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Sorti en 2001

Réalisé par Chris Colombus

Ecrit par Steve Kloves

D’après le roman de J.K. Rowling

 

Avec :

Daniel Radcliffe >>> Harry Potter

Emma Watson >>> Hermione Granger

Rupert Grint >>> Ron Weasley

Richard Harris >>> Albus Dumbledore

Maggie Smith >>> Minerva McGonagall

Alan Rickman >>> Severus Snape

Robbie Coltrane >>> Rubeus Hagrid

Ian Hart >>> Quirinus Quirell

Tom Felton >>> Draco Malfoy

Etc etc etc

 

Dontesque?

Harry Potter, un orphelin élevé par ses affreux oncle et tante, découvre un jour qu’il est non seulement un sorcier appelé à rejoindre Poudlard, l’école des sorciers, mais également la cause de la destruction du sorcier maléfique dont on ne doit pas prononcer le nom qui a tué ses parents et qui, avant d’avoir essayé de tuer Harry, avait imposé son régime de terreur.

 

~oOo~

Après avoir regardé le dernier Hunger Games disponible, dans le cadre de mon projet « dystopie YA », je me suis retrouvée dans la position « okay, il faut que je regarde Divergente maintenant »…. Sauf que je n’avais vraiment, vraiment, tellement pas envie de regarder Divergente.  Autant Hunger Games et Le Labyrinthe m’intéressaient un minimum, autant Divergente ne m’attire vraiment pas. Du coup, histoire de contourner le problème comme c’est toujours mon réflexe, je me suis dit « je vais étendre le programme à toutes les adaptations de littérature YA ! ». Donc des trucs du genre Percy Jackson, Mortal Instruments, Ender’s Game, Perks of Being a Wallflower, et bien entendu Harry Potter. Et pour commencer j’avais envie de revoir les Harry Potter parce que cela faisait super longtemps que je ne les avais pas vus. Sauf que, voilà, j’ai pris cette décision en janvier et, comme vous le savez probablement, Alan Rickman nous a quittés en janvier et, du coup, l’idée de revoir les films me rendait triste. Alors j’ai décidé d’attendre et c’est finalement il y  a deux semaines que j’ai ressorti le dvd et me suis reposée devant le premier volet de la saga. 

Et c’était une expérience étrange. Voyez-vous, à une époque de ma vie, j’ai été très très fan d’Harry Potter –j’ai écrit au moins une centaine de fanfictions quand même…. Et heureusement elles ont toutes disparues :D non parce qu’elles datent quand même pour beaucoup de 2003 et le style était atroce- mais ma relation se faisait bien plus aux livres qu’aux films. J’aimais bien les films mais ce sont les bouquins que j’ai relus encore et encore. Et puis, plus tard,  naturellement mais aussi particulièrement parce qu’être une fan « intense » à tendance à me fatiguer au bout d’un moment, je suis simplement passée à autre chose. Si je vous raconte cela ce n’est pas (juste) pour vous raconter ma vie, c’est pour vous expliquer un peu l’état d’esprit dans lequel j’abordais ce film. C’est-à-dire (1) comme un vestige de mon passé puisque contrairement à plein de gens qui vivent encore à fond leur passion pour Harry Potter –et c’est très bien hein !-, chez  moi c’est rangé dans la tendresse nostalgique (2) je me souviens de ces films sans m’en souvenir. Intellectuellement je sais qu’il va venir tel plan, je sais qu’il va y avoir telle ligne, que telle scène vient après telle scène, je me rappelle bien du film. Mais émotionnellement cela faisait tellement longtemps que je ne m’étais pas plongée dedans que cela a été une redécouverte. Et une excellente redécouverte d’ailleurs, un grand plaisir.

Cela dit, j’avoue aussi qu’après toutes ces années il y a des choses qui m’ont sauté aux yeux alors que, jeune, je n’y avais pas fait attention du tout. Genre dans la scène où Harry se réveille à l’infirmerie et où Dumbledore lui bouffe ses bonbecs, je m’étais toujours dit « eh, Dumby, comment ça se fait pas ! » mais la question que je ne m’étais jamais posée c’est, lorsqu’il tombe sur le bonbon goût « cérumen », comment il sait quel goût a le cérumen de base … ? Le reste de mes observations, cela dit, est probablement juste le fruit des années qui ont passé, de la décortication des livres et, on va pas se leurrer, des memes qui trainent sur internet, sans oublier ce type de bds géniales :

(Cette bd est l’œuvre de floccinaucinihilipilification et je vous invite à visiter son tumblr qui est plein de bds très drôles.)

[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers
[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers
[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers

Toutes ces années, toutes ces discussions, le recul, etc, font que, par exemple, lorsqu’Hagrid sort à Harry que Gringotts est l’endroit le plus sûr au monde juste en dessous de Poudlard, j’ai rigolé et me suis dit que je ne placerais jamais mon argent dans cette banque vu le niveau de sûreté que Poudlard représente entre le fait que les gamins soient envoyés dans une forêt mortellement dangereuse en tant que simple retenue et celui que le discours de bienvenue du principal contienne les mots « most painful death ». Sérieusement les gamins sont aussi en sécurité dans cette école qu’un secret dans la bouche d’Hagrid –dont le côté « passoire » ne parait pas très naturel mais un peu forcé dans ce film pour le coup-. Mon premier jour au collège, perso je me suis perdue. Mais la conséquence n’avait été qu’un retard en cours ! A Poudlard j’aurais pu mourir simplement en me trompant d’escalier. Et à la base : okay c’est magique des escaliers qui bougent mais ça sert à QUOI ? Ils se compliquent gravement la vie à Poudlard quand même et parfois ça enraye un peu leur efficacité. Tenez : s’il y avait eu un ordinateur à Poudlard, Hermione n’aurait eu qu’à google-iser Flamel et zop, c’était réglé. En fait c’est juste un peu étrange de voir que la magie dans Harry Potter est parfois synonyme de vivre dans le passé. Une version améliorée du passé, mais le passé quand même.

Et c’est vrai qu’il y a d’autres moments où j’ai haussé un sourcil. Par exemple lorsque Rogue et Rusard, parce qu’un élève n’est pas dans son lit, partent en courant et… et… j’en sais rien en fait. On a envie de se dire que du coup ils vont chercher à savoir QUI manque à l’appel mais en fait probablement pas puisqu’Harry ne retourne pas dans son lit et, pire, va chercher Ron. Comment se fait-il alors qu’ils n’aient pas été découverts ? Et, lorsque Quirell arrive en hurlant « TROLL DANS LES CACHOTS », pourquoi est-ce que les élèves se mettent à courir comme cela ? Le troll est dans les CACHOTS. Donc au lieu de vous mettre à courir hors de la salle de banquet où sont tous les professeurs pour vous protéger, est-ce que la réaction la plus logique et instinctive ne serait pas limite de vous barricader ? Tu m’étonnes que les gens meurent à Poudlard : prendre le mauvais couloir peut vous tuer et les élèves courent vers le danger au lieu de l’éviter.

Mais honnêtement tout cela n’est pas très important. En fait j’irais même jusqu’à dire que cela me fait plus aimer le film parce que cela permet aux gens de se moquer affectueusement -en, par exemple, créant les bds précédemment citées- mais que cela n’enlève rien pour autant à la magie du film. Cela ne m’a pas moins fait pleurer en entendant la musique par exemple. Bon le thème principal devient, je trouve, meilleur dans le second film mais la magie est déjà là, dans chacune des notes de l’OST de ce film, et l’OST de ce film, l’OST de tous les films Harry Potter en fait, font partie de mes OSTs favoris en général. Découvrir à nouveau ce monde, dans un film qui est très largement dédié à cette découverte plutôt qu’à une histoire compliquée, était un pur plaisir. J’ai un peu perdu la capacité à juger ce film en fait je pense parce que j’étais tellement ravie de revoir une plume voler, tellement heureuse de revoir la boutique de baguettes magiques, de retrouver Hedwige, de revoir Molly Weasley –j’ai vaguement kyatté en la voyant en fait-, tellement heureuse aussi de voir Alan Rickman être excellent dans son jeu à la fois glaçant et théâtral… bref j’étais tellement ravie de revoir tout cela qu’au final je ne suis pas certaine d’avoir tant regardé un film qu’une collection de moments « omg mon enfance me monte à la gorge, tears everywhere » et « aw, tellement ils sont jeunes, j’ai envie de leur faire un câlin, c’est adorable ». Avec le suivant je pense que j’aurai un peu plus retrouvé mes esprits mais là je me glissais à nouveau dans un monde que je n’avais pas exploré depuis longtemps et c’était donc vraiment rentrer dans ce monde à nouveau plutôt que regarder un film. Du coup je ne vais pas vous faire un article habituel et juste vous laisser avec quelques points que je voulais noter.

(1) On ne le dira jamais assez mais décidément le casting de ce film –de *ces* films- est extraordinaire. Alan Rickman est bien entendu excellent mais c’est vraiment Maggie Smith qui, hors trio principal, a retenu mon attention car elle joue particulièrement bien tout ce que j’aime chez McGonagall, à savoir ce quelque chose de très digne, cet humour pince-sans-rire, cette compassion et cet amour pour l’école et sa maison.

[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers
[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers
[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers[Le garçon qui a survécu] Harry Potter à l’Ecole des Sorciers

(2) Pour un film qui a, quand même, 15 ans à présent, les effets spéciaux de ce premier volet se tiennent remarquablement bien et j’ai vraiment cru à la magie que Chris Colombus nous met devant les yeux. J’aime vraiment qu’à partir du moment où l’on rentre dans le monde des sorciers, il y ait plein de petites touches qui nous donnent vraiment le sentiment d’un univers riche et existant au-delà de ce que l’on nous montre.

(3) J’ai été choquée, une fois de plus, de constater à quel point les Dursley craignent. Harry a le sentiment d’avoir été élevé en captivité et, oui, c’est vraiment cela. Sérieusement au début, ils menacent quand même de ne plus nourrir Harry pendant une semaine ! Ils devraient avoir les services sociaux sur le dos, clairement. Et c’est pas nouveau, c’est juste qu’à la revoyure, cela m’a refrappée. En parlant des Dursleys cela dit, je ne suis toujours pas très fan de la scène où Dudley se voit attribué la queue de cochon. Cela m’avait toujours un peu fait lever le sourcil, même jeune, car je ne comprenais pas pourquoi Dudley, dans une situation aussi terrifiante pour lui que celle-ci, se préoccuperait du gâteau et cela continue d’être un détail qui me reste en tête.

(4) Ron n’est pas encore tout ce qu’il va devenir, mais au-delà du fait que c’est adorable de le revoir aussi jeune et que le personnage est amusant, on le voit déjà loyal, courageux et pas con, au moins quand il s’agit d’échecs. Encore une fois, quand je regarde cette partie d’échecs je ne peux m’empêcher de me poser des tas de questions sur, dans le film, comment Quirell est passé, pourquoi Ron *devait* être sur la pièce, etc. Mais c’est quand même un vrai bon moment et je suis toujours ravie de voir Ron avoir son heure de gloire.

(5) Lorsqu’Hermione nous sort que l’intelligence et le savoir tiré des livres ne font pas tout mais que le courage et la loyauté/l’amitié sont essentiels et plus importants, j’ai toujours un peu envie de hurler « tu as TOUT cela… genre vraiment tout. » Hermione est clairement le personnage du trio que je préfère et son importance nous est rappelée par absolument tous les films. Emma Watson trouvait encore un petit peu ses marques mais Hermione forever en gros.

(6) Ca y va gravement dans le favoritisme quand même ! Déjà, du côté des professeurs. Même McGonagall en fait et au bout d’un moment cela devient limite comique en fait. Genre pendant le match de Quidditch, quand Gryffondor marque un point c’est annoncé mais quand c’est Serpentard non. Et bien entendu Harry, parce que c’est « dans son sang », se retrouve à être le plus jeune attrapeur de l’histoire, un première année exceptionnel qui rejoint l’équipe alors que cela n’arrive jamais et, bon, c’est quand même un peu gros. Cela arrive très vite et je peine honnêtement à croire qu’il n’y ait personne dans cette école qui puisse faire ce qu’Harry a fait, ou du moins ce que McGonagall a vu de ce qu’il a fait, dans la scène où elle décide qu’il est un bon candidat pour l’équipe. Mais, le plus grand moment de favoritisme qui atteint le niveau troll ultime reste quand même la fin. J’aime bien la fin parce que Neville obtient les 10 points qui font la différence et que je veux donner plein de points à Neville moi aussi mais c’est quand même du trollage de haut vol de faire croire à Serpentard qu’ils ont gagné, de mettre toutes les décos, de leur laisser avoir leur moment de victoire et ensuite, alors que Dumbledore savait PARFAITEMENT comment tout cela allait se passer hein, c’était pas une décision de dernière minute pour lui, y a pas eu une révélation subite… ensuite, donc, d’aller dire « oh bah en fait non, zop Gryffondor gagne, changeons la déco ». Jeune, je m’étais dit « wouhou » mais à la revoyure je me suis rendue compte que c’est quand même drôlement dégueulasse pour tous les élèves Serpentard qui ne sont pas des petits Malfoys ! Il y a sans doute des tas d’élèves à Serpentard qui ne sont que des enfants très biens ayant fait de leur mieux et qui sont ravis d’avoir remporté la victoire, tout cela pour qu’on leur arrache le trophée des mains en leur disant « bon bah non, désolée, GOTCHA ». Et la raison pour laquelle, enfant, j’avais fait « wouhou » dans ma tête est que le favoritisme à l’égard des Gryffondor et au détriment des Serpentard se fait également au niveau du film lui-même qui ne nous montre de Serpentard que ses pires représentants, nous poussant subtilement à nous dire que ce sont tous des cons et qu’ils ont bien mérité ce qu’il leur arrive… c’est quand même un comble pour un film nous introduisant une saga dont la tolérance et le danger de l’extrémisme et des généralisations sont des thèmes principaux.

(7) La scène de nuit où les barques s’approchent de Poudlard m’a fait pleurer. Et regretter mon poster de cette scène que j’avais au dessus de mon lit mais qui a disparu de mes murs pendant mon adolescence. J’adore cette scène et cette image est magnifique.

Je ne pense pas que ce premier volet soit un film parfait mais à l’époque de sa sortie, il m’avait vraiment plu, j’avais eu le sentiment de voir prendre vie un univers dont j’étais très fan et j’avais hâte de voir la suite. Maintenant, avec mes yeux d’adulte, je trouve qu’il fait toujours du très bon boulot et qu’il me replonge dans la magie de l’époque. Je n’ai pas d’avis très constructif malheureusement mais vous pouvez être quand même certains que je vous parlerai de la Chambre des Secrets dans pas *trop* longtemps –mais pas tout de suite parce que j’ai plein d’articles à écrire, j’ai un retard monstre-.

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Dat music :'))

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