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Sorti en 1988

Réalisé et écrit par Ken Russel

D’après le roman de Bram Stoker

 

Avec :

Amanda Donohe >>> Lady Sylvia Marsh

Hugh Grant >>> Lord James D’Ampton

Peter Capaldi >>> Angus Flint

Sammi Davis >>> Mary Trent

Catherine Oxenberg >>> Even Trent

 

Dontesque ?

Un étudiant en archéologie déterre ce qui semble être le crâne d’un énorme serpent, et soupçonne qu’il pourrait s’agir de la créature ayant inspiré le mythe du ver blanc d’Ampton, dont la légende raconte qu’il fut vaincu par l’ancêtre de Lord James d’Ampton, propriétaire des terres du coin,

 

~oOo~

Voui voui voui.

Donc ces derniers temps, je suis d’humeur “Hugh Grant”, et dans la vie, je suis également d’humeur « horreur » en général, donc faisant preuve de l’esprit éclairé qui est le mien, je me suis demandé si je pouvais combiner les deux, et comme l’univers est sympa avec moi, dans un halo de lumière, White Worm est descendu du Ciel devant mes yeux émerveillés. Et parce que j’ai été sage ces derniers temps –moyennement en fait, mais plus que d’habitude-  l’univers m’a fait une fleur, et m’a offert en bonus un jeune Peter Capaldi –actuellement dans Doctor Who- pour aller avec mon jeune Hugh Grant. Ce qui m’a fait réaliser, du coup, que ces deux acteurs ont en gros le même âge et ça a été une sorte de mindfuck pour moi, parce que finalement, j’ai surtout connu Hugh Grant jeune, et Capaldi vieux, je ne les ai pas vraiment vus autrement, et du coup il y a eu une sorte de clash à l’intérieur de mon esprit éclairé, certes, mais moyennement affuté. Cela dit, ce n’était pas cela qui allait m’empêcher de profiter du combat du Docteur et Hugh Grant –qui est tout joli dans ce film, bien évidemment- contre le Grand Méchant Ver Blanc. Et, oh, c’était aussi étrange que je l’avais anticipé les gens. Par contre, c’était pas flippant pour un sou, mais ça c’était plutôt couru d’avance. A priori c’est pas ce film qui va vous filer des cauchemars, sauf peut-être si vous avez la phobie des serpents -auquel cas évitez... et si vous avez la phobie des symboles phalliques aussi-. Mais sinon, c’était surtout vraiment bizarre.

Et du coup, mon article va aller assez vite, parce qu’honnêtement, je n’ai pas grand-chose à en dire sinon « … voui, voui, voui » -et techniquement c’était la première ligne de l’article, alors !-

Au début, je n’ai pas su comment prendre le film. Les personnages, pour commencer, ne se comportaient ni de près ni de loin comme des êtres humains normaux, balançant de l’exposition à tout va, sans vraiment faire gaffe au quand, au où, ni au comment et pourquoi. En particulier, Mary, l’un des deux personnages féminins principaux, en plus d’être interprétée de façon dépourvue de tout naturel -c'est fou ce que je ne croyais pas à un seul mot, non syllable, qui sortait de sa bouche-, sautait sur toutes les occasions pour nous expliquer le plus de contexte possible. Et, au passage provoquait des réactions étranges chez l’ami Capaldi –qui avait un nom dans l’histoire, mais j’ai décidé de continuer à l’appeler comme cela- qui semblait penser que « mes parents ont disparu, et ma sœur et moi en avons été traumatisées » est du code pour « embrasse-moi, tout de suite, maintenant, subitement et par surprise ». Bon, à l’échelle du reste, finalement, c’est une scène relativement normale, mais je n’en étais encore qu’aux balbutiements du film, si bien que je ne pouvais pas savoir l’ampleur que cela prendrait. Je n’avais pas encore atteint la scène où Hugh Grant –« James » dans le film, mais honnêtement j’ai surtout vu Hugh Grant tout le long, et ça m’a d’ailleurs rendu le truc encore un peu plus surréaliste-, après être entré dans une caverne, y trouve un avion, –dans un rêve, d’accord- regarde deux jeunes femmes se battre, et a le « crayon » qui se redresse. Ni celle où –pas dans un rêve cette fois-, la grande prêtresse du dieu serpent se met à danser parce qu’un boy-scout s’est mis à jouer de l’harmonica, et qu’étant elle-même un peu serpent, elle n’a pas le choix. Vous commencez à comprendre le genre de film que c’est, ou faut-il que j’évoque également le manque de subtilité total qui se sert d’une trompe d’aspirateur, et de lignes telles que « j’aime jouer au jeu de société des serpents et des échelles » ou encore « je change de voiture comme un serpent change de peau » en passant par « en hiver, j’hiberne littéralement », pour bien nous signifier que « CE!FILM!PARLE!DE!SERPENTS!BORDAYL! » ? Je pense que vous commencer à cerner l’idée.

 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm

Et vous vous en doutez peut-être, je me suis beaucoup, beaucoup amusée… et c’était évidemment le but. Non parce que le film n’est pas drôle en dépit de ses efforts, il a clairement très envie de s’amuser et que vous vous amusiez avec lui. La grande prêtresse, interprétée par Amanda Donohoe, donne volontairement dans l’over-the-top et fait cela très bien -elle a certainement été mon élément favori du film-, et tous les acteurs ont l’air très conscients de la nature du film, ce qui rend l’expérience extrêmement fun, Hugh Grant a probablement une de mes répliques favorites du film –« I think we probably have another reptile loose on the premises », ceux qui ont vu sauront : cette ligne est parfaite, et la façon dont Hugh Grant discute de la situation dangereuse et surréaliste à mourir comme s’il était en train d’avoir une discussion un peu énervée, mais finalement parfaitement banale, au téléphone m’a fait beaucoup rire-. Après, même avec l’image vaguement perturbante de la grande prêtresse serpent en petite tenue donnant un bain à l’éponge à un boy-scout dépassé par les évènements –en général attendez-vous à pas mal de sous-entendus sexuels absolument pas cachés… ça cause beaucoup de pénétration et, encore une fois, de symboles phalliques dans ce film…-, et Capaldi jouant de la cornemuse pour attirer un serpent et lui balancer une mangouste à la face –normal: nous avons tous une mangouste quelque part en cas de confrontation avec une secte adoratrices de serpents-, finalement, ce film n'est pas ce que j’ai vu de plus chelou dans ma vie, mais il est bien chelou quand même, et la présence de Capaldi et Hugh Grant soulignait l’étrangeté d’un film déjà  surréaliste. En gros, c’est un peu comme regarder Clooney se battre contre des tomates : en soi le concept est déjà étrange, mais le fait qu’il y ait Clooney dedans propulse l'étrange à la dimension supérieure. Et c’est très bien.

Je n’avais aucune idée d’à quoi m’attendre en lançant ce film, et pendant les quinze première minutes, je n’avais toujours aucune idée d’à quoi m’attendre, mais tandis que les intentions de White Worm se faisaient plus claires, et que je rigolais gaiement devant mon écran, je me suis prise à vraiment apprécier ce film pour tout ce qu’il a de volontairement exagéré et comique. Il n’a pas *vraiment* répondu à mes attentes « Hugh Grant dans un film qui fait peur » -parce qu'il fait pas peur... et en même temps je sais pas si un film avec Hugh Grant peut me faire peur, parce que dans ses films, il a un effet, entre autres, très rassurant sur ma personne-, mais il m’a permis de le voir découper une madame en deux avec une épée… donc c’était bien quand même :D

 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
 [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm [Hugh Grant et le Docteur contre le Grand Méchant Ver] The lair of the white worm
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