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Sorti en 2015

Réalisé par Alejandro Gonzalez Iñarritu

Ecrit par Alejandro Gonzalez Iñarritu & Mark L. Smith

D’après le roman de Michael Punke

 

Avec :

Leonardo DiCaprio >>> Hugh Glass

Tom Hardy >>> John Fitzgerald

Domhnall Gleeson >>> Andrew Henry

Will Poulter >>> Andrew Henry

Forrest Goodluck >>> Hawk

Etc

 

Dontesque?

Lorsque Hugh Glass qui, avec son fils, servait de guide à une expedition de trappeurs, est sauvagement attaqué par un ours et laissé pour mort, son fils tué, par l’homme qui était censé s’occuper de lui, il semble sur le point de mourir mais puise dans des ressources extraordinaires de force et de haine, entreprenant un long voyage vers sa vengeance.

 

~oOo~

La semaine dernière, j’ai fini par me motiver et je suis allée voir The Revenant au cinéma avant qu’il sorte des salles, parce que j’avais le sentiment que, si je le loupais sur grand écran, j’allais le regretter (je confirme que c’eut été dommage). Et puis j’étais curieuse de voir quel était ce film qui avait enfin valu son Oscar à l’ami Di Caprio ! Donc, après une séance de motivation, j’ai gaiement pris le bus, je suis allée jusqu’au cinéma qui voulait bien me proposer de la V.O., j’ai payé mon billet et je me suis assise devant ce film que j’ai beaucoup, beaucoup aimé. Honnêtement, une partie de moi était un peu inquiète car j’avais quand même entendu pas mal de « ça fait très pur exercice de style », « c’est un peu froid », « on s’ennuie, c’est trop long », etc. Mais je ne me suis pas ennuyée du tout et le film m’a laissée tout à fait enchantée. Et aussi un peu sonnée : je vous avoue que, après avoir regardé passer tout le générique, je suis un peu restée… engourdie ? Ce n’est pas le mot, mais mettons qu’il m’a fallu un petit temps avant de me sortir de l’ambiance du film.

The Revenant fait un très joli mélange de réalité et d’irréalité. Sans parler des rêves de Glass (le personnage de Di Caprio donc), tout le film a quelque chose d’un peu irréel en fait, à cause de la façon dont il est filmé. J’en avais entendu parler avant de le voir, le réalisateur a insisté pour filmer à des moments bien précis de la journée, la « Golden Hour », et cela donne un film qui semble toujours se dérouler à l’aube ou au coucher du soleil. Du coup, tout flotte un peu toujours « entre deux mondes », dans ce moment où l’on sort ou rentre du rêve. Mais, à coté de cela, le contenu du film peut s’avérer particulièrement violent car très réaliste, non seulement grâce aux effets mais également parce que le réalisateur, lors de scènes clés (une scène de massacre au début, la fameuse scène de l’ours également,…), use de longues, longues prises qui accentuent leur effet « réel ». Le film a, grâce à tout cela, une ambiance très envoûtante et à la fois très dure dans laquelle je me suis laissée me perdre petit à petit, jusqu’à avoir du mal à en sortir à la fin. Et, d’ailleurs, dans tout cela, les personnages se sont un peu perdus également. Ce qui n’est pas une mauvaise chose du tout, et le casting était bien entendu très bon. Je commence à me demander s’il viendra un jour où je comprendrai à 100% ce que raconte Tom Hardy sans avoir à me concentrer à mort, mais il était très bon dans le rôle de Fitz que j’ai détesté de tout mon petit être, tout en comprenant pourtant la façon dont son univers avait fait de lui ce qu’il était.

Et, naturellement, Leonardo Di Caprio n’était pas en reste niveau performance. On ne sait pas grand-chose des personnages, on est très rapidement lancé dans l’histoire et, si on a une backstory pour Glass quand même, pour le reste on est un peu dans le flou. En vérité, même du côté de Glass, il semble manquer des morceaux. Ce qui ne m’a pas empêchée de ressentir quelque chose pour le personnage ! Au-delà d’une admiration certaine pour sa résilience et d’une bonne dose de compassion, je m’étais également suffisamment émotionnellement investie dans sa relation avec son fils pour que, lorsqu’il meurt, je le vive assez mal. Et, encore une fois, même avec très très peu de mots, Di Caprio faisait vivre son personnage de façon remarquable. Cela dit, quitte à lui donner un oscar, ce n’est peut-être pas pour ce film que je l’aurais fait. Parce que je l’ai trouvé meilleur dans d’autres films, mais probablement surtout parce que ce film ne m’a pas frappée, comme d’autres l’ont fait, comme étant « son » film.

C’est bizarre à dire parce qu’il est clairement le personnage principal, qu’il est allé loin pour ce rôle, et que, malgré quelques aperçus ici et là de ce que font les autres personnages, on le suit en grande, grande majorité… mais pour moi ce film n’était à propos d’aucun des personnages en vérité. Le personnage principal de The Revenant, dans mon ressenti, c’était la « nature ». Je mets le terme entre guillemets parce que je ne suis pas certaine que ce soit le bon… disons que le sujet du film, à mes yeux, a été l’idée en général que nos vies sont insignifiantes. Et c’est pour cela que cela ne m’a pas dérangée qu’il y ait 10 000 plans du ciel (j’exagère un peu), que le rythme soit lent, qu’on en sache peu sur les personnages, que certaines histoires se croisent sans vraiment se résoudre… parce que, de mon point de vue, l’histoire que racontait vraiment The Revenant, dans cette nature immense, magnifiquement filmée (les paysages de ce film sont décidément de toute beauté) et d’un blanc immaculé sur lequel l’homme ne laisse sa trace qu’un temps, était plus grande que ces personnages. Je ne dis pas que c’était l’intention du film, son titre se réfère après tout au personnage de Glass après sa seconde naissance, mais c’est comme cela que je l’ai vécu. J’ai vu The Revenant comme l’idée que nos existences peuvent se terminer de manière brutale et inattendue, que nos motivations, nos sentiments, seront lavés, emportés par un fleuve puis oubliés après nous, et que nous nous rêvons plus d’importance que nous n’en avons en réalité.

C’est donc un film qui m’a beaucoup parlé émotionnellement. Je ne suis sincèrement pas certaine de l’avoir reçu tel que le réalisateur l’entendait, mais au moins cela m’a fait me féliciter d’avoir acheté ma place et m’a donné envie de le mettre sur ma liste de films à revoir un jour, donc… je ne me plains certainement pas. Ce sont des heures de ma vie que je ne regrette pas et je vous invite à en donner autant à ce film. Vous ne le verrez peut-être pas de la même façon que moi, mais je ne peux que vous le conseiller malgré tout.

Au passage, j'adore cette band-annonce

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma occidental, #USA, #201s, #2015, #Alejandro Gonzalez Iñarritu, #Mark L. Smith, #Michael Punke, #Adaptation, #Leonardo DiCaprio, #Tom Hardy, #Domhnall Gleeson, #Will Poulter, #Forrest Goodluck, #Survival, #Animal attack, #Vengeance, #Drame

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