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Chocolate

ช็อคโกแลต

 

 

 

Sorti en 2008

 

Réalisé par Prachya Pinkaew

 

 

 

Avec :

 

JeeJa Yanin >>> Zen

Ammara Siripong >>> Zin

Taphon Phopwande >>> Moom

Abe Hiroshi >>> Masashin

Pongpat Wachirabunjong >>> No. 8

 

 

Dontesque ?

 

La maitresse d'un chef de gang, Zin, tombe amoureuse d'un chef de gang ennemi. Ils deviennent amant mais cela ne plait pas à l'homme dangereux avec lequel elle était et il fait en sorte que les deux amoureux soient séparés de la pire des façons. Zin découvre alors qu'elle est enceinte et entreprend d'élever seule Zen, sa petite fille née autiste. Des années plus tard Zin tombe malade et pour la guérir, Zen essaie de collecter l'argent qu'elle a prêté par le passé. Mais essuyant refus sur refus elle n'a plus d'autre choix que d'utiliser la manière forte.

 

 

7/10

 

Mudaepo doit se demander ce que je fais avec sa liste mais mudaepo, je t'assure, je ne l'ai pas reléguée au placard. Je mets pas mal de temps mais je la regarde et je coche des trucs. Aujourd'hui, je coche Chocolate, un film que, je dois l'admettre, je n'aurais très certainement pas regardé si mudaepo n'avait pas été là. J'aurais eu tort car cela aurait été priver la fan de films d'action que je suis d'un très bon moment à passer mais le poster ne me parlait vraiment pas du tout. La police du titre et les couleurs donnaient au tout un aspect drôlement kitsh qui me faisait craindre le pire. Enfin comme je me dois d'obéir à mudaepo, je me suis mise devant Chocolate en m'attendant à un mauvais film d'action de seconde zone -arf, comment je doute du bon goût de mudaepo, pardon T.T- et j'ai été surprise. Par la qualité du film sur le long terme mais, au premier abord j'ai surtout été surprise parce que Chocolate s'ouvre comme un drame affreux sur l'histoire d'une petite fille autiste, fruit de l'union d'un chef de gang et de la maitresse d'un chef de gang ennemi, et de sa mère atteinte du cancer. La première partie du film est vraiment centrée avant tout sur l'éducation de Zen, sur son lien avec sa mère, sur la difficulté qu'elle a à accepter la maladie de celle-ci. Pas DU TOUT ce à quoi je m'attendais -non parce que je n'avais pas lu le synopsis bien entendu, ce ne serait pas drôle si je lisais les synopsis-. Je me suis donc retrouvée toute déconcertée mais j'ai continué à regarder... parce que je n'avais pas le choix, déjà, mais aussi parce que j'étais intriguée du coup. Et le film est bien un film d'action finalement, c'est juste qu'il est planté dans une situation très mélo.

 

Et, oui, je vais venir au positif très vite mais, effectivement, l'histoire, la trame principale, n'est pas excellente. Elle est pleine d'éléments qui ne sont pas nécessaires, elle donne souvent dans la lourdeur et, par ailleurs, j'ai un souci avec la fin du film – [spoiler] déjà je trouve que Zen semble avoir un peu régressé parce qu'elle fait plus petite fille qu'au début alors qu'elle a non seulement vieilli mais également probablement grandi au travers de toute cete advertisté. Et, ensuite : où est Moom ? Est-ce que l'ami Abe Hiroshi a juste décidé de ne prendre qu'un seul des deux gosses ? Sérieusement cela ne se fait pas. Je sais qu'ils ne sont pas légalement frère et sœur mais... ils sont frère et sœur bordayl >< [/spoiler] -. Mais bon au moins le film donne un rôle à Abe Hiroshi donc je ne peux pas non plus trop lui en vouloir, Abe Hiroshi étant après tout toujours le bienvenu. Et puis même si l'histoire est grosse et même si les types qui doivent de l'argent à la mère de Zen sont caricaturaux et complètement invraisemblables, on ne peut au moins pas retirer à Zen qu'elle a une bonne justification pour taper sur les gens. Une mère malade à sauver c'est pas mal comme motivation pour taper sur les types qui essaient de la tuer parce qu'ils refusent de rendre l'argent de poche qu'ils ont emprunté et dont Zen a besoin pour le traitement. Ce n'est même pas elle qui les attaque, ce sont eux qui se ruent sur elle et ont la mauvaise surprise de constater que Zen est loin d'être une petite fille sans défense.

[Le goût sucré du chocolat dans ta face] Chocolate  ช็อคโกแลต[Le goût sucré du chocolat dans ta face] Chocolate  ช็อคโกแลต
[Le goût sucré du chocolat dans ta face] Chocolate  ช็อคโกแลต[Le goût sucré du chocolat dans ta face] Chocolate  ช็อคโกแลต

Par ailleurs même si je pense que le scénario aurait pu être allégé un petit peu, je ne peux pas nier que lors de certaines scènes, le mélo m'a atteinte. En fait il y a une scène en particulier qui m'a vraiment fait mal et c'est celle où Zen réalise que les cheveux de sa mère sont en grande partie tombés. Le film nous a plusieurs fois montré Zen jouant avec les cheveux de sa mère en signe d'affection, c'est un des liens qui les unissent, et la scène où la perruque tombe et où Zen crise a été terrible parce que c'est le moment où la jeune fille, l'espace d'un instant, ne reconnaît même plus sa mère que la maladie est en train de lui voler. C'est une réalisation joliment mise en scène et à laquelle je peux très facilement m'identifier également si bien que cela m'a frappée droit au cœur. Et puis c'est vrai que j'ai aimé la réalisation de ce film. La bande-son était plus que maladroitement utilisée, bien trop présente et généralement mal calée -les chansons en soi ne sont pas désagréables, c'est juste qu'elles prennent beaucoup trop de place et ne conviennent pas au film- mais les images étaient belles j'ai trouvé, il s'en dégageait une certaine chaleur et même un peu de magie. Et au centre de tout, nous avons notre personnage principal, Zen, interprétée une actrice que j'ai trouvé très charismatique. Mon regard ne se détachait jamais d'elle et bien que je n'ai malheureusement aucune idée d'à quel point son interprétation d'un personnage autiste était juste, elle fait en tous cas une action star très convaincante et j'ai trouvé cela sympa aussi de voir un autre type de personnage principal dans un film d'action.

 

Quant à l'action elle-même, elle vaut le détour. Le film a été réalisé par le même monsieur responsable d'Ong Bak -qui m'avait laissée mitigée mais dont j'avais apprécié l'action- et j'y ai retrouvé une certaine simplicité que j'ai appréciée. Cela ne veut pas dire que certaines scènes ne sont pas complexes et j'ai en particulier trouvé que les décors étaient vraiment bien utilisés. Par simplicité j'entends qu'il n'y a pas de fioritures inutiles. Zen entre quelque part, des ennemis essaient de la tuer, ils se battent. Parfois ils utilisent des armes, parfois pas, mais bref les combats sont bruts et directs, ce que j'ai beaucoup apprécié, j'ai aimé qu'on se centre sur la choréographie. Parfois il y a de l'humour dans ces choréographies, parfois le film part juste dans le bad-ass. Et tous les cascadeurs et acteurs ont vraiment fait du bon boulot....et du boulot douloureux d'ailleurs parce qu'à la fin du film on nous montre un petit bout de making of et bordayl, il y a eu des coups involontaires de pris et des accidents o.o

 

En tous les cas l'action de ce film était vraiment réussie et bien filmée. J'ai particulièrement aimé la fin où le film balance en gros tout ce qu'il peut à la tête de Zen qui n'a plus une seconde pour respirer. L'actrice principale a beaucoup de présence et même s'il va sans dire que l'histoire aurait pu être largement allégée, je me suis impliquée dans certains de ses éléments. Au final je ne peux donc qu'être ravie d'avoir suivi les conseils de mudaepo~

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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