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Sorti en 2014

Réalisé par Kevin Greutert

Ecrit par Ben Garant

 

Avec :

Sarah Snook >>> Jessie Laurent

Mark Webber >>> Preston Sanders

David Andrews >>> LEon Laurent

Joelle Carter >>> Kate Laurent

 

Dontesque ?

Après avoir perdu son petit ami et son enfant pas encore né dans un accident terrible, Jessabelle, temporairement en fauteuil roulant, retourne vivre chez son père, dans la maison immense où sa mère est décédée d’un cancer lorsqu’elle était enfant. Jessabelle, après avoir trouvé des cassettes vidéos laissées pour elle par sa mère, commence à voir et entendre des choses étranges dans la maison.

 

 

6/10

Encore une fois, je pense que ce n’est plus à prouver, je suis un être peu réfléchi qui n’apprend pas de ses erreurs et qui aime à se faire du mal. Donc après avoir relu Simetierre alors que je flippe à mourir de vivre dans une grande baraque vide –je vous jure, dès que la nuit tombe, traverser une pièce devient le parcours du combattant-, j’ai vu la bande-annonce de Jessabelle, le film semblait plutôt pas mal et je me suis dit « oui, regarder ce truc en soirée me parait être une bonne idée ». Et pour vous dire à quel point ce n’était, en fait, PAS une bonne idée, examinons un peu le truc : c’est l’histoire d’une jeune femme qui, après des années, se retrouve à vivre dans la baraque flippante de ses parents et se retrouve lancée en pleine horreur par des VHS retrouvées que  sa mère, décédée d’un cancer, avait laissées pour elle. Je suis une jeune femme qui après des années –moins que Jessabelle quand même- se retrouve à vivre seule dans la baraque flippante de ses parents. Et mon flip général vis-à-vis de cette maison s’est déclaré après la mort de ma mère, décédée d’un cancer, tandis que parce que la tumeur lui avait atteint le cerveau et changé le comportement sur la fin, j’avais peur qu’elle revienne d’outre-tombe transformée. Bref, pour conclure ce petit racontage de vie réjouissant,  j’étais toute prête à m’identifier à l’héroïne, à flipper gravement, à regretter ma décision et à me jurer « plus jamais » comme une meuf qui a une gueule de bois affreuse, se promet de ne plus jamais boire et se reprend une cuite deux jours plus tard. Mais finalement, c’est allé. J’ai flippé pendant une partie du film mais je me suis calmée sur la fin et je ne me sens pas plus angoissée maintenant quand j’éteins la lumière que je l’étais avant de voir ce film qui, s’il est honnête, n’est pas non plus grandiose.

Clairement, pour commencer par ce que j’ai préféré dans ce film, mon élément favori de Jessabelle est en fait Mark Webber. Je vous en ai parlé il n’y a pas si longtemps quand je vous parlais de 13 sins et c’est un acteur que j’ai décidé d’apprécier à partir de maintenant –car oui, je le découvre puisque, non, je n’ai pas vu Scott Pilgrim vs the World et, oui, je sais que c’est une hérésie- parce que je le trouve bon et parce qu’il a un visage qui me plait, un visage « gentil ».  Et dans ce film encore, je l’ai vraiment apprécié dans le rôle de l’ex-petit ami qui revient dans la vie de Jessabelle. Cela dit j’étais un peu mitigée parce que pour éviter que lui et Jessabelle se tombent dans les bras l’un de l’autre, le film lui écrit une femme. Du coup dans un sens j’appréciais bien le personnage, sa patience, sa compassion et son affection pour Jessabelle mais, d’un autre côté, leur histoire semblait tendre à l’adultère et c’est nettement moins louable. Cela dit c’était clairement l’idée. Enfin pas de rendre le personnage de Mark Webber, lui-même, ambigu car au contraire je pense que le public est censé se prendre d’affection pour lui mais l’idée était, déjà, de trouver une raison pour que le personnage ne soit pas disponible tout le temps et, également, une façon de rendre ambigu non pas le personnage mais sa relation avec Jessabelle. On a envie qu’ils se rapprochent mais en même temps ce ne serait pas éthique et c’est à la fin, je pense, que cela prend son sens. Cela dit, le film ne va pas suffisamment au bout de son idée à mon sens et si je pense avoir saisi l’intention, je ne pense pas avoir ressenti son effet pleinement. Enfin toujours est-il que j’apprécie beaucoup Mark Webber. Et que l’héroïne, également, était très agréable à suivre. Parce que je suis un être très superficiel, la première chose que je me suis dite dans ce film – et que j’ai continué à me dire tout le long- a été « wow, elle est absolument superbe ». En partie cela vient de sa couleur de cheveux mais elle est aussi juste vraiment belle. Et, en plus, il s’avère qu’elle est largement capable de jouer un rôle. Elle ne m’a pas ébahie non plus mais elle m’a vendu le personnage et j’étais impliquée dans son histoire. Le fait de la mettre dans un fauteuil roulant était clairement un plus car, particulièrement parce que c’était récent pour le personnage et pas un « vieil handicap », cela la rendait plus vulnérable. Elle a du mal à se déplacer, elle ne peut pas quitter la maison comme elle veut et lorsqu’elle tombe, elle a du mal à se relever toute seule. Après, par contre, j’ai trouvé que la perte de son petit ami et de son bébé au début du film étaient légèrement de la surenchère, ces éléments n'étaient pas nécessaires. Ils n’auraient pas été foncièrement gênants non plus si le film en avait un peu reparlé après cela mais à la place Jessabelle semble « classer l’affaire » en quelque sorte et c’est un peu étrange, cela ne fonctionne pas tout à fait.

[Retour à la maison mouvementé] Jessabelle[Retour à la maison mouvementé] Jessabelle
[Retour à la maison mouvementé] Jessabelle[Retour à la maison mouvementé] Jessabelle

Pour en venir à présent à « l’horreur » du film, je dirais que le tout commence plutôt de façon satisfaisante. Au début on se demande un peu pourquoi la mère de Jessabelle a filmé tout ce qu’elle a filmé mais je pense qu’à la fin, cela peut se comprendre. En revanche je comprends nettement moins pourquoi le père a tout gardé, pourquoi il n’a pas détruit toutes ces VHS des années plus tôt. Malgré tout, une fois qu’on a accepté tout cela, le film pose bien son ambiance et les premières scènes de l’apparition qui hante notre héroïne apportent leur lot de tension. Cela dit, et c’est tout à fait personnel, je pense que le moment qui vraiment, a provoqué des frissons de terreur chez moi, est celui où Jessabelle refuse de ne pas regarder les cassettes parce qu’elles sont tout ce qu’il lui reste de sa mère et où son père répond que la personne sur les vidéos n’est pas sa mère, qu’à ce stade la tumeur lui avait déjà attaqué le cerveau. Forcément cela jouait dans mes pires peurs et rien de ce que le film avait à proposer par ailleurs ne pouvait me faire aussi peur. Tout de même, il proposait de bonnes choses et c’est pour cela que je suis un peu déçue qu’il ait fini par tomber à plat lorsque les choses sont rendues plus claires. Au début, je pensais que le film nous parlait vraiment de culpabilité. Que l’apparition monstrueuse qui poursuivait Jessabelle était la façon dont elle se voyait après avoir perdu son enfant, comme si elle était responsable de sa mort, et je pensais que [spoiler] l’homme brûlé aperçu dans la maison était son père qu’elle avait du regarder brûler sans rien pouvoir faire [/spoiler]. J’aimais plutôt bien cette idée ! A ce stade le film avait déjà cessé de réellement m’effrayer, probablement en partie parce que j’ai vu beaucoup de films d’horreur et que celui-ci, sans être mauvais, ne m’a pas non plus semblé excessivement original dans la mise en scène de l’horreur, mais j’étais intéressée par ce que les apparitions pouvaient vouloir dire pour les personnages. Sauf que les choses finissent par être clarifiées et que finalement la véritable histoire m’a semblée un petit peu fade, d’autant que la conclusion elle-même, pour le coup, m’a déçue. J’espérais mieux.

Jessabelle est un film décent. J’ai vu mieux et j’ai également vu nettement pire. Le casting est bon, le film, à mes yeux d’amatrice, est joliment réalisé et ne commet pas l’erreur d’en montrer trop tout de suite, mais son scénario laisse à désirer et il finit sur une note décevante. Il ne me restera donc probablement pas en mémoire sur des décennies mais, bon, il m’a occupée un après-midi.

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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