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Sorti en 2008

 

Réalisé par James Honeyborne

 

 

Dontesque ?

 

Dans le désert du Kalahari, nous suivons Kolo, un jeune suricate, tandis qu’il passe de l’enfance à l’âge adulte tant bien que mal.

 

 

8/10

Quand j’étais jeune, en CE1, nous avions un bibliobus qui passait souvent devant notre école. C’est notamment là que j’y ai emprunté ma première BD Thorgal : Louve. Pas vraiment appropriée pour mon âge mais elle est tombée dans les mains de mon père et à présent nous avons les Thorgal à la maison donc c’était un mal pour un bien –et bon, je n’ai pas été traumatisée non plus hein-. Mais surtout dans ce bibliobus il y avait un gros livre avec un long chapitre sur les suricates contenant plein de photos dedans. Et j’ai emprunté ce livre tellement de fois qu’au bout d’un moment ma maitresse a fini par décréter que je n’avais plus le droit de choisir celui-là et m’a obligée à emprunter autre chose. Quelque chose me fascinait dans ce bouquin il faut croire. Notamment je me souviens d’une double page où était illustré en photo le combat d’un jeune suricate contre un serpent. Le jeune suricate était mordu et presque mort, cela me faisait pleurer à chaque fois. Après ses compagnons aspiraient le poison et il survivait mais même en connaissant la fin, ça me faisait pleurer pour le pauvre petit suricate souffrant. Et depuis cette époque j’ai conservé une affection particulière pour les suricates –même s’ils me mettent quand même un tout petit peu mal à l’aise comme tous les animaux…- si bien que lorsque je suis tombée sur le film La Famille Suricate, bien entendu, il FALLAIT que je le regarde. Et j’ai bien fait parce qu’il était drôlement bien ce film.

Niveau images, je me demande toujours comment font les caméramans en fait. J’ai beau avoir vu quelques making-of de documentaires, chaque fois que je regarde des films tels que la Famille Suricate, Océans ou encore Un jour sur Terre, je ne peux m’empêcher de rester béate devant mon écran et de me dire que, déjà, la nature est quand même vraiment extraordinaire et superbe, et, ensuite, que bordayl, comment font ces gens pour choper ces images ? >< Ce film, comme on pouvait s’y attendre, est magnifique et, qui plus est, accompagné d’une musique aux consonances africaines qui vient très joliment souligner le tout. Je dois admettre qu’une ou deux fois j’ai un peu eu les larmes aux yeux juste à cause de l’association images/musique. Et le narrateur est très bien également, nous donnant les infos dont nous avons besoin et nous peignant les contours d’une histoire sans être trop envahissant. Il ne prenait pas le pas sur la narration visuelle en gros et c’est très bien parce que cela veut dire aussi que le film échappe à une erreur que font beaucoup de films de ce genre : la scénarisation à outrance. Je comprends que pour intéresser plus de monde le fait d’avoir une sorte d’histoire aide mais déjà que je ne peux m’empêcher en regardant ces films de me demander si certaines choses ne sont pas un peu truquées ou, du moins, si certaines images ne sont montées de façon à « inventer » des évènements, si en plus le film est trop scénarisé, cela fait du mal à sa crédibilité car il arrive souvent que l’on prête des motivations aux animaux bien trop « humanisées ».

Heureusement La Famille Suricate reste légère sur le scénario et cela permet de vraiment s’immerger dans ce qui est en train de se passer. Et wow, j’étais à fond dedans. J’ai regardé ce film plutôt tard dans la soirée et j’étais roulée sous ma couette à chialer sur la mort d’un suricate ou à me ronger les ongles en voyant un serpent s’approcher dangereusement de notre clan de suricates. J’étais en stress total et je vous avoue que je me suis un peu spoilée : lorsque le serpent a fait mine d’attaquer, je suis allée regarder sur imdb si des suricates allaient mourir –comme beaucoup de gens ne supportent pas de voir des animaux mourir à l’écran ou ne veulent pas montrer à leurs enfants ce genre d'images, on trouve généralement le « body count » dans les forums d’imdb pour ce type de films-. Mais même en sachant exactement combien de suricates allaient mourir, chaque fois que le danger menaçait, je flippais. Donc bon point pour l’immersion. Après c’est vrai que je n’ai pas le sentiment d’avoir appris grand-chose sur les suricates mais, en même temps, comme je le disais au début j’ai une sorte d’affection particulière pour ces animaux si bien que j’étais renseignée à la base. Si vous entrez dedans en n’en sachant rien vous ne serez pas des experts en en sortant mais vous devriez tout de même retenir deux trois trucs. Et si vous avez des enfants, c’est un joli film qui leur servira d’introduction aux suricates.

Je n’ai pas grand-chose de plus à vous dire. Les images étaient magnifiques, j’ai aimé la musique, apprécié la trame narrative légère et me suis impliquée dans ce film. Pour ma part, je n’en demande pas plus et je suis donc ravie ~

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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