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Sorti en 2014

 

Réalisé par Daniel Stamm

 

Ecrit par David Birke & Daniel Stamm

 

Adapté du film 13 : Games of Death

 

 

Avec :

 

Mark Webber >>> Elliot

Devon Graye >>> Michael

Tom Bower >>> Le père d’Elliot

Rutina Wesley >>> Shelby

Ron Perlman >>> Le flic

George Coe >>> La voix au téléphone

 

 

Dontesque ?

 

Un employé médiocre venant de se faire virer, parce qu’il est noyé sous les problèmes financiers, accepte de participer à un jeu. La règle : il y a 13 challenges à relever. Il doit réussir chaque épreuve et, à chaque épreuve, il reçoit une grosse somme d’argent. S’il accomplit les 13 il garde l’argent, s’il n’arrive pas à aller jusqu’au bout, il perd tout.

 

 

6.5/10

 

Lorsque les journalistes ont demandé à George Mallory pourquoi il voulait grimper au sommet du mont Everest, il a répondu « Parce qu’il est là ».  Et Netflix est mon mont Evest. C’est un petit peu moins épique vu que je le gravis les fesses collées au canapé en buvant du coca mais bon, on se lance les défis qu’on peut hein. Un jour j’aurai vu tout ce qu’il  y a sur Netflix…. Bon okay, probablement pas, mais j’ai vu 13 Sins en tous cas. Parce qu’il était là. Notez cela dit, je m’en veux un petit peu de l’avoir regardé parce que j’ai appris après que c’était l’adaptation d’un film thailandais et que si je l’avais su avant, j’aurais regardé l’original en premier : cela fait longtemps que je n’ai pas vu un film d’horreur thailandais. Faut dire aussi qu’après avoir vu Shutter, je me suis tenue loin de l’horreur thai pendant un temps et que lorsque j’y suis revenue, je n’ai jamais trouvé de film aussi efficace que celui-là. BREF en clair faut que je regarde l’original mais on va parler du remake aujourd’hui et, écoutez, il se tient plutôt bien. Même si j’ai été un peu surprise parce que je me souvenais en avoir entendu le titre dans une conversation et qu’on me l’avait présenté comme une comédie horrifique si bien que je ne m’attendais pas à ce que le film me brise le cœur. Alors je n’ai pas acheté de corde pour me pendre hein, mais je me suis quand même sentie un peu malmenée.

Et ce dès le tout début d’ailleurs car après l’introduction grotesque, le film nous présente son personnage principal et la déprime a commencé. Mais avant de rentrer là-dedans, histoire de rester juste quand même, oui, le film est parfois drôle. L’entrée en matière, bien qu’un peu déstabilisante, par exemple, créé un effet comique et, après cela, on a plusieurs scènes qui sont tellement exagérées –intentionnellement- qu’elles en deviennent drôles. La scène la plus résolument comique à mon sens étant celle où le personnage principal doit payer un café à un cadavre et se la jouer Week-end at Bernie’s juste à côté d’une bande de flics. Tendu mais drôle. Donc non, je ne suis pas en train de vous dire que le film est dépourvu d’humour mais il n’en reste pas moins que dans l’ensemble, il m’a surtout complètement sapé le moral tandis que le personnage principal se faisait malmener et briser petit à petit. Notez, c’est plutôt une bonne nouvelle que cela m’ait sapé le moral parce que cela signifiait que j’étais attachée à ce personnage. Le pauvre, il n’a pas la vie facile. Il est sur le point de se marier mais il perd son travail qui, de toute façon, n’avait pas l’air de le mener où que ce soit et il doit encore s’occuper de son petit frère handicapé mental et de son vieux père aigri et raciste qui malmène sa fiancée. Joie ? L’acteur, Mark Webber, étant convaincant et généralement sympathique, il nous met rapidement de son côté et même lorsque son personnage bascule de plus en plus, il m’arrivait de continuer à le soutenir. Jusqu’à ce qu’on atteigne le point critique c’est-à-dire.

[Fragilité de l'âme humaine, détruite en] 13 sins[Fragilité de l'âme humaine, détruite en] 13 sins
[Fragilité de l'âme humaine, détruite en] 13 sins[Fragilité de l'âme humaine, détruite en] 13 sins

L’idée des 13 épreuves en fait est qu’elles sont les 13 pas qui mènent un homme ordinaire, n'importe quel homme; à devenir un monstre. Le principe soutenu par la personne au téléphone qui pousse notre personnage à changer petit à petit est que tout homme peut basculer. On ne sait pas qui est cette personne au bout du fil, on ne sait pas exactement quel est ce jeu auquel joue notre personnage -où s'il existe réellement- mais cela n’a pas d’importance car il pourrait tout aussi bien ne pas y avoir de jeu de toute façon. Tout ce qui importe est la façon dont cette voix utilise les besoins et désirs d’Elliott pour le corrompre. Au début on lui donne des tâches faciles à accomplir puis on passe à des choses plus difficiles, plus moralement répréhensibles et parfois lorsqu’Elliott se laisse aller et va plus loin que la tâche qui lui était assignée, il est récompensé, la voix lui dit « tu as accompli de toi-même le challenge suivant, bravo ». On ne sait pas si c’était réellement le challenge suivant, probablement pas, mais cela n’a pas d’importance parce que tout ce qui importe est qu’Elliott, petit à petit, se libère, se déchaine. Et c’est là que la limite est fine. Au début du film, le patron d’Elliott le rabaisse, l’insulte et lui jette au visage le fait qu’il n’arrive pas à se défendre, réagir… et je n’avais qu’une envie : qu’Elliott lui dise d’aller se faire voir et, potentiellement, lui envoie une droite –je sais, je sais, la violence c’est mal… mais au cinéma c’est drôlement libérateur parfois-. Lorsqu’il commence donc à devenir plus libre, à arriver à se sortir des situations, à répondre aux gens,… malgré les étapes incroyablement glauques qui le menaient à ce résultat, une part de moi appréciait de le voir plus sûr de lui-même. Jusqu’à ce que les choses prennent une très très mauvaise tournure. Mais même comme cela, j’étais embarquée avec ce personnage et la fin m’a frappée là où il fallait.  [spoiler] Cela dit je trouve la fin finalement plutôt optimiste. Bon okay Elliott est peut-être en train de se vider de son sang au milieu de la rue mais sa fiancée prouve que tous les êtres humains n’ont pas cette inclinaison à laisser leur appât du gain les guider. Par ailleurs lorsqu’il fait le choix de sortir du jeu puis de tuer le flic au lieu de récupérer l’argent et de continuer sa vie, Elliot finalement, choisit la voie de la rédemption. Avec une pointe de vengeance peut-être et à ce stade il est tellement traumatisé que se vider de son sang ne doit pas lui sembler être une trop mauvaise option mais quand même, j’ai décidé que cette conclusion avait quelque chose d’optimiste. [/spoiler]

 

Par contre c’est vrai que j’ai trouvé le rythme parfois un tout petit peu trop rapide. Je comprends qu’Elliott encaissait tellement de pression qu’il était prêt à exploser si bien que les choses s’enchainent plutôt vite mais malgré tout cette rapidité a fait que parfois j’avais un peu plus de mal à croire à l’évolution du personnage. Le film, en fait, parce qu'il se voulait comédie en partie, avait besoin d'être énergique mais j’aurais aimé quelque chose d’un peu plus lent, d’un peu plus « naturel » en quelque sorte, afin que le changement soit plus subtil. En fait je pense que j’aurais aimé, au lieu de vraiment précisément voir ce qui était en train de se passer et comment, me retrouver aux trois quarts du film, me dire « attends, Elliott vient de faire quoi ? » et réaliser qu’en fait cela cadre totalement avec ce qu’il est devenu, sauf que je ne m’étais rendue compte du tout de la transformation. En clair je voulais l’équivalent cinématographique, en peut-être plus progressif encore, de What Am I To You des BTS :D  … Oui c’est une façon pour moi de caser cette chanson, je kiffe cette chanson, écoutons cette chanson.

Okay, comme c’est fait, continuons à parler du film.

 

Enfin sauf que j’en suis à peu près arrivée à ma conclusion en fait.  Je ne sais pas ce vaut le film original thailandais mais en tous cas ce remake fait un film tout à fait décent. Le casting est bon, il y a de l’humour et à la fois on s’attriste, on s’effraie de la tournure que prend le personnage et on a envie de le tirer en arrière. Sur mon chemin vers le sommet, ce n’était clairement pas le pas le plus pénible du tout et j’ai apprécié le paysage les gens~

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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