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Sorti en 2015

 

Réalisé par Ridley Scott

 

Basé sur le livre d’Andy Weir

 

 

Avec :

 

Matt Damon >>> Mark Watney

Jessica Chastain >>> Melissa Lewis

Chiwetei Ejiofor >>> Vincent Kapoor

Sean Bean >>> Mitch Henderson

Jeff Daniels >>> Teddy Sanders

Etc

 

 

Dontesque?

 

Une équipe d’astronaute envoyés sur Mars en mission doit évacuer en urgence mais l’un d’entre eux, le botaniste Mark Watney, est heurté par un débris et laissé pour mort sur la planète. Sauf qu’il n’est pas mort. Mais personne ne le sait.

 

 

9/10

 

Comme le savent ceux qui ont suivi, j’ai déménagé. Et mon gros regret de déménagement était de ne pas avoir eu le temps d’aller voir Seul sur Mars avant de quitter Paris et ses cinémas où tout passe en VO. Enfin après avoir déballé tous mes cartons, tant pis, je suis allée le voir en VF. Cela m’a fait un peu de mal mais c’est allé malgré tout et cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce film à fond et de finir en mode « loque humaine » sur les quinze dernières minutes de film. Heureusement personne n’a été témoin de mes larmes pathétiques car j’étais aussi seule dans la salle de cinéma que Mark Watney sur sa planète –j’avais visé le matin : c’est moins cher et il y a moins de monde… or j’ai toujours de mauvaises expériences avec les gens au cinéma donc tant qu’à faire si je peux éviter les malpolis qui causent, téléphonent, tapent contre les sièges et bouffent leur pop corn dans mes cheveux pendant les films, je les évite-. J’ai donc pu profiter vraiment pleinement de ce film et je suis convaincue à présent qu’il fait partie de mes films favoris de l’année –en même temps, c’est triste à dire, j’en ai pas vus énormément donc c’est pas difficile-

 

Je n’arrive même plus vraiment à me souvenir pourquoi j’étais à ce point motivée à aller le voir. Parce que bon, j’aime bien Matt Damon mais ce n’est pas mon idole non plus, j’aime beaucoup certains films de Ridley Scott mais ce n’est pas mon réalisateur favori, surtout ces derniers temps, et pour tout vous dire, j’ai généralement une sorte d’appréhension à aborder les films « réalistes » qui se déroulent dans l’espace -en comparaison avec des trucs du genre Star Wars ou Alien-. Je ne sais même pas pourquoi en plus mais je pense que ce sont les uniformes, les stations spatiales, cela me renvoie une impression de « froideur » en quelque sorte. Sauf qu’au final beaucoup des films que je rechigne à regarder pour cette raison – 2001 : l’odyssée de l’espace et Apollo 13 par exemple- sont des films que j’adore donc, en clair, c’est très con comme appréhension mais je n’y peux rien, je suis un être absurde qui n’apprend rien et j’avais encore une fois cette appréhension vis-à-vis de Seul sur Mars. Mais malgré tout, dans ma tête quelque chose me disait « tu VERRAS ce film et tu le verras au cinéma ». Je ne sais pas quel était ce quelque chose mais, eh, merci chose non-identifiée dans ma tête hein ! Et je sais que j’ai dit que ces derniers temps Ridley Scott n’est pas mon réalisateur favori mais on ne va pas lui retirer quand même que c’est un type qui sait ce qu’il fait et, à défaut d’être tous très bons, ses films sont tous du vrai spectacle. Seul sur Mars n’y fait pas exception. Je n’ai pas vu le film en 3D donc je ne sais pas ce qu’elle donne mais en tous cas en 2D, Mars est rendue tellement belle qu’on aimerait s’y retrouver avec Watney parfois –avant de se rappeler que ce serait un peu la merde-. Personnellement il y a une image qui m’a marquée, c’est celle vers la fin où Watney est dans son véhicule et traverse une étendue immense en passant à côté de mini-tornades. C’est le moment où je me suis le plus dit « ah, je veux être sur Mars moi aussi ». Mais tout le film est très beau et décidément, l’espace c’est fait pour le grand écran –je m’en veux toujours d’avoir loupé Gravity-.

[Rescapé inattendu] Seul sur Mars
[Rescapé inattendu] Seul sur Mars

Si vous vous demandez pourquoi je me suis mise à chialer au milieu du film, c’est en partie pour cela d’ailleurs : je suis très faible face aux belles images et plus l’échelle est « grande », plus ça tire sur mes glandes lacrymales. Mais il n’y a pas que cela. Parce que Watney est tout seul sur Mars, okay, mais ce film parle de solidarité avant tout et d’êtres humains, de nations entières, qui sont suspendus au destin de ce type. Il n’y a personne avec lui sur Mars mais en esprit, il a des milliards d’individus à ses côtés. Certains qu’il connait, certains qu’il n’a jamais rencontrés, et moi c’est le genre de truc qui a tendance à me prendre à la gorge. A regarder les gens s’entraider pour le ramener à la maison, j’étais toute émue. D’autant que je me sentais comme faisant partie du tout parce que moi aussi j’avais envie qu’il rentre chez lui, j’étais avec tous les autres spectateurs à prier pour que cela se passe bien et même si au fond j’étais persuadée qu’il rentrerait chez lui –à cause du ton finalement très positif du film-, chaque fois qu’un problème survenait, je me tendais sur mon siège. Parce que j’avais juste vraiment envie qu’il s’en sorte. Watney est un personnage que j’ai trouvé franchement engageant. Il a de l’humour, même dans cette situation qui semble désespérée, -oui c’est drôle comme film en fait- et s’il y a des moments où il craque –après tout, il y a de quoi-, il y a aussi chez lui une forme d’émerveillement parce qu’il est sur Mars et qu’il est le premier homme à marcher là où il marche. Et parce qu’on vit le film en grande partie de son point de vue, nous aussi, on rit, on flippe, on s’émerveille.

 

Cela dit il n’est pas le seul personnage à l’écran, il y a aussi tout un tas de personnages secondaires : son équipage qui rentre sur Terre et tous les gens à la NASA –mais pas seulement-, qui cherchent à le faire rentrer. Et j’ai trouvé cela assez remarquable, en fait, que je sois capable d’identifier tous ces personnages et de m’en rappeler vraiment. Certains m’ont moins parlé que d’autres –genre le personnage de Donald Glover… j’adore ce type, j’étais ravie de le voir à l’écran et je serai toujours ravie de le voir à l’écran mais son personnage était un peu le stéréotype du jeune génie et il apparait tard dans le film, cela m’a semblé un peu incongru bizarrement- mais dans l’ensemble j’ai apprécié toute l’équipe et je comprenais les points de vue qui s’échangeaient, je débâtais presque intérieurement avec eux de ce qu’il convenait de faire. Sauf que bien entendu je n’aurais eu aucun poids dans leurs débats en réalité parce que j’ai les connaissances scientifiques d’un mollusque. Mais pour autant, je n’ai pas eu de mal à suivre le film. Evidemment, je n’ai aucune idée d’à quel point toutes leurs affaires de science tenaient debout donc je comprendrais bien que quelqu’un s’y connaissant puisse ne pas rentrer dans le film s’il raconte trop n’importe quoi mais du point de vue « niveau mollusque », le film rend le tout suffisamment clair pour que le public capte très bien ce qui est en train de se passer et en même temps il ne nous fait pas nous sentir stupide, ce qui me semble être un bon équilibre à atteindre. Oh et puisqu’on parle de bon équilibre, le film a aussi un très bon rythme à mon sens. Il dure 2h20 et je ne l’ai absolument pas vu passer ! Watney va de problème en problème, il les résout petit à petit de même que l’équipe sur Terre doit résoudre ses propres problèmes et parce qu’il y a toujours quelque chose qui vient changer la donne, même si le film n’est pas survolté, on ne s’ennuie jamais. Du moins je ne me suis jamais ennuyée.

 

En clair, vous l’avez compris, j’ai rejoint la majorité et adoré ce film. J’ai passé un excellent moment devant, pas du tout de la façon dont je le pensais, et je ne peux bien entendu que vous inviter à partager ce bon moment avec moi. En décalé. Mais je serai avec vous en esprit ! Vous aussi, prenez un ticket pour Mars les gens, le paysage vaut le coup.

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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