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Diffusée de 2005 à 2013

9 saisons, 201 épisodes

Crée par Greg Daniels

D'après la série crée par Ricky Gervais

 

Avec:

Steve Carell >>> Michael Scott

Rainn Wilson >>> Dwight Schrute

John Krasinski >>> Jim Halpert

Jenna Fischer >>> Pam Beesly

ETC, beaucoup d'ETC.

 

Dontesque?

La série s'attache à nous mettre sous les yeux le quotidien ordinaire d'employés d'une entreprise vendant du papier.

 

~oOo~

Il y a beaucoup de beauté dans les choses ordinaires.

Pam

Cela faisait très longtemps que The Office était sur ma liste de choses à voir : tout le monde n’arrêtait pas d'en parler, de m’en vanter les mérites, le titre revenait sans arrêt dans les quelques émissions télé que je regarde (okay, j’en regarde peu), Jim, Pam, et Michael semblent être passés dans la « culture générale commune » d’internet… donc, oui, cette série était sur ma liste de choses à voir (et techniquement je l’ai commencée et finie avant de lancer mon projet « ménage » mais, comme elle était sur la liste, je la fais compter) et c’est finalement un tweet de @_JuliaSteiner qui m’a décidée, d’autant que j’avais moins d’appréhension à présent. Car, en vérité, j’avais déjà tenté de regarder The Office il y a quelques années, mais j’avais été rebutée par le format « mockumentary » qui ne m’attirait vraiment, mais alors vraiment pas. Heureusement Parks and Recreation (que j’adore absolument, mais qui gère cela dit nettement moins bien son format mockumentary que The Office, qui introduit en plus un meta très sympa dans la dernière saison) est passée par là, et depuis, ça va mieux, j’étais donc prête pour The Office, et ce coup-ci j’espérais que la série me fasse rire, et que les personnages me parlent (je n’avais pas vraiment « saisi » le personnage de Michael Scott la première fois, certainement parce que je ne lui avais pas laissé assez de temps). J’ai commencé par la version UK, la version originale donc (dont je vous parlerai cela dit plus tard, le temps de la revoir un coup), puis je me suis (re)lancée dans la version US. Qui a un ton finalement plutôt différent de la version UK (que j’ai adorée), mais qui m’a conquise, et que j’ai eu énormément de mal à quitter. Plus que la version UK même, mais la concurrence est un petit peu déloyale car la version UK n’avait que deux petites saisons, tandis que la version US m’a fait vivre 9 longues saisons avec ses personnages. Donc, forcément, l’investissement de temps n’était pas le même, j’ai eu le sentiment de bien plus « vivre » avec ces personnages.

Et les premiers personnages auxquels je me suis attachée, ceux qui m’ont permis de rentrer doucement dans the Office, ce sont les fameux Jim et Pam dont j’avais tant entendu parler. Très mis en avant par la série, ils ont été ma porte d’entrée dans the Office parce qu’ils sont les deux personnages auxquels il est le plus facile de s’identifier dans les « dominants ». Ils sont plus dans la norme on va dire, et leurs sentiments de frustration sont tellement compréhensibles ! Pam est certainement le personnage dont je me sentais la plus proche. Parfois on avait un peu le sentiment que la série ne savait pas trop quoi en faire, mais, honnêtement, j’ai trouvé la façon dont elle essayait quelque chose, échouait, s’aventurait quelque part sans forcément que cela aboutisse, revenait en arrière, hésitait, etc, très humaine, très proche de ma vie à moi. Si le monde était une série, l’univers un scénariste, et si j’étais un personnage dans cette série, un critique dirait probablement de moi « mmh, on dirait que l’univers ne sait pas trop quoi en faire de ce personnage-là ». Dans la plupart des séries, je dirais que c’est important qu’un personnage aille quelque part, mais dans the Office, qui se veut un minimum réaliste, cela me semblait moins primordial, parce que beaucoup d’entre nous ont certainement souvent l’impression de n’aller nulle part. Là où il y a un souci, par contre, c’est que le personnage semblait être parfois légèrement « perdu » au profit de lancer certaines intrigues, mais cela restait léger, cela ne m’a pas dérangée plus que cela, et j’ai beaucoup apprécié Pam. Ainsi que Jim. Et, surtout, je les ai aimés ensemble. Leur romance est certainement une des plus jolies du petit écran, parce que c’est une romance qui prend son temps, qui est pleine de petits, vrais moments, de tendresse, et de complicité. C’était triste, au début, de regarder Jim le cœur tout malmené de voir Pam avec son fiancé, c’était encore plus triste de réaliser que Pam était amoureuse en retour sans s’en rendre compte… mais les occasions manquées et les mauvais timings font qu’on regarde, saison après saison, continuer de se développer une amitié solide qui devient la base, pas juste d’une romance, mais véritablement d’un couple. On apprend à connaître les personnages séparément, et lorsqu’enfin la romance aboutit, on n’en est que plus ravi. Leur évolution, leur rapprochement, toute leur relation a été ma première accroche à the Office, et à partir de là, j’ai continué à regarder la série et me suis assez rapidement mise à apprécier tout le monde.

[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)
[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)
[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)[MP2016: La beauté et l'humour de l'ordinaire] The Office (US)

Dwight, le nerd du bureau, est délicieusement étrange… voire un peu dangereux, mais on lui pardonne parce qu’il est vraiment amusant. Et puis lorsqu’il fait preuve de gentillesse, ce qui arrive plusieurs fois au cours de la série, cela a quelque chose de touchant du coup. Sa rivalité avec Jim était une de mes sources numéro 1 d’amusement. Dans la vraie vie, je me demande s’il était bien correct de la part de Jim d’élaborer toutes ces farces, mais, dans la vraie vie, je pense que j’aurais eu très peur de Dwight, et ces deux-là ne manquaient jamais de me faire rire. Dans ce bureau, tous les personnages avaient leurs défauts : Angela est hypocrite et aime à juger ses semblables, Andy et Stanley sont très égoïstes, Oscar est un véritable snob, Kelly est une drama-queen, Brian est probablement juste plutôt pourri de l’intérieur… Mais j’étais ravie de tous les voir. Oui, même Brian. Parce qu’ils étaient tous drôles, et parce que la série s’appliquait à nous montrer leurs faiblesses avec leurs forces, et qu’au final je m’attachais même aux personnages dont je réprouvais complètement l’attitude. Alors, malheureusement, certains personnages manquent un peu de développement (j’ai eu cette impression pour Phyllis, la « maman » du bureau,  par exemple), d’autres se perdent un peu en cours de route (j’ai eu le sentiment notamment que le Kevin du début était remplacé par un autre Kevin), et certains étaient beaucoup trop « tirés » par le scénario (l’ignorance d’Erin, par exemple, finit par devenir un peu trop grosse, même si j’ai continué de beaucoup aimer le personnage pour sa gentillesse et les choix qu’elle finit par faire). La série n’est pas d’une constance parfaite au niveau du développement de ses personnages, et ils semblent effectivement être plus grossièrement écrits à la fin qu’au début, certains devenant un peu des caricatures de ce qu’ils étaient. Cela n’a néanmoins pas été fatal à la série à mes yeux, leur dynamique restant extrêmement plaisante, divertissante, et attachante. A la fin, j’étais dévastée à l’idée de les quitter, et le dernier épisode a été un véritable festival lacrymal pour moi. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que the Office me rendait les yeux tout humides ! Il y a plein de jolis moments dans cette série. Jim et Pam sont bien entendu une mine d’or pour ces moments-là, mais voir Dwight laisser Pam gagner parce qu’il comprend qu’elle a besoin de croire un peu en elle, Oscar venant en aide à une Angela au bout du rouleau, les funérailles d’un oiseau qui était bien plus qu’un oiseau… sont autant de moments qui m’ont véritablement touchée. Mais le plus grand de ces moments, peut-être même plus qu’aucun moment entre Jim et Pam (cela reste à vérifier cela dit : ils en ont tellement :’) ), c’est celui où Michael va voir l’exposition de Pam, qui à ce stade a le sentiment de ne rien valoir du tout, et lui dit très sincèrement qu’il aime son dessin, qu’il est fier d’elle (non, je n’ai pas les larmes qui me viennent aux yeux rien qu’en en parlant, nope). La conclusion de cet épisode fait converger les axes de ces deux personnages de façon parfaite et émouvante, nous rappelant pourquoi, quand même, on aime vraiment Michael Scott.

Les gens avec qui on travaille, quand on y réfléchit bien, sont, au final, vos meilleurs amis au monde.

Michael Scott

Comme je vous le disais, la première fois, je n’avais pas compris le personnage de Michael. Je n’arrivais pas à m’y intéresser, je n’en voyais pas le charme. Parce que c’est un personnage auquel il faut laisser le temps. C’est un manager incompétent, un homme ridicule par bien des aspects, il est parfois très égoïste, il dit souvent des choses offensantes, il veut tellement se faire aimer qu’il ne se rend parfois pas compte de ce qu’il fait… On le voit au pire de lui-même, mais, petit à petit, on le voit au meilleur de lui-même également, et Michael Scott est quelqu’un qui aime profondément les gens avec lesquels il travaille. Au point où cela le pousse parfois à faire les pires des bêtises, mais il y a une raison pour laquelle tous ses employés, au fond, ont de la tendresse pour leur patron, et c’est parce qu’il la leur rend au centuple. Il y a quelque chose de triste, un peu, à ce personnage qui cherche autant à se faire aimer, et ne se rend pas toujours compte que les gens rient souvent de lui, plutôt qu’avec lui, mais il touche la vie de ceux avec qui il travaille, et au milieu de l’absurdité, il y a de vrais, beaux moments, parce que personne ne se soucie plus de ce bureau et de ces gens (à part Toby… pauvre, pauvre Toby) que Michael Scott. Rapidement, j’ai fini par voir son attrait, et lorsqu’il finit par quitter la série, cela m’a un peu brisé le cœur, je vous l’avoue. Cela me faisait peur aussi, car j’avais entendu dire que les deux dernières saisons, en conséquence, étaient moins bonnes. Et dans un sens, ce n’était pas faux. Cela dit, je ne sais pas si c’est parce que j’ai regardé la série d’une traite et que j’y étais préparée, mais finalement je les ai quand même bien appréciées ces deux dernières saisons. Il y a des personnages qui ne m’ont pas tout de suite convaincue, et certains ont fini par me plaire, d’autres non, tandis que des personnages que je connaissais déjà traversaient des périodes difficiles (toute l’affaire « bateau et retour » d’Andy a eu du mal à passer, les difficultés de Jim et Pam m’ont laissée mitigée,…), mais les saisons 8 et 9 avaient aussi leurs bons moments. Dans la 9, en particulier, j’ai aimé la façon dont intervenait subitement le documentaire à l’intérieur de la série, et puis j’ai aimé le final, qui était plein de tout ce que je voulais pour tous ces personnages.

Entendre l’opening pour la dernière fois, savoir que ma fenêtre se fermait sur la vie de personnages que, à un niveau émotionnel, j’avais commencé à considérer comme de vrais gens, avoir le sentiment qu’ils avaient beaucoup évolué, évolueraient encore et, probablement, ne se verraient plus tous autant qu’avant,… tout cela me faisait beaucoup de peine et, à la fois, je savais que les bonnes choses ont une fin, et que dans les moments d’envie, je peux toujours reprendre celles-là à leur début. Donc c’est allé. Mais j’ai quand même un peu (beaucoup) pleuré. Et j’ai aimé the Office. La série a presque (presque) réussi à me donner envie de travailler dans un bureau dites-donc ! Mais surtout je l’ai aimée parce que, au-delà du fait qu’elle me faisait rire, the Office était une série qui s’attachait à trouver le beau, l’aimable, le charme dans l’ordinaire de la vie et de gens imparfaits. Je ne vous apprends rien en vous disant que the Office c’est super, tout le monde l’a dit avant moi, je suis en retard à la « love-fest », mais si, comme moi, vous êtes du genre à être en retard, et si vous n’avez pas encore laissé leur chance à Michael Scott et ses employés, allez-y, vraiment.

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