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Sorti en 2013

Réalisé par Carl Erik Rinsch

Ecrit par Hossein Amini & Chris Morgan

 

Avec :

Keanu Reeves >>> Kai

Sanada Hiroyuki >>> Oishi

Kikuchi Rinko >>> Mizuki

Shibasaki Kou >>> Mika

Asano Tadanobu >>> Kira

Akanishi Jun >>> Chikara

Etc

 

Dontesque?

Après qu’un seigneur ait trouvé une mort injuste et que sa fille ait été forcée à se fiancer avec l’homme responsable de sa mort, 46 de ses samurais devenus ronin et l’enfant qu’il avait recueilli décident de venger sa mort.

 

~oOo~

KINYOU !!!!!

 

Je gardais l’article pour une occasion spéciale mais parce que l’avenir de l’occasion spéciale est incertain, je me suis dit qu’allez, tant qu’à faire, autant vous en parler maintenant~ Lors de la sortie du film au cinéma, j’avais voulu aller voir le film mais comme personne ne voulait le voir avec moi, j’avais fini par ne pas y aller –ce qui est super con au passage et maintenant que je vais au cinéma toute seule tout le temps, je tape un peu sur les doigts de mon ancien moi-. Du coup j’ai simplement fini par acheter le dvd. Et avant de parler du pourquoi et du comment, lorsque j’ai lancé le dvd je vous avoue que j’ai doucement rigolé parce qu’avant le film  il y a trois bande-annonces. La première est celle de Last Vegas et en la regardant j’arrivais juste à penser « okay donc c’est juste The Hangover avec des vieux en fait ».  La seconde est celle de RIPD –qu’au demeurant j’ai bien envie de voir- que la bande-annonce du dvd fait en gros passer pour « Men in Black avec des fantômes ». Et la troisième est celle de All is Lost dont au début, je me suis dit « bordayl y a certains plans qu’on dirait sortis de l’Odyssée de Pi ». Je ne dis pas que ces films sont des copies : All is Lost n’a RIEN à voir avec l’Odyssée de Pi –mais alors vraiment rien… enfin si : y a de l’eau dans les deux- et je n’ai pas vu les deux autres. Mais j’avais eu limite le sentiment de voir trois bandes-annonces « pour rire » et cela m’avait fait doucement rigoler sur le moment je dois dire. Bon mais cela n’a rien à voir avec 47 ronin donc revenons à ce film. A la base c’était un film que je voulais voir pour plusieurs raisons : (1) Kinyou (2) Akanishi Jin dans un petit rôle (3) l’affiche est jolie (4) j’aime les films d’action fantasy (5) toujours Kinyou –nope, plus jamais je n’écrirai son nom comme il faut… estimez-vous heureux que je ne l’appelle pas « kiki »-. Et maintenant que je l’ai vu, je ne regrette pas d’avoir acheté le dvd. Je ne vais pas essayer de vous faire croire que c’est un chef d’œuvre du septième art mais j’ai vraiment bien aimé ce film.

Déjà parce qu’effectivement, l’affiche n’avait pas menti, c’est un très joli film. Par contre, si, quand même, il y a un mensonge là-dedans parce que vous voyez le type avec les tatouages sur le poster ? Oui alors dans le film il a trente secondes de temps d’écran, peut-être une réplique et après cela il ne sert à RIEN –ou plus exactement il disparait et on ne le revoit jamais-. La seule raison pour laquelle il est sur l’affiche est parce que ça fait joli et c’est cool mais ça me tue un peu qu’il se retrouve sur le poster et qu’on n’y voit pas, par exemple, Shibasaki Kou qui est quand même un peu un personnage principal et une motivation majeure pour nos 47 ronin. Cela va même plus loin : si vous tapez « 47 ronin » dans google images, vous allez tomber sur plein de photos de ce type –Rick Genest il s’appelle, vous êtes peut-être déjà tombés sur lui en vous baladant sur internet, ses tatouages lui ayant créé une certaine popularité l’ayant notamment amené à apparaitre dans le clip Born This Way de Lady Gaga- alors qu’au mieux il n’est qu’un figurant, un élément décoratif. Le poster japonais a bien plus le sens des priorités à ce niveau-là. Mais bref, à l’exception des tengus qui sont d’une laideur à pleurer, le film est autrement magnifique. J’ai eu un gros faible pour le design de la méchante qui a une façon de bouger et de changer de forme tout à fait hypnotique mais les costumes étaient superbes, les décors, bien que sonnant parfois un peu trop faux, restaient grandioses et nous plongeaient vraiment dans ce monde de fantasy et le film est un bon moyen de s’en mettre plein nos petits yeux qui en redemandent. Le tout accompagné d’une bonne bande son pleine de morceaux épiques et d’autres plus mystérieux, bref je n’ai vraiment pas été déçue à ce niveau-là, j’ai eu tout le spectacle que je voulais.

[Honneur, amour, vengeance] 47 Ronin[Honneur, amour, vengeance] 47 Ronin[Honneur, amour, vengeance] 47 Ronin
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L’histoire, elle, est simple mais on va dire qu’elle est suffisante. J’aime l’univers de fantasy dans lequel évoluent nos personnages et la loyauté des 47 ronins a quelque chose de touchant et héroïque –c’est le but en même temps-. La romance est un peu trop sous-développée pour vraiment prendre tout à fait et le personnage de Mika, bien que central, n’est pas très intéressant –et c’est dommage parce que c’est quand même Shibasaki Kou qui s’y colle !- mais bon, c’est une histoire d’amour avec Kinyou dedans et cela fait que je m’y implique quand même un peu forcément parce que je veux voir Kinyou heureux. Je dois dire aussi que j’ai apprécié la fin de toute cette affaire. [spoiler] Les 47 ronin étaient censés mourir et je vous avoue que j’ai vraiment cru que le film n’aurait pas le courage de tuer son héros et de ne pas finir sa romance sur une happy end… mais en fait si et c’est tout à son honneur. Bon et puis c’est vrai aussi que j’ai un cœur fait en marshmallow et que des phrases du genre « A travers 1000 mondes et 10 000 existences, je continuerai de te chercher » ou « Alors j’irai à ma mort et prierai de la trouver dans la suivante »… ça parle à ma fibre romantique. YOU GO KINYOU ;A; [/spoiler] Les antagonistes, quant à eux, ne sont pas vraiment passionnants, ils ne sont pas hypra complexes on va dire, mais ils remplissent leurs rôles comme il faut et ils ont de la gueule. Par ailleurs c’est vrai que j’ai bien aimé la relation qu’entretient Kai avec les Samurai et en particulier avec Oishi, celui d’entre eux qui le méprisait le plus. En partie je pense que c’est simplement parce que dans l’affaire Kai est l’underdog et que je suis programmée pour soutenir l’underdog mais, aussi, cela tenait à ma sympathie naturelle pour Kinyou et l’interprétation de Sanada Hiroyuki. C’était agréable de voir entre eux se construire un respect mutuel et une amitié.

Maintenant je ne vous cache que pas que parfois je prenais un tout petit recul et la présence de Kinyou dans ce film me faisait sourire par moments. Il a clairement la tête d'affiche et, je dirais qu'il est le protagoniste de cette histoire, le type qui part de rien, garde la tête haute et le type que tu regardes devenir un héro. Et  je comprends que Kinyou joue ce rôle principal parce qu’il n’existe pas de rôle dans lequel on n’ait pas envie de caster Kinyou -moi-même je le casterais dans mes vidéos de famille si je pouvais- et ensuite parce que le personnage de Kai est censé être un intrus, ne pas ressembler aux autres, être perçu comme un démon. Donc il fallait qu’il ait un physique d’étranger. Et c’est cool mais l’histoire des 47 ronin est une des histoires les plus populaires du peuple Japonais, le film commence par carrément dire « Connaître l’histoire des 47 ronin, c’est connaître l’histoire du Japon » … donc si je comprends bien Kinyou est le personnage principal de l’histoire du Japon ? Mmmh. Je ne suis pas contre caster Kinyou, jamais, mais je me demande quand même s’il n’aurait pas été plus judicieux de le mettre plus en retrait. Mais, et c'est là le "twist" en quelque sorte: Kai, son personnage, est un peu en retrait. Il joue un personnage que l'on suit mais il est également périphérique à l'histoire des ronin et en gros il s'incruste. Le souci c'est qu'il n'y a que son nom sur les affiches, qu'il a la plus grande photo et que du coup, c'est dur de ne pas rester concentré sur lui. Sans oublier qu'il est un peu le seul représentant dans le film d’une réalisation américaine destinée en majeure partie à un public américain ou, en tous cas, international, ce qui signifie que tous les dialogues sont en anglais. Comme dans Les Misérables, Ever After ou Marie Antoinette sauf que là les acteurs ne sont pas  tous remplacés par des américains –non parce que faire jouer un français par Hugh Jackman ça passe mais faire jouer un japonais par, mettons, Hugh Jackman aussi, tout de suite, c’est plus la même chose… et oui je sais que Hugh Jackman est australien ><-, le casting est majoritairement japonais et mettons que certains acteurs se débrouillent mieux que d’autres en anglais. En général tout le monde s’en sort, les dialogues sont compréhensibles sans souci et j’ai pas sorti les sous-titres, mais c’est plutôt au niveau du rythme que cela se fait ressentir parfois. Par exemple notre méchante parle super lentement et un peu en mode « Shatner », cela casse l’intensité de certains échanges.

Mais quand même, c’est un film très joli à regarder avec un Japon-fantasy super esthétique, des créatures fantastiques, un Akanishi Jin également très agréable pour les yeux –oui je l’avais pas encore vraiment mentionné sinon dans l’intro mais Jin fait son boulot correctement et, clairement, est toujours apprécié par la caméra-, un Kinyou toujours super sympathique, un Sanada Hiroyuki charismatique, une action prenante, de la bonne musique, des méchants qui ont de la gueule, une histoire pas révolutionnaire mais qui puise dans des thèmes universels qui parlent à tous publics. Alors c’est vrai que c’est pas parfait, que les personnages ne sont pas d’une complexité passionnante qui les gravera dans vos mémoires pour les décennies à venir, que le film ne m’a pas plongée dans une réflexion de ouf, que parfois je l’ai trouvé un peu gros, que le scénario prend des raccourcis faciles mais cela ne m’a nullement gâché le plaisir et je reverrais volontiers le film un de ces jours.

7/10

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