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Sorti en 1995

 

Réalisé par Michael Caton-Jones

 

Ecrit par Alan Sharp

 

 

Avec :

 

Liam Neeson >>> Rob Roy MacGregor

Jessica Lange >>> Mary MacGregor

John Hurt >>> Le Marquis de Montrose

Tim Roth >>> Achibald Cunningham

Brian McCardie >>> Alasdair MacGregor

Bian Cox >>> Killearn

Eric Stoltz >>> Alan MacDonald

 

 

 

Dontesque?

 

Chef du clan MacGregor, Rob Roy passe un marché avec un noble anglais mais se fait arnaquer et se retrouve à lui devoir de l’argent qu’il ne peut pas rembourser. Sa famille et son clan se retrouvent alors persécutés et il doit choisir comment réagir.

 

 

7.5/10

 

J’avais mes doutes à propos de ce film. C’est un peu triste à dire mais j’ai du mal avec Liam Neeson. Je l’ai vu surtout dans de mauvais films et même si lui-même n’est jamais particulièrement mauvais dedans, cela m’a laissé une sorte d’appréhension il faut croire. En le voyant au casting de ce film, je n’étais donc pas super enthousiaste mais d’un autre côté il y a aussi Jessica Lange que j’apprécie beaucoup sans compter que de toute façon je n’avais pas le choix vu que je suis en plein dans mon projet « en dehors de Disney » et que cette adaptation de l’histoire de Rob Roy est la plus connue et la plus accessible après celle de Disney. Ou avant celle de Disney, je n’en sais rien, je ne me suis pas amusée à quantifier la popularité en fait. En tous les cas je ne la sentais pas vraiment cette adaptation mais j’avais tort parce que c’était un bon film et que je l’ai beaucoup aimé, de son ouverture à sa toute fin. Parce que ce film a une ambiance particulière qui m’a parlé, une ambiance rude et crue, une ambiance réelle. On ressent ce que le monde ces personnages a de vrai. Par exemple il y a une scène où Mary, la femme de Rob Roy, sort de la maison le matin, va au lac, s’accroupit au bord et fait ses besoins. C’est une scène dans le film, elle dure peu de temps mais le fait qu’elle soit là est représentatif de la façon dont le film s’ancre vraiment autant que possible dans quelque chose de réel.

 

De même, la violence dans ce film n’est pas présentée de façon extraordinaire. Dès le début du film, quelqu’un meurt et sa mort est violente mais rapide et sans fioritures. Il en va de même pour le reste du film. Il n’est pas voyeur et ne veut pas rendre esthétique ou « romanticiser » ses actes de violence, il nous les met juste devant les yeux et c’est brut. Et au milieu il y a aussi une scène qui m’a pas mal retournée d’ailleurs, non seulement pour la scène elle-même mais également et peut-être surtout par sa suite, par la réaction des personnages. Enfin bref, voilà, c’est simple et comme on n’est pas dans un épisode des bisounour, il y a des gens qui meurent et parfois ça fait très mal. Je m’étais attachée aux personnages qui meurent, je n’avais pas envie de les voir partir et quand cela arrive, je l’ai mal vécu pour tout vous dire. Alors que pour certains on ne les connaissait pas tant que cela mais je les appréciais déjà. Non vraiment je n’avais pas envie de les voir mourir. Les seuls personnages dont je souhaitais activement la mort étaient dans le camp des antagonistes –ça tombe plutôt bien, pas vrai ? :D- et je n’étais pas sûre de savoir qui je méprisais le plus de Killier ou Archibald. Mais Archie était certainement celui qui me faisait le plus de mal parce qu’à la base je m’étais presque apitoyée sur son sort. Bâtard abandonné et exilé, il arrive dans un pays étranger où tout le monde se moque de lui pour ses airs efféminés –en même temps j’avoue que commencer par insulter un des locaux n’était pas forcément la meilleure marche à suivre- et il y a cette scène où il parle à la servante avec laquelle il a une liaison, il lui parle du mépris que les gens ont pour lui dans son pays natal et j’ai eu de la peine pour lui. Mais bon après cela les choses se sont dégradées et il y a eu le point de non retour et à partir de là j’espérais juste que Rob Roy le tuerait. Plusieurs fois. Mais bref, à part lui, son complice et peut-être le marquis de Montrose, je n’espérais la mort de personne.

[En dehors de Disney] Rob Roy
[En dehors de Disney] Rob Roy[En dehors de Disney] Rob Roy
[En dehors de Disney] Rob Roy[En dehors de Disney] Rob Roy[En dehors de Disney] Rob Roy

Et surtout pas de Rob Roy –en même temps à priori j’étais plutôt certaine qu’il ne mourrait pas si j’en croyais Disney… mais faut-il toujours se fier à Disney quant à qui meurt et ne meurt pas à la fin des histoires ?-, surtout que dans cette version il avait une femme et des gosses l’attendant à la maison. Encore une fois, par rapport à la version de Disney, ce film prend une direction moins « aventure épique ». On n’a plus d’histoire d’amour naissante et de mariage rencontré aussitôt par la tragédie, ici Rob est marié à Mary depuis des années et ils sont une famille bien installée et paisible. Cela donne tout de suite une attitude différente à Rob Roy, une autre aura. Je l’avais vu « Robin des Bois » mais voilà qu’il est un homme plus âgé, un père de famille et cela veut dire moins de bravache mais cela a son charme aussi parce qu’encore une fois, cela donne un aspect plus réel au personnage : il n’est plus une légende, il n’est plus un héro, il est une personne. Mais pour tout vous dire, bien que j’ai aimé ce personnage et bien que j’ai trouvé Liam Neeson très bien dans ce rôle, c’est malgré tout Jessica Lange qui m’a le plus accrochée dans ce film. Mon faible pour cette actrice a pu jouer mais il y a également une solidité à son personnage qui m’a parlé. Elle n’est pas directement dans l’action mais elle en subit les conséquences, certaines horribles, et la façon dont elle y réagit, la façon dont Jessica Lange jouait la colère digne sous la surface mais également la détresse lorsque personne ne regardait… elle était parfaite, jusque dans les détails. Et si je devais choisir une scène où je suis vraiment tombée amoureuse d’elle, même si ce n’est pas très original car c’est clairement sa grande scène du film, il s’agirait de celle où elle se coiffe lentement au milieu des flammes avant de sortir de sa maison en feu afin d’offrir une apparence noble aux personnes ayant détruit son foyer. Elle a le port d’une reine à ce moment-là et on peut sentir la rage et le mépris sous la surface. Elle a aussi la meilleure réponse possible aux mots d’Archibald à ce moment-là d’ailleurs.

 

En général j’aime vraiment bien les dialogues de ce film d’ailleurs. Le vocabulaire imagé est juste très plaisant. Même pour dire en gros l’équivalent de « tu pues » à un adversaire, les personnages trouvent de très jolies tournures et c’est un plaisir. Et parce qu’on est dans l’audio, oh, cet OST les gens ! En même temps quand on cause Ecosse et film historique, je m’attends à deux choses : de belles images de grandes étendues verdoyantes –ce que j’ai obtenu, bien entendu- et une OST qui tue. Et… rah :

:’)

 

Non, je n’ai vraiment pas été déçue par l’OST, clairement. Ni par le film. D’autant que je n’en attendais rien de spécial donc en fait plutôt que dire que je n’ai pas été déçue, il serait plus exact de dire que j’ai été très agréablement surprise. Le casting était excellent –je crois que je n’ai jamais eu autant envie d’étrangler Tim Roth-, le film très beau à regarder et écouter, les personnages m’ont parlé et il y avait toujours cette ambiance très brute qui me faisait m’impliquer encore plus dans leur destin. C’était donc une réussite pour ma part et je suis ravie que le Disney Project m’ait amenée à le regarder parce que pour le coup cela ne me serait certainement pas venu à l’idée sinon.

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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