[Extension familiale] Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

Publié le 13 Mars 2016

 

Sorti en 2004

Réalisé par Alfonso Cuaròn

Ecrit par Steve Kloves

D’après le roman de J. K. Rowling

 

Avec :

Daniel Radcliffe >>> Harry Potter

Rupert Grint >>> Ron Weasley

Emma Watson >>> Hermione Granger

Gary Oldman >>> Sirius Black

Alan Rickman >>> Severus Rogue

David Thewlis >>> Remus Lupin

Robbie Coltrane >>> Rubeus Hagrid

Michael Gambon >>> Albus Dumbledore

Etc

 

Dontesque?

Nouvelle année scolaire, nouveau danger de mort pour Harry Potter: ce coup-ci, Sirius Black, un dangereux criminal qui semble lié à son passé, est à ses trousses.

 

~oOo~

Comme vous le savez si vous avez lu les articles précédents, ce troisième volet était celui que j’étais à la fois la moins enthousiaste et la plus curieuse de revoir. A sa sortie au cinéma, en 2004, j’étais encore vraiment à fond dans les livres et le Prisonnier d’Azakaban était mon favori. D’ailleurs c’est toujours mon favori parce que c’est celui qui introduit le concept des Maraudeurs et que les Maraudeurs sont le fragment d’Harry Potter que je préfère. Si vous vous souvenez du premier article, je vous y disais que j’avais du écrire plus d’une centaine de fanfictions sur Harry Potter et 90% de ces fanfictions incluaient les Maraudeurs. Sérieusement c’était de l’obsession. Du coup, vous pensez bien, quand le troisième volet était sorti et, s’est-il avéré, passait complètement les Maraudeurs  sous silence,  je l’avais mal vécu. C’est avec le troisième film que mon intérêt dans les films a un peu chuté. Après cela j’ai vu le quatrième au cinéma mais le cinquième non et les choses n’ont plus jamais été comme avant. Du coup en retrouvant la magie des deux premiers volets, j’avais un peu peur de revivre aussi la grosse déception qui m’était tombée dessus. En fait… non. Finalement, moi qui m’étais toujours demandé comment il était possible que ce volet-là soit, à l’exception du dernier –et je me pose la question sur celui-là aussi pour être franche mais on verra bien à la revoyure du coup-, le plus apprécié du public et des critiques -une impression basée sur les critiques de l’époque ainsi que sur les notes obtenues sur des sites tels qu’imdb, metacritic ou encore rotten tomatoes-, eh bien, du coup, je comprends.

Et pourtant, on ne va pas se voiler, y a quand même une forme de frustration qui subsiste. Non parce que je suis toujours triste que l’affaire Maraudeurs ne soit pas explorée et que mon passage favori du livre*  ne soit pas inclus –T.T-.  Mais, même si cela n’a pas toujours été le cas, j’estime qu’un film doit, idéalement, se juger en tant que film indépendant de sa source. C’est donc en mettant de côté ma frustration et en l’abordant comme cela, comme une entité séparée des livres et comme troisième entrée dans une saga cinématographique, que je suis rentrée dans le film… et, du coup, j’ai beaucoup aimé, vraiment. Parce que finalement, cette affaire de Maraudeurs qui m’avait tant gênée la première fois –et continue de me frustrer un peu… la vérité de toute façon est que je voudrais un film entier sur le sujet… ou trois… j’en veux bien autant qu’on m’en donne-, elle n’est pas si dérangeante, elle ne gêne pas à la compréhension du film: la carte peut être n’importe quel objet magique après tout -et le spectateur attentif, même n’ayant pas lu les livres, peut même plutôt facilement deviner à qui elle appartenait - et le plus important passe, le film nous disant bien que Sirius, Rémus, James et Peter étaient amis, que Peter les a trahis et que, clairement, il y a une sacré animosité entre eux et Rogue, qui a l’air d’en avoir encore plus après James, comme l’indiquent quelques répliques en particulier. Sirius se transforme en chien, Rémus en loup, etc et à partir de là faire le lien avec les Maraudeurs devient une affaire de trois lignes. Du coup on se demande un peu pourquoi le scénariste de ce film n’a pas inclus ces trois lignes, tant qu’à faire, d’autant qu’elles expliqueraient le seul truc qui reste vraiment trop flou dans le film lui-même à savoir : le cerf qui  apparait en tant que patronus. On se demande d’où il sort quand même. Il est très clair que ces trois lignes d’explication auraient du se trouver dans le film et que c’était un manque de ne pas les inclure. Mais c’est un manque comme les autres films en avaient, ces lignes peuvent facilement être intégrées dans n’importe lequel des autres films sans souci et leur absence ne gêne pas tant que cela à la compréhension et à la fluidité de ce troisième volet. Le coup du cerf ne fait donc que rejoindre les autres questions que je me pose, des petites erreurs à la con du genre : pourquoi quand les personnages sortent du trou sous le saule cogneur, celui-ci ne cogne plus ? Il avait décidé de faire un break ? Et pourquoi Lupin ne commence t-il à se transformer qu’en voyant la lune ? Elle était déjà bien levée, est-ce que cela veut dire que s’enfermer dans un donjon suffirait à éviter la transformation ? Et bien entendu il y a la continuation de certaines questions vis-à-vis de la direction de l’école : est-ce qu’un orage de ouf et des démentors –même s’ils ne sont pas supposés s’approcher- ne seraient pas un bon motif pour reporter un match de quidditch ? Surtout si on prend en compte le fait que, par le passé, Harry, qui a, en l’occurrence, un malade à ses trousses, a manqué d’être tué dans tous les matchs auxquels il a participé. Et je ne reviens pas trop sur le « Dumbledore laisse deux gamins prendre des risques de fou » de la fin pour plutôt me demander si c’était vraiment une bonne idée, à la base, de donner à une élève –aussi géniale et sérieuse que soit Hermione- le moyen de retourner dans le temps.

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Bref, tout comme dans les deux volets précédents, y a des trucs qui tiennent moins debout que d’autres mais, comme dans les deux volets précédents, il est facile de passer par-dessus parce que l’intrigue principale est prenante – j’ai beau remettre un peu en question les décisions du corps enseignant, j’apprécie beaucoup, notamment, l’idée du retour dans le temps… les voyages dans le temps sont toujours quelque chose qui me plait de toute façon- et parce qu’il y a bien plus de bonnes choses que de détails qui me font froncer légèrement les sourcils. Et parce qu’à présent ces articles ne sont plus que des séries de listes, faisons une liste.

(1) Le casting d’Harry Potter a bien entendu toujours été l’une de ses plus grandes forces et les nouvelles additions ne faiblissent pas. A l’époque de la sortie du film j’avais été un peu déçue du choix de Gary Oldman pour Sirius Black parce que, dans ma tête, il fallait que Sirius soit le plus bel homme à avoir jamais foulé la terre mais maintenant que j’ai pris quelques années, j’apprécie le choix de l’excellent acteur qu’est Gary Oldman. David Thewlis est également très bon dans le rôle de Rémus Lupin et bien qu’on ne le voit pas très longtemps, Timothy Spall est très crédible dans le rôle d’un type qui a passé les 12 dernières années de sa vie sous la forme d’un rat. Le film nous fait également passer de Richard Harris –malheureusement décédé- à Michael Gambon dans le rôle de Dumbledore et la transition, malgré une interprétation assez différente, se fait sans mal. Par ailleurs, au-delà des additions, le trio central a également fait des progrès et même si ce n’est pas encore parfait –Emma Watson surjoue toujours un petit peu, Daniel Radcliffe n’est parfois pas tout à fait convaincant, je pense notamment à la scène où il pleure dans la forêt-, il y a clairement de l’amélioration et on sent que les acteurs sont en train de « grandir dans leurs rôles ».

(2) L’Hermione du film est différente de celle du livre mais j’aime les deux et, dans ce troisième volet, on la voit vraiment prendre de plus en plus d’assurance et on sent l’influence que les deux autres ont eue sur elle. Je la remercie pas mal d’avoir cogné un peu Malfoy par ailleurs parce que, décidément, dans ce film il est bien agaçant –et c’est pas un problème hein, c’est l’idée-. Et toujours pas très subtil, je vous avoue que lors de certaines de ses scènes, j’ai doucement rigolé. Pour revenir à Hermione néanmoins, les indices d’une future romance entre elle et Ron –qui est tout à fait agréable à regarder dans ce film et, oui, je suis très consciente qu’il est beaucoup trop jeune pour que je me permette ce genre de remarques… pardon- reviennent ici lors de plusieurs scènes et comme j’aime beaucoup ces deux-là ensemble, forcément, cela me fait plaisir à voir. La scène où elle lui chope la main parce qu’elle a peur pour Harry me fait sourire –la réaction de Ron est extra- et je la trouve adorable.

(3) J’adore la drama-atttitude de Rogue. Chaque fois qu’il fait une entrée dans une pièce, il y a vraiment un côté « drama-queen » qui me fait à la fois sourire et vraiment apprécier le personnage. Du coup je voulais le noter. Et, à son sujet, j’aime aussi beaucoup l’image de lui se mettant entre les élèves et le loup-garou à la fin. Rogue, bien qu’il soit l’un de mes personnages favoris, n’est clairement pas quelqu’un de parfait et c’est un professeur que je n’aurais vraiment pas aimé avoir mais dans cette scène-là, il y a quelque chose d’admirable –et on pourrait dire « normal » mais le passé nous a montré que certains professeurs n’en auraient pas fait autant o.o- dans la façon dont il protège les trois adolescents de son corps par réflexe.

(4) La musique est, comme toujours, excellente et, dans ce film, j’ai un faible pour le passage de la chorale. Il y a quelque chose de très naturel à l’association de « chorale » et « Harry Potter » dans ma tête… et je pense qu’en partie c’est parce que les films Harry Potter sont très étroitement liés à la période de Noël dans mon esprit. Pas juste parce qu’ils sortaient à Noël mais parce qu’il y a toujours un peu de neige dedans et parce que magie + neige = Noël dans ma tête.

La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.
La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.
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La bitch-face de Rogue quand Lupin se lève est magnifique.

(5) Petite mention pour Hagrid parce que je n’en ai pas trop parlé dans les articles précédents, que je trouve Robbie Coltrane excellent dans ce rôle, que le personnage est adorable et que c’était super de le voir devenir professeur même si, le pauvre, n’a pas eu une première année bien facile. J’ai eu envie de lui faire un gros câlin à plus d’une reprise et j’en veux pas mal à Malfoy d’avoir été le petit con qu’il est toujours.

(6) Rien de très important mais je viens de me rendre compte que nous n’avons plus droit aux résultats de la coupe des maisons ! Pas que ce soit essentiel, c’est juste une remarque, j’aurais bien aimé voir les résultats chaque année, un peu au même rang que les matchs de Quidditch. Encore que SALT, dans son commentaire sur le dernier article, faisait remarquer à quel point cette coupe entre les maisons (entre autres) entretenait une relation de compétition -encouragée par des profs qui ont tendance à, eux-mêmes, donner dans la compétition et, donc, le favoritisme- allant à l’encontre de la collaboration entre maisons.

(7) L’esthétique… qu’est-ce que ce film est beau à regarder ! La seule exception serait le loup-garou que j’ai toujours trouvé assez laid et sur lequel je n’ai pas changé d’avis mais, sinon, le reste du film est magnifique et c’est fou le nombre de scènes qui m’étaient restées en tête purement pour leur esthétique. Bien entendu, les films Harry Potter sont tous jolis à regarder et j’aime beaucoup les couleurs des deux premiers mais le Prisonnier d’Azakaban est le film de la saga que j’ai le moins revu –j’ai revu les deux premiers probablement 5 ou 6 fois, le troisième 1 fois en excluant celle-là, les 4 et 5 2 fois et les derniers aucune- et pourtant certaines scènes m’étaient vraiment gravées dans la tête, juste parce qu’elles sont tellement belles dans ce qu’elles ont de sombre, même dans leur féérie. Par ailleurs ce troisième volet est le premier à nous faire vraiment découvrir l’extérieur du château et j’ai adoré le fait d’explorer plus les environs, cela donnait l’impression d’un monde plus large que dans les films précédent. Un monde un peu changeant par contre car la géographie autour de Poudlard a l’air de suivre un peu les mêmes règles que les escaliers du château… des fois c’est même un peu perturbant, ça clashe avec la carte mentale que je m’étais faite des environs… mais bon c’était quand même sympa d’explorer tout cela.

Et je pense que c’est l’ambiance générale du film qui fait qu’à la revoyure je l’ai autant apprécié. Le Prisonnier d’Azkaban marque un vrai tournant, un tournant vers un ton nettement plus adulte et maintenant que, moi-même, j’ai grandi, j’apprécie d’autant plus cette nouvelle maturité et l’ombre qui se profile dans l’histoire –et chez le personnage principal d’ailleurs- et nous prépare à la gravité des évènements à venir. Il y aura toujours une certaine petite tristesse au fond de moi, un petit regret de ne pas avoir pu voir tout ce que je voulais voir, mais après avoir accepté de voir le film pour ce qu’il est, ce qu’il fait, et non pas pour ce que je voudrais qu’il soit, ce que je voudrais qu’il me montre en tant que lectrice, je m’en suis trouvé une toute nouvelle appréciation. Et c’est une bonne nouvelle parce que, du coup, c’est avec beaucoup d’enthousiasme, et non plus avec le désenchantement d’antan, que je peux aborder la suite.

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 * Pour ceux qui se poseraient la question, mon passage favori du livre est celui où Harry s’exclame que, oui, bien sûr il veut aller vivre avec Sirius. La description du visage de Sirius Black à ce moment-là m’était vraiment restée en tête. Je ne sais pas pourquoi c’est ce passage-là qui m’a marquée en particulier, ce ne sont que quelques lignes, mais quand il m’arrive de ressortir les livres, c’est une des premières choses que je relis et l’émotion est toujours là.

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