Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Saison 2

 

8 épisodes

Diffusée en 2009

 

Avec :

Lenora Crichlow >>> Annie

Russell Tovey >>> George

Aidan Turner >>> Mitchell

Sinead Keenan >>> Nina

 

Dontesque?

Le fantôme d’une jeune femme, un vampire et un loup-garou cohabitent dans une maison et essaient tant bien que mal de vivre une existence normale.

 

~oOo~

Vous êtes prêts les gens ? Parce que moi tellement pas.

J’ai fini de revoir la saison 2 et dans ma tête il était clair que le plan était « écrire sur la saison 2 puis regarder la saison 3 » donc j’ai écrit le plan de mon article et… j’ai attendu. Parce que la saison 3 me fait vraiment peur, j’ai attendu en mode « tant que je n’ai pas écrit, je ne peux pas regarder la suite et mon cœur reste intact… MON PLAN IZ VERY MUCH INFAILLIBUBBLE ». Sauf qu’en fait apparemment pas et donc nous sommes partis pour la saison 2 de Being Human, une saison qui est plus… tout. Elle est plus sombre, elle est plus intense, elle est probablement plus « filée » aussi, elle est un peu plus longue –mais bon, de vraiment pas beaucoup : deux épisodes… ce qui ne fait que huit épisodes au total, ça va, c’est pas ça qui va vous bouffer tout votre temps libre- et elle m’a fait encore plus de mal. Notez, elle m’a quand même aussi pas mal fait rire, faut pas s’imaginer juste parce qu’elle me brise souvent le cœur, que Being Human est une expérience déprimante. Dans cette saison on a plein d’occasions de s’amuser : la romance Lucy/Mitchell est délicieusement maladroite –de Trevor le poisson rouge aux sujets de conversation foireux de Mitchell-, il y a plein de petites répliques qui font mouche –Mitchell n’arrivant pas à croire que George ait pu penser à se mettre aux pantalons slims par exemple- et puis dans le genre fun la saison 2 a quand même l’une de mes scènes favorites de la série : la reprogrammation de The Great Hustle. La situation en gros est que George et Mitchell ne vont pas bien et ont du mal à le communiquer. Annie essaie de les faire parler mais ils insistent qu’ils approchent la situation de façon très saine et décident de regarder The Great Hustle, leur émission favorite –elle est mentionnée plus d’une fois- sauf que l’horaire habituel a été changé et c’est la dégringolade. Et ce qui est génial dans cette scène, comme dans beaucoup de scènes de Being Human, c’est qu’elle  fait plein de choses à la fois. Vous vous souvenez, dans la saison 1 je vous parlais de cette scène de l’épisode 5 qui passait de l’émerveillement à la peur en passant par la tristesse, la joie et l’humour ? Ici, lorque Mitchel et George pètent un plomb parce que le programme télé a changé, c’est drôle de les voir craquer, c’est drôle de voir Mitchell quitter la pièce en pestant « je vais faire la vaisselle, VOILA, vous êtes contents ? » mais à la fois c’est une scène à laquelle je peux parfaitement m’identifier parce que qui n’a pas déjà craqué pour un détail à la con après avoir intériorisé son mal-être trop longtemps? Et, également, la scène résume assez bien le conflit des personnages : George pleure la perte de son programme favori et se sent abandonné comme il se sent abandonné dans la vraie vie tandis que Mitchell ne supporte pas la responsabilité mise sur ses épaules, celle de vérifier le programme télé mais, en vrai, celle de devoir gérer des gens qui n’ont plus que lui vers qui se tourner. Super scène, super série, super saison 2.

Note : à partir de maintenant, si vous voulez éviter les spoilers, si vous n’avez jamais regardé la série, vous pouvez lire l’article sur la saison 1 puis la conclusion en gras de cet article pour avoir une idée générale d’où je me situe. Si vous avez vu la saison 1 vous pouvez lire tout ce qui est en noir. Si vous avez vu la saison 2 vous pouvez surligner les passages en blanc et lire tout l’article.

[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2

Cet avertissement donné, revenons à notre saison 2, amusante mais sombre et qui, en développant les mêmes thèmes que la saison 1, enfonce un peu le clou sur le plus important : nos personnages sont sauvés par leur association, par l’acceptation des autres qui leur permet de s’assumer eux-mêmes. Kemp, notre grand antagoniste – [spoiler] qu’au passage je trouve réussi parce que même s’il a sombré dans la folie et même si je l’ai haï d’avoir ‘tué’ Annie, ses motivations de base, l’évènement qui l’a plus ou moins créés, sont compréhensibles… de même je trouve aussi que Lucy est une bonne antagoniste parce qu’elle est complexe, je pense sincèrement qu’elle voulait faire le bien, qu’elle aimait Mitchell mais pensait faire le bon choix et ne s’est réveillée que trop tard [/spoiler] - qui refuse de voir nos personnages –en particulier Mitchell- comme des êtres humains à part entière, se fait une réflexion allant dans ce sens ... et la façon dont la saison 2 nous le fait vraiment ressentir est simplement en séparant les personnages.


Leur façade d’amitié est incroyablement constante. Une oreille innocente écoutant leurs conversations ne pourrait que supposer leur relation foncièrement et complètement authentique. Complètement humaine.

Kemp

Oui la raison pour laquelle cette saison est plus sombre que la précédente –qui l’était déjà pas mal- est en grande partie parce que dans celle-ci les personnages se retrouvent séparés. En particulier, Annie se retrouve pas mal mise à l’écart, c’est même le conflit principal du personnage lors des huit épisodes. Alors cela ne veut, évidemment, pas dire qu’elle n’a pas ses très jolies scènes avec les deux autres. En particulier on la voit partager beaucoup avec George –Mitchell ayant déserté la maison plus tôt- lorsqu’elle monte une sorte de « piège amoureux » avec lui. Et à la fin, lorsqu’il lui dit qu’il l’aime, j’ai des sanglots qui se sont étranglés dans la gorge un peu. Donc Annie n’est pas complètement coupée des deux autres, évidemment, mais cette saison 2 est celle où véritablement George et Mitchell essaient de relancer leur vie, de participer au monde extérieur, d’avancer, quelque chose qu’Annie est bien évidemment incapable de faire. Au début de la saison elle se trouve un travail et la série trouve également le moyen de lui mettre un bébé entre les mains –bébé qui, au passage, se retrouve également à interagir avec Mitchell et Mitchell + bébé = omg, fangirlism overdose- mais tout cela ne fait que lui faire réaliser petit à petit qu’elle est coincée, qu’elle n’a nulle part où avancer. Mais elle n’est pas prête à partir pour autant et tout l’axe « Annie » de la saison 2, au-delà de nous proposer un développement qui me touche énormément parce que la façon dont elle se sent laissée en arrière résonne chez moi –et probablement chez des tas de gens qui voient leurs amis avancer dans la vie et ont le sentiment d’être bloqués au même endroit jusqu’à se sentir minables et de plus en plus seuls-, est également l’occasion pour Being Human de nous proposer quelque chose de vraiment flippant. La vision de la mort de Being Human a toujours eu quelque chose d’inquiétant dans ce qu’elle a de vague, la série ayant toujours eu la bonne idée de ne pas trop en dire, mais la saison 2 fait clairement monter le flip.  On nous parle de ces « hommes » qui représentent la mort et l’ont mauvaise qu’Annie leur ait échappé et leur mise en scène est terrifiante parce que plutôt subtile. C’est-à-dire que, par exemple, ils se servent des écrans de télé pour interagir avec notre monde et, pendant que deux personnages parlent et que la télé est allumée, on va subitement se rendre compte que le présentateur de l’émission regarde *vraiment* les personnages. Eux ne s’en sont pas encore rendus compte mais nous si et c’est typiquement le genre d’horreur qui marche à fond sur moi –en fait c’est pas qu’en tapant ces lignes j’y ai repensé et me suis donnée des sueurs froides mais en fait si-, la mise en scène est excellente et encore un exemple de ce dont Being Human est capable.

[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2

Pour revenir à Annie, c’est très difficile de la voir petit à petit se résigner, réaliser que la vie, la vraie vie, n’est plus quelque chose auquel elle aura droit. [spoiler] Sa note de suicide m’a serré le cœur et fiou, lorsqu’elle est « tuée » par Kemp, l’expression de George m’a fait fondre en larmes… mais ce qui m’a achevée c’est la façon dont Mitchell, qui n’est au courant de rien, la sent physiquement lui échapper et tombe au sol, tordu de douleur, parce qu’il vient de perdre une part de lui-même, l’une des meilleures parts de lui-même. Oui parce que [/spoiler] ce qu’il y a de si triste à la résignation d’Annie, est que dans cette saison plus que jamais, elle s’impose comme étant le cœur du groupe. Elle représente ce qu’ils ont de meilleur [spoiler] et lorsque Mitchell s’apprête à tuer Kemp par vengeance, il s’arrête non pas lorsque George lui hurle qu’il refuse de le perdre mais lorsqu’il lui crie « Si tu veux tuer, détruire tout ce qu’il te reste d’humanité alors d’accord. Mais je t’interdis de le faire au nom d’Annie » parce que l’idée de souiller tout ce qu’Annie représentait de bon lui est insupportable. Bon et puis aussi c’est juste déchirant de voir qu’elle est laissée en arrière à ce point. George, en particulier, est sur le point de prendre un nouveau départ qui signifie qu’il ne pourra plus la voir et il ne s’en était même pas rendu compte, trop occupé qu’il était à se débattre avec la situation. Lorsqu’il vient supplier Annie de ne pas se laisser partir et qu’elle lui répond « Tu ne pourras plus me voir George »…  [/spoiler]

Annie est un personnage extrêmement attachant. Elle a bon cœur, elle prend soin des autres. Par exemple, dans mon article précédent je ne vous avais pas parlé de Nina, la petite amie de George transformée en loup-garou par celui-ci à la fin de la saison 1, et au début de cette saison 2, c’est à Annie que Nina se confie et Annie la soutient, l’accompagne, elle lui offre une épaule sur laquelle se reposer. Et en parlant de Nina, c’est également un personnage que j’apprécie beaucoup. C’est intéressant de voir quelqu’un qui découvre le monde des trois autres pour la première fois et je suis constamment impressionnée par la façon dont elle refuse d’accepter les conneries des autres, ne les laisse pas lui marcher dessus et exige qu’ils ne fuient pas leurs responsabilités. L’actrice est particulièrement bonne, ça aide, mais Nina est également un personnage très solidement écrit et son duo avec George est intéressant de même qu’il nous offre pas mal de scènes émouvantes. La série continuant d’avancer très vite le secret « Nina est un loup-garou » est révélé aux autres personnages dès l’épisode 1, on ne nous fait pas trainer la situation –ce que j’ai beaucoup apprécié- et lorsque George affronte réellement la réalité et s’effondre avec un « Ne me laisse pas t’avoir fait cela à toi. Pas à toi, pas à toi. » … je ne vous cache pas que j’ai hésité à me mettre en position fœtale.

George, dans cette saison, essaie vraiment de participer au monde, il essaie de commencer à vivre sans se cacher derrière sa lycanthropie comme une excuse, et c’est une très bonne chose, certainement, mais il va trop vite et il s’y prend mal. J’adore le fait qu’il ait une liste de choses à faire et défende avec passion l’art de la liste parce que, comme lui, je pense que faire des listes est l’activité la plus cool au monde mais George a du mal à trouver le juste milieu en fait. Au début de la saison on le retrouve  tellement à l’aise avec le loup qu’il en est à apprécier un peu trop son côté bestial et à évacuer ses frustrations pas de la meilleure façon qui soit. Puis, quand il fait son revirement, il essaie d’endormir complètement le loup, de le contenir parfaitement, de l’empêcher de s’exprimer ce qui a des résultats tout aussi catastrophiques puisque le loup ne fait du coup que ressortir dans sa vie de tous les jours de la pire façon qui soit. Dans sa relation principale de la saison, il va trop vite, ne veut pas s’engager mais fonce tête baissée en même temps et finalement c’est juste que George ne trouve pas son équilibre, pas le bon rythme et ne réfléchit pas assez. Il veut quitter la maison mais à aller trop vite, il n’est jamais dans son nouvel appartement où l’attend une situation qui le dépasse, il revient sans arrêt dans la maison d’Annie à la place. George a toujours le postérieur entre deux sièges et lorsqu’il croit enfin avoir trouvé la bonne direction, finalement, c’est toujours une erreur. Ce qui est assez  triste mais encore une fois, je me suis retrouvée à vraiment m’identifier à lui. Bon et puis j’aime aussi l’axe « George » parce que la saison 2 met le paquet sur la bromance avec Mitchell, ce que je ne peux qu’approuver. Encore une fois, il y a plein de petites interactions funs – le coup des skinny jeans, le calin instinctif que fait George à Mitchell lorsqu’il est fou de joie, la façon dont il est jaloux que son colloc ait vécu avec d’autres personnes avant lui, etc- et à côté de cela, il y a le reste : la façon dont George refuse de s’interroger sur ce que Mitchell a pu faire comme erreurs parce qu’il a trop besoin de son meilleur ami -ce qui va probablement revenir lui mordre le postérieur mais bon o.o-, la façon dont il lui dit qu’il ne peut pas le sauver constamment mais fonce quand même en arrière, dans le danger, pour aller le chercher et lui tend la main dans le pire des moments, la façon dont Mitchell, dans une scène où il est à peine lui-même, se tire quand même de son état pour essayer de protéger George après leur « -Tu es mon ami, pas vrai George ? – Toujours »…. Et Mitchell, il en a bien besoin d’un ami parce que pour lui, comme pour les autres, c’est un peu la merde dans cette saison.

[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2

On apprend beaucoup de choses sur Mitchell dans cette saison –notamment on apprend qu’il est super efficace en ménage-. On a droit à quelques flash-backs intéressants et à plusieurs personnes de son passé qui s’invitent dans son présent, notamment Ivan et Daisy que j’ai particulièrement appréciés. Enfin surtout Ivan. J’adore l’acteur qui l’interprète –que je ne connaissais pas avant Being Human mais il est vraiment bien dedans- et le personnage est assez ambigu parce qu’il semble accepter parfaitement sa condition et sa soif de sang mais, à la fois, est honteux de ne pas pouvoir arrêter, probablement parce qu'il voit cela comme un signe de faiblesse. Pour lui la cause de Mitchell est une cause perdue et il commence la saison en le frappant mais il finit par jouer le jeu essentiellement par amitié pour Mitchell. Being Human fait du très bon boulot sur ses personnages ponctuels mais c’était sympa d’en avoir des récurrents également et Ivan en est un auquel je me suis attachée. Daisy est également intéressante mais Ivan a un charisme particulier, il y a quelque chose de fatigué chez lui qui m’a plu. Et donc, pour revenir à Mitchell, Ivan fait partie de ces pans de passé qui nous sont exposés, comme on a droit également au flash-back de quand Mitchell a arrêté le sang pour la première fois. Petit à petit on apprend à mieux connaître le personnage et cela n’a fait que me faire l’apprécier encore plus –et ça m’a aussi fait apprécier ses cheveux encore plus parce qu’il avait des coupes de merde dans le passé o.o-. C’est d’autant plus triste de le voir se perdre du coup. Ce qui le tue en fait c’est cette étendue de temps qu’il a devant lui mais son absence total de « but ». Herrick est mort –et je n’avais pas beaucoup parlé d’Herrick dans mon premier article mais, au passage, je trouve qu’il faisait un très bon antagoniste, il est flippant dans ce qu’il a d’inattendu, son apparence ne prépare pas à ce qu’il est-, la soif semble s’être calmée, et Mitchell n’a plus de but, George le décrit comme un « meuble létal ». Et c’est en partie pour cela –mais aussi par sens du devoir et parce que, comme il dit, il ne peut pas abandonner sa propre espèce- qu’il prend les rennes et devient le guide de sa communauté, se lançant à fond dedans et se détruisant au passage petit à petit. D’abord vient le chantage, ensuite viennent les sanctions, Mitchell agit contre sa conscience pour protéger les siens et l’étau se resserre, l’équilibre se perd. C’est pour cela d’ailleurs, en partie –les échanges hypra maladroits et adorables y étaient pour quelque chose aussi- que j’ai accroché à son histoire avec Lucy. On a déjà déterminé que j’étais à fond derrière le Mitchell/Annie mais Lucy est un personnage intéressant et honnêtement, lorsque Mitchell la regarde en la suppliant de le sauver, je ne pouvais que la supplier également de le sauver parce qu’il en avait terriblement besoin. Aidan Turner ne fait que me convaincre un peu plus à chaque saison qu’il est un excellent acteur et quand j’aurai terminé de regarder Being Human, il faudra que je m’intéresse à ce qu’il a fait d’autre –notez  quand même que tous les acteurs de cette série me convainquent de plus en plus… et que j’étais déjà convaincue à la base donc vous imaginez le niveau-. [spoiler] Et juste pour revenir l’espace d’une seconde sur Mitchell et Annie, il y a cette scène où il est ivre de sang et est censé lui faire peur et je suis particulièrement ravie et presque fière de la série d’avoir effectivement rendu Mitchell menaçant et rien d’autre lors de cette scène. Il y a beaucoup d’autres séries qui auraient essayé de rendre cela un peu sexy aussi, un peu attirant, mais Being Human ne fait de Michell qu’une menace lors de cette scène, il ne vaut pas mieux que Tully dans la saison 1 à ce moment-là et c’est très bien comme cela. [/spoiler]

Pour revenir à mon idée de départ, chaque personnage, d’une façon ou d’une autre, se retrouve séparé des autres dans cette saison et les conséquences sont catastrophiques : Annie commence à se demander s’il n’est pas temps pour elle de s’effacer réellement, George prend toutes les mauvaises directions beaucoup trop vite et Mitchell, qui maintenait un équilibre fragile, bascule dangereusement et fait que la saison 3 me terrifie de plus en plus. A la fin, ils sont réunis dans un but commun et ça me donne un peu d’espoir mais vraiment pas assez [spoiler] parce qu’on est bien d’accord que le massacre du train ne peut pas rester sans conséquence…. Mais j’ai quand même vraiment envie de voir la saison 3 parce qu’il faut qu’ils aillent chercher Annie, c’est trop dur de la voir piégée et terrifiée comme cela. La scène où elle leur parle via la télé est émotionnellement difficile, je me la suis repassée plein de fois juste pour le visage de George, la voix tremblante de Mitchell, et pour la façon dont Annie me brise le cœur à chaque fois [/spoiler].

Résumons tout cela : la saison 2 était excellente. Une fois de plus, je n’ai pu que m’identifier aux personnages –au sentiment d’Annie d’être coincée, à la peur de George de se lancer dans le monde puis à la maladresse avec laquelle il s’y prend, et toujours au combat de Mitchell contre son addiction mais également à son sentiment de manquer d’un but, d’une direction dans la vie- et j’ai tout vécu à fond. La série est magnifique à regarder, l’ambiance est vraiment bien gérée, j’adore la musique –j’ai une sorte de faible pour Sleep Alone, j’étais ravie de réentendre Last Request et j’ai adoré la scène de Somebody to Love pour des raisons qui seront évidentes à ceux qui ont vu la série... mais il y a des tas de bonnes musiques et des tas de bonnes chansons-. Being Human se montre tour à tour touchante, inquiétante, drôle, triste, intrigante et les acteurs continuent de m’impressionner. Je n’ai que des éloges à faire à cette saison 2 qui, une fois de plus, m’est allée droit au cœur et a joué avec pour le meilleur et le pire mais toujours exactement comme il fallait. J’ai peur de ce que me réserve l’avenir mais j’ai aussi envie de le découvrir donc je vais tâcher de prendre mon courage à deux mains les gens et on se retrouve pour la suite ! 

9/10

[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
[-Don't go breaking my heart -Oh I am SO gonna try] Being Human - saison 2
Tag(s) : #TV, #Dramas - séries et animes, #Série, #Angleterre, #Being Human, #5 saisons, #Coup de coeur, #2000s, #2009, #Lenora Crichlow, #Russell Tovey, #Aidan Turner, #Sinead Keenan, #Surnaturel, #Amitié, #Drame, #Romance

Partager cet article

Repost 0