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Sorti en 2012

Réalisé par Lee Unkrich

Ecrit par Michael Arndt & Andrew Stanton

 

Avec :

Tom Hanks >>> Woody

Tim Allen >>> Buzz

Joan Cusack >>> Jessie

Ned Beatty >>> Lotso

Don Rickles >>> Mr. Patate

Estelle Harris >>> Mme. Patate

Michael Keaton >>> Ken

Jodi Benson >>> Barbie

Wallace Shawn >>> Rex

etc

 

Dontesque ?

Sur le point de partir à l’université, Andy décide de ranger une partie de ses jouets dans le grenier mais, suite à un malentendu, ceux-ci se retrouvent à la poubelle. Le cœur brisé, ces jouets décident que puisqu’Andy ne veut plus d’eux, ils n’ont plus qu’à chercher une nouvelle maison.

 

~oOo~

Clairement, ce troisième volet était celui que je redoutais le plus. Pas parce que j’avais peur de ne pas l’aimer –c’est celui que j’ai vu le plus récemment et, donc, celui dont je me souvenais le mieux… et je me souvenais que c’était super- mais parce que j’avais un peu peur de verser toutes les larmes de mon corps à le regarder. Ce que j’ai fait. Techniquement j’anticipais tellement que j’ai même commencé à pleurer dès l’ouverture du film parce que je suis faible comme cela. Ce n’est pas que ce soit un film déprimant mais la nostalgie est forte. Parce qu’Andy, ça y est, s’en va à l’université et cela veut dire laisser son enfance et ses jouets derrière lui, ou en tous cas une partie de son enfance et certains jouets. Lorsque l’on commence le film, certains ont même déjà disparu : plus de pingouin, plus de bergère –pauvre bergère, pauvre Woody :(-, quasiment plus de soldats… les effectifs sont drôlement réduits et les survivants craignent pour leur avenir. Même sans la perspective des jouets, il y a quelque chose de mélancolique et un peu triste à explorer la transition de l’enfance à l’étape suivante –et on a un aperçu, notamment, de la réaction de la mère qui, elle aussi, doit gérer le départ de son fils et le vide d’une chambre qui était autrefois pleine de l’enfant qu’elle a élevé- et là, en plus, on a en gros l’enfance elle-même qui pleure la perte d’Andy et se sent abandonnée. Paye ta joie. Donc oui, j’ai pas mal pleuré.

Mais j’ai aussi adoré le film à nouveau et je dois dire que ce troisième volet m’a plus réconciliée encore avec l’idée d’un quatrième volet. Qu’on s’entende bien : je ne pense toujours pas qu’il soit nécessaire. On a regardé Andy grandir et sa relation à ses jouets évoluer, on est resté sur une jolie conclusion d’un cycle qui se répète –le papier peint du début qui devient le ciel de la fin est une très jolie image- et, bref, la trilogie se tient de la plus jolie des façons. Mais revoir ce troisième volet m’a rappelé, une fois de plus, que j’ai confiance en cette franchise si bien que si les mecs de chez Pixar veulentraconter une nouvelle histoire sur tous ces personnages que j’aime beaucoup, très bien, qu’ils fassent. Au pire s’ils se plantent, cela ne changera pas grand-chose et jusqu’ici ils n’ont fait que se surpasser donc… j’attends de voir~

Pour parler de ce film, donc, plusieurs larmes ont été versées mais, je vous rassure tout de même, il y a eu aussi des éclats de rire. Cela dit, ma première source d’amusement a été un peu extérieure au film. Je ne sais pas si vous regardez The Walking Dead mais j’en ai vu en gros quatre saisons –l’impression de répétition et le rythme ont fini par avoir raison de moi… et c’est con, je voulais vraiment continuer de regarder Carol évoluer mais…- et il y a quelques temps j’étais tombé sur –attention aux spoilers, sur les deux- cet article qui fait le parallèle entre Toy Story et The Walking Dead… et le parallèle n’a jamais été aussi évident que dans Toy Story 3 qui reprend un élément narratif récurrent de The Walking Dead en particulier, si bien que je vous avoue que cela m’a pas mal fait sourire tout le long du film. Mais, au-delà de cela, parmi mes touches d’humour favorites, les grands gagnants sont très clairement Ken et Barbie qui jouent à fond sur la réputation de ces jouets. Et en plus d’être drôles, ce sont des personnages que je trouve attachants et dont j’apprécie l’écriture pour ma part : Barbie est hyper-féminine et a des étoiles plein les yeux devant un placard plein d’habits mais elle est bad-ass quand il faut et elle garde les yeux sur l’essentiel sans compromettre ses convictions. Et Ken, le pauvre, est la cible de moqueries un peu tout le temps parce que ses passe-temps et ses manières sont jugés efféminés mais, [spoiler] même s’il est égaré pendant une partie de l’histoire, c’est finalement l’un des seuls jouets ayant le courage de changer de camp et, au final, il est heureux et, avec Barbie, prend la tête d’une communauté qu’il rend meilleure donc les dindons de la farce sont les moqueurs. [/spoiler] Enfin, même s’il y a d’autres tas de choses drôles dans ce film, je pense que la transformation de Buzz en version espagnole fait partie des moments qui m’ont le plus fait rire. En fait, plus précisément, je pense au moment où il danse avec Jessie. Ou, plus exactement : autour de Jessie. Il y a quelque chose de très drôle à cette scène à cause de la réaction de Jessie et de l’animation de Buzz.

[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3
[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3
[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3
[Disney Project] Toy Story 3[Disney Project] Toy Story 3

Et l’animation ne fait que s’améliorer, encore une fois. Ce coup-ci les êtres humains ne font pas plastique dites-donc ! Et, au passage, je voulais aborder un truc que j’avais zappé dans les films précédents : l’action. Je vous dis à chaque fois que Toy Story c’est drôle, que ça donne envie de pleurer un peu, de jouer avec les jouets qu’on a oubliés… j’ai oublié de parler du côté aventure par contre. Et pourtant il est franchement là ! Et dans ce Toy Story 3, il n’est pas en reste. Le plan d’évasion est délicieusement complexe et, niveau action, par exemple, la façon dont Buzz s’y prend pour passer par l’imposte basculante est quand même drôlement impressionnante !  Il y a de l’action complexe et prenante dans ces films, j’avais oublié de le dire et ça se devait d’être rectifié parce que, bien entendu, c’est aussi en partie ce qui rend ces films aussi divertissants.

Mais, bien entendu, Toy Story 3 cela reste le film surtout le film qui m’a fait sangloter comme une nulle dans une salle de cinéma. Parce qu’encore une fois, c’est le film dans lequel Andy est sur le départ et doit trouver une nouvelle place pour certains jouets, peut-être en abandonner d’autres, c’est la conclusion d’une partie de sa vie, conclusion que la plupart d’entre nous ont vécue. Je ne vous cache honnêtement pas que je trouve la conclusion un peu … forcée. Enfin pas ce qu’Andy fait de ses jouets mais la façon dont il le fait. [spoiler] Qu’il donne ses jouets ne me parait pas irréaliste du tout –même si perso mon « Woody », je l’ai toujours, pas question que je m’en sépare- c’est juste que le petit moment émotion sur chaque jouet donné à la gamine et la façon dont cette scène, puis la scène où ils jouent ensemble, sont réalisés de façon un peu … « idéalisée ». Mais c’est parce que c’est un film et que le public a envie de ce genre de conclusion  [/spoiler] et, honnêtement, j’aurais peut-être préféré la version plus « terre à terre » dans un film où les jouets n’auraient été que des objets inanimés mais comme là il s’agissait de véritables personnages, j’avais besoin de la conclusion telle que Toy Story 3 la présente. Cela dit la fin n’est même pas le passage qui m’a le plus fait pleurer finalement. Non, pour cela il faut revenir au moment avec une certaine fournaise parce que l’expression de toute la bande à ce moment-là et la façon dont ils se prennent la main me sont allées droit au cœur. La résolution de cette scène m’a fait beaucoup rire cela dit. Et au passage j’apprécie également tout ce passage du film parce que, notamment, cela nous donne une indication de ce qu’est devenu Sid et que c’est une petite touche appréciable.

Donc… voilà. Je n’apprends rien à qui que ce soit mais Toy Story 3 c’était une excellente conclusion à cette trilogie et, maintenant, c’est un excellent troisième volet dans ce qui sera, j’espère, une excellente quadrilogie. C’est drôle, prenant, touchant, ça peut parler à (presque) tout le monde et même si ça fait se poser des tas de questions (A quel moment les jouets deviennent-ils conscients ? La peluche posée sur mon étagère me juge-t-elle quand je fais n’importe quoi dans ma chambre ? etc)  j’ai apprécié chaque seconde ma revisite de cet univers !

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