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Sorti en 1999

Réalisé par Antonia Bird

Ecrit par Ted Griffin

 

Avec :

Guy Pearce >>> Capitaine John Boyd

Robert Carlyle >>> Colqhoun

David Arquette >>> Soldat Cleaves

Jeremy Davies >>> Soldat Toffler

Neal McDonough >>> Soldat Reich

Jeffrey Jones >>> Colonel Hart

John Spencer >>> Général Slauson

Stephen Spinella >>> Major Knox

Joseph Runningfox >>> George

Sheila Tousey >>> Martha

Etc

 

Dontesque?

Le sous-lieutenant Boyd, récemment nommé capitaine, est exilé au fin fond des montagnes enneigées lorsque ses supérieurs apprennent que l’acte lui ayant valu sa promotion n’était qu’une conséquence de sa lâcheté. Arrivé à son nouveau poste il fait la rencontre du reste des forces sur place mais presque aussitôt un homme nommé Calqhoun est sauvé du froid et leur raconte une histoire terrible d’un convoi ayant du recourir au cannibalisme pour survivre.

 

7/10

Cela faisait des mois que Netflix me proposait ce film mais comme Netflix me propose plein de films un peu tout le temps, c’est vrai que je n’y avais pas plus fait attention que cela. Mais hier soir –par rapport au moment où j’écris cet article c’est-à-dire-, j’ai tapé le titre dans google par curiosité –oui j’aurais aussi pu lire la description de Netflix mais c’eut été bien trop direct et facile- et j’ai appris trois choses qui m’ont grandement motivée : (1) Guy Pearce a l’un des rôles principaux or j’aime vraiment bien Guy Pearce même si la moitié du temps je ne le reconnais pas (2) le film use de la légende du Wendigo, une légende que je trouve assez fascinante et qui malheureusement n’a pas été beaucoup portée à l’écran (3) Robert Carlyle a l’autre rôle principal et franchement si Robert Carlyle est au casting d’un film, quel que soit le film, cela veut dire que celui-ci a au moins une bonne chose à proposer. A lui tout seul il arrive parfois à me faire me dire « peut-être qu’il faudrait que je reprenne Once Upon A Time » et si vous saviez à quel point cette série a fini par me taper sur les nerfs, alors vous sauriez à quel point j’apprécie cet acteur. Enthousiasmée par toutes ces bonnes raisons, j’ai donc suivi le conseil de Netflix et, écoutez, j’ai beaucoup aimé ce film qui faisait un mélange assez sympathique de comédie et d’angoissant –note de moi : il serait temps qu’on intègre le mot « creepy » à la langue française parce que c’est un mot que j’ai souvent envie d’utiliser quand même-.

Pour commencer par la comédie, je ne m’y attendais pas mais il y a des tas de répliques drôles dans ce film, de bonnes répliques *intentionnellement*  drôles. Certaines nous viennent de personnages secondaires, d’autres de personnages principaux, certaines sont simplement drôles dans l’écriture, d’autres tiennent à la façon dont les acteurs les sortent, mais en tous cas je me suis beaucoup amusée. Mon échange favori, tout de même, revient au dialogue entre notre personnage principal et la version 3.0 du personnage de Carlyle sur le devenir d’une jeune femme  en particulier. La réponse de Carlyle, son intonation et son expression rendent ce passage particulièrement amusant et, en fait, la plupart des répliques drôles nous viennent de Carlyle dans ce film à mon sens.  Et il s’en donne à cœur joie. La réalisatrice –oui c’est une réalisatrice… elle s’appelle Antonia Bird et cela me fait toujours plaisir de savoir qu’une femme est derrière la caméra parce que même si cela ne joue pas vraiment sur mon appréciation du film en lui-même, il y a quand même moins de femmes que d’hommes dans la réalisation et… bref, c’est cool- et lui ont déjà bossé ensemble plusieurs fois par le passé et d’après les interviews que j’ai lues, ils ont une relation de confiance et compréhension commune qui fait que Carlyle est très libre de faire ce qu’il veut. Du coup dans Ravenous il y a plusieurs scènes d’improvisation et certaines font vraiment partie des meilleures du film. Autant dans la comédie que le flippant d’ailleurs parce que c’est vrai que même si vers la fin je ne savais plus si je voulais que Coqhoun se fasse tuer –j’y peux rien, il est fun et il a le charisme de Carlyle-, le personnage est quand même moyennement rassurant et le moment où il pète un plomb m’a autant amusée qu’il m’a donné quelques sueurs froides.

[Dis moi qui tu manges, ...] Vorace[Dis moi qui tu manges, ...] Vorace
[Dis moi qui tu manges, ...] Vorace[Dis moi qui tu manges, ...] Vorace

Faut dire qu’à la base le mythe du wendingo est particulièrement « creepy » -j’men fous, je cause anglais si je veux- . Je ne sais pas exactement pourquoi cette légende en particulier est perturbante, probablement parce que le wendigo est un homme à la base qui très lentement perd toute trace de son humanité et probablement aussi parce que le cannibalisme est un acte particulièrement tabou transformant nos semblables en nos pires ennemis.  Et il y a l’idée de la faim dévorante, de l’addiction qui transforme en bête mentalement et physiquement –un peu de body-horror pour compléter le tout ~- Et qui de mieux que Carlyle pour un rôle pareil, pas vrai ? Il y a vraiment quelque chose dans son interprétation par moments qui fout les boules, même si c’est vrai que cela a plutôt tendance à se dissiper vers la fin qui est résolument plus amusante que tendue. Bon mais je cause beaucoup de Carlyle : n’oublions pas qu’il y a d’autres acteurs quand même ! Et ils font tous du bon boulot. J’ai eu un petit coup de cœur pour Jeremy Davies –qui a d'ailleurs joué dans deux épisodes d’Hannibal : apparemment il kiffe de côtoyer des cannibales interprétés par des acteurs charismatiques qui me font remettre en question mon code moral :D- que j’ai trouvé à la fois divertissant et touchant mais tous les personnages sont bien interprétés et c’est à l’honneur des acteurs que chacun, même les moins représentés, ait une personnalité qui transparaisse à l’écran. Le lead, Boyd, a clairement plus de backstory que les autres –le pauvre, il a été traumatisé par une expérience à la guerre et a du mal à supporter la vue de la viande alors vous imaginez le challenge- et c’est son évolution à lui que l’on suit le plus tandis qu’il trouve sa rédemption mais les personnages secondaires ont un impact aussi et j’ai le sentiment que, contrairement à d’autres films, je me souviendrai d’au moins deux ou trois d’entre eux dans un an.

Enfin le film est également une expérience assez étrange en grande partie à cause de/grâce à la bande-son qui varie grandement  dans les tons. Elle peut être inquiétante mais parfois, par exemple lorsque Boyd se fait pourchasser dans les bois et fuit pour sa vie, on  se retrouve avec le choix d’une musique un peu fun qui rend toute la scène comique. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi inquiétante. Décidément j’aime vraiment la façon dont ce film fait un bon mix du tout et cela ne fait pas de mal qu’il soit très agréable à regarder et se passe dans un contexte historique qu’on n'a pas tellement l’habitude de voir dans les films d’horreur. Après je conçois parfaitement qu’on n'accroche pas parce que j’imagine sans mal que les changements de tons puissent déstabiliser, sans oublier que le film a un rythme plutôt lent au début qui pourra en ennuyer certains. Mais pour ma part je me suis retrouvée bloquée devant Ravenous. Je ne vous cache pas que je pensais pouvoir écrire deux trois trucs en le regardant mais finalement cela a complètement capté mon attention et je n’ai rien écrit du tout devant. Donc c’est une réussite à mes yeux et je confirme que si le monde du cinéma était un pays, Robert Carlyle en serait un trésor national.  

Oui en fait j'aurais du regarder la bande-annonce en plus de lire le synopsis, cela m'aurait largement mieux préparée à la comédie...

EDIT "petite anecdote inutile" - C'est marrant, je n'avais pas du tout fait le rapprochement mais cela m'est revenu en écrivant le titre français et en voyant l'affiche française avec son "dis-moi qui tu manges, je te dirai qui tu es" que je me suis rendue compte qu'à la sortie de ce film, j'avais découpé l'affiche dans Première -à cette époque-là il y avait des sortes de cartes postales dans les numéros avec au recto les affiches et au verso des infos- et l'avais rangée dans mon journal de l'époque en me disant qu'il faudrait que je vois ce film un jour. C'est fait moi-même, c'est fait :')

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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