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Sorti en 2015

Réalisé par Wes Ball

Ecrit par T.S. Nowlin

D’après le roman de James Dashner

 

Avec :

Dylan O’Brien >>> Thomas

Rosa Salazar >>> Brenda

Thomas Brodie-Sangster >>> Newt

Lee Ki Hong >>> Minho

Kaya Scodelario >>> Teresa

Jacob Lofland >>> Aris

Etc

 

Dontesque?

Thomas et ses compagnons ont été recueillis par une organisation leur promettant de leur trouver une nouvelle meilleure maison mais sont-ils réellement en sécurité ? Et quelle est cette maladie qui semble toucher la population mondiale ?

 

~oOo~

Mmh.

 

Bon.

 

Vous vous souvenez comme pour le 1 je vous disais que le film avait bénéficié du fait que je n’avais aucune idée de ce qui se cachait derrière la situation de nos personnages ? Cela m’avait permis de simplement apprécier les actions présentes dans m’encombrer trop de la raison derrière. Je soupçonne que si je revoyais le film à présent, au-delà de tout ce qui m’avait déjà fait rire la première fois, je passerais tout le film à me dire que tout cela ne tient pas debout. Le souci c’est que, voilà, maintenant j’ai une idée de ce qu’il se passe, cela ne me convainc pas du tout et j’ai regardé tout le film en mode « non mais quand même, c’est beaucoup trop bancal cette affaire ». Je ne pouvais plus simplement apprécier une action après l’autre, j’étais forcée de réfléchir… réfléchir, mon Dieu, s’il y a une chose que je déteste faire c’est bien cela, je me retrouve avec un mal de crâne pendant des semaines après et le seul moyen que j’ai d’y remédier est de boire des litres de vodka jusqu’à tuer les neurones compromis.  Scorch Trials m’a fait réfléchir et je lui en veux, d’autant qu’il ne m’a même pas fait réfléchir dans le bon sens: il ne m’a rien dit qui m’émeuve –Dieu que ce mot est laid-, il n’a pas changé ma conception du multiverse et n’a pas bousculé mes convictions, il m’a juste fait me dire tout le long « rah qu’est-ce que c’est con ». Cela dit, histoire quand même d’avoir un peu de positif dans cette histoire, je n’ai toujours rien à reprocher au casting et je ne souhaite que des bonnes choses à tous les acteurs principaux que j’espère retrouver très vite.

Et je trouve aussi que la réalisation se tient bien, il y a de belles images dans Scorch Trials ainsi que des scènes d’action tendues qui ont réussi à m’embarquer un temps. Notamment il y a ce passage où Thomas et Brenda –un personnage féminin introduit dans ce volet et nettement plus engageant que Teresa, ce qui compte dans les plus également- se retrouvent dans une sorte d’échafaudage vertigineux avec la menace de tomber au sol et s’écraser par terre tandis que Brenda, marchant uniquement sur une vitre sur le point de se briser, est attaquée par un des zombies –ouais je suis désolée, le film leur donne un autre nom mais essentiellement ce sont des zombies-. C’est une scène que j’ai trouvée tendue, j’ai un peu flippé pour Brenda quand même –faut dire que j’ai un vertige de fou donc je flippais par procuration un peu-. Donc oui, il y a des moments où je me suis quand même retrouvée un peu prise par les évènements, d’autant que dans ce film les personnages bougent nettement plus ce qui nous permet de voir de nouveaux décors, de nouveaux pans de cet univers. C’était intéressant de voir les habitants, de rentrer dans un bar, de rencontrer la résistance contre WCKD, etc. Le souci c’est que mon appréciation s’arrête là, au niveau purement superficiel. Parce que le reste...

En premier lieu, je crois bien que WCKD fait partie des organisations les plus incompétentes et incompréhensibles que j’ai vues à l’écran. Déjà à la fin du 1 je trouvais leur plan complètement foireux mais plus cela avance et plus je ne peux que me demander qui est le tordu qui a décidé du plan de tous les labyrinthes, des épreuves, etc. Encore qu’honnêtement vu ce qu’ils ont en face, je me dis que finalement hein ! Non parce qu’on parle quand même de l’entreprise la moins discrète au monde. Cela m’a particulièrement frappée, je pense, au moment où Janson, le chef des types qui ont recueilli nos héros, essaie de convaincre notre petite troupe de ne pas s’échapper et de leur faire confiance. Déjà avant cela l’organisation était particulièrement louche et je n’arrivais pas à croire que Thomas soit le seul à avoir des doutes… mais bon c’est la manière pas supra subtile du film de nous rappeler que Thomas est le personnage principal, le héros, et donc le seul à avoir le droit de réaliser les choses. L’autre manière pas super subtile de nous le rappeler est juste la façon dont tous les autres personnages le connaissent –genre le docteur vers la fin qui m’a fait me poser pas mal de questions sur le déroulement des évènements et leur chronologie- ou s’en rendent compte immédiatement –comme le gamin qui décide que parce que Thomas a un peu élevé la voix à la cantine, alors oui, c’est le type qu’il a attendu tout ce temps… notez que le fait que Thomas soit le seul à s’agiter un peu était déjà improbable de toute façon-. Bref pour revenir à ce que je disais, WKCD ils ne sont pas discrets, et lorsque Janson se tient face aux gamins l’air « vas-y, on est cool, reste avec nous », j’avais envie de leur hurler « mais cassez-vous ! il est EVIDEMMENT dans le mauvais camp, c’est évident depuis sa toute première apparition ! » -faut dire qu’à la seconde où il est apparu à l’écran, ma réaction a été « Aaaah Littlefinger, courrez ! »… mais même sans cela, la mise en scène étant ce qu’elle est, c’était évident-. Alors à la décharge des gamins, pour le coup, effectivement ils vont très vite dans la direction opposée mais le décalage « attitude de Janson/but de Janson » m’a fait réaliser à ce moment-là que WCKD a un sérieux problème de communication parce qu’à la base ils demandent aux gens de faire confiance à une entreprise qui s’appelle « mauvais ». C’est comme demander aux gens d’acheter un déo qui s’appelle « JEPUE ». Ou, pour reprendre une image que j’aime bien réutiliser de temps en temps :

Merci Killer Klown from Outer Space, ça résume assez bien l’idée.

[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials
[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials
[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials
[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials[Ashes and Evil 'Deads'] The Maze Runner: The Scorch Trials

En même temps, eh, ça a l’air de marcher au moins sur quelques personnages donc quelque part la campagne de pub est apparemment adapté au public visé. Faut dire qu’ils sont cons nos personnages. Entre les demoiselles résistantes qui ne vérifient pas que le groupe qu’elles ramènent au camp n’a personne de malade en son sein –ouais okay elles en connaissent un dans le tas et lui font confiance mais le mec est pas omniscient et en plus les trahisons ça arrive, on a la preuve des deux dans le film lui-même- et les mecs qui échangent leur présence d’esprit et instinct de survie contre un lit sans se demander pourquoi, par exemple, les types qui les ont délivrés –et avaient des hélicos- ne sont pas venus les chercher directement devant le labyrinthe. Et c’est sans compter les « chiens de garde » les moins pratiques au monde. Remarquez les zombies ils sont drôlement arrangeants, ils attendent que ce soit le bon moment pour réagir, ça leur viendrait pas à l’idée de prendre les personnages par surprise, nan. Ils attaquent quand le script leur dit que c’est bon. Bon après c’est un truc récurrent dans tout ce qui contient des zombies –Walking Dead a des zombis à vitesses, réflexes, forces et instincts très variables par exemple- mais ici c’était quand même assez flagrant. J’ai pas eu de gros problème avec l’apparition des zombies car je les trouvais plutôt bien foutus et que je fais partie de la portion de l’humanité qui n’en a pas encore marre de voir des zombies partout mais sérieusement, sans compter les clichés qui vont avec le genre et que Scorch Trials n’évite pas, dans la scène du tunnel avec le rat, j’ai lâché un soupir énorme en me rendant compte de l’étendue de la « politesse » de nos infectés.

A côté de cela j’ai été un peu déçue parce que j’aime bien les personnages principaux et espérais voir plus de leur relation mais Thomas fait quasiment toujours son truc de son côté si bien que je me suis sentie privée de ce que j’attendais le plus. Au début il est le seul à vraiment avoir des suspicions donc il fait son exploration avec un nouveau-venu puis ils se barrent tous ensemble mais ils finissent par être séparés à nouveau, etc. J’aurais aimé les voir interagir plus, je n’ai pas eu le sentiment d’apprendre à plus les connaître et, à ce stade, Minho, Newt et les autres gens qui partent avec eux sont de plus en plus relégués au statut de « sidekicks » de Thomas et c’est tout. Quant à Teresa, cela ne s’est pas arrangé entre les deux films, elle a toujours très peu de personnalité et malgré un tout petit passage à la fin qui semble vouloir enfin lui donner un minimum de backstory et, donc, de motivations, elle n’est rien de plus qu’un outil pour faire avancer le scénario, et même pas un très bon outil. J’ai le sentiment que le film cherche à me vendre un véritable lien entre elle et Thomas, une connexion censée m’émouvoir, mais rien ne passe et chaque fois qu’elle est à l’écran, j’ai envie d’aller vérifier mes e-mails. Alors heureusement, dans ce film, elle n’est plus l’unique représentante de la gente féminine du bon côté de la force et outre des personnages de « décor » qui ne font pas long feu ou n’ont simplement pas beaucoup de temps d’écran, on a Brenda que je trouve déjà un peu plus intéressante. Elle ne me passionne pas non plus, je vais pas lui ouvrir un fanclub, mais bordayl elle a l’air d’avoir une personnalité, elle participe et le film lui donne un minimum de contexte.

Mais ce n’est pas Brenda qui va me sauver ce film et malheureusement Scorch Trials ne m’a pas convaincue du tout. Le 1 était déjà bancal mais le facteur divertissement, mon affection pour le casting et ma méconnaissance de la situation avaient fait que j’étais rentrée dans le film malgré tout et m’étais beaucoup amusée. Ici les bonnes choses ne rattrapaient pas suffisamment les mauvaises et je n’ai donc pas accroché. Je ne sais pas si je verrai le trois du coup, probablement pas. Mettons qu’il y a une sorte de complétiste en moi qui dit « Tu en as vu 2 sur 3 bordayl ! Finis le ‘boulot’ ! » mais le 3 sort dans deux ans, j’ai le temps d’oublier plein de trucs en deux ans et ce sera la parfaite excuse pour faire taire cette complétiste. Donc à mon avis mon histoire avec le Maze Runner s’arrête là.

5/10

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