Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Home invasion~

 

Coucou les gens :D Me revoilà avec un article à thème. J’allais intégrer ces trois films dans mon article précédent du même genre, mais cela faisait beaucoup, je n’avais pas le temps de tout écrire sur le coup, donc je me suis dit que tant qu’à faire j’allais garder ces trois-là pour un article séparé –celui-là donc-, d’autant qu’ils ont le même sujet : l’intrusion du danger dans le foyer. Même si l’héroïne du premier film n’est pas chez elle, les deux enfants qu’elle garde si, et on a donc bien des personnages qui sont pris en chasse dans leur propre maison. Je ne sais pas pourquoi, je me sentais vraiment de regarder des films sur ce thème. Je pense que c’est parce que c’est quelque chose qui me fout les boules, que j’étais dans une période où être toute seule dans la grande maison où je suis m’angoissait, et que j’aime bien jouer avec mes nerfs comme cela. J’avais déjà entendu parler de chaque film avant cela –techniquement il y en a même un que j’avais déjà vu-, j’avais tous l’intention de les voir –ou revoir- et il s’est trouvé que le timing était bon donc… causons~

 

Une baby-sitter dans une grande maison isolée commence à recevoir des appels téléphoniques inquiétants.

C’était celui-là que j’avais déjà vu. Et pour être honnête j’en avais gardé un souvenir extrêmement négatif. Du coup « pourquoi le revoir ? » me demanderez-vous. Eh bien ce film est le premier film d’horreur –bon, il est plutôt à ranger dans le thriller, mais il compte quand même, ne serait-ce que parce que dans mon « histoire personnelle du cinéma », c’est comme cela que je m’en souvenais, si bien que l’étape est valide- que je me souviens avoir vu au cinéma. A l’époque je n’avais pas eu trop le choix, c’était un des seuls films qui passaient, et ma sœur et moi avions en gros fuit la maison où mon père recevait sa petite amie, ce qu’à l’époque nous vivions plutôt mal. Du coup nous nous étions exilées, et puis c’est vrai que nous étions encore en plein dans notre période « horreur à fond »-qui a duré de 2003/2004 jusqu’à ce qu’on ait véritablement épuisé tout ce que le magasin de location DVD avait à nous proposer-, donc même sans le choix limité, je pense que nous serions allées le voir. Tout cela pour dire que malgré mon souvenir négatif, j’ai gardé une certaine nostalgie pour ce film, et m’étais toujours dit qu’un jour, j’y reviendrais. Maintenant que c’est fait, je dois que je trouve mon ancien-moi assez dur honnêtement. Pas que le film soit bon, mais j’en faisais quasiment le pire film de l’histoire du cinéma et… non, faut pas déconner quand même. Mais que voulez-vous, c’était il y a dix ans, j’avais… zut, j’allais dire que j’étais jeune et excessive, mais j’avais 17 ans en fait. Donc j’étais juste excessive.

Cela dit, encore une fois, ce n’est pas un bon film. Je pense que si je ne l’ai pas méprisé ce coup-ci, c’est parce que je me rends compte qu’il n’est pas non plus insultant, et aussi parce que depuis la première fois que j’ai vu ce film, j’ai *vraiment* appris la peur de se retrouver toute seule dans une maison vide, si bien que je me mets à la place de l’héroïne et fais probablement le boulot du film à sa place en partie. Et puis finalement, je l’apprécie bien cette héroïne. Je la trouve toujours mal jouée –et de toute façon je trouve tout le casting bancal, mais elle est à l’écran 99% du temps donc le fait qu’elle ne m’ait jamais convaincue est forcément plus dérangeant-, et oui elle prend des décisions parfois qui n’étaient pas les meilleures, mais finalement, elle n’en prend pas *tant* que cela. Une ou deux fois je me suis posée des questions, mais d’autres fois elle avait de très bons réflexes, et puis elle fait un personnage assez « banal », ce que j’entends de façon positive : c’est une ado lambda à laquelle on n’a pas de mal à s’identifier, du moins j’ai trouvé. Honnêtement si on parle de personnages qui accumulent les conneries, je trouve que le tueur n’est pas bien compétent, ni bien inquiétant dès qu’il apparait à l’écran, et la réactivité de la police ne fait pas rêver non plus. C’est dommage pour le tueur je dois dire. Et, de toute façon, comme je vous le disais, le film n’est pas très bon. La tension se base pas mal sur des éléments très forcés –comme le rôle de la bonne qui est mal introduit, ou bien celui de la meilleure amie dont l’apparition dans la baraque est un peu incongru…-, et même si le film n’abuse pas trop des jumpscares, il réussit quand même à nous caser deux fois le plus cliché de tous les jumpscares : celui du chat. En plus, même en admettant que vous n’ayez aucune idée de quoi va parler le film, When a Stranger Calls ne laisse aucune place au doute, commençant par une scène où le tueur fait une première victime, ce qui, en gros, nous annonce ce qui va se passer, et comment cela va se passer. C’est un peu dommage surtout que puisque le film prend le parti de ne pas faire se rencontrer les enfants et l’héroïne avant le dernier quart du film –une décision à la con, cela n’aurait rien coûté, aurait semblé moins étrange, et nous aurait peut-être permis de développer une relation d’affection avec les gosses, au moins un peu-, il aurait facilement pu jouer sur le « si cela se trouve les parents sont la menace ». Non parce qu’au début, on n’a finalement rien qui nous prouve qu’il y a bien des enfants dans cette chambre à coucher. Pour ce qu’on en sait, le couple fortuné pourrait engager des babysitters et les terroriser eux-mêmes. Bref, je dis pas que c’était nécessairement une bonne idée de se la jouer comme cela, mais simplement que, en gros, nous annoncer l’histoire avant qu’elle ne commence, dans le cas de ce film, n’a pas marché en sa faveur –parce qu’il y a des films dans lesquels cela fonctionne, bien entendu-. Au final, le film semble être un long build-up qui peine énormément à instaurer le suspens et semble souvent plus longuet que tendu, jusqu’à aboutir à une résolution très rapide où l’antagoniste ne se révèle pas être bien impressionnant.

Donc, non, ce n’est toujours pas un bon film. 3/10

 

Après la mort de son frère, une jeune femme isolée et psychologiquement incapable de sortir de chez elle voit son foyer envahi par trois hommes qui espéraient la cambrioler.

Je ne veux/peux pas vous en dire trop sur ce film, et si vous voulez un conseil, s’il vous intéresse, je vous dirais de ne pas aller lire d’autres synopsis, et d’éviter aussi les bandes-annonces –j’en mets une après l’avis quand même, parce que c’est ce que je fais quand je parle de plusieurs films rapidement, mais à mon avis il vaut mieux ne pas la regarder-, parce qu’elles spoilent un truc essentiel, un truc qui redéfinit complètement le film, à tel point que, spoilée que j’étais, j’ai eu du mal à l’apprécier. Ce n’était pas la seule raison, mais cela n’a vraiment pas aidé on va dire. Et c’est dommage parce que j’étais enthousiaste, notamment à cause de ce « psychologiquement incapable de sortir de chez elle » -que beaucoup des autres synopsis ont traduit par « agoraphobie » mais le terme n’est jamais prononcé dans le film, et pour cause : l’héroïne ne souffre pas d’agoraphobie… ou bien, si c’était l’idée, la représentation est foireuse, mais vu que le terme n’est jamais prononcé, je pars du principe que ce n’était pas l’idée-. L’idée d’une jeune femme face à une menace s’introduisant dans le lieu qu’elle est incapable de quitter était intriguant, parce que la plupart des victimes de « ce type de films » essaient de s’enfuir, sauf que pour elle, ce n’était pas une option : il faudrait qu’elle se cache, ou qu’elle affronte la menace. Ou bien qu’elle résolve un sacré blocage psychologique, ce qui semblait quand même difficile à faire en  un espace de temps aussi réduit.

Sans en dire trop, j’ai simplement eu du mal à m’intéresser au film, parce que je ne trouvais aucun personnage plus intéressant que cela, sans parler d’attachant. Du coup, je n’étais préoccupée par le sort de personne. A la limite, Dan, le jeune homme qui livre ses repas à l’héroïne, était plutôt sympathique, mais ce n’est pas comme s’il avait un rôle particulièrement développé non plus, et il lui arrivait même de sortir les pires des répliques, insérant une comédie probablement involontaire dans des moments qui se voulaient tendus –mais qui tombaient un peu à l’eau de toute façon honnêtement, parce qu’autant l’héroïne était bien interprétée, autant du côté des intrus c’était pas la joie, et il y a une scène de, pour rester vague, « puzzle devant un miroir » qui était censée être sérieuse et tendue, et qui m’a fait grimacer tellement elle était clichée, ridicule à cause du jeu et pas vraiment à sa place non plus de toute façon-. J’ai aimé l’utilisation du décor, parce que forcément, à cause de la condition de l’héroïne, la maison et les recoins qu’elle connait par cœur deviennent ses principaux alliés, mais c’est à peu près tout. Je ne suis pas très sûre de la fin non plus, je l’ai trouvée un petit peu trop précipitée.

En vérité, ce n’est pas un film si mal foutu que cela, je pense que si on n’a pas été spoilé, déjà, ça va un peu mieux, mais honnêtement, je n’ai pas été impressionnée. Ca passe le temps en gros, mais c’est tout. 5.5/10  

P.S. Une fois de plus je mets la bande-annonce, mais dans la grande tradition des bandes-annonces pourries, elle spoile le film, donc pesez le pour et le contre avant de la regarder.

 

Une jeune femme sourde et muette se retrouve en proie à un homme ayant la ferme intention de rentrer chez elle pour la tuer.

:D Je commence tout de suite par ce « :D », pour vous signaler que ce film-là est ma bonne surprise du tas, et que NON, je ne vous sors pas un article ne comprenant que des films « meh ». Celui-là, je l’ai beaucoup apprécié pour le coup. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’ai juste cliqué dessus sur Netflix parce qu’un peu comme pour Intruders, le combo « intrusion / maison isolée / handicap » me faisait penser à Wait after Dark avec Audrey Hepburn, et me parlait en général. Honnêtement je comptais me servir du film comme fond sonore un peu, mais je me suis rapidement retrouvée incapable de faire quoi que ce soit d’autre que regarder ce qui se passait à l’écran pour le coup. C’était un thriller vraiment efficace, et ce pour plusieurs raisons.

La première, et la plus importante, c’est simplement que l’héroïne me plaisait. Le film arrive, je trouve, vraiment bien à nous plonger dans son monde, tout en nous donnant un regard différent du sien. C’est-à-dire que le film n’est pas muet, on entend les sons, on voit ce qu’elle ne voit pas –pas qu’elle soit aveugle, mais comme elle n’a pas le son pour l’alerter, elle ne se retourne pas toujours- si bien que cela créé forcément de la tension, on a envie de lui hurler que –exemple qui n’est pas forcément dans le film, mais c’est pour illustrer- le tueur a cassé une fenêtre et est dans la maison, ce qu’elle ne peut pas savoir. On a parfois des informations qu’elle n’a pas, et loin d’être un problème comme cela peut l’être selon le type de film, c’est une source d’angoisse pour nous. Et puis, à la fois, même si on a les sons, et même de la musique, ils nous sont présentés de manière un peu « sourde », si bien que quand je suis sortie du film et suis allée regarder une vidéo sur youtube, j’ai eu l’impression étrange de sortir d’une heure et demie de silence. Le film fait vraiment quelque chose de sympa à ce niveau-là, nous plongeant entre la perspective de l’héroïne et celui du spectateur extérieur que nous sommes. Et puis j’avais vraiment envie qu’elle s’en sorte, parce que ce n’est pas un personnage passif du tout, et que franchement je l’ai trouvé intelligente, elle a de bons réflexes. Il y a juste UN moment où j’ai trouvé qu’elle commettait une grosse erreur, mais avec le recul, c’était peut-être compréhensible. Sinon, dès qu’elle comprend que quelque chose ne va pas, elle essaie d’appeler les flics par exemple. Et au lieu de rester dans sa maison à attendre de se faire tuer alors qu’elle sait qu’elle n’a pas l’avantage, elle réfléchit et décide de tenter diverses choses pour s’enfuir. C’est un personnage qui a de la ressource, et elle a en face un type qui n’est pas con non plus. Il prend son temps, oui, mais on n’est pas dans un film où on se dit « rah mais pourquoi il l’a pas tuée tout de suite aussi », parce qu’il n’est pas un méchant avec un plan qui nécessite la mort de l’héroïne, il est un type qui aime s’amuser avec ses victimes, c’est sa motivation, donc forcément qu’il va prendre son temps. Mais à la fois, il n’est pas débile. Il ne se laisse pas avoir facilement, bref il ne rend pas la tâche facile à l’héroïne. Du coup cela créé un scénario très dynamique où les personnages réagissent l’un à l’autre constamment. Cela n’empêche pas d’avoir de la tension, de l’attente et du suspens, mais cela veut dire aussi que nous n’avons pas, comme dans When a stranger calls un long, long build-up plat –le long build-up en soi, quand c’est bien foutu, cela peut bien entendu être très bon-, puis une résolution rapide où tout explose, mais plutôt un jeu du chat et de la souris qui m’a gardée intéressée à chaque instant. Et puis, même si je ne vous spoilerais strictement rien, j’ai aimé le timing de la révélation du visage de l’agresseur, ainsi que le visage en question. Cela donnait à la situation quelque chose de plus réel en quelque sorte.

Ecoutez, je me suis vraiment amusée à regarder ce film. En tant que petit thriller –dans le sens où l’échelle est réduite, ce n’est pas Jack Bauer qui cherche à sauver tout l’univers connu en l’espace de 24h-, ça valait vraiment le coup d’être regardé à mon sens, et si vous avez envie de ce genre de film, si le synopsis vous tente, je vous encourage à y jeter un œil ! Et de façon moins évidente que the Babadook parlait –entre autres- de dépression, mais plutôt de la façon dont on pouvait voir dans Wolf Creek une représentation du sexisme de notre époque, il y a un parallèle intéressant à tirer entre Hush et une représentation d’un viol. Mais le film marche aussi en tant que simple thriller, le reste c’est peut-être juste que je réfléchis trop. En tous les cas, je vous le conseille. 7.5/10

 

Sur ce, c’est tout pour moi les gens !

Je vous souhaite donc une bonne soirée

Et vous dis à plus tard ♥

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma occidental, #When a stranger calls, #Intruders, #Hush, #Horreur, #Thriller, #Mike Flanagan, #Cernes sur petit et grand écrans

Partager cet article

Repost 0