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Sorti en 2015

Réalisé par Rob Letterman

Ecrit par Darren Lemke

Basé sur les livres de R.L. Stine

 

Avec :

Dylan Minnette >>> Zachary Cooper

Odeyah Rush >>> Hannah Stine

Ryan Lee >>> Champ

Jack Black >>> R.L. Stine

 

Dontesque?

Zach et sa mère emménagent dans une nouvelle maison, et l’adolescent ne tarde pas à se lier d’amitié avec sa voisine, Hannah, mais le père de celle-ci est effrayant, et semble bien décidé à garder sa fille, et sa vie, loin du regard de tous.

 

~oOo~

Je n’ai pas attendu de regarder mes premiers films d’horreur pour aimer les histoires qui font peur. Non, bien avant cela, je lisais déjà des magazines plein d’histoires qui faisaient trembler –il y en a une qui m’a vaguement traumatisée d’ailleurs, dans laquelle une belette prenait la place d’un petit garçon-, je lisais tous ces bouquins avec des titres du genre « Contes du cimetière…» -dont j’ai appris super récemment qu’ils avaient été adaptés à la télé !  Cela n’a rien d’étonnant, c’est typiquement le genre de truc qui s’y prête, mais je n’étais simplement pas au courant-, et bien entendu, je me plongeais volontiers dans tous les « Chair de Poule » que je pouvais trouver à la bibliothèque –par contre, on les empruntait, du coup on n’en a que deux à la maison, et ça me rend un peu triste, je m’en serais bien refaits un ou deux après avoir regardé ce film, par pure nostalgie-. Certains me sont vraiment restés en tête, et quand ce film a été annoncé, j’étais ravie, parce qu’à la base, je pensais qu’ils allaient prendre une histoire ou deux, et en faire un film. Après, quand il s’est avéré que l’idée était de créer un hommage à la collection en en reprenant –plus ou moins- tous les monstres, j’ai eu plus de doutes, ça semblait avoir le potentiel d’être un gros bordel, mais je me disais « pourquoi pas », après tout. Et quand j’ai capté que Jack Black aurait le premier rôle –ou l’un des premiers rôles, mais en tous cas il était en haut de l’affiche-… je n’ai rien pensé de spécial, en fait. J’ai rien contre Jack Black, et j’ai rien pour non plus. Je l’aime bien dans certain films, dans d’autres il me tape sur les nerfs, donc j’étais plutôt neutre vis-à-vis de lui, mais dans l’ensemble, j’étais curieuse pour ce qui était du film, parce que dans ma tête, malgré le côté « on va miser à mort sur la nostalgie pour se faire de l’argent », le concept se traduisait un peu en « la fin de Cabin in the Woods, mais pour enfants ». Et j’adore la fin de Cabin in the Woods. Ai-je adoré Goosebumps ? Non. Mais, en revanche, j’ai trouvé cela très sympa dans le genre « petit divertissement d’après-midi ». C’est clair que le film ne va pas me marquer à vie, mais heureusement ce n’est pas quelque chose que je demande à tous les films, sinon je pense que ma vie serait faite de déceptions et tristesse.

De base, il y avait quelque chose de simplement fun à voir apparaître les monstres divers, et à me dire « Oh ! Je le connais ! ». Je ne vais pas le compter vraiment comme une des plus grandes qualités du film, car c’est un peu la base facile de nostalgie sur laquelle il s’appuie, et on trouve énormément de films paresseux qui se contentent d’offrir cette base, mais elle n’en reste pas moins agréable, et donc, oui, c’était amusant de voir, entre autres, le loup-garou, l’homme des neiges, et ce foutu pantin… qui, cela dit, ne m’a pas fait peur dans le film, parce que j’ai grandi et déjà, mais aussi parce qu’il a un peu la folie du « jeu de mot pourri » qui casse le côté inquiétant. Et de toute façon, j’imagine que le film pourra inquiéter les jeunes enfants, mais pour les adultes, c’est plus une comédie aventuresque qu’autre chose. Cela m’a fait penser à Jumanji en fait, dans l’idée de ces personnages qui courent dans tous les sens pour rattraper les créatures fantastiques qu’ils ont plus ou moins lâchées sur le reste du monde. Cela dit, Jumanji pour le coup c’est un film qui me faisait peur –mais que j’aimais beaucoup- quand j’étais enfant, et que je trouve sincèrement toujours inquiétant –le bruit du jeu continue de me foutre la frousse, sans compter que l’histoire du personnage de Robin Williams est affreusement triste… bordayl, j’adore ce film-. Goosebumps me fait l’effet de se la jouer largement plus « safe » en comparaison, et même sans s’amuser à comparer, je vous avoue que j’ai trouvé cela dommage que le film ne soit pas plus… méchant, en quelque sorte. Je comprends bien que ce n’est pas un film destiné à terroriser son public, et qu’il s’adresse à la fois aux nostalgiques adultes des romans et aux enfants qui les découvrent encore –ou pas forcément-, et autant que je me souvienne des livres, j’ai l’impression que le film en reprend à peu près le ton –soulignez mon erreur si j’en fais une, je ne les ai pas lus depuis très, très longtemps-. Et je dirais ceci à sa décharge : on a le sentiment que le film aime beaucoup son sujet, et si j’avais vu ce film jeune, ça m’aurait probablement donné envie de lire un ou deux Chair de Poule, ce qui est très positif. Mais tous les monstres sont un peu à l’image du pantin qui débite des one-liners, et ils sont soit juste comiques, soit de gros machins qui détruisent tout sur leur passage –genre l’abominable homme des neiges ou la mante religieuse géante- mais aucun n’a le quelque chose d’insidieux, de sournois, et de méchant qui pourrait les rendre vraiment inquiétants, vraiment marquants, et je vous avoue que cela m’a un peu manqué. Mais peut-être que je pensais trop à Jumanji, c’est pas impossible.

Donc on va laisser mon petit regret de côté.

[La revanche des monstres] Chair de Poule[La revanche des monstres] Chair de Poule
[La revanche des monstres] Chair de Poule[La revanche des monstres] Chair de Poule
[La revanche des monstres] Chair de Poule[La revanche des monstres] Chair de Poule

Je me suis vraiment bien amusée à regarder Goosebumps. Au-delà, donc, du simple « OMG LE CANICHE » -cette exclamation a une explication-, un truc qui m’a bien accrochée, c’est que les personnages m’ont assez instantanément plu. Le héros, Zach, m’a rapidement mise dans sa poche, parce que même s’il n’est pas au dessus d’un ou deux sarcasmes, il se comporte bien avec sa famille, veillant à ne pas blesser les sentiments de sa tante par exemple. Et il ne faut jamais sous-estimer le charme d’un personnage qui a tout simplement l’air gentil. J’étais clairement pas prête à lui ériger l’autel du personnage le plus complexe de tous les temps, mais je le trouvais engageant, je m’identifiais pas mal à son côté poule mouillée, et me reconnaissais également dans ses difficultés à gérer la mort d’un parent –aussi peu subtile soit la résolution de tout cela… les circonstances et le double-sens grassement évident du « Zach, il faut que tu arrives à lâcher prise » m’ont fait lever les yeux au plafond un peu-. Et puis j’ai trouvé que l’acteur s’en sortait bien ! Du coup ça me fait plaisir de savoir qu’il sera dans the Masterpiece et Don’t Breathe, deux films que j’avais déjà vraiment hâte de voir –sinon je l’avais apparemment déjà vu dans Prison Break et dans l’épisode Family Remains de Supernatural, qui est un des pires épisodes de cette série à mon sens, mais je ne me souvenais pas vraiment de lui…-. Je connaissais d’ailleurs également l’acteur qui joue son copain, Champ, qui avait déjà joué dans Super 8. Champ, qui aurait d'ailleurs facilement pu être un désastre parce qu’il était le « comic-relief » de service, mais qui m’a également plu, en partie grâce à l’acteur, et qui m’a fait sourire à plus d’une reprise, grâce à quelques one-liners bien placés. J’ai par contre eu un petit regret du côté d’Hannah, le personnage principal féminin, parce qu’autant les personnages féminins secondaires tels que la tante de Zach –dont l’axe principal est qu’elle se cherche un mec, okay- ou la policière rookie over-enthousiaste –le duo de policiers était drôlement con, mais je dois dire qu’ils m’ont fait sourire- étaient autorisés à être drôles, autant j’ai trouvé qu’Hannah était largement moins amusante. J’ai bien aimé qu’elle soit l’intrépide de la bande, mais j’aurais pas dit non à ce que le personnage soit plus fun pour aller avec. Quant à tout son axe personnel et sa conclusion, je pense également qu’il y avait moyen de faire mieux, et tout ce qui la concernait dans la fin était ce que le film avait de plus fragile à mon sens. Malgré tout, elle était attachante, de même que les deux autres, et j’ai été contente de constater que si Jack Black, dans le rôle de R.L. Stine lui-même, avait un rôle important, il n’écrasait pas les trois jeunes protagonistes, car j’avais un peu peur que le film devienne le « Jack Black show ». Au final, donc, non, et s’il y a quelques lignes de Stine qui ne produisent pas l’effet voulu, d’autres fonctionnent bien, avec une préférence de ma part pour la petite référence à Stephen King –parce que Stephen King forever, donc forcément ♥ en gros, pour simplifier, dans ma vie, je suis passée de l’un à l’autre-.

Le film avance vite, les répliques m’ont amusée pour la plupart, les personnages étaient agréables, et j’étais contente de retrouver tous ces monstres à l’écran. La plupart des effets spéciaux se tenaient bien -encore que j’ai trouvé que le loup-garou n’était pas très convaincant-, le sentiment d’aventure familiale était présent dans tout le film à mon sens, et cela m’a donné envie de ressortir tous les Chair de Poule que je n’ai pas –T.T-, donc dans l’ensemble j’estime que l’expérience était positive. J’ai mes regrets du côté du personnage d’Hannah, je pense que le film manquait un peu trop de mordant, et en général il n’allait guère plus loin que le simple divertissement de base, mais j’aime bien être divertie, donc c’était un après-midi fort sympathique~

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