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Sorti en 2013

Ecrit et réalisé par Richard Curtis

 

Avec :

Domhnall Gleeson >>> Tim

Rachel McAdams >>> Mary

Bill Nighy >>> Dad

Lindsay Duncan >>> Mom

Lydia Wilson >>> Kit Kat

Richard Cordery >>> Oncle Desmond

Etc

 

Dontesque ?

A l’âge de 21 ans, Tim apprend le secret de sa famille par son père: les hommes de la famille sont capables de voyager dans leur propre ligne temporelle pour changer des évènements ou juste les revisiter. Après avoir songé à se rendre riche et y avoir renoncé, Tim réalise qu’il a surtout envie de se trouver une petite amie.

 

~oOo~

Continuons sur la route des romcoms qui m’ont été recommandées par SALT –qui est toujours merveilleuse, je le rappelle- avec About Time, un film dont elle ne m’a finalement pas dit beaucoup plus que « Richard Curtis » et « acteurs adorables », mais comme c’était sur la liste, je me suis dit pourquoi pas, d’autant que qui disait « Richard Curtis », disait « 90% de chances de tomber sur Bill Nighy également » : même quand il bosse sur Doctor Who, il ramène Bill Nighy dans l’équation… ET C’EST TRES BIEN. La vie est meilleure avec Bill Nighy dedans (j’ai le cœur brisé qu’il ne soit plus au casting du prochain film de Boong Joon Ho T.T… au moins il nous reste Jasper, mais bon :’( … enfin, je m’égare vaguement là, et j’en étais à : la vie est meilleure avec Bill Nighy dedans). En plus dès les premières minutes, il s’est avéré qu’il y avait aussi Domhnall Gleeson dans le rôle principal, et j’aime bien cet acteur, même si je suis incapable d’écrire son nom correctement la moitié du temps. Bref, même si je n’avais aucune idée de quoi me causerait le film (j’ai pris pour parti de ne pas me renseigner plus loin que les indications de SALT), j’étais enthousiaste, et j’ai regardé ce film avec plaisir, tout en chialant méchamment devant… parce que c’était trop joli cette histoire. Et pourtant, quand le film a introduit l’idée de voyage temporel (très tôt, donc, puisque c’est un peu la base du film... en fait), j’ai eu un moment d’inquiétude. Parce que le personnage principal était parti pour utiliser sa capacité au voyage temporel pour se trouver une petite amie, et que c’est un sujet facilement casse-gueule. Au final, le film s’en tire bien.

Je vous avoue qu’il y a deux petits moments où j’ai quand même grimacé : celui où Tim se sert du fait qu’il sait que Mary aime Kate Moss pour la séduire, et celui où il remonte le temps pour l’empêcher de rencontrer son petit ami…  Parce que ce sont typiquement des moments où Tim a un avantage sur Mary du fait de son pouvoir, et l’utilise pour manipuler le cours des choses. En comparaison, le passage où il revient dans le temps pour revivre leur première nuit ensemble (et la rendre meilleure, vu que c’était sa première fois) me dérange moins, parce qu’il ne change le destin ni de l’un ni de l’autre en faisant cela, et ne fait que revivre un évènement déjà produit dans lequel tout le monde était consentant. Le truc avec toute cette affaire, en plus, c’est que le film se base sur le principe de « et si vous pouviez revivre vos meilleurs moments, ou bien reprendre votre vie en prenant de meilleures décisions ? »… et qui n’a pas déjà fantasmé sur ce genre de choses ? Personnellement, cela m’arrive souvent d’y penser. Et là où je pense que About Time s’en sort, c’est qu’il fait bien attention à commencer les efforts de Tim avec une jeune femme qui n’est pas attirée par lui, et il peut rejouer ses scènes en mieux, ça ne change pas : le voyage temporel ne peut pas lui trouver l’amour. Quand il rencontre Mary, ils discutent longuement ensemble sans même se voir, et ils tombent déjà amoureux, du coup ce n’est pas une histoire de « il va finir par gagner son cœur en utilisant ses pouvoirs », c’est « il efface leur première rencontre par erreur pour aider un ami, et doit trouver le moyen de rencontrer Mary à nouveau ». Ca aide. Alors, voilà, il y a toujours des petites modifications que j’aurais aimé apporter, et je pense que mettre du voyage temporel dans une romcom était de toute façon voué à soulever ce genre de choses, mais ça reste un très joli film, et le voyage temporel est parfois excellemment utilisé.

En fait, il est déjà bien utilisé quand il sert à souligner à quel point nos vies, et le bonheur qu’il y a dedans, reposent sur de tous petits moments de chance précieuse, mais surtout, il est vraiment bien utilisé quand il ne sert pas à changer quoi que ce soit, mais juste à souligner ce qui existe. Parce que « About time » a été traduit en français par « il était temps », et c’est une traduction possible, mais personnellement je pense que le titre signifie plutôt « à propos du temps ». Pas « à propos du voyage dans le temps » (« about time travel »), mais à propos juste du temps, de la vie qui passe, du boulot, de tomber amoureux, d’avoir des enfants, de se disputer, de se faire des amis, de parfois les trouver idiots, de perdre des gens, etc. De vivre une vie ordinaire et heureuse. Et honnêtement, j’aurais certainement regardé et apprécié le film même sans l’élément « voyage dans le temps ». Déjà parce que Rachel McAdams et Domhnall Gleeson sont adorables, qu’ils ont une dynamique très naturelle, et que j’aurais pu me contenter de les regarder tomber amoureux et fonder un foyer sans souci, mais aussi parce que le film est souvent drôle, et parce qu’au-delà du couple central, il y a plusieurs relations dans About Time qui valent le coup, telles que celle qu’il y a entre Tim et sa sœur Kit-Kat (l’affection qu’il y a entre eux est touchante, j’aime la façon dont il la présente toute suite comme la meilleure chose au monde, et c’était crève-cœur de voir sa vie partir en vrille) et, bien entendu, la relation de Tim à son père (Bill Nighy ♥). Je trouve que les deux acteurs vendent la relation père/fils avec beaucoup de naturel, je n’ai eu aucun mal à y croire, et il y a beaucoup d’émotion à voir un parent guider son enfant, le regarder grandir, construire sa vie, etc (le discours du père lors du mariage a été un grand moment de « must!not!cry! » pour moi... bien sûr, j'ai échoué). Le lien entre Tim et son père (dont il a hérité des pouvoirs) est un des axes les plus importants du film, parce qu’il représente l’attachement au foyer, à la famille, à l’enfance tandis que la romance, elle, est l’idée du nouveau commencement, de l’avenir. Mais, en vérité, toute la famille de Tim m’a plu, et cela vaut pour ses amis également. Ils n’ont pas tous un grand rôle, mais ils créent un contexte au personnage, un contexte avec une légère dose de fantaisie, un petit peu (encore que cela vienne surtout de l’ambiance du film), mais rien qui les fasse sembler irréalistes, ça donne plutôt une sensation de douceur au film (il a cela en commun avec Notting Hill, qui a été écrit par Richard Curtis également).

Et j’en viens à mon idée de voyage temporel qui est mieux utilisé quand il ne change rien. A mon sens, en fait, il fonctionne surtout, créé vraiment l’émotion, quand il sert à mettre en valeur les choses de la vie de tous les jours –donc quand Tim applique le conseil de son père, que je ne vous spoile pas-, quand il n’est sciemment pas utilisé par les personnages parce qu’il y a des choses dans la vie qu’il faut accepter et avec lesquelles on peut finir par être en paix, et quand il devient juste une application plus littérale de ce que nous faisons tous : donc par exemple, quand Tim revisite ses souvenirs d’enfance, avant d’accepter d’aller de l’avant. Parce que ça, c’est quelque chose que nous faisons tous. Le voyage dans le temps permet de le faire visuellement dans le film, sans passer par des flash-backs ou des séquences de rêve (pour qu’il puisse aussi interagir avec ses souvenirs), mais se plonger dans le passé, et avoir du mal parfois à s’en détacher, c’est très humain, ce n’est pas propre aux gens qui sont capables de littéralement se plonger dans le passé. Bref, comme je vous le disais, à mon sens le voyage dans le temps, dans ce film, n’est jamais aussi bien utilisé que quand il ne change rien, mais simplement met en valeur le cours naturel des choses, ou sert à illustrer des actes humains normaux. Ce qu’il fait beaucoup, et donc, j’ai été vraiment touchée par ce film, qui m’a bien, bien fait pleurer vers la fin, parce que j’étais heureuse, parce que j’avais été triste aussi, et surtout parce que le film m’a convaincue de la beauté de l’ordinaire, au moins le temps de quelques heures.

Avec sa réalisation douce, j’en suis ressortie la tête pleine de la chanson principale (How long will I love you…. que je n’aurais pas nécessairement aimée en dehors du film, pour être honnête, mais que, du coup, j’aime beaucoup à présent), avec beaucoup d’amour pour les personnages, leurs interprètes, et pour le monde entier en général. Et je dis pas que ça va changer ma vie, mais c’est un sentiment que j’apprécie: j’aime les films qui me laissent le cœur gonflé d’amour et de joie~

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma occidental, #Angleterre, #About time, #2010s, #2013, #Richard Curtis, #Domhnall Gleeson, #Rachel McAdams, #Bill Nighy, #Lindsay Duncan, #Lydia Wilson, #Richard Cordery, #Romance, #Comédie, #Time travel, #Famille, #Tranche de vie

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