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Sorti en 2015

Réalisé par Todd Strauss-Schulson

Ecrit par M.A.Fortin & Joshua John Miller

 

Avec :

Taissa Farmiga >>> Max

Malin Akerman >>> Amanda / Nancy

Alexander Ludwing >>> Chris

Alia Shawkat >>> Gertie

Nina Dobrev >>> Vicki

Thomas Middleditch >>> Duncan

 

Dontesque?

Une jeune fille et ses amis se retrouvent accidentellement transportés et bloqués dans le slasher dans lequel joue la mère décédée de notre héroïne. Ils n’ont pas le choix : ils vont devoir vivre le film jusqu’au bout et tâcher d’y survivre.

 

~oOo~

Je me gardais ce film sous le coude depuis sa sortie. Forcément. Je veux dire : c’est l’histoire de gens qui se retrouvent propulsés dans un slasher ! Cela ne pouvait *que* me parler et je le gardais donc pour un soir où j’aurais besoin de rigoler. Le soir en question est arrivé et je n’ai pas hésité, j’ai sorti The Final Girls et… j’ai beaucoup aimé, vraiment. Au passage, avant de continuer, je précise que si vous n’êtes pas trop amateurs d’horreur parce que, simplement, ça vous fait flipper ou que vous avez du mal avec le gore de certains films, celui-là devrait passer sans mal vu qu’il se range clairement dans le registre comique. Bien entendu, vu que The Final Girls joue avec les codes du slasher, c’est mieux d’en avoir vus pour profiter de la comédie –et c’est encore mieux de les apprécier parce que le film se moque avec beaucoup d’affection et sans humilier ou ridiculiser son sujet de base- mais si vous connaissez un peu les ficelles du genre, même de loin, y a de quoi s’amuser. En clair j’essaie de vous dire que je sais que je vous parle souvent de films d’horreur et que ce n’est pas un genre très populaire parmi mon lectorat –du coup j’en parle surtout pour moi en fait :D- mais que… laissez une chance à Final Girls ? Parce que, comme je vous le disais, j’ai vraiment apprécié ce film. Au début j’ai eu un peu peur parce que la mère de notre héroïne était d’une irresponsabilité telle que l’accident de voiture m’a fait lever les yeux au ciel et parce que l’introduction à la relation mère/fille était tellement rapide que j’avais peur que cela ne me gâche ce que le film pourrait avoir de touchant par la suite. Au final il n’en a rien été.

Pour un film comique se déroulant dans un slasher, The Final Girls est étonnamment émotionnel. Pas tout le temps hein, il y a des moments où on rigole juste franchement et le film ne se la joue pas drame affreux, clairement, mais malgré tout, Max, notre personnage principal, est transportée dans le dernier film de sa mère, une mère dont elle n’a pas réussi à faire le deuil… et forcément, ça n’est pas simple pour elle. Elle se confronte à sa perte et s’apprête à la vivre à nouveau et le film est en grande partie son chemin vers l’acceptation. Max et Nancy –le personnage de la mère à l’intérieur du slasher- ont une relation qui fonctionne, les actrices semblent y croire et même si je n’avais pas appris à bien connaître la mère et la fille ensemble, leur dialogue au début m’avait plus ou moins fait soupçonner une relation à la Gilmore Girls et, surtout, les émotions de Max sont palpables et les réactions de Nancy sincères. A la fin il y a une scène sur la chanson Bette Davis Eyes –chanson que j’aime beaucoup à la base- qui m’a mis, faut bien que je l’admette, la larme à l’œil. Donc oui, il y a du cœur dans the Final Girls et j’y ai été sensible parce que, simplement, j’ai vraiment bien aimé les personnages. D’un côté on a ceux qui vivent dans le slasher, des clichés ambulants que je connais forcément et qui m’ont beaucoup amusée, du nerd maladroit au type relou et beauf qui parle de cul tout le temps en passant par la « trainée » de film d’horreur à laquelle on doit scotcher des mitaines pour ne pas qu’elle se débarrasse de ses vêtements. Ce sont des personnages très unidimensionnels, forcément, et la seule qui échappe à la règle dans ce groupe-là est Nancy parce que, via sa rencontre avec Max et le lien qui se créent entre elles, elle se rend compte qu’elle a envie d’être autre chose que « la fille timide », qu’elle veut faire des choses de sa vie et devenir une personne plus complexe.  Et puis de l’autre côté on a les personnages réels, les personnages qui font intrusion dans le film et que j’ai trouvés extrêmement sympathiques dès leur introduction. Ils ne sont pas développés outre-mesure car l’accent est quand même surtout mis sur la comédie et qu’il y a trop de personnages pour faire une dissertation sur chacun d’entre eux mais ils sont tous agréables et le film évite d’en faire de gros clichés : la vilaine fille ne l’est pas tant que cela –et cela se sent tout de suite d’ailleurs-, la meilleure amie maladroite n’est pas si innocente, Chris le grand type au physique de prince charmant ne peut qu’admettre qu’il flippe à fond –aussi : il est adorable >< dès le début ><-, etc. Je soutenais vraiment tout ce petit monde, les acteurs étaient à l’aise dans leurs rôles et ils avaient une très bonne dynamique de groupe. Et j’ai vraiment espéré qu’ils allaient tous s’en sortir mais à la fois leurs malheurs m’ont aussi bien fait rire.

[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls
[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls
[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls
[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls[Elle a les yeux de Bette Davis] The Final Girls

La comédie vient de plusieurs endroits. Par exemple, comme le slasher se déroule à une époque antérieure à celle du film, les personnages du slasher ne savent pas ce qu’est un téléphone portable. Et les mentalités ont changé : le relou du slasher fait une remarque homophobe à Chris qui la prend d’autant plus mal que ses deux parents sont des hommes et c’est quelque chose que Mr Relou ne conçoit même pas. Il y a aussi de l’humour dans la simple réaction des personnages à l’endroit où ils ont été propulsés : certains flippent plus que d’autres tandis que Duncan, le type qui organisait la projection du film à la base, est un fanboy en plein rêve éveillé qui dit les lignes en même temps que les acteurs et veut prendre une selfie avec le méchant du film. Et puis, simplement, il y a l’utilisation des codes du slasher ! Chaque fois que le méchant approche, les personnages vont entendre la musique qui vient avec lui, quand un personnage raconte un flashback, le monde devient en noir et blanc ou bien, encore, les personnages sont subitement conscients qu’ils sont en train de courir en slow-motion. Parfois le rythme se relâche peut-être un tout petit peu mais jamais suffisamment pour que je me sois ennuyée, je me suis amusée tout le long au contraire et, bonus, le film est très joli à regarder avec des couleurs parfois très artificielles, certes –à la fin notamment, autour de l’église, le ciel avait un rendu peut-être exagéré- mais très agréable pour l’œil. Si on oublie le désagréable fait qu’elle est arpentée par un malade en quête de victimes, la forêt du slasher est un décor particulièrement joli dans lequel j’irais bien me promener pour profiter de son vert vif et de ses fleurs de toutes les couleurs. Sérieusement, on dirait presque un décor de contes de fée par moments… mais un conte de fée sanglant –encore que beaucoup de contes de fées *soient* sanglants à la base donc bon-.

The Final Girls c’était pas le plus grand film de l’univers, il y avait des effets moins réussis que d’autres et des bouts de scénario que j’ai un peu questioonnés, mais je me suis amusée, j’ai profité des jolies images, je me suis attachée aux personnages, j’ai trouvé que le casting était bon et, en bonus, j’ai été touchée…. Et franchement je serais bien excessive de lui en demander plus pour le coup ! Alors il est clair que le film m’a particulièrement parlé parce que j’aime les films d’horreur et parce que j’ai vu pas mal de slashers –certains que j’ai beaucoup aimés, d’autres moins- et que cette comédie affectueuse s’adresse avant tout à ce type de personnes –ainsi qu’aux plus fans encore- donc peut-être qu’il vous parlera moins… mais j’ai quand même envie de vous pousser à y jeter un œil~  

7.5/5

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma Occidental, #USA, #The Final Girls, #2010s, #2015, #Todd Strauss-Schulson, #M.A. Fortin, #Joshua John Miller, #Taissa Farmiga, #Malin Akerman, #Alexander Ludwing, #Alia Shawkat, #Nina Dobrey, #Thomas Middleditch, #Horreur, #Comédie, #Famille, #Coming of age, #Drame

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