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Réalisé par Wes Ball

Ecrit par Noah Oppenheim, Grant Pierce Myers & T.S. Nowlin

D’après le roman de James Dashner

 

Avec :

Dylan O’Brien >>> Thomas

Thomas Brodie-Sangster >>> Newt

Lee Ki Hong >>> Minho

Aml Ameen >>> Alby

Will Poulter >>> Gally

Blake Cooper >>> Chuck

Kaya Scodelario >>> Teresa

 

Dontesque?

Un jeune homme se réveille privé de ses souvenirs et intègre un camp de jeunes hommes qui, sans savoir pourquoi, ont été transportés à l’ouverture d’un labyrinthe géant et mortel.

 

~oOo~

Vu que je suis à jour dans le MCU à présent, je cherchais ma prochaine cible « blockbuster ». Oui, j’aurais pu me dire « allez, passons à du cinéma indépendant scandinave » ou « mmh, je me sens d’explorer des œuvres philosophiques et complexes sur le déclin de notre société » mais, ce n’est pas un secret, j’aime bien les grosses productions et je suis donc allée piocher dans votre liste de suggestions. J’y ai trouvé non seulement The Maze Runner mais également Divergente et Hunger Games et je me suis dit « tu sais quoi Mila, en fait, tu es drôlement en retard niveau films dystopiques adaptés de littérature YA ». Donc je vais rattraper ce retard-là tout en suivant vos recommandations : une pierre, deux pauvres oiseaux qui n’avaient rien demandé –eh estimez-vous heureux que je ne rattrape pas mon retard dans les films « grosse bestiole bouffe des gens » ! … faut dire que j’en ai nettement moins je pense-. Comme je n’avais pas aimé le premier film Hunger Games –auquel je reviendrai quand même car d’après mes sources, la shaky cam disparait dans le 2 qui ferait également du meilleur boulot question scénar- et que Divergente me tentait moins que The Maze Runner, j’ai décidé de commencer par cette série-là, d’autant que le casting est plein de jeunes gens dont je ne connaissais pas le nom mais que j’apprécie : Dylan O’Brien –qui pour moi n’était que « Stiles » parce que j’ai vu une saison de Teen Wolf et que Stiles est tout ce que j’en ai retiré-, Thomas Brodie-Sangster –qui, j’imagine, est plus populaire pour son rôle dans Game of Thrones ces derniers temps mais qui, pour moi, est Tim dans deux épisodes de Doctor Who qui m’avaient fait flipper- et Lee Ki Hong –qui est adorable dans Unbreakable Kimmy Schmidt-. Je pensais connaître aussi Will Poulter mais en fait je me demande si je ne l’avais pas juste vu en photo –et sa tête est marquante- parce que j’ai lu sa filmographie et à priori, à moins d’avoir sauté une ligne, je ne l’avais vu nulle part. Bref, que des jeunes acteurs forts sympathiques, un labyrinthe et une recommandation de vous, j’étais partie pour ! Et j’ai trouvé le film franchement sympa en le regardant. J’avoue que parfois j’ai rigolé doucement et que je trouve tout le film carrément bancal, mais sur le moment c’était fun et on va commencer par le positif du coup.

En premier lieu, je réitère que j’apprécie beaucoup le casting parce que non seulement j’ai de la sympathie pour les acteurs à la base mais, en plus, ils font tous du bon boulot, ils sont convaincants et cela m’a permis de rentrer dans l’histoire, d’apprécier les personnages. Surtout Newt. Je ne sais pas *pourquoi* Newt exactement mais j’ai assez rapidement déterminé que c’était mon favori. En partie je pense que c’est parce que sa tête réveille chez moi une sorte d’instinct protecteur … en partie il y a aussi la bromance naissante avec Thomas mais en tous cas quelque chose a fait que, même si j’ai remis en question certaines de ses décisions –genre celle de couper court aux questions de Thomas lors de la grosse révélation de dernière ligne droite… ça partait d’un très bon sentiment, certes, mais le mec est quand même bien prompt à balayer d’un revers de main toute une réflexion qui aurait été bien utile-, je me suis particulièrement attachée à lui. Notez j’ai quand même bien aimé Thomas hein ! Je trouve toujours un peu délicat la construction d’un personnage à la fois « novice » et « leader » dans les fictions parce qu’il faut justifier que le personnage trouve son public, ses « followers », dans des personnages qui, pour certains, ont plus d’expérience que lui –en l’occurrence dans the Maze Runner on a Gally qui n’est pas ravi de voir Thomas grimper les échelons aussi vite- ou, en tous cas, qui n’en ont pas beaucoup moins… et j’ai trouvé que pour Thomas, cela passait plutôt bien. Enfin encore une fois, cela vient avant tout du casting car l’écriture des personnages laisse à désirer. C’est-à-dire qu’en fait ce n’est pas tant que les personnages ne sont pas intéressants, c’est plutôt qu’ils semblent quand même prendre pas mal de décisions à la con qui font que parfois c’était un peu « au pays des aveugles, les borgnes sont rois ». Je soupçonne que le livre devait avoir des réponses à certaines choses mais malheureusement ce n’est pas une excuse valable et il y a pas mal de moments où j’ai rigolé dans ma –fictive- barbe –parce qu’en vrai je la rase soigneusement-. Par exemple lorsqu’au début personne ne veut expliquer à Thomas ce qu’est le labyrinthe. Je veux dire : qu’est-ce que cela coûterait ? C’est pourtant évident que Thomas va avoir des questions et qu’on finira par lui expliquer la situation connue donc pourquoi se la jouer « air mystérieux et réponses évasives » ? A un moment donné on a carrément un personnage –Chuck- qui laisse échapper  le mot « Labyrinthe » et se reprend comme s’il avait laissé échapper un truc défendu… ze fuck ?

[A l'entrée du labyrinthe] The Maze Runner[A l'entrée du labyrinthe] The Maze Runner
[A l'entrée du labyrinthe] The Maze Runner[A l'entrée du labyrinthe] The Maze Runner

J’en viens donc à un second point positif, quand même : je n’avais strictement aucune idée de ce que The Maze Runner allait me raconter. J’avais bien compris qu’il y avait un labyrinthe et des jeunes gens mais honnêtement je me garde tellement loin d’à peu près tout que je pensais que les personnages étaient *dans* le labyrinthe et qu’un peu comme dans Hunger Games ou Battle Royale, le but du jeu était pour eux à la fois de trouver la sortie et de s’entretuer afin qu’il n’en reste plus qu’un au bout du compte. Ce n’était absolument pas cela et ça a fait que finalement j’ai pu apprécier le déroulement de l’histoire et ce qu’il a de divertissant. Le suspens, non, pas vraiment, parce qu’il est créé bien trop artificiellement en usant soit d’une rétention inutile d’informations de la part des personnages soit d’un incompréhensible refus de leur part de se poser les bonnes questions, mais j’avais quand même une curiosité générale et jusqu’au bout je me suis demandée « mais bordayl, qu’est-ce qu’ils sont allés foutre ces gamins là ? Et pourquoi les Grievers ? et ça veut dire quoi ‘Wicked is good’ ? ». Mieux : j’étais intéressée par la réponse à ces questions parce qu’elles avaient des conséquences sur des personnages que j’appréciais et que je prenais plaisir à voir interagir, courir et échapper à la mort autant que possible. Bon alors pas de pot, quand on nous a enfin donné une explication je n’ai pas été, mais alors pas été du tout convaincue. Je ne sais pas si c’est encore un coup du genre « le livre expliquait cela bien mieux » ou si la suite va révolutionner ma vision de toute l’affaire mais en attendant, je trouve cela drôlement gros et ça cimente mon impression que The Maze Runner est quand même plutôt bancal et très artificiel.

Etrangement cela dit, ça ne m’a pas spécialement empêchée de m’amuser et d’apprécier le film. J’ai certes soupiré à plusieurs clichés –genre la discussion à propos des parents de Chuck avec ce « tu leur donneras toi-même » qui se voyait venir à des kilomètres ou encore la dernière scène de Gally qui ne semble avoir aucun sens- mais j’apprécie le concept pré-explications, le casting, l’ambiance qui rappelle un temps Lord of the Flies et, en fait, l’atmosphère générale du film, l’aventure tout cela. J’espère quand même, cela dit, que le second fera mieux. Notamment je croise les doigts pour que le personnage féminin, Teresa, ait droit à un véritablement développement parce que jusque là elle est en manque cruel de personnalité quand même. Pour tout vous dire il m’est arrivé de me dire une ou deux fois « oh c’est vrai qu’elle est là maintenant ! ». C’est le souci quand un personnage est unique dans une histoire : là Teresa est la seule femme dans nos protagonistes et le piège est de finir par la définir comme étant « la fille ». Pour le moment c’est en gros cela et elle a la personnalité de l’herbe morte son fade totem. Comme elle est apparue tard dans le scénario et les conflits je veux bien lui laisser le bénéfice du doute –enfin je laisse le bénéfice du doute au scénariste surtout- mais bref, va falloir se rattraper en gros.

Enfin il est clair que je vais regarder la suite : j’ai passé un bon moment devant le premier volet et j’ai envie de voir Thomas, Newt et Minho aller plus loin dans leur aventure. Et Teresa j’imagine.  (edit: bon du coup au moment de poster j'ai déjà vu la suite mais je ne l'avais pas vue en écrivant l'article donc je l'ai laissé tel quel)

6/10

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Occidental, #USA, #The Maze Runner, #Wes Ball, #Noah Oppenheim, #Grant Pierce Myers, #T.S. Nowlin, #James Dashner, #Adaptation, #Dylan O'Brien, #Thomas Brodie-Sangster, #Lee Ki Hong, #Aml Amee, #Will Poulter, #Blake Cooper, #Kaya Scodelario, #Utopie-Dystopie, #Fin du monde, #Survival, #Action, #Amitié, #Bromance

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