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Sorti en 2014

Réalisé par Craig Goodwill

Ecrit par Christopher Bond, Craig Goodwill, Trevor Martin & Jessie Gabe

 

 

Avec:

Rob Ramsay >>> Jon

Julian Richings >>> Yuri

Suresh John >>> Sly

Ken Hall >>> Kenny

Stephanie Pitsiladis >>> Mary

Zoie Palmer >>> Bethany

 

 

Dontesque?

Jon, un ouvrier travaillant dans une usine prélevant les enfants dans les chous pour les transformer en poupées et les vendre aux enfants du monde entier, décide de s’enfuir avec sa femme pour construire un foyer ailleurs, un foyer dans lequel le bébé qu’il a sauvé de l’usine pourra s’épanouir sans crainte.

 

 

6/10

Au fil des années, j’aime à penser que vous et moi avons construit une certaine relation et que vous me connaissez bien. Vous savez donc que lorsque j’ai un peu le blues, les films vers lesquels je vais pour me remonter le moral sont soit les films d’horreur, soit les comédies musicales. Ou parfois les films d’action un peu basiques –pas dans le sens où ils sont nécessairement cons, même s’ils peuvent l’être hein, mais dans le sens où ils mettent vraiment l’action à leur centre sans partir dans des fioritures inutiles et chargées- . Du coup quand j’ai le blues et qu’un film se propose de réunir deux de mes genres « feel good », ici l’horreur et la comédie musicale, forcément, je suis partante, je suis super partante, je suis RA-VIE. J’étais partie avant même d’avoir lu le synopsis, j’avais juste vu les mots « horror musical » et zop, c’était tout ce qu’il me fallait. En vérité, cela dit, je ne sais pas si on peut *vraiment* parler d’un film d’horreur mais oui, le film a une ambiance un peu inquiétante par moment donc mettons que cela compte. Malheureusement je n’ai pas été entièrement convaincue, le film était inégal : quelques bonnes idées mais pas mal de défauts également.

Cela me fait un peu mal pour tout vous dire mais la musique est l’élément qui m’a le moins enthousiasmée. En général je suis quelqu’un d’assez facile à contenter à ce niveau-là mais pour le coup je l’ai trouvé plutôt paresseuse. Les mélodies ne sont rien d’extraordinaire, les paroles sont trop terre-à-terre, pas assez inventives et, dans la mise en scène, le film ne tire pas du tout assez parti de son environnement. Avec l’usine, le côté fantastique, les décors étranges et le design décalé des costumes, on aurait pu avoir quelque chose de franchement sympa et esthétique dans les mises en scènes des chansons mais à la place, rien ne marque franchement. Généralement lorsque je regarde une comédie musicale, après avoir fini de la regarder, je retrouve quelques scènes sur youtube et elles intègrent mes playlists de tous les jours mais après avoir regardé ce film, je n’ai eu envie de retrouver aucune chanson en particulier, je serais même infoutue d’en fredonner les mélodies ou d’en deviner les titres tant les  airs et les paroles ne m’ont pas interpelée.

[Une histoire (tordue) de jouets] Patch Town[Une histoire (tordue) de jouets] Patch Town
[Une histoire (tordue) de jouets] Patch Town[Une histoire (tordue) de jouets] Patch Town

A côté de cela il est assez évident que le budget du film n’est pas illimité, cela se sent notamment dans certains plans réutilisés, mais je n’ai pas trouvé que c’était bien dérangeant, le film utilisant plutôt bien le budget qu’il a et arrivant à créer une ambiance qui lui est propre, quelque part entre un conte de Noël et ce qui m’a rappelé, un peu, la Cité des Enfants Perdus –mais j’ai un souvenir très flou de ce film donc je ne sais pas trop ce que vaut mon sentiment-. Les acteurs ont tous des physiques assez particuliers et cela ajoute à l’étrangeté du tout, on a effectivement l’impression d’être dans un univers différent du nôtre, un univers de conte dans lequel les enfants naissent dans les choux et sont délivrés via cigogne… enfin ceux transformés en poupées sont délivrés via cigognes en tous cas ce qui, au passage, me fait me poser plein de questions parce que c’est une méthode de livraison super pas pratique… du point de vue de la personne qui reçoit le colis c’est un peu étrange –imaginez si vos colis amazon vous étaient délivrés via oiseaux migrateurs… c’est cool à imaginer mais c’est bizarre- et du point de vue de la personne qui envoie, vu que les cigognes partent directement de l’usine, c’est quand même beaucoup de bordel et de main d’œuvre à nourrir et/ou payer –je ne sais pas quel est le statut des cigognes exactement-. Enfin pour en revenir à ce que je disais, le film arrive à créer son ambiance et pour une fois je n’ai pas été dérangée par le langage un petit peu « moderne ». Alors c’est vrai que les mots « peeps » et « bff » datent un peu le film parce que dans quelques années, lorsqu’ils ne se diront plus, le film n’en semblera que plus vieilli, mais il y a un décalage humoristique à ce monde de –sombre- conte de fées qui s’occupe de son image marketing et s’inquiète d’une jeunesse ennuyée par leurs jouets « low tech ». Cela fait partie des touches d’humour réussies du film. Elles ne le sont pas toutes, certaines tombent un petit peu à plat, mais il y a quand même plusieurs occasions de sourire dans Patch Town. La plupart du temps, d’ailleurs, c’est Kenny, le sous-fifre du grand méchant, qui m’a fait sourire. Il y a quelque chose de drôle à la façon très « terre à terre » dont il fait son travail et a des règles complètement décalées. Par exemple, il enlève des petits enfants et ça ne le dérange pas mais bon, il ne les mange pas, parce qu’il faut s’imposer des limites de bienséance quand même. En fait je pense que Kenny a été mon personnage favori. J’aimais bien son patron également mais c’était plus une question d’esthétique, j’aimais beaucoup le design de son apparence.

Au cœur du film, nous avons notre héro, Jon, et c’est impossible de ne pas aimer ce type. Il joue son personnage avec une innocence et une douceur qui font qu’on a envie de le prendre dans nos bras un peu tout le temps. Lorsque son cœur se brisait, le mien me faisait vraiment du mal et il était le protagoniste idéal parce que quoi qu’il fasse, j’avais envie qu’il réussisse, ne supportant pas de le voir triste. Par ailleurs, comme Patch Town est un conte de Noël –notre méchant est même une sorte de version du Grinch, ne sachant pas comment aimer et être aimé… mais son sort à la fin du film est nettement moins enviable que celle du personnage de Dr Seuss- la générosité de Jon et sa quête d’un foyer et d’une famille sont forcément dans le thème.

Patch Town est clairement un film inégal. Je ne le classerais finalement pas en horreur et le côté comédie musicale n’est pas super réussi mais, en tant que conte de Noël un peu sombre mais inventif et ayant bon cœur, Patch Town a son charme et je n’y ai pas été insensibl. Bon par contre, je sais que j’ai dit que ce n’était pas de l’horreur mais ne mettez pas vos gosses devant non plus, ils pourraient bien en ressortir avec quelques cauchemars. En attendant j’ai été déçue mais je ne suis malgré tout pas fâchée d’être tombée dessus~

Tag(s) : #Cinéma Occidental

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