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Sorti en 2008

Réalisé par Mark Osborne & John Stevenson

Ecrit par Jonathan Aibel & Glenn Berger

 

Avec :

Jack Black >>> Po

Dustin Hoffman >>> Shi Fu

Ian Mc Shane >>> Tai Lung

Angelina Jolie >>> Tigresse

Randall Duk Kim >>> Oogway

Etc

 

Dontesque ?

Po est un jeune panda qui semble parti pour hériter du restaurant de son père, mais qui rêve de kung-fu, et en idolâtre les maitres. Lors d’une cérémonie visant à trouver le « dragon warrior » qui pourra protéger la ville du dangereux Tai Lung, contre toute attente, le grand maître désigne Po. Mais comment est-il possible, se demandent les cinq légendes du kung-fu qui pensaient que l’un d’entre eux serait choisi, qu’un gros panda sans expérience soit le guerrier de la légende ?

 

~oOo~

Donc, je suis allée voir Kung-Fu Panda 3 au cinéma. Et j’ai écrit dessus, mais je n’ai pas posté mon article, parce qu’avant de faire cela, j’avais envie de revenir sur les deux premiers. Et puis, je vais quand même pas commencer à vous sortir des articles sur des trucs qui sont vraiment d’actualité, ça va pas, oh !? NAN. Dans deux ans, je vous écrirai sur The Force Awakens, dans trois je vous parlerai de Civil War, et aujourd’hui on va parler de Kung Fu Panda, le premier, parce que WLFN –why le fuck not-. Je ne m’en souvenais honnêtement pas très bien. Je l’avais regardé une fois, je me souvenais m’être dit « c’est joli », et puis c’est à peu près tout. J’avais le sentiment d’avoir apprécié le film, j’aurais pu raconter les grandes lignes de l’histoire, mais si vous m’aviez demandé une vraie opinion, j’aurais été bien infoutue de vous en donner une. Pour écrire sur le film, c’était pas idéal donc… Mais j’étais enthousiaste à l’idée de le revoir et, écoutez, à la revoyure, d’emblée, je peux au moins confirmer les deux trucs dont je me souvenais : c’était joli, et j’ai aimé.

C’est un film feel-good par excellence, et moi j’aime bien les films feel-good, de même que j’aurai toujours un faible pour les underdogs, pour les personnages sur lesquels personne ne parie mais qui réussissent, parce que j’ai été programmée comme cela, et parce que qui n’a pas envie de s’identifier à un underdog ? Honnêtement, j’avais un tout petit peu peur, parce qu’une amie à moi avait targué le film de « fatshaming », argumentant que l’identité de Po se résumait à être gros, et que c’était moqué par le film en permanence. Ce qui, même en admettant que vous vous moquiez pas mal de tout ce qui est grossophobie, n’est pas une bonne nouvelle, parce que quand le personnage central d’un film voit son identité complètement réduite, ça réduit d’un coup son intérêt en général. Cela dit, je vais être obligée de ne pas être d’accord avec mon amie sur ce coup-là –en tout respect, bien entendu-. Déjà parce que, non, l’identité de Po ne se résume pas à son poids ! C’est ce que les gens autour de lui voient en premier, et c’est ce à quoi certains s’arrêtent –à tort-, mais nous on nous le présente surtout en tant que fanboy total, passionné de kung-fu, rêvant des « furious five », ses idoles. Alors, son poids fait partie de lui, et il va sans dire qu’au début cela semble être un frein parce que, tout simplement, il n’a jamais été super sportif, super entrainé, du coup il peine, c’est normal, mais je n’ai pas eu l’impression que le film nous disait « il est limité parce qu’il est gros », plutôt que c’était ce que son entourage lui répétait –explicitement ou moins- et qu’il était limité d’avoir trop intégré ce discours, parce que forcément quand on répète à quelqu’un « tu ne peux pas » toute sa vie, ça aide pas à la confiance en soi. Et le moment où Po commence à « gagner », c’est le moment, tout simplement, où il essaie d’ « entrer ». En effet, il est désigné comme « dragon warrior » par le grand maître, et comme nous dit celui-ci, il n’y a pas de coïncidence, il y a une raison pour laquelle il a été choisi. Peut-être qu’au niveau du destin et de l’univers, il a été choisi parce qu’il est important, particulier, essentiel, mais en se replaçant à sa propre échelle, Po a été choisi, il est tombé là où il est tombé, parce qu’il essayait désespérément d’entrer pour voir la cérémonie. Il n’a pas baissé les bras, il est allé même mettre sa vie en danger, il a tout tenté, et à partir du moment où il a essayé, il avait déjà gagné, en quelque sorte.

Et j’ai beaucoup aimé le fait que Kung Fu Panda soit une histoire de dépassement de soi, mais surtout plus d’acceptation que de changement. Po ne devient pas plus mince au fil du film. A la place, il accepte de croire que contrairement à ce qu’on lui a trop répété et qu’il avait fini par intégré, oui, il peut, et il transforme son poids en une force, quelque chose de positif, qu’il utilise activement pour vaincre l’antagoniste principal, sauvant son village en s’armant de ce que ce village avait tourné en dérision pendant trop longtemps. En ce sens, j’aime beaucoup ce qu’il sort à l’antagoniste avant de vraiment le démonter. Celui-ci lui sort qu’il n’est qu’un « big, fat panda » -« un panda gros et gras » en gros-, et Po répond, l’air carrément bad-ass, « no I am THE big, fat panda », et c’est un peu la classe quand même. Surtout, cela veut dire que Po, arrivé au bout de son axe de premier film, s’est approprié son corps, et rejette le négatif que mettent les autres dans le mot « gros » -mot que j'utilise exprès d'ailleurs, parce qu'à une époque j'utilisais des euphémismes à la con pour ne heurter personne, mais que le mot "gros" n'est qu'un adjectif pour décrire le physique de quelqu'un, et ne devient une insulte que si c'est ce qu'on en fait, si on porte un jugement négatif/méprisant sur le physique lui-même-. Et je parle encore plus de tout cela, parce que j’ai eu cette discussion avec mon amie, et parce que le sujet du poids, de la représentation des gros/grosses, des connotations négatives à rejeter du mot  « gros », est un sujet qui me fait me sentir concernée –en revanche, en étant à mes premiers pas sur la question, et ne faisant pas partie des gens directement concernés, j’ai un peu peur de raconter des conneries,…-, mais encore une fois, même si vous ne vous sentez pas concernés, de la même façon qu’un personnage réduit est moins intéressant, qu’y a-t-il de plus feel-good que l’histoire d’un personnage qui apprend à s’aimer, à se faire confiance, transforme ce qui faisait de lui un sujet de moqueries en force, et sauve la mise à tous ceux qui n’auraient jamais parié sur lui ? C’est l’histoire ultime d’underdog, et j’ai adoré voir Po hésiter mais persévérer, et finalement triompher. YEAH, PANDA ! comme dirait l’ami Hiroshi.

[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda
[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda
[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda
[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda[Petit noyau de pêche devenu un arbre] Kung Fu Panda

Bon, puis à côté de cela, c’est vrai quand même que Kung Fu Panda, c’est drôlement, drôlement joli, c’est même le plus beau film Dreamworks sorti jusque là à mes yeux. L’entrée en matière, notamment, m’a pas mal vendu du rêve mais, en général, l’animation est vraiment bien rythmée, je ne peux qu’approuver un film de kung-fu animé parce que cela permet de faire ce qu’on veut au niveau des chorégraphies et que le film en tire partie, et certaines scènes sont d’une grâce et d’une délicatesse qui, pourtant, ne détonnent pas avec ce que le film peut avoir de plus comique et « slapstick » par moment. Finalement mon seul petit regret dans ce film, ce sont certains personnages secondaires. Alors, certains fonctionnent sans souci : mon grand favori, bien qu’il ne soit pas TANT dans le film que cela finalement, est Oogway, le grand maître tortue, parce que j’aime les choses qu’il dit –son discours sur le noyau de pêche, son « on rencontre bien souvent sa destinée sur les chemins que l’on prend pour l’éviter » qui s’avère très vrai, etc-, parce qu’il est sage tout en étant drôle et bad-ass à sa façon, et parce que même s’il a une scène en particulier plus impressionnante –et très belle-, son introduction dans le film est une de mes scènes favorites. Vous pouvez voir cela ici, et cela ne dure pas longtemps, mais la façon dont il descend de son bâton, avec grâce et lenteur, a quelque chose de magique en soi à mes yeux. Et puisqu’on parle de personnages secondaires que j’ai apprécié, le maître Shifu est également un personnage que l’on vient à comprendre et apprécier, et j’ai été très amusée par le père de Po, qui est un canard, parce que j’aime beaucoup la façon dont il est animé, et parce que la scène où Po se pose des questions sur l’authenticité de leur relation biologique et la réaction du père, me font beaucoup rire. Ma déception se fait plutôt au niveau des Furious Five que je trouve finalement très effacés, et de l’antagoniste Tai Lung. Il a pourtant une histoire intéressante –et véhicule l’idée que parfois, on échoue, et qu’il ne faut pas se laisser obséder par son échec, une idée qui me parle aussi-, et pour être honnête, je ne saurais dire d’où vient exactement mon problème… peut-être finalement qu’on ne le voit juste pas suffisamment, et que j’ai été frustrée de ne pas en voir plus d’un personnage dont la backstory me plaisait -bon et puis son design me déplait aussi- . Dans la relation qu’il entretenait avec Shi Fu, je sentais le lien du côté de Shi Fu mais pas tellement du sien –il n’y a qu’une scène où je l’ai un peu vu, mais elle ne dure pas longtemps- et cela m’a laissée sur ma fin.

Cela dit, je chipote. Le fait est que Kung Fu Panda est un film que je trouve visuellement superbe, que je trouve drôle, que je trouve touchant, et dont j’apprécie le personnage principal, son voyage, son point d’arrivée, et le message qu’il véhicule à mes yeux. Donc, de mon côté, c’est du tout bon les gens :D

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