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Sorti en 2007

Réalisé et écrit par Marc Lawerence

 

Avec :

Hugh Grant >>> Will Fletcher

Drew Barrymore >>> Sophie Fisher

Brad Garrett >>> Chris Riley

Kristen Johnston >>> Rhonda Fisher

Haley Bennett >>> Cora Corman

 

Dontesque?

Une star has-been de la chanson pop, Will Fletcher, est engage par une superstar pour lui écrire une chanson intitulée « Way back into love ». Il n’a que quelques jours, et le souci est qu’autant il s’en sort niveau mélodie, autant il est incapable d’écrire les paroles lui-même. Par chance, il se trouve que la jeune femme qui vient s’occuper de ses plantes d’habitude est momentanément remplacée par une autre jeune femme, Sophier Fisher, qui, parce que le hasard fait vachement bien les choses, a un talent de parolière naturel et insoupçonné que Fletcher va découvrir.

 

 

~oOo~

On en parlait récemment, les films « rom-coms » ne sont pas ceux vers lesquels je me tourne le plus souvent… mais cela ne veut pas dire que, parfois, je n’y vais pas faire un tour, et je ne sais pas pourquoi, dernièrement, je me suis retrouvée d’humeur à regarder Hugh Grant. Comme, quitte à regarder Hugh Grant, autant regarder un film avec de la musique –ça vous savez que c’est quelque chose qui me plait toujours-, et que je savais que j’avais aimé Music and Lyrics les deux premières fois, c’est toute ravie que je me suis reposée devant, et que j’ai profité de son intro qui, non, ne cessera jamais de me faire rire :

Purement magique. Cette chanson, ce clip, cette chorégraphie, tout dans ce clip est magique. Et puis cela me rappelle aussi pourquoi j’aime vraiment Hugh Grant à l’écran –dans la vraie vie, je ne sais pas grand-chose de lui en fait- : il a cette capacité à l’auto-dérision qui me plait beaucoup. Et si on lui demande de se ridiculiser un peu dans un clip de Wham !, y a pas de souci, il a même l’air de le faire avec énormément de plaisir. A partir de là le film pouvait être pourri, j’aurais toujours eu une raison de l’aimer quand même. Cela dit, il se trouve que j’aime toujours vraiment bien ce film.

Et pour commencer, puisqu’on parlait de PoP ! Goes my heart, dans le même ordre d’idée : j’aime vraiment les chansons de ce film. Ce ne sont peut-être pas des chansons dont j’achèterais les singles, mais je monterais le son quand elles passent à la radio. Que ce soit Way back into love, Meaningless Kiss ou même Don’t write me off just yet –qui m’a toujours fait me poser des questions quand même, parce que cette chanson est en gros une version musicale d’une déclaration en mode 'inside-joke', je me demande ce que le public immense devant lequel elle a été chantée en a pensé…-, je les aime vraiment toutes bien, surtout quand Hugh Grant chante dessus car il se trouve qu’il a une voix que je trouve très agréable. Ce sont des chansons pop assez inoffensives, elles n’ont pas des paroles de folie –même celles écrites par Sophie d’ailleurs…-, elles sont assez « cheesy »/niaises en fait, mais je trouve les mélodies agréables, et elles ne manquent jamais de me faire sourire, de me mettre de bonne humeur. Et Music and Lyrics, d’ailleurs, est un film qui a très à cœur de défendre ce type de musique, toute la pop en général en fait. Lorsque Sophie –le personnage de Drew Barrymore- sort en gros que les chansons pop ne sont que cela, pas des œuvres littéraires dignes d’un roman, Alex –le personnage de Hugh Grant- lui répond : « Tu peux prendre tous les romans au monde si tu veux, mais pas un d’entre eux ne serait capable de te faire sourire aussi largement aussi rapidement que [chante My Girl de The Temptations] ». L’idée n’est bien entendu pas de dénigrer les romans, simplement de redonner aux chansons pop qui peuvent sembler inconséquentes, leur valeur. D’ailleurs, je ne sais pas si c’était intentionnel, mais on peut appliquer cette phrase aux rom-coms –et à beaucoup de choses qui sont snobbées pour leur mièvrerie/apparentesimplicité/les deux/autre-. Elles n’ont pas toujours bonne réputation, et c’est un genre qui a ses problèmes comme tous les genres –mais c’est peut-être encore plus évident/dérangeant dans les rom-coms parce qu’elles se concentrent autant sur des individus et leurs relations, si bien que quand les relations sont problématiques, ça tue facilement le film-, mais il n’y a rien d’étrange, ni de bête, à vouloir sourire et regarder des gens tomber amoureux, et si les rom-coms sont rarement perçues comme des Citizen Kane, même en mettant de côté ce qu’elles peuvent apporter en dehors de cela, elles ont au moins autant de valeur que la dernière chanson de votre groupe de Jpop favori, ou que la  glace qui vous donne le sourire après une journée pourrie, c’est-à-dire : beaucoup.

Okay, je suis un peu partie dans une tangente. Mais, sans laisser son esprit critique de côté bien entendu, le « ne laissez pas les autres/vous-mêmes dénigrer ce qui vous rend heureux/se juste parce que quelqu’un a décidé que c’était un ‘sous-truc’ »  est une leçon que je suis encore en train d’apprendre, du coup la ligne d’Alex Fletcher m’a forcément parlé. Je reviens au film.

J’ai beaucoup aimé Hugh Grant dans ce rôle, encore une fois, parce que j’aime la façon qu’il a lui-même de ne pas se prendre au sérieux, parce que je trouve que c’est un acteur qui a un très bon timing en comédie, il sait vraiment délivrer ses répliques au bon moment, et avec la bonne expression, si bien que j’ai beaucoup souri à le regarder échanger avec à peu près tout le monde. Par ailleurs, j’aime aussi le personnage d’Alex Fletcher, qui est un has-been conscient d’être un has-been et qui ne manque pas d’humour sur la question, sachant ses chansons considérées comme dépassées, tout en les appréciant toujours, mais ayant des doutes sur sa carrière actuelle, se demandant si elle a toujours vraiment lieu d’être. C’est un personnage que j’ai trouvé très agréable à suivre, facilement attachant. Il y a juste une scène où j’ai vraiment eu envie de lui casser les dents un bon coup, lors d’une dispute avec Sophie où il lui balance un truc à la figure qui était vraiment trop bas et trop blessant… Alors, après coup, il va s’excuser, et il a le bon goût de le faire sincèrement, et de partir sans insister dès qu’elle le lui demande –est-ce que c’est triste que le fait qu’il n’insiste pas après qu’elle lui demande de la laisser soit un fait notable ? … oui-, mais quand même, c’était juste cruel. Drew Barrymore était excellente dans cette scène-là d’ailleurs, mon cœur s’est fissuré pour elle. De toute façon, j’aimais vraiment bien Sophie également.

Elle a beaucoup de charme je trouve, beaucoup d’énergie –elle parle vite, elle parle aussi trop parfois-, une excentricité légère, mais elle ne rentre pas non plus dans la caricature, et le film lui donne quand même un certain contexte –grâce au personnage de sa sœur-, si bien qu’elle ne semble pas être juste une entité magique entrée dans la vie du protagoniste masculin. En général, j’ai bien aimé leur relation. Je ne sais honnêtement pas s’ils m’ont vendu le côté « romantique » par contre… C’est-à-dire que dans l’ensemble je voulais les voir finir ensemble parce qu’à priori ils avaient l’air de le vouloir, et que je voulais pour eux ce qu’ils voulaient eux-même, mais je n’ai pas eu tant que cela l’impression de les voir tomber amoureux. Cela ne m’a pas dérangée plus que cela notez bien, j’étais juste contente de les voir interagir. J’ai trouvé juste dommage que la grande « revanche » de la vie de Sophie soit finalement prise par Fletcher, même si la réaction de Sophie vis-à-vis de sa « nemesis » m’a semblée très humaine, très proche de la réaction que j’aurais pu avoir moi-même. Je ne suis juste pas très fan de l’enchainement de ces évènements, surtout mis dans le contexte des rom-coms en général. Malgré tout, j'ai aimé les personnages ensemble. J’ai particulièrement aimé la façon dont Sophie était toujours invitée à faire les derniers pas. Encore une fois c’est un peu triste que cela soit notable à ce point, mais au début quand il veut l’engager comme parolière, Fletcher essaie de la convaincre, et surtout l’invite à une de ses performances, si bien qu’elle a le choix d’y aller ou pas. A la fin, quand il cherche à s’excuser, se racheter, il va la trouver, puis quand elle lui demande de partir, il n’insiste pas et s’en va, et finalement il fait son grand geste à un concert auquel il savait qu’elle était censée aller, mais auquel elle aurait pu très bien décider de ne finalement pas se rendre –et cela a presque été le cas-. Au lieu de débarquer sur son lieu de travail et de lui chanter une chanson en public qu’elle le veuille ou non, il le fait dans un concert sans même braquer un projecteur sur elle ou dire son nom, si bien qu’il ne la met aucunement sous la pression des yeux d’autrui : elle peut partir quand elle veut, elle n’était même pas obligée d’être là à la base. C’est une petite touche, mais une petite touche vraiment agréable à mes yeux.

Une autre chose que j’aime bien : la plupart des personnages sont... gentils. C’est-à-dire que si on met de côté un ou deux personnages secondaires oubliés à peine le film terminé, la plupart des personnages sont sympas en fait. Même Cora, qui est une parodie de ces stars super « sexuées » -jusque là rien de mal- qui détournent des symboles religieux pour le « style » sans rien y comprendre –Cora en l’occurrence, nous dit Fletcher, pensait que le Dalai Lama était effectivement un lama-, manquant de respect à des cultures entières –et là, pour le coup, ça craint-, même elle, au final, est quelqu’un de gentil en dessous d’une ignorance –moquée par le film- qui fait d’une culture un point marketing. Le manager de Fletcher, qui dans un autre film aurait pu prendre Sophie en grippe et servir d’obstacle à la relation principale, semble au contraire la prendre rapidement en sympathie également. D’ailleurs en parlant de cela, j’ai apprécié le fait que la dispute inévitable de dernier quart du film ne naisse pas d’un malentendu ou d’un mensonge de l’un découvert par l’autre, mais simplement des idées de deux personnes qui n’ont pas le même point de vue. A choisir, je préfère vraiment cela, ça parait plus « organique », même si, bien sûr,  on est toujours dans un monde artificiel où, notamment, les coïncidences ont bon dos –mais ça c’est le lot de la plupart des rom-coms qui, pour la plupart, devraient être classées dans un sous-genre du fantastique-.

Enfin, le film est drôle. Encore une fois, Hugh Grant a une très bonne maitrise de la comédie à mon sens, j’aime la façon dont il délivre ses lignes, Drew Barrymore a une présence énergique et « lumineuse », j’aime les petites piques à l’égard de l’univers de la musique –Cora qui parodie des célébrités aux pratiques douteuses, le coup de l’émission de réalité tv qui réunit des has-been pour les faire s’affronter parce que le public aime se moquer et voire des gens se battre à la télé, etc-, j’apprécie la grande majorité des personnages, j’aime les chansons, j’ai une passion pour le clip d’intro ainsi que pour la façon dont il intervient à la fin avec les petits « pop-ups » qui te disent ce qui est advenu des personnages… chaque fois que je regarde ce film j’en ressors de bonne humeur avec des mélodies qui ne veulent plus me sortir de la tête mais qui, heureusement, me font sourire quand je les fredonne. Ce n’est pas un film extrêmement populaire, et je pense que je comprends pourquoi parce qu’il est un peu « retenu » en quelque sorte –il n’est pas aussi drôle que d’autres, pas aussi romantique que d’autres-, il manque peut-être de « vivacité » pour certains, mais je le trouve vraiment plaisant pour ma part, et je n’ai aucun doute que je finirai par me retrouver devant à nouveau un de ces jours.

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