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Diffusé de 2006 à 2014

8 saisons

121 Ă©pisodes

 

Avec :

James Roday >>> Shawn Spencer

Dulé Hill >>> Burton Guster

Timothy Omundson >>> Carlton Lassiter

Maggie Lawson >>> Juliet O’Hara

Kristen Nelson >>> Karen Vick

Corbin Bersen >>> Henry Spencer

 

Dontesque?

Shawn Spencer, observateur extraordinaire entraĂźnĂ© depuis son enfance par son pĂšre policier, se fait passer pour mĂ©dium et aide la police de Santa Barbara Ă  rĂ©soudre diffĂ©rentes affaires avec l’aide de son meilleur ami semi-rĂ©calcitrant, Gus.

 

~oOo~

Mon souci dans la vie en fait c’est vraiment que je n’arrive vraiment pas Ă  me rĂ©soudre Ă  finir les sĂ©ries. Okay c’est *un* de mes soucis. Si c’était mon seul souci j’aurais une vie plutĂŽt idĂ©ale
 mais bref, c’est un de mes soucis, je m’attache que voulez-vous ! Bon cela ne marche pas autant avec les dramas mais les sĂ©ries longues avec des tas de saisons, cela me fait du mal quand je dois les terminer. Je vous disais dans mon article sur Hannibal que j’avais commencĂ© cette sĂ©rie-lĂ  parce que la fin de Psych approchait Ă  grands pas et que cela me faisait de la peine. Eh bien la vĂ©ritĂ© c’est qu’à la base j’avais commencĂ© Psych parce que je n’arrivais pas Ă  me rĂ©soudre Ă  terminer Being Human –techniquement je n’ai toujours pas rĂ©ussi Ă  passer Ă  la saison 3 parce que je sens qu’elle va me briser le cƓur et que ça me fait peur-. La grande question est donc : si je n’arrive pas Ă  terminer Hannibal, que regarderai-je ensuite ? :D Non plus sĂ©rieusement, revenons-en Ă  Psych. J’avais du mal Ă  finir la sĂ©rie mais c’était pour une raison diffĂ©rente de d’habitude car lĂ  j’étais triste Ă  l’idĂ©e de ne plus avoir ma dose quotidienne de fun alors que d’habitude c’est plus une question d’attachement aux personnages que je n’ai du coup vraiment pas envie de quitter. Alors entendons-nous bien, je me suis attachĂ©e aux personnages de Psych hein, mais c’était pas aussi violent que dans d’autres sĂ©ries on va dire. Cela dit, revenons au dĂ©but. Parce que bon j’ai commencĂ© Psych pour ne pas finir Being Human, okay, mais j’avais un zillion de choix possibles alors pourquoi Psych aprĂšs tout ? Eh bien honnĂȘtement c’était parce que j’avais besoin d’une sĂ©rie dans laquelle ne pas me sentir trop Ă  fond, quelque chose Ă  regarder en mode « c’est fun le temps de 45 minutes mais je n’ai pas absolument le besoin de lancer la suite lĂ  maintenant tout de suite Â». Or Psych pour moi Ă©tait Ă  priori une sĂ©rie procĂ©durale assez classique avec un personnage central un peu excentrique comme c’est le cas dans beaucoup d’entre elles. Oui alors : grosse erreur –vous noterez que j’ai fait la mĂȘme connerie avec Hannibal
 je suis nulle Ă  ce jeu-lĂ -. Psych n’était pas exactement ce Ă  quoi je m’attendais, je me suis retrouvĂ©e complĂštement happĂ©e et je me suis enfilĂ©e en gros les 6 premiĂšres saisons en l’espace de quelques semaines. Pas mes semaines les plus glorieuses mais 
 voilĂ  je suis tombĂ©e complĂštement sous le charme de cette sĂ©rie.

Tout de mĂȘme, oui, Psych EST une sĂ©rie policiĂšre en mode « un Ă©pisode = une enquĂȘte Â» et c’est mĂȘme une sĂ©rie plutĂŽt formulaĂŻque. Les Ă©pisodes ne rĂ©pondent pas *tous* au mĂȘme format mais c’est quand mĂȘme le cas de la grande majoritĂ© d’entre eux. On sait qu’au dĂ©but notre personnage principal, Shawn Spencer, va avancer une thĂ©orie qui a l’air foireuse, que l’inspecteur Lassiter ne sera pas d’accord, que Shawn enquĂȘtera avec Guse n faisant fi de la loi et que dans un grand show Ă  la fin il dĂ©signera le coupable, peut-ĂȘtre en se plantant d’abord au prĂ©alable puis en rĂ©alisant son erreur parce que quelque chose ne colle pas ou parce que son suspect numĂ©ro 1 est mort. On sait aussi qu’il y aura des ananas, des rĂ©fĂ©rences pop Ă  des trucs parfois obscurs parfois moins et des mauvais choix de mots. Mais tout cela ne m’a tellement pas dĂ©rangĂ©e. Parce que dĂ©jĂ  les ananas, les rĂ©fĂ©rences, les mauvais mots, les expressions qui reviennent – « Come on son Â», « You know that’s right Â», « Have you heard about Pluto ? That’s messed up Â», je pourrais continuer- sont des running gags qui sont, par dĂ©finition, supposĂ©s revenir, c’est ce qui les rend drĂŽles. Et parce que la construction des Ă©pisodes n’avait pas tellement d’importance Ă  mes yeux : c’était le contexte des intrigues qui, vĂ©ritablement, Ă©tait important. Oh et les interactions entre personnages bien entendu. Parce que, oui, Psych c’est une sĂ©rie avec des enquĂȘtes mais je l’ai vraiment pris avant tout comme une comĂ©die. Dans ma tĂȘte niveau prioritĂ© c’était 20% d’intrigue policiĂšre, 80% de fun
 et 10% -parce que je suis nulle en math- de « chanter le gĂ©nĂ©rique de dĂ©but Â» -au passage je kiffe qu’il y ait un gĂ©nĂ©rique, cela me manque dans beaucoup de sĂ©ries-. Alors parfois l’humour venait juste des dialogues, de la dynamique entre les personnages, des running gags dĂ©jĂ  citĂ©s, etc, mais dans les meilleurs Ă©pisodes il y avait aussi le concept. Parmi mes favoris : Shawn et Gus intĂšgrent « la bachelorette Â», Shaw et Gus  enquĂȘtent sur le meurtre d’un lion de mer, Shaw et Gus participent Ă  une version d’ Â« American idol Â»â€Š et le plus drĂŽle de tous les Ă©pisodes de tous : Psych nous fait sa version de Twin Peaks. Alors forcĂ©ment ça marche mieux quand on a vu Twin Peaks. Personnellement j’avoue n’avoir jamais Ă©tĂ© super fan ni de Lynch ni de cette sĂ©rie mais rien que parce que cela m’a permis de capter l’épisode de Psych, je suis quand mĂȘme bien contente de l’avoir vue : je riais tellement que –pardonnez-moi l’image- j’ai Ă©tĂ© Ă  deux doigts d’avoir un « accident Â» Ă  une ou deux reprises. Ma seule vraie dĂ©ception avec cette sĂ©rie dans le genre « concept qui tue qui aurait du marcher mais s’est plantĂ© Â» c’est l’épisode musical. Pour moi quand une sĂ©rie a un Ă©pisode musical, c’est un peu une consĂ©cration et Psych avait carrĂ©ment sorti un Ă©pisode spĂ©cial d’1h30 pour faire cela bien ! Sauf qu’à l’exception d’un excellent numĂ©ro de tango, joyau de cet Ă©pisode, les musiques ne sont pas si bonnes, et, pire, viennent alourdir le rythme du reste
 je ne vous cache pas que cela m’a rendue triste. Et j’admets Ă©galement que, malgrĂ© quelques Ă©clats de gĂ©nie –le premier Ă©pisode de la saison 8, par exemple, est hilarant- les deux derniĂšres saisons sont moins bonnes que le reste. Mais la 8 est plutĂŽt courte et cela reste divertissant. Par ailleurs la sĂ©rie se termine sur la meilleure note possible. J’avais peur du dernier Ă©pisode parce que j’ai toujours peur des derniers Ă©pisodes –c’est si facile de foirer une conclusion aprĂšs tout- mais c’était une fin parfaite, entiĂšrement centrĂ©e sur un Shawn reconnaissant enfin son plus grand dĂ©faut et tĂąchant d’apprendre Ă  dire « au revoir Â» Ă  certains personnages et Ă  son public. On ne nous sert pas une fin carrĂ©e, complĂštement fermĂ©e avec un ruban dessus mais on nous donne une direction pour tous les personnages que l’on voulait voir et toutes les relations auxquelles je m’étais attachĂ©e ont droit Ă  leurs scĂšnes. J’ai laissĂ© les personnages exactement lĂ  oĂč je voulais les laisser, exactement sur le ton que je voulais et bref, j’étais ravie.

Oui parce qu’okay, je ne me suis pas autant attachĂ©e aux personnages que dans Scrubs ou Buffy  mais je les ai quand mĂȘme tous vraiment aimĂ©s. Shawn est en gros un gamin avec un super pouvoir. Pas un pouvoir de clairvoyance mais un super pouvoir d’observation qu’il utilise avec toute l’immaturitĂ© qui est la sienne. Ca pourrait ĂȘtre agaçant chez quelqu’un d’autre mais James Roday y met beaucoup de second degrĂ© et beaucoup d’énergie, il m’a carrĂ©ment vendu le personnage et il tient une grande partie de la sĂ©rie sur ses Ă©paules de façon trĂšs solide. Mais bien entendu son extravagance et ses Ă©lans d’éloquence ne seraient pas grand-chose sans Gus, son meilleur ami interprĂ©tĂ© par DulĂ© Hill, qui lui sert de « straight man Â». Il est le type qui souligne les erreurs de Shawn et tire vers l’arriĂšre quand son copain fonce tĂȘte baissĂ©e.  Il paye les factures pendant que Shawn dilapide et il traduit ses dĂ©lires pour ceux qui ont plus de mal Ă  suivre. Mais ce qui fait le charme de Gus c’est quand mĂȘme aussi que, bon, il rechigne, il flippe, mais au final il n’échangerait ses activitĂ©s avec Shawn pour rien au monde. Les deux ont une relation qui marche et mĂȘme si Psych ne se lance pas trop dans le sentimental, le lien qui unit ces deux-lĂ  est quand mĂȘme mis en avant : Shawn a besoin de Gus parce qu’il est sa constante, la roche sur laquelle il se repose quand tout fout le camp et Gus a besoin de Shawn parce que sinon il serait un type dans un bureau qui regarde la vie passer par la fenĂȘtre. Ils sont tous deux le centre de la sĂ©rie mais j’adore tous les personnages qui les entourent. Juliet est une jeune femme intelligente, sĂ©rieuse et trĂšs compĂ©tente qui ne manque ni d’humour ni de fantaisie et Lassiter est un personnage attachant dans son excentricitĂ©, ses maniĂšres guindĂ©es et mĂȘme dans ce qu’il a de lĂ©gĂšrement flippant. La frustration que lui inspire Shawn mais l’amitiĂ© et le respect mutuel qu’il y a malgrĂ© tout entre ces deux-lĂ  Ă  la fin de la sĂ©rie font chaud au cƓur. J’ai aussi aimĂ© le pĂšre bourru de Shawn, la chef de police qui essaie de garder son Ă©quipe Ă  peu prĂšs encadrĂ©e,
 sans oublier les personnages plus secondaires comme McNab le policier pas super fut fut, ceux qui arrivent plus tard genre Woody le mĂ©decin lĂ©giste Ă©trange Ă  la limite de l’inquiĂ©tant, et bien entendu les camĂ©os, rĂ©currents ou pas. Mes favoris : Tim Curry dans le rĂŽle de l’impitoyable juge d’American Duo et Cary Elwes dans celui de l’énigmatique mais Ô combien charismatique Despereaux.

AprĂšs, c’est vrai, l’évolution des personnages est minime dans cette sĂ©rie. Elle est bien lĂ  : les relations Ă©voluent, les personnages de la fin ne sont plus *exactement* ceux du dĂ©but
 mais honnĂȘtement cela n’avance pas vite, cela n’avance pas beaucoup et les gros Ă©vĂšnements de certains Ă©pisodes semblent parfois presque « disparaĂźtre Â» entre l’épisode oĂč ils se produisent et le suivant. En fait on pourrait regarder certains Ă©pisodes dans le dĂ©sordre et on pourrait en sauter quelques uns sans se sentir perdu. C’est pour cela que finalement, lorsque j’ai du quitter la sĂ©rie, mĂȘme si j’étais triste de perdre une sĂ©rie aussi divertissante, je n’étais pas non plus effondrĂ©e. Psych n’est pas une sĂ©rie comme Scrubs –j’aime bien revenir Ă  Scrubs, oui- oĂč on essuie de gros coups durs dans la vie des personnages, coups durs qui nous poussent Ă  vraiment nous identifier Ă  eux et nous impliquer encore plus dans leurs destins. Je n’ai pas ressenti ce genre de connexion aussi forte entre les personnages de Psych et moi
 et pour certaines personnes cela sera sans doute un dĂ©faut. Mais je vois cela comme quelque chose de positif pour ma part. Parce que voilĂ  une sĂ©rie dont 90% des Ă©pisodes m’ont fait rire, une sĂ©rie dont les Ă©pisodes sont quasi-indĂ©pendants les uns les autres et dont les personnages, sans ĂȘtre vraiment figĂ©s dans le temps, restent trĂšs Ă©gaux Ă  eux-mĂȘmes. Cela signifie que je peux, n’importe quand, balancer n’importe quel Ă©pisode de la sĂ©rie, retrouver toute cette bande de personnages que j’apprĂ©cie, les retrouver exactement comme je les aime, et suivre une de leurs aventures, rire Ă  l’une de leurs aventures sans avoir besoin de tout revoir, sans avoir besoin de reprendre au dĂ©but et sans me sentir obligĂ©e de binge-watcher toute la sĂ©rie.

Oh je peux aussi tout revoir, je le vivrais mĂȘme carrĂ©ment bien sans doute mais en clair Psych se range pour moi dans la catĂ©gorie des Simpsons –dans leur bonne Ă©poque-, de South Park –lĂ  aussi j’ai mes saisons favorites-, de Friends mĂȘme, pas parce que le contenu est similaire –il ne l’est pas- mais parce que ce sont des sĂ©ries devant lesquelles je vais me retrouver si j’ai une heure de temps libre, un moral Ă  redresser et pas l’envie ou le temps de me lancer dans quelque chose qui bouffe mon temps.  Et j’ai besoin de ce genre de sĂ©ries honnĂȘtement. Donc je suis ravie d’avoir dĂ©couvert celle-ci, mĂȘme sur un malentendu et je suis reconnaissante Ă  Psych parce que j’avais besoin de rire et que ces huits saisons m’ont mĂ©chamment musclĂ© les abdos –okay j’ai toujours zĂ©ro abdos et je suis une larve
 mais j’ai beaucoup beaucoup ri quand mĂȘme-.

8/10

Oui beaucoup de clips musicaux mais j'ai toujours un faible pour les "séries qui chantent" alors ^-^

Tag(s) : #Dramas - séries et animes

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