à Michael –Sean Connery- qu’il tient le roi des Leprechauns et que celui-ci ne le croit pas et ne voit qu’un lapin dans le sac, à voir ce pauvre Darby tout triste, mon cœur s’est un petit peu serré pour tout vous dire. Donc non mon souci ne vient pas du personnage mais plutôt de l’acteur qui, s’il colle vraiment bien au personnage et se débrouille vraiment bien la plupart du temps, a parfois tendance à surjouer un petit peu trop pour moi. Par exemple à la fin il y a une bagarre entre deux personnages –bagarre qui se préparait depuis un certain temps et bordel elle faisait du bien parce que l’un des deux personnages impliqués méritaient de sérieuses baffes pour le coup- et au lieu de filmer le combat, on nous montre la réaction de Darby. Pas un mauvais choix de mise en scène en soi mais les réactions faciales du bonhomme en question sont trop théâtrales pour moi. Je réalise que c’est ce qu’on lui demandait de faire mais cela n’a pas fonctionné pour moi, j’ai trouvé cela agaçant, j’avais juste envie qu’il arrête d’en faire des tonnes comme cela.

 

Bon bon mais sortons de cette négativité : le personnage reste attachant et je dois dire que sa rivalité amicale avec le roi des Leprechauns, le roi Bryan, était fort divertissante. En fait, même si, comme je le disais, les effets ne sont plus au top de ce qu’il se fait, le film ne parait pas ridicule et on est petit à petit transporté dans ce monde de légendes que seul Derby et nous pouvons voir. Je me suis impliquée dans la romance, j’ai ressenti la tension, j’ai apprécié les personnages. Sans dire que je me suis lancée non plus à fond, le film était une expérience très agréable et très charmante dont je ne regrette pas d’avoir profité. C’est un film que je me verrais tout à fait revoir, notamment aux alentours de la St Patrick si la St Patrick avait la moindre signification pour moi. Mais, puisque ce n’est pas vraiment le cas, mettons simplement quand je me sentirais d’humeur « irlandaise ». Ou quand je voudrais revoir les sourcils de Sean Connery pour me faire une petite frayeur.

 

Bref, en clair c’était un bon film. Il est un petit peu daté à présent, il n’est pas parfait, mais il a beaucoup de charme et si je l’ai trouvé un petit peu lent à démarrer, au final ça valait le coup.

Tag(s) : #Cinéma Occidental, #Disney

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