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Sorti en 2004

Réalisé par Mark Rosman

Ecrit par Leigh Dunlap (toutes mes non-félicitations)

 

Avec :

Hillary Duff >>> Sam Montgomery

Chad Michael Murray >>> Austin Ames

Jennifer Coolidge >>> Fiona

Regina King >>> Rhonda

Dan Byrd >>> Carter Farrell

 

Dontesque ?

Une lycéenne brimée par sa belle-mère et ses belles sœurs depuis la mort de son père découvre que le garçon avec qui elle correspondait n’était autre que le prince du lycée ! OMG !

 

~oOo~

Puisque la porte s’est refermée sur la partie « Blanche-Neige » de mon projet « A côté de Disney », il est temps de se consacrer un petit peu à ce qu’il y a derrière la porte « Cendrillon ». Jusque là, je n’ai regardé que deux adaptations non-Disney de cette histoire (dans le cadre de ce projet c’est-à-dire, parce que sinon j’en ai vues d’autres qu’il faudra que je revois) : la version musicale produite par Nicklodeon qui ne fonctionne pas vraiment, Rags, et The Slipper and the Rose, la version musicale (aussi… beaucoup de versions musicales de Cendrillon) anglaise qui est carrément meilleure.  Bref il était temps de revenir à Cendrillon, et une amie m’avait dit « regarde A Cinderella Story », ce à quoi j’avais répondu que je l’avais déjà vu, et m’en souvenais très, très mal, mais me souvenais quand même que c’était méchamment niais, si bien que peut-être pas. Au final, je l’ai revu quand même, en me disant qu’au pire ça me ferait rire. Et, oh, ça m’a fait rire.

 

Aussi : ça m’a plu.

 

 

Excusez-moi, je vais ré-évaluer ma vie.

Non, en vrai, ça fait longtemps que j’ai cessé de me sentir coupable d’aimer ce que j’aime, parce qu’en général, aimer des trucs c’est cool (à moins d’aimer regarder des gens lancer des bébés hérissons contre les murs, bien sûr, mais vous comprenez ce que je veux dire), mais je dois dire que je ne m’attendais pas à apprécier A Cinderella Story, parce que ça avait l’air bien mièvre, justement. Sauf que j’avais zappé un truc un peu essentiel : la guimauve, en fait...…… j’aime ça. Bon, selon le film quoi, mais dans l’ensemble je trouve ça cool de vomir des arcs-en-ciel, que ce soit de façon imagée, ou de façon littérale si on fait partie des Kisumai (#neverforget). Que j’apprécie ce film n’était donc pas du domaine de l’impossible du tout, et ce qui devait arriver, est arrivé. Notez, quand même, qu’il y a des trucs dans le tas qui ne m’ont pas plu du tout.

En fait je dirais que mon souci majeur (au niveau des principes je veux dire, parce que sinon y a de quoi discuter question cohérence aussi) avec ce film est la façon dont il nous propose une héroïne qui est cool parce qu’ « elle n’est pas comme les autres filles », avec le sous-entendu, du coup, que les autres filles craignent. Ce qui, dans ce film, est effectivement le cas, parce qu’à l’exception de Rhonda, la madame du restaurant qui joue la bonne fée et est gentille avec notre héroïne, les personnages féminins importants sont quasiment toutes des idiotes superficielles dont la vie semble se résumer à leur bronzage ou au type craquant du lycée. Alors, le héro non plus n’est pas comme les autres garçons, parce que sinon ce ne serait pas le héro, mais les messieurs de ce film sont largement moins représentés comme une masse idiote dont il faut se démarquer absolument, donc l’effet n’est pas le même. Rajoutez à ça un petit passage de fat-shaming pour la bonne mesure, et quelques blagues passagères sur ce qui, à mes yeux, relevait des troubles de l’alimentation, et ça me fait pester dans mon coin (pauvre coin, il en entend de mauvaises depuis des années, un jour il va finir par craquer… pourtant, je l’aime D’:). Le souci étant que si je voulais rétrospectivement rectifier le cinéma en général, déjà, ça prendrait des plombes, ensuite, je ferais des conneries, après, je ne suis pas vraiment pro-l’idée de mettre une personne en charge de « corriger la culture » (surtout si c’est moi, bordayl, j’ai des séries à mâter, et Derek ne va pas se désaper tout seul ! Enfin, si, mais si un Derek se désape et qu’il n’y a personne pour le regarder, s’est-il vraiment désapé ?), et enfin, c’est impossible, donc j’ai écrit tout ça pour rien, et vous vous êtes encore vus voler de précieuses minutes de votre vie –Ô JOIE-. Retenez juste que cet aspect-là du film, à mes yeux, craint. Et qu’il y en a sans doute d’autres, simplement c’est celui qui m’a le plus dérangée.

Mais je sais ce que vous voulez. Vous voulez savoir ce qui m’a plu dans ce film, hein ? Vous voulez exposer ma honte. HA HA JE N’AI PAS HONTE, JOKE’S ON YOU. Mais, okay, je vous raconte quand même. Et déjà, il y a les trucs que je n’ai pas été surprise d’apprécier, du genre des téléphones d’une autre époque, ou de la bande-son qui m’a rappelé tous les trucs qui passaient à la radio quand j’étais jeune (et fougueuse). Pour le coup, j’en suis encore aux détails, mais je mentirais si je disais que le facteur nostalgie n’a pas joué. En fait, vu que je n’avais pas aimé le film la première fois (quand j’étais jeune et fougueuse donc), je ne serais pas étonnée que le facteur nostalgie ait pas BEAUCOUP joué, en me rendant peut-être plus indulgente. Ou bien je me suis juste généralement ramollie avec l’âge, ce qui n’est pas impossible du tout. Mais bref, la nostalgie a aidé, et puis je dois dire que j’ai bien aimé voir Simon Helberg (Doctor Horrible’s Sing Along Blog, Big Bang Theory, etc) dans un mini-rôle (déjà à l’époque, il jouait un geek stéréotypé… mais j’aime mieux celui de Cinderella Story pour le coup, le côté jeté me parle), et surtout Dan Byrd (Cougar Town, entre autres) dans le rôle du meilleur ami de l’héroïne, qui s’est trouvé être mon personnage favori du film. Tout ça, ça m’a plu, et je n’en ai pas été surprise.

[En dehors de Disney] A Cinderella Story[En dehors de Disney] A Cinderella Story
[En dehors de Disney] A Cinderella Story[En dehors de Disney] A Cinderella Story
[En dehors de Disney] A Cinderella Story[En dehors de Disney] A Cinderella Story[En dehors de Disney] A Cinderella Story
[En dehors de Disney] A Cinderella Story[En dehors de Disney] A Cinderella Story

Et puis après il y a le reste.

A Cinderella Story, c’est très con, et y a des trucs qui me dérangent dedans (cf. le début), des pans entiers du film qui ne m’ont pas parlé (la belle-mère par exemple), mais en fait, j’ai découvert des tas de trucs sur moi en le regardant, et surtout que j’ai un marshmallow à la place du cœur, si bien que oui, la déclaration en face de toute l’école, avec la musique pop qui monte, pendant le grand match SUPER IMPORTANT, bah sur moi, ça marche. En plus, tout le long du film, c’est la sécheresse là où ils sont, et à la fin, l’héroïne elle dit au héros « t’attendre, c’est comme attendre la pluie : ça sert à rien et on finit déçu » (et faut dire ce qui est, c’est un burn majeur là), et à la fin, quand il va la rattraper dans la foule, y a de la pluie, comme si Dieu leur disait « YES ! I APPROVE OF THIS ! » (je vous spoile à mort, oui… mais honnêtement… voilà) et c’est tellement forcé, tellement gros, mais j’avais beau me moquer, la vérité c’était que j’ai approuvé avec le monsieur d’en haut (ou qui que ce soit qui se soit décidé à ouvrir le robinet). A un autre moment, Cendrillon et son prince quittent la fête de leur lycée pour aller se poser dans un petit gazébo, et le prince lui dit « eh, tu veux danser », et elle dit « okay, mais y a pas de musique », et lui, il lui répond « osef », et là en fait y avait des gens à côté avec des instruments, COMME DE PAR MAGIE, comme s’ils les attendaient. Alors ils jouent pour eux (enfin rapidement leur musique devient juste une pop song qui ne sort CLAIREMENT pas de leurs instruments), et quand Cendrillon et le prince s’en vont, ils restent sur place, parce qu’ils ont accompli leur destinée, qui était apparemment d’attendre toute la nuit à côté du gazébo pour jouer deux minutes de musique quand les leads se pointeraient. C’est encore plus con que le coup de la pluie, et j’en aurais pleuré de rire, mais à la place j’avais les yeux plein d’étoiles, en train de me dire « waaaah, c’est magiiiiqueeeeee » (tout en riant un peu quand même, okay).

Prenons encore le cas du prince. Parce que le type, il est grave quand même. Après Cendrillon elle se pose aussi des questions à la con (j’ai pas bien compris ce qui rendait son amour avec le prince aussi impossible pour être honnête, et même après qu’ils aient été publiquement moqués, le dilemme m’a paru drôlement flou…), mais elle est mieux passée, et puis j’aime bien Hillary Duff, même si je la connais peu. Mais le prince (okay, il s’appelle Austin, mais je l’appelle comme je veux), il est chaud quand même. Déjà, sa super idée de rendez-vous : « Eh, on s’est jamais vus et on va se rencontrer pour la première fois, donc je pense qu’une super idée de rendez-vous, ce serait de se retrouver au milieu du dancefloor à 11h, lors d’une grande fête… PARCE QUE C’EST SUPER PRATIQUE ET NE RISQUE SURTOUT PAS DE CREER DE MALENTENDU » … c’est pas comme si y avait un gazébo (magique en plus) à côté pour éviter la confusion o.o Enfin après un malentendu inévitable, ils se trouvent quand même, et déjà il la reconnait pas (et la reconnaitra jamais, parce que c’est vrai qu’elle a le level Clark Kent du déguisement, alors forcément), puis elle se casse à minuit (forcément) en laissant tomber son téléphone derrière elle… et le lendemain, le type il a déjà créé des tas de posters « avez-vous vu cette personne ? ». Mec, tu es en contact avec elle tous les jours via cette chose magique qu’est internet, tu n’as pas pensé… à lui demander ? Il y pense plus tard, lui demande, et elle est interrompue mais elle allait lui répondre, donc c’est bien qu’il pouvait le faire (sans compter que le type a son téléphone, donc tous ses contacts)… Austin, poupette, tu t’es pas un peu emballé, non ? Bordel, si tout le monde réagissait comme lui, j’appellerais la police pour découvrir le nom des gens que je rencontre, pendant que je les ai en face de moi, avant de leur demander « eh, comment tu t’appelles ? ». Number of cookies Austin gets = 0. Vous vous doutez donc, pour suivre le thème de cet article, que j’ai kiffé notre prince aussi. Ah bah ouais, hein. Bon, en l’occurrence, presque. Parce que le type, il brille ni par son intelligence, ni par son courage, mais le truc c’est que Chad Michael Murray, même s'il a une tête de petit con dans ce film, un peu, il fait un accessoire drôlement esthétique quand même, et moi j’ai une âme d’esthète ! Je suis une artiste, vous comprenez ! (SI C’EST VRAI D’ABORD ! Même qu’une fois j’ai dessiné un pingouin : https://imageshack.com/i/pmoMxLe8j T.T)

 

Bref.

 

Vais-je essayer de vous convaincre que c’est un bon film ? LOL, non. Vais-je vous pousser à le regarder ? Honnêtement, même pas, parce qu’à la place vous pourriez regarder the Slipper and the Rose, qui est quand même drôlement meilleur, et (me semble-t-il) largement moins connu. Ou bien vous pourriez regarder n'importe quoi d'autre, et vous avez de bonnes chances que ce soit meilleur, en en tout cas pas pire. Donc en fait vous pouvez ressortir de cet article en n’en ayant absolument rien tiré (encore plus de joie dans votre face !), sinon la réaffirmation que je pète des licornes (une information essentielle donc).

Tag(s) : #Cinéma, #Cinéma occidental, #USA, #En dehors de Disney, #Cendrillon, #A cinderella story, #2000s, #2004, #Mark Rosman, #Leigh Dunlap, #Adaptation, #Hillary Duffy, #Chad Michael Murray, #Jennifer Coolidge, #Regina King, #Dan Byrd, #Romance, #Comédie, #Disney

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