[🎵I know you know 🎵] PsychTV

Publié le 15 Décembre 2015

 

Diffusé de 2006 à 2014

8 saisons

121 épisodes

 

Avec :

James Roday >>> Shawn Spencer

Dulé Hill >>> Burton Guster

Timothy Omundson >>> Carlton Lassiter

Maggie Lawson >>> Juliet O’Hara

Kristen Nelson >>> Karen Vick

Corbin Bersen >>> Henry Spencer

 

Dontesque?

Shawn Spencer, observateur extraordinaire entraîné depuis son enfance par son père policier, se fait passer pour médium et aide la police de Santa Barbara à résoudre différentes affaires avec l’aide de son meilleur ami semi-récalcitrant, Gus.

 

~oOo~

Mon souci dans la vie en fait c’est vraiment que je n’arrive vraiment pas à me résoudre à finir les séries. Okay c’est *un* de mes soucis. Si c’était mon seul souci j’aurais une vie plutôt idéale… mais bref, c’est un de mes soucis, je m’attache que voulez-vous ! Bon cela ne marche pas autant avec les dramas mais les séries longues avec des tas de saisons, cela me fait du mal quand je dois les terminer. Je vous disais dans mon article sur Hannibal que j’avais commencé cette série-là parce que la fin de Psych approchait à grands pas et que cela me faisait de la peine. Eh bien la vérité c’est qu’à la base j’avais commencé Psych parce que je n’arrivais pas à me résoudre à terminer Being Human –techniquement je n’ai toujours pas réussi à passer à la saison 3 parce que je sens qu’elle va me briser le cÅ“ur et que ça me fait peur-. La grande question est donc : si je n’arrive pas à terminer Hannibal, que regarderai-je ensuite ? :D Non plus sérieusement, revenons-en à Psych. J’avais du mal à finir la série mais c’était pour une raison différente de d’habitude car là j’étais triste à l’idée de ne plus avoir ma dose quotidienne de fun alors que d’habitude c’est plus une question d’attachement aux personnages que je n’ai du coup vraiment pas envie de quitter. Alors entendons-nous bien, je me suis attachée aux personnages de Psych hein, mais c’était pas aussi violent que dans d’autres séries on va dire. Cela dit, revenons au début. Parce que bon j’ai commencé Psych pour ne pas finir Being Human, okay, mais j’avais un zillion de choix possibles alors pourquoi Psych après tout ? Eh bien honnêtement c’était parce que j’avais besoin d’une série dans laquelle ne pas me sentir trop à fond, quelque chose à regarder en mode « c’est fun le temps de 45 minutes mais je n’ai pas absolument le besoin de lancer la suite là maintenant tout de suite Â». Or Psych pour moi était à priori une série procédurale assez classique avec un personnage central un peu excentrique comme c’est le cas dans beaucoup d’entre elles. Oui alors : grosse erreur –vous noterez que j’ai fait la même connerie avec Hannibal… je suis nulle à ce jeu-là-. Psych n’était pas exactement ce à quoi je m’attendais, je me suis retrouvée complètement happée et je me suis enfilée en gros les 6 premières saisons en l’espace de quelques semaines. Pas mes semaines les plus glorieuses mais … voilà je suis tombée complètement sous le charme de cette série.

Tout de même, oui, Psych EST une série policière en mode « un épisode = une enquête Â» et c’est même une série plutôt formulaïque. Les épisodes ne répondent pas *tous* au même format mais c’est quand même le cas de la grande majorité d’entre eux. On sait qu’au début notre personnage principal, Shawn Spencer, va avancer une théorie qui a l’air foireuse, que l’inspecteur Lassiter ne sera pas d’accord, que Shawn enquêtera avec Guse n faisant fi de la loi et que dans un grand show à la fin il désignera le coupable, peut-être en se plantant d’abord au préalable puis en réalisant son erreur parce que quelque chose ne colle pas ou parce que son suspect numéro 1 est mort. On sait aussi qu’il y aura des ananas, des références pop à des trucs parfois obscurs parfois moins et des mauvais choix de mots. Mais tout cela ne m’a tellement pas dérangée. Parce que déjà les ananas, les références, les mauvais mots, les expressions qui reviennent – « Come on son Â», « You know that’s right Â», « Have you heard about Pluto ? That’s messed up Â», je pourrais continuer- sont des running gags qui sont, par définition, supposés revenir, c’est ce qui les rend drôles. Et parce que la construction des épisodes n’avait pas tellement d’importance à mes yeux : c’était le contexte des intrigues qui, véritablement, était important. Oh et les interactions entre personnages bien entendu. Parce que, oui, Psych c’est une série avec des enquêtes mais je l’ai vraiment pris avant tout comme une comédie. Dans ma tête niveau priorité c’était 20% d’intrigue policière, 80% de fun… et 10% -parce que je suis nulle en math- de « chanter le générique de début Â» -au passage je kiffe qu’il y ait un générique, cela me manque dans beaucoup de séries-. Alors parfois l’humour venait juste des dialogues, de la dynamique entre les personnages, des running gags déjà cités, etc, mais dans les meilleurs épisodes il y avait aussi le concept. Parmi mes favoris : Shawn et Gus intègrent « la bachelorette Â», Shaw et Gus  enquêtent sur le meurtre d’un lion de mer, Shaw et Gus participent à une version d’ Â« American idol Â»â€¦ et le plus drôle de tous les épisodes de tous : Psych nous fait sa version de Twin Peaks. Alors forcément ça marche mieux quand on a vu Twin Peaks. Personnellement j’avoue n’avoir jamais été super fan ni de Lynch ni de cette série mais rien que parce que cela m’a permis de capter l’épisode de Psych, je suis quand même bien contente de l’avoir vue : je riais tellement que –pardonnez-moi l’image- j’ai été à deux doigts d’avoir un « accident Â» à une ou deux reprises. Ma seule vraie déception avec cette série dans le genre « concept qui tue qui aurait du marcher mais s’est planté Â» c’est l’épisode musical. Pour moi quand une série a un épisode musical, c’est un peu une consécration et Psych avait carrément sorti un épisode spécial d’1h30 pour faire cela bien ! Sauf qu’à l’exception d’un excellent numéro de tango, joyau de cet épisode, les musiques ne sont pas si bonnes, et, pire, viennent alourdir le rythme du reste… je ne vous cache pas que cela m’a rendue triste. Et j’admets également que, malgré quelques éclats de génie –le premier épisode de la saison 8, par exemple, est hilarant- les deux dernières saisons sont moins bonnes que le reste. Mais la 8 est plutôt courte et cela reste divertissant. Par ailleurs la série se termine sur la meilleure note possible. J’avais peur du dernier épisode parce que j’ai toujours peur des derniers épisodes –c’est si facile de foirer une conclusion après tout- mais c’était une fin parfaite, entièrement centrée sur un Shawn reconnaissant enfin son plus grand défaut et tâchant d’apprendre à dire « au revoir Â» à certains personnages et à son public. On ne nous sert pas une fin carrée, complètement fermée avec un ruban dessus mais on nous donne une direction pour tous les personnages que l’on voulait voir et toutes les relations auxquelles je m’étais attachée ont droit à leurs scènes. J’ai laissé les personnages exactement là où je voulais les laisser, exactement sur le ton que je voulais et bref, j’étais ravie.

Oui parce qu’okay, je ne me suis pas autant attachée aux personnages que dans Scrubs ou Buffy  mais je les ai quand même tous vraiment aimés. Shawn est en gros un gamin avec un super pouvoir. Pas un pouvoir de clairvoyance mais un super pouvoir d’observation qu’il utilise avec toute l’immaturité qui est la sienne. Ca pourrait être agaçant chez quelqu’un d’autre mais James Roday y met beaucoup de second degré et beaucoup d’énergie, il m’a carrément vendu le personnage et il tient une grande partie de la série sur ses épaules de façon très solide. Mais bien entendu son extravagance et ses élans d’éloquence ne seraient pas grand-chose sans Gus, son meilleur ami interprété par Dulé Hill, qui lui sert de « straight man Â». Il est le type qui souligne les erreurs de Shawn et tire vers l’arrière quand son copain fonce tête baissée.  Il paye les factures pendant que Shawn dilapide et il traduit ses délires pour ceux qui ont plus de mal à suivre. Mais ce qui fait le charme de Gus c’est quand même aussi que, bon, il rechigne, il flippe, mais au final il n’échangerait ses activités avec Shawn pour rien au monde. Les deux ont une relation qui marche et même si Psych ne se lance pas trop dans le sentimental, le lien qui unit ces deux-là est quand même mis en avant : Shawn a besoin de Gus parce qu’il est sa constante, la roche sur laquelle il se repose quand tout fout le camp et Gus a besoin de Shawn parce que sinon il serait un type dans un bureau qui regarde la vie passer par la fenêtre. Ils sont tous deux le centre de la série mais j’adore tous les personnages qui les entourent. Juliet est une jeune femme intelligente, sérieuse et très compétente qui ne manque ni d’humour ni de fantaisie et Lassiter est un personnage attachant dans son excentricité, ses manières guindées et même dans ce qu’il a de légèrement flippant. La frustration que lui inspire Shawn mais l’amitié et le respect mutuel qu’il y a malgré tout entre ces deux-là à la fin de la série font chaud au cÅ“ur. J’ai aussi aimé le père bourru de Shawn, la chef de police qui essaie de garder son équipe à peu près encadrée,… sans oublier les personnages plus secondaires comme McNab le policier pas super fut fut, ceux qui arrivent plus tard genre Woody le médecin légiste étrange à la limite de l’inquiétant, et bien entendu les caméos, récurrents ou pas. Mes favoris : Tim Curry dans le rôle de l’impitoyable juge d’American Duo et Cary Elwes dans celui de l’énigmatique mais Ô combien charismatique Despereaux.

Après, c’est vrai, l’évolution des personnages est minime dans cette série. Elle est bien là : les relations évoluent, les personnages de la fin ne sont plus *exactement* ceux du début… mais honnêtement cela n’avance pas vite, cela n’avance pas beaucoup et les gros évènements de certains épisodes semblent parfois presque « disparaître Â» entre l’épisode où ils se produisent et le suivant. En fait on pourrait regarder certains épisodes dans le désordre et on pourrait en sauter quelques uns sans se sentir perdu. C’est pour cela que finalement, lorsque j’ai du quitter la série, même si j’étais triste de perdre une série aussi divertissante, je n’étais pas non plus effondrée. Psych n’est pas une série comme Scrubs –j’aime bien revenir à Scrubs, oui- où on essuie de gros coups durs dans la vie des personnages, coups durs qui nous poussent à vraiment nous identifier à eux et nous impliquer encore plus dans leurs destins. Je n’ai pas ressenti ce genre de connexion aussi forte entre les personnages de Psych et moi… et pour certaines personnes cela sera sans doute un défaut. Mais je vois cela comme quelque chose de positif pour ma part. Parce que voilà une série dont 90% des épisodes m’ont fait rire, une série dont les épisodes sont quasi-indépendants les uns les autres et dont les personnages, sans être vraiment figés dans le temps, restent très égaux à eux-mêmes. Cela signifie que je peux, n’importe quand, balancer n’importe quel épisode de la série, retrouver toute cette bande de personnages que j’apprécie, les retrouver exactement comme je les aime, et suivre une de leurs aventures, rire à l’une de leurs aventures sans avoir besoin de tout revoir, sans avoir besoin de reprendre au début et sans me sentir obligée de binge-watcher toute la série.

Oh je peux aussi tout revoir, je le vivrais même carrément bien sans doute mais en clair Psych se range pour moi dans la catégorie des Simpsons –dans leur bonne époque-, de South Park –là aussi j’ai mes saisons favorites-, de Friends même, pas parce que le contenu est similaire –il ne l’est pas- mais parce que ce sont des séries devant lesquelles je vais me retrouver si j’ai une heure de temps libre, un moral à redresser et pas l’envie ou le temps de me lancer dans quelque chose qui bouffe mon temps.  Et j’ai besoin de ce genre de séries honnêtement. Donc je suis ravie d’avoir découvert celle-ci, même sur un malentendu et je suis reconnaissante à Psych parce que j’avais besoin de rire et que ces huits saisons m’ont méchamment musclé les abdos –okay j’ai toujours zéro abdos et je suis une larve… mais j’ai beaucoup beaucoup ri quand même-.

8/10

Oui beaucoup de clips musicaux mais j'ai toujours un faible pour les "séries qui chantent" alors ^-^

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