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Saison 3

 

8 épisodes

Diffusée en 2010

 

Avec :

Lenora Crichlow >>> Annie

Russell Tovey >>> George

Aidan Turner >>> Mitchell

Sinead Keenan >>> Nina

 

Dontesque?

Le fantôme d’une jeune femme, un vampire et un couple de loups-garous cohabitent dans une maison et essaient tant bien que mal de vivre une existence normale.

 

~oOo~

Mon nom est Annie Clair Sawyer et, il y a deux ans, je suis morte… mais, de bien des manières, c’est là que ma vie a commencé. Dans notre maison de l’horreur, j’ai appris l’amitié, la loyauté, le sacrifice et le courage. L’humanité n’est pas une espèce, c’est un état d’esprit. Elle ne peut pas être vaincue, elle soulève des montagnes et sauve des âmes. Nous avons été bénis autant que maudits et dans ce petit refuge pour êtres égarés, j’ai été témoin du meilleur de l’être humain.

Annie (ep1)

Bon.

J’ai regardé la saison 3 de Being Human et somme toute… je vais bien. Bien entendu.

Okay, j’ai menti. C’est fou comme chaque saison de Being Human semble se faire de plus en plus sombre et me faire de plus en plus de mal. Mais dans le *bon sens*. Du coup j’en veux plus. Parce que la série ne fait pas *que* me faire du mal, je ne suis pas complètement maso non plus. J’ai adoré cette saison 3, vraiment, c’est juste que dans le tas, s’il y a des moments où j’ai éclaté de rire –surtout un qui va se placer juste à côté de la débâcle du Real Hustle dans la saison 2- il y en a aussi beaucoup où j’ai eu le sentiment que quelqu’un s’amusait à me taper le cœur à grands coups de batte. Cloutée la batte. Et enveloppée dans du fil barbelé. Electrique. Que du bonheur donc. Pardon, pardon. C’est qu’à chaque fois j’ai peur de *vous* faire peur, de vous faire croire que cette série n’est qu’un concentré de moments tristes alors que non, c’est juste qu’elle a effectivement une grande part d’ombre et qu’elle réussit si bien à faire vivre ses personnages que je vis tout à fond avec eux. Histoire de vous rassurer donc un petit peu, on va tâcher de pas rentrer dans le gros du sujet tout de suite et on va commencer petit avec… avec… allez, de la musique.

Parce que chaque saison de Being Human apporte son lot de découvertes musicales et que celle-ci n’a pas failli à la règle. Comme je regarde cette série sur Netflix c’est un peu compliqué de vous prendre des screencaps comme je voudrais et cela me rend triste parce que Being Human a une très jolie esthétique, j’en aime particulièrement les décors qui ressemblent presque à des tableaux, mais au moins, je peux partager avec vous mes musiques favorites de cette série et pour cette saison je dirais que les deux grandes gagnantes sont la reprise de God’s gonna cut you down par Detroit Social Club et, surtout, History repeating de Propellerheards ft. Shirley Bassey. Mais bon, il y a plein d’autres bonnes chansons dans la bande-son de Being Human, c’est juste que je ne vais pas non plus vous faire la liste! Et pour revenir à mon histoire de décors par contre, c’est vrai qu’ils sont toujours très joliment créés et la nouvelle maison de notre trio est un bon décor... mais je vous avoue quand même que l’ancienne maison m’a manqué parce que c’était la maison d’Annie, leur première maison… je m’étais habituée à leur salon, à leur petite cuisine et je suis contente qu’ils aient sauvé quelques meubles mais bref, j’ai eu le sentiment d’avoir déménagé avec eux et cela m’a fait un peu de peine surtout que leur première maison est également celle d’une époque où tout le monde allait encore *à peu près* bien. Ah, quand je repense à la première saison, je me dis que finalement, cela n’allait pas si mal. Un peu comme quand je revois la saison 1 de Supernatural, à l’époque où Sam et Dean Winchester n’avaient pas encore *complètement* sombré dans la dépression et où leur seul problème était que toute leur famille était morte ou portée disparue. Le bon vieux temps :’) Mais revenons à Being Human et continuons de rester sur le léger parce que, comme je vous le disais, il y a des moments vraiment très drôles dans cette saison.

Ah mais d’abord, mon petit avertissement habituel pour éviter les gros spoilers:

Si vous n’avez rien vu du tout de Being Human ou si vous avez vu juste la saison 1, reportez-vous directement à la conclusion en gras –et aux articles précédents bien entendu, sur la saison 1 et sur la saison 2-.

Si vous avez vu les deux saisons précédentes, vous pouvez lire tout ce qui est en noir.

Si vous avez tout vu, vous pouvez également surligner ce qui est en blanc entre les balises [spoiler].

Bien entendu ce ne sont que des indications : si vous n’en avez rien à faire des spoilers, vous pouvez lire tout ce que vous voulez^^

Okay, sur ce, nous disions, un peu d’humour pour nous détendre~

Tenez, ne serait-ce que dans le tout premier épisode, c’est un petit moment mais lorsque l’agente immobilière qui fait visiter à Nina, Mitchell et George leur nouvelle maison leur dit que la maison est réputée pour être hantée, j’ai souri à la façon dont ils regardent autour d’eux et déclarent aussitôt « nope ». La discussion sur les sentiments d’Annie était également un GRAND moment pour moi. Mitchell est un vampire vieux de plusieurs décennies et il a des tas de conquêtes d’un soir derrière lui mais dès qu’il s’agit de quelque chose d’un peu sérieux, il a énormément de mal à s’exprimer et c’est adorable. Déjà avec Lucy dans la saison dernière sa maladresse était à la fois drôle et touchante mais lorsqu’il s’assoit à côté de George parce qu’il soupçonne qu’Annie ait le béguin pour lui, la façon dont George lui fait remarquer qu’il réagit comme un collégien était vraiment drôle et j’ai beaucoup rigolé, surtout à partir du moment où George commence à se moquer de lui et à lui répondre comme un gamin de 13 ans, donnant vraiment à la conversation un niveau « cour de récré » l’espace d’un instant. Les tentatives d’Annie de « dirty talk » -vu qu’elle et Mitchell peuvent difficilement aller jusqu’au bout question physique… et oui, c’est la saison où mon ship se matérialise, yay- étaient à mourir de rire –et à la fois j’étais toute gênée pour elle, je regardais à moitié à travers mes doigts-. Et la voir se taper l’incruste lors d’un entretien d’embauche de Mitchell valait son pesant d’or aussi.

[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3
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Mais, vous commencez à le savoir -parce que je n’arrête pas de vous le dire-, Being Human est un peu la série reine des sentiments opposés qui se côtoient et changent tout le temps, donc le rire laisse bien souvent la place aux larmes. Par exemple, Graham, le fanboy de Mitchell, est très drôle au début et, petit à petit, son côté stalker devient vraiment flippant, vraiment angoissant. Dans l’épisode 2 où le gang découvre un vampire « ado » tenue en vie grâce à ses parents qui le fournissent en sang, j’ai pleuré sur le sort du vampire qui voit son père tout faible sur un lit d’hôpital à cause de lui mais ne peut rien y faire, j’ai rigolé la seconde d’après de le voir parler en djeuns et taper sur les nerfs de tout le monde, j’ai eu peur pour lui, je me suis étranglée de rire sur le « Adam, pour l’amour de Dieu, bois le sang de cet homme et viens me faire l’amour sur la table de billard » -cela n’a l’air de rien comme cela, ça manque de contexte, mais l’actrice et la situation étaient *parfaites* et j’ai failli cracher ma boisson-, je me suis sentie triste à nouveau, c’était un véritable tour de montagnes russes. Mais s’il y a un épisode qui, une fois de plus, m’a vraiment montré ce que Being Human peut faire, c’est probablement Type 4 –l’épisode 3- qui est intéressant pour des tas de raisons.

En premier lieu, il est, lui aussi, très drôle et à la fois très triste. C’est-à-dire qu’il s’ouvre presque sur la conversation de George et Mitchell niveau « cour de récré » dont je vous parlais, puis on a Annie qui se fait courser par une zombie et les dialogues sont à mourir de rire. La zombie exubérante, Sasha, est également très divertissante, bref c’est une véritable joie. Mais petit à petit la situation évolue, le corps se décompose et après une scène particulièrement difficile dans une boîte de nuit, l’épisode devient véritablement tragique, le genre à vous faire vider toute une boîte de mouchoirs, notamment parce que la réaction d’Annie est véritablement poignante. L’épisode a ses faiblesses, particulièrement à la fin, mais j’ai tendance à lui pardonner simplement pour tout ce qu’il me fait ressentir, partant du plus haut pour aller au plus bas... et terminer sur encore une autre note. Type 4 est, par ailleurs, l’épisode dans lequel se forme le couple Mitchell/Annie, et la scène où cela arrive est pleine de choses importantes que je ne développe pas ici, essentiellement parce que si je commençais à tout décortiquer, l’article ferait 15 pages. Cette affaire de zombie est également une responsabilité de plus sur les épaules de Mitchell –qui justement en manquait :D- puisque l’état de zombie de Sasha et les souffrances affreuses qui en ont découlé, sont le résultat d’une de ses actions. Enfin, avec l’apparition d’un nouveau type de créature fantastique qui, s’il est peut-être ponctuel, est en tous cas prouvé au moins possible, Being Human étend son univers, ce que fait BEAUCOUP cette saison 3 avec, notamment, l’apparition des « anciens » -les plus vieux vampires »-, les avancées dans le monde des loups garous et l’aperçu que l’on a du purgatoire/de l’enfer. Aperçu qui reste, heureusement, toujours vague ce qui permet à la série de garder l’endroit effrayant à la fois dans ce qu’on en sait et, surtout, dans ce qu’on n’en sait pas. Bref j’utilise l’exemple de Type 4 simplement pour dire qu’il fait activement avancer l’histoire, construit les personnages, et apporte beaucoup à Being Human. C'est un abacule essentiel dans la mosaïque générale, comme tous les épisodes de cette série qui continue de ne vraiment pas perdre de temps tout en s’accordant le temps de créer des personnages de passage pour s’enrichir et nous faire découvrir de nouvelles personnes avec de nouvelles situations. Et il y a *plein* de bons personnages de passage dans cette saison -dont un qui devrait devenir récurrent, ce dont je me réjouis car j’apprécie le personnage et trouve l’acteur très bon, très touchant dans l’innocence, la vulnérabilité qu’il confère à celui qu’il incarne-. Oh, et sinon, pour conclure mon petit paragraphe sur les personnages secondaires, j’étais juste contente d’entendre une référence à Gilbert qui reste un de mes « invités » favoris et qui me rappelle une époque plus simple. Ah :’)

[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3
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Okay. Sur ce passons au gros du morceau: nos personnages principaux. Et cette saison appartient réellement à Mitchell parce qu’il a une sorte d’évènement de la saison 2 à gérer mais, pour autant, cela ne signifie bien entendu pas que les autres n’ont pas droit à leur propre évolution! George et Nina font même des progrès énormes dans leur relation puisqu’il s’avère très tôt que Nina est enceinte, un évènement non prévu qui force nos deux loups-garous à faire le point sur leur vie et à penser à l’avenir. Ils grandissent vraiment dans cette saison, réfléchissant à la façon de s’installer et d’élever leur enfant si tant est qu’il soit possible de lui donner le jour puisque la condition de Nina n’est pas exactement ordinaire. Ils ont plein de questions à se poser et la série, dans leur voyage vers une nouvelle étape de leur vie, les fait se confronter à leurs parents –Nina simplement en en parlant, George de manière plus directe mais les deux sont des confrontations difficiles- et, constamment, leur donne des choix à faire qui les définiront en tant qu’individus, couple et parents. J’ai vraiment aimé l’idée de faire tomber Nina enceinte –et la réaction d’Annie et Mitchell à la nouvelle était impayable, surtout celle d’Annie- et j’aime toujours beaucoup ce personnage, en particulier son refus catégorique d’accepter les mensonges et les conneries des autres. C’était aussi intéressant de voir Nina et George se confronter à d’autres lycanthropes, d’élargir un peu le monde de ce côté-là. Bref j’ai simplement aimé les voir avancer et commencer à vraiment et sérieusement préparer l’avenir. Sauf que bien entendu les choses ne sont pas simples et, notamment, Mitchell vient vraiment se poser comme un problème entre eux. Nina n’a clairement aucunement confiance en lui –et elle a de bonnes raison d’avoir des réserves, bien entendu- et elle ne le cache pas, elle rend cela très clair comme c’est son habitude, mais George ne peut pas laisser Mitchell derrière lui. Même en admettant qu’il accepte de vivre dans une autre maison que lui, George a été « transformé » par Mitchell, son sens moral est compromis et c’est quelque chose qu’il n’est pas prêt à entièrement reconnaître parce que l’admettre serait commencer à admettre également le problème que pose l’existence même d’un ami dont George n’est pas prêt à se séparer. Le souci c’est qu’il faut bien qu’il ouvre les yeux parce que dans cette saison plus que jamais, George joue le rôle du « réveil » pour Mitchell. Bien entendu, George a toujours été un compas moral pour celui-ci, qui lui dit bien que « tout ce qui est arrivé serait arrivé bien plus tôt si tu n’avais pas été là » mais, dans cette saison plus que jamais, George devient la claque dont Mitchell a besoin lorsqu’il dépasse les bornes. Et la claque est violente quand elle frappe parce que George dispose de la pire menace possible: la menace de retirer son amitié à Mitchell.

Tu t’entoures de gens bien. C’est ce qu’il faut faire. Trouve quelqu’un de meilleur que toi. Parce qu’alors, lorsque tu échoues, tu dois affronter leur déception et c’est ce qui te garde sur le bon chemin.

Mitchell (ep2)

Annie, de son côté, malheureusement tire Mitchell dans l’autre sens parce qu’à cause de la prophétie –véritable ou pas- qui lui a été donnée, Mitchell est désespéré et ne pas perdre Annie devient une nouvelle raison de se battre à tout prix. [spoiler] Et c’est affreux de penser que cela a justement été pensé comme cela par Lia, qu’elle a poussé ce couple pour rendre les choses juste plus douloureuses et pour Mitchell et pour nous… et qu’elle a réussi ;A;  -au passage j’adore absolument le fait que l’épisode 1 nous dise quasiment tout ce qu’on a besoin de savoir sur tout le reste de la saison : tout était là- [/spoiler] Tout de même pour commencer par du plus gai, j’étais ravie que Mitchell aille chercher Annie et que cela ne tarde pas parce que c’était trop dur de la voir aussi effrayée et de les voir eux aussi tristes de l’avoir perdue. Sa réunion avec les autres était parfaite. Oh, mon Dieu, les larmes de George quand il pense que Mitchell n’a pas réussi à la ramener –un peu salaud sur les bords le fake-out d’ailleurs-, j’avais beau savoir qu’elle était revenue, j’ai senti mon cœur se serrer. Mais surtout, lorsqu’Annie et Mitchell se retrouvent et qu’elle se jette dans ses bras, quand ils se retrouvent hors du purgatoire, il y a ces quelques secondes où elle ne le serre plus si fort mais où il reste dans ses bras comme s’il était enfin capable de respirer à nouveau, comme s’il respirait la présence d’Annie, enfin soulagé, et je me suis passée ce moment tellement de fois que j’en aurais honte si ce n’était pas une aussi jolie scène. C’est vrai que, comme elle se le voit dire – [spoiler] par Herrick qu’au passage j’étais contente de revoir… au début j’ai presque été déçue qu’on nous l’ait ramené pour ne pas en faire de plus grandes choses mais finalement j’aime vraiment le fait que ce soit le point d’origine de Mitchell en tant que vampire qui vienne empoisonner toutes ses relations… je soupçonne presque les « hommes » de l’autre côté de la mort d’avoir autorisé sa résurrection justement pour cela… et sinon d’un point de vue narratif, je pense qu’il était important que Mitchell tue Herrick lui-même et, par ce geste, tue à la fois son initiateur et, également, s’approprie le « meurtre » de George avant de mourir [/spoiler] -, Annie est un petit peu « périphérique » dans cette saison. Encore que… non, en fait elle n’est pas périphérique, elle est même très ancrée au cœur de la saison mais, simplement, après son grand axe dans la saison 2, elle est un peu plus mise au service de celui de Mitchell pour le coup. Lorsqu’elle revient du purgatoire, elle commence déjà à vraiment s’occuper surtout de lui et lorsqu’il lui fait remarquer qu’elle devrait arrêter de se définir par rapport aux autres, elle lui répond que ce n’est pas comme si elle pouvait vivre sa vie –être morte est un handicap certain- mais que lui et George –mais surtout lui quand même- *sont* sa vie, d’autant que dans cette saison personne ne semble plus être capable de la voir. Elle est donc surtout un moteur dans l’histoire de Mitchell et c’est certainement pour cela qu’on l’a laissée sortir à la base. Cela ne m’a pas dérangée cela dit parce qu’elle continue de faire un personnage très solide et que je n’ai eu que de l’admiration pour sa force tout le long de la saison. Parmi mes moments favoris d’elle, on a par exemple la façon dont elle crie à Mitchell –qui ne la croit pas assez forte pour défendre la maison contre une menace récente- « Je pense aux choses et aux gens que j’aime, je les imagine en danger et je pourrais réduire cette maison entière en ruines rien qu’avec mes dents. Tu n’as aucune idée de ma force ». Et même si sa force finit par s’exprimer autrement, son refus de faire des compromis sur ses valeurs était admirable. [spoiler] J’adore absolument l’échange qu’elle a avec Mitchell lorsqu’elle a fini par découvrir la vérité sur les meurtres dans le métro, la façon dont elle lui demande comment il a pu penser qu’elle pourrait passer là-dessus et la façon dont elle lui faire bien sentir à quel point « je t’aime » est une excuse minable qui lui manque de respect. Toute la dispute puis le raid de la police était  difficile à regarder mais un grand moment pour Annie à mon sens. [/spoiler]

[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3
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Tout de même, je me suis sentie un peu triste pour Annie cette saison. La jeune femme n’a pas exactement eu de chance en amour, ses petits amis s’étant tous avérés être des gens moins que recommandables. Elle a souvent été victime de violence et d’agressions et cela m’a fait mal au plus profond de moi-même de voir que Mitchell ne cessait de s’énerver contre elle. Je comprenais fort bien qu’il avait la pression vu sa situation mais je l’ai détesté de s’énerver contre Annie et j’ai été vraiment triste de constater que ce couple que j’avais shippé n’avait pas droit à la relation que je leur avais souhaité, pas vraiment. « Je ne veux pas vivre sans toi. Je ne peux pas. » lui dit-il. Et elle, elle vit à travers lui. En clair c’est une relation de co-dépendance pour l’éternité. Et oui, il y a des moments que j’ai adorés. En vérité je les adore toujours ensemble. Je les ai shippés dès la saison 1 et je continue de vouloir les voir en couple, parce que j’aime la façon dont ils rient ensemble quand ils sont heureux et parce que parfois il la regarde comme si elle était ce qu’il y a de plus beau au monde, parce qu’elle veut être son ange gardien et parce qu’il est allé la chercher jusqu’en enfer. Parce que quand il s’émerveille de sa simple présence, parce que quand elle pense qu’il peut être le meilleur de lui-même et qu’elle le fait rire, j’ai envie de sourire et de pleurer en même temps. Mais il s’énerve et je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il se servait d’elle. Qu’il l’aimait, oui, mais se servait d’elle comme une excuse pour sa soif de survie. Quand il dit « je VEUX être puni », une partie de moi ne l’a pas cru. En vérité je pense que Mitchell veut surtout être pardonné  et qu’il est bien content qu’Annie, lorsqu’ils se mettent enfin ensemble, lui dise que le passé n’est pas important, ne le laisse pas expliquer et lui pardonne sans savoir ce qu’elle pardonne. Mitchell s’énerve de voir qu’un autre puisse oublier son passé et pas lui. Oui, dans l’épisode 1, il y a eu une véritable avancée lors d’un excellent dialogue avec Lia et d’une excellente confession de Mitchell mais à peine lui donne t-on une nouvelle chance qu’il veut la saisir et si, oui, je pense qu’une partie de lui veut être punie, je pense également que la plus grande partie de lui, celle qui l’anime et se sert d’Annie comme prétexte, est celle qui ne veut pas faire face parce que chaque fois qu’il est sur le point de vraiment faire face, il y a juste trop à perdre –George, Annie, sa vie,…- Cette faiblesse, aussi répréhensibles puissent en être les répercussions, ne le rend pour autant pas détestable du tout, cela n’en fait qu’un personnage plus complexe et, oui, un personnage plus humain parce que la lâcheté et l’hypocrisie ne sont pas exactement étrangères à l’humanité. Cette saison est vraiment le chemin de Mitchell tandis qu’il doit se résoudre à réellement faire face aux évènements de la saison 2, au massacre du train, mais également à l’avenir, et il est avalé dans la pire des spirales. Je pense qu’un des moments qui a été le plus violent pour moi est celui où il s’énerve contre George et le traite de « connard de chien » -« fucking dog » en anglais, c’est dur à traduire comme il faut-. L’insulte dans sa bouche est d’une violence inouïe parce qu’on ne s’attend pas à ce qu’il attaque George et encore moins à ce qu’il l’attaque pour ce qu’il *est*, avec ce mépris dans le terme. Le passage où il manque de « livrer » la policière est également un moment où il manque de se perdre complètement. Je ne crois à aucun moment que Mitchell, comme il le dit, ait été le méchant tout le long, absolument pas, mais dans cette saison il est un homme qui est en train de perdre le combat contre son addiction et c’est terrible à regarder, il n’est véritablement plus qu’un écho de lui-même.

[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3
[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3

Et sur ce, on va parler du final de la saison. Entre balises bien entendu mais, pour ceux qui veulent une idée sans être spoilés : c’était un excellent final. Le dernier épisode avait des moments heureux, des moments tristes, de la brutalité et une certaine douceur à la fois. Il y a peut-être quelques minuscules détails que j’aurais arrangés autrement mais, vraiment, rien de critique et somme toute cette saison 3 s’est terminée de manière très solide. Sur ce, avant de conclure, des détails~

 

[spoiler] Je commence avec un avertissement : je vous parle de cette fin de saison sans l’avoir revue. En général quand je veux parler d’une scène en particulier j’ai tendance à la revoir mais en l’occurrence, je n’ai pas pu. Voyez-vous, qu’on me traite de « fragile », tant pis, quand je vis une série à fond, je la vis *vraiment* à fond. J’ai beaucoup utilisé les mots « brisé le cœur » dans ces articles et, oui, j’ai eu le cœur brisé à des tas de reprises, mais la fin de la saison 3 m’a vraiment détruite. Pas littéralement, okay, j’ai pas les membres qui sont tombés par terre, mais à l’intérieur, j’ai eu mal, vraiment mal. Je savais que Mitchell allait mourir, ne serait-ce que parce que le casting allait changer et qu’il n’y avait pas d’autre issue pour lui de toute façon, mais à la seconde où sa dernière scène a commencé, je me suis recroquevillée en position fœtale dans le canapé et j’ai commencé à pleurer. C’était assez moche à voir, j’ai chialé comme chiale un enfant, j’ai quasiment supplié la télé de ne pas le tuer –oui c’est un peu ridicule mais tant pis- et j’ai pleuré comme cela jusqu’à la fin de l’épisode puis encore après. Sont venus les sanglots suivis d’une difficulté à respirer convenablement, d’un bon quart d’heure à regarder dans le vide et d’autres sanglots jusqu’à ce que finalement je décide d’aller me coucher –trois heures plus tôt que mon horaire habituel- parce qu’à ce stade je me sentais trop vidée pour faire quoi que ce soit. Cela peut paraître ridicule mais je me suis *investie* dans cette série, reconnue dans ses personnages et j’ai eu l’impression qu’on m’arrachait quelque chose. J’ai mis quelques jours avant de pouvoir écrire cet article du coup parce qu’à chaque fois que je commençais, j’avais les larmes qui remontaient –même là je vous avoue que…-. MAIS… il fallait que cela arrive et c’était une bonne fin pour Mitchell qui n’avait de toute façon plus nulle part où aller. Il fallait qu’il affronte ses actes et c’était sa seule issue. Au moins il a pu mourir avec les gens qu’il aime, les gens qui l’ont rendu humain, il a pu leur dire « au revoir », une chance que tout le monde n’a pas –comme il le disait à Annie à la fin de la saison 1-. Son échange avec Annie « - Tu as été le grand amour de ma très longue vie – Et tu as été le mien » m’a réduite à l’état de flaque mais j’étais tellement heureuse qu’ils puissent se le dire à la fin et Aidan Turner était tellement excellent lors de toute cette dernière scène. Lorsqu’il tombe aux pieds de George en le suppliant de mettre fin à ses jours parce qu’il n’en peut plus, on pouvait entendre la douleur dans sa voix, on pouvait lire la torture dans ses yeux et si tous les acteurs étaient impeccables, tous parfaits, tous débordants de toutes les émotions qu’il fallait, j’avais envie de lancer tous les awards possibles à Aidan Turner juste pour ce « Tout ceci est tellement inévitable. Je t’en supplie George. Je t’en supplie, il faut que tu m’arrêtes ».

Et il fallait que ce soit George qui le fasse. C’était dur, vraiment, parce que Mitchell était là à essayer de l’énerver, à l’attaquer là où cela fait mal, mais George n’en avalait pas un mot, pas un seul. Cela ne marcherait pas, George ne douterait *jamais* de l’amitié sincère de Mitchell, il cherchait toutes les alternatives pour ne pas avoir à tuer son ami et moi j’avais juste peur que mon cœur lâche. Mais, oui, vraiment, il fallait que ce soit George qui le fasse. Pour des tas de raisons, l’une d’entre elles étant que, comme le dit Mitchell, il fallait que George le « renie ». Pas vraiment en tant qu’ami –et, au contraire, ce dernier acte lui permettrait de se souvenir de Mitchell au meilleur de lui-même- mais il fallait que George tue la menace qu’il avait ignorée pour que sa conscience soit sauvée, pour qu’il puisse se racheter d’avoir fermé les yeux et entame un nouveau chapitre de sa vie avec son âme sauvée. En tuant Herrick, comme je le disais, Mitchell a en gros lavé et pris sur ses épaules le « meurtre » de George, « meurtre » qui était censé être le sien à la base et que George n’avait commis que pour le protéger… et à présent, il fallait que George se lave de son autre faute, une autre faute commise par amour pour son ami. Et Mitchell avait besoin de savoir que c’était arrivé parce qu’il se sentait coupable d’avoir « corrompu » George et que c’était une faute qu’il se devait de rectifier pour pouvoir partir en paix.

Une autre raison pour laquelle il fallait que ce soit George : je ne pense pas que Mitchell aurait pu le faire lui-même. Je ne pense pas qu’il aurait réussi à s’y résoudre. A la base je n’étais pas ravie que le vampire faisant partie des anciens interrompe la scène parce que cela venait un peu casser son intensité mais, en vérité, à présent, j’adore le fait que cela arrive parce que l’ancien veut faire de Mitchell son chien de chasse, veut le pousser à tuer et veut détruire tout ce qu’il reste de bon en lui. Et lorsque Mitchell, la voix cassée, répond « Non, pitié, je ne veux pas », on a le sentiment que Mitchell suivrait le vampire soit parce que l’ancien a un certain pouvoir sur le vampire plus jeune, soit parce que Mitchell cèderait encore face à sa faiblesse et son instinct de survie, mais qu’en tous cas il suivrait le vampire et se briserait, se perdrait de plus en plus, jusqu’à se haïr, se mépriser douloureusement et totalement. Et j’aime à penser que c’est en entendant l’intonation dans ce « Non, pitié, je ne veux pas » que George a vraiment pris sa décision, comprenant à quel point tuer Mitchell est un acte de compassion et ce qu’il peut faire de meilleur pour préserver l’humanité fragile et précieuse de Mitchell. « Je fais cela parce que je t’aime » dit-il et Mitchell le sait, il meurt avec le sourire parce qu’il part sur la preuve ultime de tout l’amour que George lui porte.

Excusez-moi pendant que je me noie dans mes larmes.

Cette fin m’a offert tout ce que voulais et tout ce que je craignais le plus. Du coup je ne sais pas quand je trouverai la volonté de regarder la saison 4 car, si j’aime beaucoup tous les personnages qui restent, les regarder ne pourra être qu’un rappel des évènements de cette fin de cette saison 3 et tant pis si vous me trouvez excessive, je suis une petite nature et je l’assume. Enfin je finirai par la voir. Parce que si j’ai appris quelque chose de Mitchell c’est qu’il faut affronter les choses en face sinon on se fait tuer par son meilleur ami. Heureusement je n’ai pas d’ami :D … okay, concluons. [/spoiler]

 

Pour ne pas changer, la saison 3 était une excellente saison, forte en émotions intenses. Parfois un petit peu trop pour mon pauvre cœur mais parce qu’apparemment j’aime quand même me faire du mal, je n’aurais pas voulu qu’il en soit autrement. La fin m’intrigue, je me demande comment va se dérouler la guerre qui se prépare, et j’ai adoré suivre les personnages huit épisodes de plus, les accompagner dans les hauts et les bas tandis que les acteurs continuaient de m’impressionner. Ce n’est pas encore aujourd’hui que vous m’entendrez dire que Being Human m’a déçue. Déjà parce que tout ceci est écrit donc, forcément, vous ne pouvez pas m’entendre mais aussi parce que le niveau est toujours aussi élevé et que tout ce que je disais dans la saison 1 est toujours vrai mais en puissance mille. Cette série a trouvé un port usb sur mon cœur, s’y est branché et balance de l’émotion jusqu’à ce que j’ai sérieusement peur du crash de disque mais pour rien au monde je ne lui demanderais d’arrêter.

[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3[Parce que je t’aime] Being Human: saison 3
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